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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 22:47

citroen-par-ceux-qui-l-ont-fait.jpgCitroën par ceux qui l’ont fait

Un siècle de travail et de lutte.

220 pages

Editions de l'atelier

28€

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Type A, B2, Rosalie, Traction, 2CV, DS, Ami 6, Dyane, Picasso, AX, BX, CX, C3, DS4… Les voitures  Citroën sont dans les mémoires et dans le présent d’un siècle d’automobile. LA vitrine est belle, les modèles sont rutilants, on célèbre le génial inventeur, mais qui se souvient des millions de femmes et d’hommes qui ont fait la marque aux chevrons ? De celles et ceux de la chaine, de leur souci du travail bien fait, de leurs combats pour des salaires décents, pour la dignité et la liberté ? Qui se souvient de la fraternité scandée en français, espagnol, arabe et en d’autres langues encore ? Des horaires de nuit, des tracts distribués au petit matin, de la peur au ventre devant les intimidations des nervis, de Pierre Maître assassiné à Reims ? De ceux du quai de Javel, de Grenelle, de Levallois, de Nanterre, de Clichy, d’Asnières-Gennevilliers, de Saint-Denis-Aubervilliers, de Reims, de Panhard ? Qui sait qu’Henri-Rol Tanguy et Missak Manouchian ont travaillé chez Citroën ? Qui connaît vraiment le travail de celles et ceux d’Aulnay, de Rennes de Saint-Ouen, de Caen, de Charleville-Mézières, de Vélizy et du siège de l’entreprise ?

Plusieurs dizaines de salariés, actifs et retraité, ont entrepris de révéler cette mémoire enfouie et souvent bafouée. Ils racontent dans cet ouvrage un siècle de travail, de passions pour le métier, de répressions féroces et toujours plus élaborées, de solidarité tenaces et de fiertés reconquises.

En réunissant des documents et photographies rares, des témoignages de vie et de luttes, ce livre met en lumière ce qui a produit le fabuleux objet de liberté qu’est l’automobile : la passion de l’innovation, l’effort humain, la bataille toujours recommencée pour le révéler et le faire reconnaître.

 

 

Voici un livre qui m’intéressait à plusieurs titres. Ardennaise, je ne pouvais pas passer à côté : les usines PSA de Villers-Semeuse restent encore aujourd’hui un des plus gros employeurs privé du département et certains de mes amis y travaillent.

En ouvrant ce livre richement illustré, j’ai découvert toute l’histoire du groupe Citroën depuis sa naissance dans les cendres de Mors jusqu’à maintenant. Une histoire du siècle. Une histoire ouvrière.

Mais, heureusement que mes connaissances historiques m’ont permis de remettre dans leur contexte les évènements décrits car le point de vue est assez partial. En effet, c’est une publication du syndicat CGT et du coup tout est vu par le prisme syndical. Il n’y a pas ou très peu de mise en perspective historique ou politique, ce qui est dommage car cela pourrait expliquer bien des choses (mais, peut être aussi minimiser le rôle du syndicat dans certains cas)

L’iconographie de source privée permet de voir la condition ouvrière sous un angle moins médiatique. De même, les nombreux témoignages qui émaillent le texte donnent un aspect réaliste au livre, le rendent plus humain.

L’ensemble est assez réussi.

C’est un beau livre qu’on peut offrir à Noël (éviter quand même son patron, mais aurait-on l’idée de faire un cadeau à son boss ?)

Et si vous voulez plus d'informations : http://www.citroenparceuxquilontfait.com/

  

 

Je remercie masse_critique.jpg et les Editions de l’Atelier. 

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 22:39

la crise est finie

 

 

 

 

 

La crise est finie, Axel de Tarlé, Cherche midi éditeur,

13,50 euros

148 pages

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Le titre de cet essai est volontairement provocateur : en effet, en 2013, la France risque la récession et devrait atteindre les 11% de chômage, selon l’OFCE.

