Vendredi 6 novembre 2009
Voici un livre qui permet de relativiser quand on vit une période professionnelle difficile. Facile à lire, cette histoire raconte les déboires d'une jeune new-yorkaise au chômage qui se retrouve serveuse dans un restaurant chic et à la mode grâce aux bonnes oeuvres d'un ami de la famille. Le hic, c'est que l'ami ayant vanté ses talents, impossible pour elle d'avouer qu'elle n'a pratiquement aucune expérience dans ce métier. Ce qui, malheureusement pour elle, se voit du premier coup d'oeil. Et là... c'est le drame....(comme dirait...)

Récit de structure très classique: un homme une femmes, une rencontre improbable, une dispute, une réconciliation et un fin heureuse sur tout les plans... dans le meilleur des mondes possibles. En même temps, on en demande pas plus à ce genre de bouquin.

Petite histoire sympa, qui pour moi est arrivé exactement au bon moment. Les conditions d'exercices de la pauvre Erin m'a permis de relativiser les miennes. 
Heureusement, ce n'est qu'une histoire (apparemment issue de la propre expériences des auteurs) qui ne risque pas d'arriver dans notre beau pays des Bisounours loin, très loin du libéralisme américain...

Bref, pour se détendre...

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Dimanche 1 novembre 2009
Voici un ouvrage comme je les aime:
une tournure cyclique sur fond d'itinéraire initiatique.
Excusez-moi, mais ce que j'aime le plus souvent dans un livre c'est sa structure, et ce bien avant l'histoire. Défaut que j'ai contracté en cours de français au lycée.
Bref, une structure qui me rappelle Steinbeck (Des souris et des hommes), bien écrit, belle histoire, quête bien menée... Je ne vois pas ce que j'ai à lui reprocher...
L'amie qui me l'a prêté, m'avais assurée que c'était le meilleur livre qu'elle ait lu. Je ne la démentirai pas sur ce point (pour le moment, il est effectivement à la même place).

En lisant la 4ème de couverture, j'avais pourtant eu un peu peur: Barcelone, 1945, un enfant orphelin de mère qui part dans une espèce de bibliothèque chercher un livre qui changera le cours de sa vie... Je m'étais dit: ouh ! la ! la ! le franquiste, le pathos de l 'orphelin, les références littéraires hispaniques à tout crin... mais que nenni! La disparition de la mère reste finalement anecdotique, les références historico-littéraires aussi. Je me suis retrouvée plongée dans un univers étrange, mais réel où la peur et l'amour se mêlent à chaque page. Mais cette peur là n'est pas l'angoisse de S. King, elle est de celle qui fait grandir. Et, on grandit avec le petit Daniel Sempere dans la Barcelone des années 50. On le suit dans sa recherche pour devenir un homme, dans ses amours, ses amis et ses emmerdes.

Il y a milles choses à dire sur ce livre. Je pourrais le disséquer pendant des heures.
Par exemple, avez-vous remarqué ? La seule qui l'abandonne est aveugle...

Pour qui aime les livres, celui-ci est incontournable!

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Mercredi 14 octobre 2009
N'étant pas très ordonnée, je n'ai donc pas débuté Vargas par le premier opus du commissaire Adamsberg. Bien m'en a pris.
Je ne sais franchement pas si je serais aussi bien entrée dans l'univers Vargas si j'avais lu en premier L'homme aux cercles bleus.
Cela m'a rappelé les films de Bertrand Blier. Un monde où on perd ses repères, les personnages y sont particuliers, leur univers encore plus.
Ici, peut être aussi parce que c'est la présentation de ce personnage qui va devenir récurrent, Adamsberg est plus étrange que jamais. Aucune explication ne nous est donnée. Le lecteur entre de plain pied dans la vie d'Adamsberg et de Danglard, sans préambule. Et il les quitte comme il les a rencontré. Plaise à lui de continuer la route avec eux en lisant les livres suivants...
Et l'histoire? Et bien, j'avoue que ce n'est pas ce qui m'a le plus intéressé. Je ne la trouve pas très folichonne pour tout vous dire. En même temps, ce n'est pas un pavé non plus (214 pages), alors entre l'approfondissement du caractère des personnages et l'intrigue, je pense que le choix a été fait.
Pour résumer, je dirais que L'homme aux cercles bleus est à Vargas ce que les amuse bouches sont à un banquet, le problème c'est que j'ai bien l'impression d'avoir commencé par le dessert...

