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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 18:40

les philosophes meurent aussiQuel étrange livre que celui là. Pensez ! Un livre sur la façon de mourir !

Mais, ici, le mort n’est pas n’importe qui. Le mort est philosophe. Ce n’est pas pour cela que la mort est une amie attendue, tranquillement assis au coin du feu, un soir d’hiver. Non, même pour le philosophe, la mort peut arriver par surprise et être très  douloureuse.

Après une trentaine de pages destinées à expliquer l’intention de l’auteur, suit prés de 190 courtes biographies de différents philosophes, classés chronologiquement.

Les premières pages résument bien l’ensemble. Il on pourrait s’arrêter là, si l’on n’était pas curieux. Or, la curiosité, bien vilain défaut diront certains, est justement mon point faible.

J’ai picoré parmi les notices. Passant d’un siècle à l’autre, d’un cynique à un sophiste,  découvrant celui-ci, renouant avec celui-là.

Bon, certain n’ont pas grand chose à offrir : comme Straton dont on nous dit « Straton était si frêle qu’il ne ressentit rien au moment de mourir » ou de Démétrios : « Disparut après qu’un aspic l’eut mordu ». Je ne saurai jamais qui étaient Straton ou Démétrios, sauf qu’ils étaient grec et du III ou IVème siècle avant JC.

D’autre par contre, monopolisent plusieurs pages. Il est vrai qu’il s’agit de célébrités comme Epicure, Plotin (bon moins connu mais qui ne demande qu’à l’être… ou ne pas être…), Montaigne ou Spinoza (4 pages quand même !) mais aussi d’autres plus obscurs comme Albert Radicati, comte de Passeran, soulevant la question du droit au suicide.

J’avoue ne pas avoir tout lu.

Difficile d’aborder ce type d’ouvrage d’une façon linéaire. Je suis passée à la conclusion « derniers mots » en survolant les Lumières et le vingtième siècle, et ignorant carrément certaines périodes du Moyen-âge et de la Renaissance (promis, j’y jetterai un œil).

Par contre je n’ai pas raté la dernière notice :

Simon Critchley

(1960- ?)

Quitte la scène, poursuivi par un ours.

 

Comme quoi, parler de la mort avec humour est possible.

 

 

La quatrième de couv’ :

 

« Pythagore préféra se faire massacrer plutôt que de traverser un champ de fèves ; Platon serait mort d’une infestation par les poux ; Epicure accueillit sa fin avec joie entouré de ses amis – « la mort n’est rien pour nous » disait-il ; Descartes fut emporté par une pneumonie à la suite des leçons matinales qu’il prodiguait au cœur de l’hiver suédois ; Voltaire, pourfendeur de l’Eglise demanda à être confessé par un prêtre sur son lit de mort ; Kant termina sa vie sur ce mot : « Sufficit », « c’est assez » ; Bentham se fit embaumer pour être exposé dans une vitrine à l’University College de Londres ; Simone Weil s’est laissée mourir de faim pendant l’Occupation ; Camus est mort d’un accident de voiture, rattrapé par l’absurde ; Sartre lança un jour : « La mort ? Je n’y pense aps » : 50 000 personnes assistèrent à ses funérailles.

« Si j’étais faiseur de livre, je ferais un registre commenté des morts diverses » écrivait Montaigne. Le britannique Simon Critchley s’est pris au jeu, s’intéressant à la mort de près de deux cents philosophes. Un voyage à travers les siècles et les continents pour redécouvrir l’histoire de la philosophie. Et s’interroger sur notre propre condition de mortel. Philosopher, c’est apprendre à mourir. »

 

Ce que j’en ai retenu :

Lucréce (1er siècle avant JC) demande pourquoi doit-on avoir peur de l’éternité qui suit notre mort alors que l’éternité qui précède notre naissance n’est source d’aucune angoisse ? C’est vrai, ça, pourquoi ? Je vous le demande bien un peu…

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'un partenariat avec

 

logobob01

 

Merci à B-o-B et aux éditions François Bourin Editeur

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Published by vhs
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commentaires

ramettes 07/12/2010 13:57


Ce que j'ai retenu c'est la légende de Pythagore et de savoir que beaucoup de femmes philosophes étaient pythagoriciennes, comme Timicha par exemple.
ps : rien à voir avec le livre : j'aime beaucoup l'image de fond de ton blog... et le fond tout court.


vhs 07/12/2010 18:59



Merci pour tes compliments. Le fond de mon blog est une image d'une partie de ma bibliothèque. De mon, coté, la lecture de ce livre m'a fait réfléchir et finalement rassurée...



A découvrir !

Visitez le site www.virginielauby.com

Cliquez sur les images pour en découvrir les premières pages... 

hantise

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


1ere-couverture-Nannig-copie-1.jpg

Réédité chez Chloé des Lys

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