Néanmoins, le diagnostic de la crise est maintenant bien établi. Et, comme on dit en mathématiques, un problème bien posé est à moitié résolu. Nos usines ferment. Nous ne sommes plus compétitifs. Jusqu’à présent, nous avons pu maintenir notre niveau de vie par l’endettement. Mais c’est fini. Nous sommes au bout du système. Il nous faut changer de logiciel. Tout le monde en convient.

Alors, quel monde pour demain ? Quels modes de travail ? Quelles nouvelles industries ? Et… quelle sera la place de l’Etat ? A nous d’imaginer le monde de 2020.

 

J’accompagnais une amie au stand Cherche Midi (salon du livre de Paris 2013) quand ma route à croisée celle d’Axel de Tarlé. Il dressa devant moi son livre, avec un air enjoué. Je connaissais de nom (forcément, Europe1, le zoom éco, 7h10) mais le visage m’était alors inconnu. Sympathique, avenant, compatissant (quand je l’ai informé de mon métier)… il ne m’en fallait pas plus pour me laisser tenter. Et pourtant, les essais, surtout économiques, ne sont vraiment pas ma tasse de thé !

J’ai donc attendu quelques mois pour me plonger dans ce monde pas franchement romanesque. Mais à force d’entendre le bel Axel me parler chaque matin, j’ai fini par craquer et ouvrir, enfin, « La crise est finie »

Alors, me demanderez-vous ? Les introductions où je raconte ma vie, ça va bien. Allons au cœur du sujet !

OK.

Cet essai est exactement à l’image de la chronique quotidienne de l’auteur : simple, facile d’accès et pédagogique. Le vocabulaire n’est pas celui qu’on s’attend à lire dans un essai économique (comme le titre de la première patrie : le déconomètre à plein tube) mais au moins le sens général est bien plus explicite. Comme tout devient limpide !

Construit en deux parties : les causes et les remèdes. Bon évidemment, ne cherchez pas de solution miracle. Ce n’est pas l’objet. Le but est bien d’expliquer le pourquoi du comment. Et, pour comprendre notre monde, il faut évidemment commencer par le début : les années 90, quand tout allait encore bien. Bon, moi, je suis de la génération post trente glorieuses alors, me dire qu’en 90’ tout allait bien dans le meilleur des mondes… sauf que la démonstration se tient et que je commence à me demander si ce n’était pas finalement une période faste ? Mais alors qu’est ce qui n’a pas tourné rond ?

 

Alors, maintenant j’ai bien compris que la crise était finie, mais j’aurais aimé qu’elle change un peu notre monde, et ça… il faudra peut-être attendre la prochaine crise.

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 20:22

Dans la collection « les petites expériences de psycho », je voudrais « quand vos gestes parlent pour vous » de Sébastien Bohler…

quand vos gestes parlent pour vousExtrait de la quatrième de couverture : « Les découvertes les plus surprenantes de la psychologie, en 100 comptes rendus d’expériences, pour décrypter les messages que les autres vous envoient dans leur langage… non verbal ! »

Oh, mais que voilà donc un sujet intéressant ! Voyons vite de quoi il en retourne !

L’ouvrage commence par un rappel des cinq grandes dimensions de la personnalité (extraversion, agréabilité, caractère consciencieux, stabilité émotionnelle et ouverture aux expériences) et se poursuit par un avant-propos, bien à propos, qui rappelle que l’objet de ces expériences est bien de formuler des hypothèses qui seront affirmées ou infirmées par une approche personnelle du sujet et non de recette magique pour connaître son semblable.

Ben zut alors !

Non, mais il y a des indices qui peuvent nous permettre de ne pas nous commettre avec n’importe qui…

Ouf !

Effectivement, l’auteur décline en 81 questions, 81 hypothèses regroupées autour de thèmes comme le visage, les mimiques, la voix et le regard… soient des caractéristiques observables chez le commun des mortels. A chaque question correspond une réponse documentée sous forme d’une fiche, toujours présentée de la même façon : une mise en situation qui resitue la problématique de l’hypothèse énoncée, un encadré sur fond bleu présentant la ou les expériences qui permettent de confirmer ou non l’hypothèse émise, suivi d’une brève explication et d’une conclusion qui répond à la question de départ.