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Samedi 26 septembre 2009
Bien curieux nom pour un roman. Et bien curieux roman en fait.

Une année à peine après la fin de la seconde guerre mondiale, une écrivain en quête d'un nouveau thème pour son prochainroman reçoit une lettre en provenance de Guernesey. Un homme a en sa possession un livre qui lui a appartenu. De courrier en courrier, des liens d'amitiés se créent, des histoires se font jour.

D'habitude, je ne suis pas fan des romans épistolaires. Mais là, est-ce le coté so british, les personnages qui apparaissent et disparaissent au gré des lettres ou Elisabeth, fil rouge du livre... je ne sais pas, mais j'ai été séduite.
J'ai pourtant un regret, je n'y ai pas trouvé la recette de la tourte aux épluchure de patates... Heureusement il reste internet, si vous voulez la recette (officielle de Annie Barrows, en personne, je vous prie), elle est !

Une pensée pour Mary Ann Shaffer partie rejoindre ceux qui ne sont pas revenus en février 2008.

Je n'en dirai pas plus car il parait que je parle trop...
Bonnes lectures!

PS: Merci à ma correctrice sans laquelle vous auriez droit à mon orthographe fantaisiste. A toi de jouer Isa!

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Mardi 15 septembre 2009

Que serais je sans toi?

Tel est le titre du dernier Musso. Histoire d'amour difficile, comme d'habitude teintée de "merveilleux". Sixième livre de Musso tous aux titres plus évocateurs les uns que les autres:
Et après, Sauve moi, Seras-tu là, Parce que je t'aime, Je reviens te chercher.

Je sais avoir lu "Je reviens te chercher", malheureusement je ne suis plus capable de me rappeler l'histoire. Pas bon signe ça.
Je ne pense pas que je serais plus capable de raconter celui là dans moins d'une semaine.

Franchement, je n'ai pas aimé. Ce qui était interessant (Emilie ferme les yeux s'il te plaît) c'était la part de merveilleux, de paranormal qu'il y avait. Mais ici, cet aspect est plaqué en fin d'ouvrage. Cela arrive comme un cheveu sur la soupe. Évidemment, la touche "paranormale" est sa marque de fabrique, sa recette qui le fait vendre. C'est bien pour cette part de rêve, d'espoir d'un au-delà qui intercède dans nos vies que les lecteurs vont vers cette littérature. Malheureusement ici, cela ne fait pas mouche. Difficile d'imaginer que les consciences des gens qui sont dans le coma (et non des morts, appréciez la différence) migrent vers un aéroport où seules deux destinations sont possibles: la vie ou la mort.
Là non, pas du tout crédible.
Vous me direz les romans précédents n'étaient pas plus crédibles.
Non, mais on avait envie d'y croire. Ici, ce n'est pas le cas.
L'histoire commence par un vol de tableau (après le court passage sur le premier amour des protagonistes), cela aurait pu être un polar... mais non, ce n'était qu'un pretexte. Dommage.

Bref, je suis déçue de ce dernier opus. Il est temps peut être de changer de registre, basculer vers le roman d'amour typique... au moins on n'aurait pas de mauvaise surprise...