C’est simple, efficace. Mais.

Parce qu’il y a un « mais ».

Si, pour un lecteur averti, qui aura lu l’avant-propos, et donc saura prendre du recul face à ces conclusions parfois péremptoires (comment ? les gens agressifs ont un petit index ?), ce livre peut permettre d’avoir un autre éclairage, j’ai un peu peur que certains le prenant pour argent comptant plaquent sans discernement un jugement sur autrui qui pourrait être ô combien erroné (ouf, mon index est plus grand que mon annulaire !) et ce malgré les rappels réguliers de prudence face à ces résultats.

A ne pas mettre entre toutes les mains, donc…

 

Ce livre a été lu dans le cadre de masse critique Babelio, merci à eux de me l’avoir fait découvrir.

Et pour en savoir plus sur la collection « les petites expériences de psycho », c’est chez Dunod.

 

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 15:52

Quatrième de couverture :

femme de dictateurElles s’appellent Inessa, Clara, Nadia, Magda, Felismina, Jiang Qing, Elena, Catherine… Ils s’appellent Lénine, Mussolini, Staline, Hitler, Salazar, Mao, Ceausescu, Bokassa. Qu’elles soient filles de noces ou grandes bourgeoises intellectuelles, simple passade ou amour passionné, ils les violentent et les adulent, mais se tournent invariablement vers elles. Epouses, compagnes, égéries, admiratrices, elles ont en commun d’être à la fois triomphantes, trompées et sacrifiées. A leurs hommes cruels, violents et tyranniques, elles font croire qu’ils sont beaux, charmeurs, tout-puissants. Car la sexualité est l’un des ressorts du pouvoir absolu, et les dictateurs ont besoin d’enrôler les femmes dans leur entreprise de domination. Elles dirigent parfois dans l’ombre, sous l’égide de leur Pygmalion qu’elles accompagnent jusque dans la mort.

Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l’intervention de la politique et les destinées diverses, souvent tragiques, des femmes qui ont croisé le chemin et passé par le lit des dictateurs.

 

Je lis rarement autre chose que des romans. D’une part parce que pour moi la lecture est un moment privilégié de délassement, prélude à l’endormissement et qu’un effort intellectuel (minimum dans la lecture d’un essai) pourrait venir perturber un sommeil qui parfois déjà peut être long à venir. Et d’autre part parce que je m’ennuie souvent face à des propos rébarbatifs qui me rappellent trop les bancs de l’école. C’est ainsi que j’ai abandonné un pan entier de la littérature qui aurait certainement pu contribuer à l’amélioration de ma culture générale mais m’aurait aussi peut être fait tomber dans la neurasthénie, avouez que c’eut été dommage.

Pourtant, quand j’ai entendu parler de ce livre, j’ai eu envie de le lire. Et j’ai bien fait parce que voilà un livre qui se lit bien comme un roman. Les trajectoires de vie de ces femmes, qui par amour ont fait le choix du pire, sont abordées de façon convaincante, faisant d’elles des personnages romanesques.

Dans ce premier tome, les dictateurs abordés sont dans l’ordre d’apparition : Mussolini, Lénine, Staline, Salazar, Bokassa, Mao, Ceausescu et enfin Hitler. Huit hommes qui ont fait, ou plutôt défait le Monde. Et à leur côté, pour une nuit ou une vie des femmes (innombrables pour Bokassa) dont certaines ont pu à un moment se croire l’égale du maître (Elena Ceausescu, Jiang Quig). Quelles ont été leurs stratégies pour en arriver là ? Ou pour survivre tout simplement (Catherine Bokassa) ? Comment vit-on quand on doit rester dans l’ombre pour ne pas déplaire (Eva Braun) ?