Désolée, je ferai mieux la prochaine fois (du moins je l'espère). J'ai attaqué depuis deux jours "Le cercle littéraire des éplucheurs de patates", et je dois dire que ça commence bien... à suivre


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Jeudi 3 septembre 2009

Sous les conseils judicieux de ma Maman, j'ai poussé la première page d'Opale.
La couverture avait failli me rebuter. Moi, j'aime la couleur, alors le sépia ça ne m'attire pas. Mais ne me fiant pas aux apparences, j'ai donc suivi le chemin gris menant à la plage de Boulogne-sur-Mer.
Je n'ai pas regretté... pas tout de suite.
Le personnage principal, Robin Mésange, est un journaliste de xxème zone plus occupé à sa passion photographique qu'à son boulot. Il passe d'ailleurs son temps à faire autre chose qu'à réaliser les tâches qui lui ont été assignées. Qu'importe, car finalement c'est grâce à ce hobby qu'il devient un enquêteur (journaliste d'investigation finalement).
Je passerai sur l'intrigue qui est très bien ficelée, rien à dire. Efficace. Je regrette seulement la scène finale. Évidement, elle était inévitable et je sentais bien qu'on y couperais pas... (c'est là que j'ai regretté de l'avoir commencé, mais au point où j'en étais, c'était autant de le finir)
Non, ce qui m'a touchée dans ce polar, ce n'est pas l'enquête, ni les personnages (attachants, profonds).
C'est l'écriture. L'exercice de style.
J'avoue avoir été déstabilisée dans les premières pages. J'ai dû m'habituer aux passages de ces descriptions presque impressionnistes à un style courant voire vulgaire. Et puis j'ai compris: l'oeil du photographe voit et ne regarde pas. Robin Mésange a, sans en avoir conscience, le talent de son père, photographe reconnu. Tout s'éclaire, le journaliste-enquêteur se double d'un artiste (le second étant bien meilleur que le premier puisqu'il ne parvient pas à découvrir la vérité). Les changements de styles d'écriture reflètent bien cette ambiguïté.
Le photographe capture des images, des impressions.
Le journaliste (raté?) reste terre à terre, avec des blaguounettes à deux balles
L'écriture c'est aussi l'humour. Robin Mésange est un petit rigolo. Allusionne à tour de bras. Tant pis pour celui qui n'aurait pas les références du quadra moderne, il passerait à coté de plusieurs traits d'humour bien lancés. C'est peut être là que le bât blesse. Si la lecture est rendue plaisante par ces jeux de mots, apartés et autres allusions, je crains qu'elle ne passe pas la barre de notre génération (qui se souviendra dans 20 ans de Capitaine Flam ou de Starsky et Hutch?).  De plus, elles ne sont pas toujours faciles à comprendre car quelques fois elles font allusion à une phrase d'une ligne ou deux avant. Mais, je chipote.
Reste que ce livre m'a quand même beaucoup plu. Que ce n'est pas pour moi un simple polar mais un vrai roman, avec derrière un vrai auteur, artiste des mots autant que son Robin l'est avec les images.


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Mercredi 2 septembre 2009


Dans ma valise, je l'avais emporté sans conviction.
Couverture noir et blanc, un titre qui m'inspirait un voyage sans retour... mais bon, Emilie avait paru si étonnée que je ne connaisse pas, que je me suis résolue à aborder la planète Vargas pendant mes vacances.
Très vite je me suis aperçue que j'avais en main un tome d'une série dont les premiers opus m'étaient totalement inconnus (10ème roman quand même). Qu'importe, cela n'entrava en rien ma découverte. Comme un épisode d'un soap opera nul besoin d'avoir vu les précédents pour s'attacher aux personnages et se retrouver prisonnier de cet univers.
Je me suis vue, sous la tente, lampe électrique à la main, en feuilleter avec avidité les pages, dévorant les chapitres entre deux tours de manivelle (à ce propos, petit conseil: évitez de prendre une lampe dynamo pour lire sous une tente... pour lire tout court d'ailleurs).
Evidement, si j'avais lu les 9 romans précédents, je n'aurais pas douté de la probité d'Adamsberg, je n'aurais pas oublié que le point de vue de Veyrenc n'était que le sien, donc parcellaire. Mais, c'est aussi ce doute que j'ai aimé dans ce récit. Les autres personnages de l'équipe sont aussi passionnants: Retancourt, Danglard... Je les ai quittés, comme on quitte de vieux amis, pourtant je ne les avais rencontrés que quelques heures plus tôt.
Et l'intrigue me direz vous?
L'intrigue... oui, évidement.
Le problème, c'est que cela fait près de 3 semaines que j'ai refermé la dernière page de ce livre... Je vous livre donc ce qu'il m'en reste: un puzzle dont les pieces minuscules s'emboitent au rythme de nos connexions synaptiques, des détails qui prennent leur place un ou deux mots avant la solution, nous permettant de croire que nous sommes aussi intelligents que Adamsberg!
Mais sinon, l'intrigue?
...
Eh bien...
Le plus simple c'est encore que vous le lisiez vous même!

Emilie, s'il te plait, mets moi les 9 autres de coté, j'arrive!!!!!


 


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Lundi 31 août 2009
Quatrième tome du cycle de l'invisible, ce nouvel opus est un délicieux récit qui nous emporte dans les lointaines contrées nippones.

Délicieux est le mot qui me semble le plus adéquat.

Certes, l'histoire commence dans la rue avec un garçon d'une quinzaine d'années qui survit en vendant des sex toys tout en haïssant la terre entière lui avec. Cela commence par un regard d'un passant qui lui répète quotidiennement : "Je vois le gros en toi", pas très flatteur me direz vous dans notre occident formaté taille 36. Cela commence, enfin, par une cavale dans les rues de Tokyo qui le mène dans une décharge où un corbeau plus affamé, ou plus myope, qu'un autre le prend pour son déjeuner.
Evidemment cela ne commence pas très bien... pourtant...
L'histoire d'une rencontre comme on aimerait en faire au moins une fois. L'histoire d'une rédemption, celle d'un gamin qui finit par comprendre, s'aimer et aimer l'Autre. L'histoire d'une mère et de son fils, des non-dits et de ces choses qu'on ne peut ou ne veut comprendre car trop douloureuses quand on a quinze ans. L'histoire du passage à l'âge adulte, non grâce à la rue mais grâce à la main tendue. L'histoire d'un autre monde, que nous occidentaux connaissons si mal, les sumos. Enfin l'histoire d'un regard qui change tout.


Oui... délicieux, vraiment.

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Jeudi 27 août 2009
Toutes bonnes choses ayant une fin, il fallait bien revenir à la triste réalité d'un quotidien morose et quitter l'espace d'une année, le douillet nid estival que furent mes congés. Comme au réveil d'une trop courte nuit, je me suis vue reprendre, bien malgré moi, le chemin du dur labeur, dans l'air frisquet du petit matin, la bouche pâteuse, l'oeil torve... 
Bref, comme tout le monde je serais bien restée en vacances un peu plus longtemps, malheureusement ayant un banquier peu arrangeant, il me fallut reprendre le travail afin de pouvoir payer un peu de son bonus (le pauvre...)
Heureusement, il reste les souvenirs: j'ai passé une soirée merveilleuse avec Eric-Emmanuel Schmitt et son sumo qui ne pouvait pas grossir, avant de m'enfoncer avec délectation dans les bois éternels avec Fred Vargas.
Pour les détails, vous attendrez bien un peu non? Une rentrée, ça se fait doucement, tranquillement, sans brusquer.
Voilà, comme ça.... chutttttttt.......

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Dimanche 19 juillet 2009
Eh oui, je l'avoue, moi aussi j'ai aimé...

TWILIGHT

Ma fille aînée avait reçu pour Noël les deux premiers tomes de cette saga. Après l'avoir feuilletée elle l'a reposée sans être enthousiasmée: "bof, ça ne me dit rien".
Au club lecture, mes copines l'avaient dévorée et ne tarissaient pas d'éloges. Piquée par la curiosité, je me suis donc décidée à percer le secret de ce phénomène.
J'ai ouvert le premier tome, remplie d'à priori, évidement négatifs (comment un livre qui a été autant plébiscité par un nombre incalculable de jeunes filles à peine pubères dénuées de sens critique, pourrait il être à la hauteur de son succès, forcément ce devait être un coup marketing). Bref, forte de ma suffisance, je me suis donc penchée avec circonspection sur Fascination.