Un livre très intéressant qui donne un autre éclairage à l’Histoire. Mais, attention, le contexte historique n’est qu’effleuré, car c’est bien de l’histoire personnelle de ces couples dont s’agit, inutile donc de rechercher ici à refaire sa culture historique déficiente. Si on y rappelle (ou apprend pour les moins versés en la matière) que Staline était un des caïds du Caucase dans sa jeunesse, on ne parle pas de Yalta ni du déroulement de la guerre en Europe. Et ce n’est pas grave en soi car la narration permet de lire ce livre comme un roman.   

D’ailleurs cela m’a donné l’envie d’aller fureter un peu du côté du Portugal, pays ô combien méconnu de votre modeste serviteur. Allez, hop direction le Sud !

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 21:20

manip olfac

 

J’ai rencontré Catherine Bouvet totalement par hasard au salon du livre alors que j’attendais une dédicace de Michel Cymes. Elle avait installé un diffuseur de parfum à coté d’elle. Charmante, souriante et pleine d’entrain, nous avons rapidement engagé la conversation, arrosées d’effluves acidulées. Et j’avoue ne pas avoir résisté longtemps pour acheter son livre. La principale raison étant que le thème m’intéressait, la seconde est qu’elle était vraiment sympa (ben, oui, je marche aussi à ça… mais chuuuuttttt sinon tous les auteurs vont le savoir et je serai ruinée en moins de deux)

Bref.

 

La quatrième de couv’, pour savoir de quoi on parle présentement ?

« Quoi de plus évocateur qu’une odeur ? A peine humée, elle vous transporte dans vos souvenirs les plus lointains : une émotion, une angoisse, du bien-être, un stress…

Parce que l’odorat est le sens le plus intime chez l’être humain avec un accès privilégié vers le cerveau, parce qu’on ne peut faire autrement que « sentir » à chacune de nos respirations et parce que chacun possède ses odeurs refuges et références qui lui sont propres, nous sommes « manipulables » par les odeurs de notre quotidien. Elles agiraient sur notre cerveau, nos émotions et notre comportement !

Ce livre est une enquête au cœur des odeurs, des effluves corporels et d’éventuelles phéromones, ce que nous en faisons et ce qu’on nous donne à sentir, entre séduction et manipulation.

De la maternité à la police scientifique en passant par la recherche fondamentale, la médecine légale, l’aromathérapie ou la cosmétique, les odeurs servent à grandir, soigner, apaiser… Mais elles peuvent aussi nous trahir, voire nous manipuler. »

 

Voilà.

 

Manipulations olfactives est donc un essai sur les odeurs, le nez et en général tout ce qui a trait au sens olfactif.

Très complet, on fait ici une immersion dans ce thème aussi bien au niveau scientifique, que sensitif. C’est une enquête minutieuse auprès d’experts français et étrangers des établissements à la pointe tels que le Monell Chemical Senses Center de Philadelphie entièrement dédié aux recherches sur l’odorat et le goût.

Les interviews ont été retranscrits tels qu’ils ont été proférés par leurs auteurs, ce qui m’a un peu gênée, mon coté littéraire sans doute. Mais au moins, on ne perd aucune information ! Il me faut préciser que Catherine Bouvet est journaliste à France 3 Bordeaux et qu’elle a travaillé pour de nombreux reportages magazines ce qui se sent forcément dans son écriture.

L’enquête s’articule en quatre parties : « Sensations et perceptions », « Odeurs et soins », « Une époque manipulatrice » et « L’odeur génétique ».

Je connaissais un certain nombre de choses (je vous avais bien dit que le sujet m’intéressait), j’ai néanmoins appris beaucoup. La partie sur la police scientifique notamment m’a particulièrement attirée, surtout « l’odorologie ».

J’avoue ne plus avoir le même regard,… heu…, nez, sur mon parfum quand mon doigt presse le bouton du diffuseur, le matin. Et, je me suis depuis posé souvent la question de savoir pourquoi j’avais choisi celui-là plutôt qu’un autre… peut-être à cause de sa base vanille ?

Et, si vous ne comprenez pas cette allusion, lisez donc « Manipulations Olfactives », la réponse y est !

Bravo pour cette enquête si bien menée !

 

 

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Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


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Réédité chez Chloé des Lys

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