Les cinquante premières pages n'ont rien fait pour chasser mes préjugés: un style d'écriture à "l'américaine" avec pléthore de description des gestes quotidiens du genre: J'ouvre la porte du frigo. Je prends un steak et le mets dans la poêle... Bref, un peu longuet le début. Et puis, tout à coup... Révélation, fascination (pour le coup voilà un titre qui colle à la réalité), impossible de décrocher. Lecture jusqu'à 4 heures du mat'. Obsession.

Quatre tomes plus tard, et 2421 pages (eh oui quand même), j'ai fait le point.

Comment, moi, Virginie, 40 ans (bon ça va, no comment svp), mère de famille, ai-je pu tomber dans ce chaudron pour adolescents boutonneux (y a des garçons qui le lisent aussi)?
La réponse est dans l'efficacité de la narration.
Analysons un peu:
1- le narrateur parle à la première personne. "Je" permet une identification immédiate au personnage. Encore faut il que celui ci corresponde peu ou prou à ce que l'on est (j'ai eu beaucoup de mal avec  "L'accro du shopping"dont la personnalité m'était trés éloignée) et ça c'est la deuxième force de ces livres,
2- la pauvreté de la description des personnages: pas ou peu de signes physiques clairs. On sait qu'il est beau, magnifique et a le teint blanc (il faudrait vérifier si cette saga remporte le même succès dans les pays à majorité ethnique de couleur?) et qu'elle est... totalement insignifiante. L'archétype du
3- roman "arlequin": un homme (bien que ne parraissant que 17 ans, il en a quand même presque 100, il a la maturité d'un homme et non d'un adolescent) riche, beau, une jeune fille sans relief. La bergère et le seigneur. Cela fait des siècles que la recette existe et qu'elle fonctionne: jouer sur le différentiel social.
4- un personnage qui pourrait être chacun d'entre nous, très ordinaire, se retrouve dans une situation extra-ordinaire. On en a tous rêvé: sortir de notre petit quotidien pour vivre une aventure d'où on sortirait évidement grandi. Et ça c'est le dernier point:
5- le récit initiatique. N'oublions pas le public cible: les jeunes ado et adultes. Ils peuvent reconnaître en cette saga leur propre parcours passant de l'enfance-ado à l'âge adulte (elle finit mère, bon à 18 ans, ce n'est peut-être pas un exemple à suivre), les plus âgés se replongent avec délices dans leurs premiers émois.

Bref tout ça pour dire que cette saga n'est pas aussi anodine qu'elle en a l'air.
Une collègue qui ne partageait pas mon enthousiasme m'a objecté certains points: c'est mal écrit, il n'y a pas de style et l'histoire ne tient pas debout. 
A cela j'ai répondu: le style est le reflet d'une jeune fille de 17 ans qui s'exprime dans son langage, cela peut être un parti pris de l'auteur, cela dit, il est vrai que le premier tome n'est pas très bien écrit. On y  retrouve un vocabulaire assez faible (marmoréen est répété toutes les deux pages, mais il faut avouer que c'est plus "classieux" que "blanc comme un cul", oups, je dérape), mais bon la narratrice n'est pas non plus la meilleure élève.
Quant qu'à l'histoire qui ne tient pas debout... je trouve qu'il serait bien dommage qu'elle tînt debout justement. La lecture n'est elle pas à l'instar du cinéma, une échappatoire au quotidien, une façon de vivre par procuration des aventures extraordinaires? Je rappellerai seulement que pléthore (je sais que je me répète mais j'aime bien ce mot) d'oeuvres littéraires n'ont rien à voir avec le réel et je ne parlerai même pas des contes de fées!
Donc si vous ne les avez pas encore dévorés, pour cet été, pensez Twilignt. Vous n'en sortirez pas indemne...
 
Sur ce, je prends quelques jours de congés. Je serai de retour vers le 15 août avec beaucoup de lecture dans ma besace.
Pour info j'emporte dans ma valise le dernier Musso et un Fred Vargas, je ne pense pas que cela suffira, je me ravitaillerai en route!

En attendant de vous retrouver, je vous souhaite d'agréables lectures de vacances.
vhs

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