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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 18:53

Nympheas-noirsNymphéas Noirs, Michel Bussi, Pocket, 492 pages

 

Le jour parait sur Giverny.

Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l’une, les yeux couleur nymphéas, rêve ‘d’amour et d’évasion ; l’autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cœur d’un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé…

 

 

La dernière fois que j’ai participé au club de lecture de la médiathèque, j’ai eu ordre de lire ce roman. Pas le choix. Mon ignorance à son sujet, obligeant mes camarades à se taire et ne point converser autour de ce livre. Tant de mystère ne pouvait qu’éveiller ma curiosité. Donc c’est plutôt de bonne grâce que je me suis pliée à cette injonction. Et j’ai lu…

Evidemment, je ne dirai rien de l’intrigue si ce n’est qu’elle nous est présentée comme une enquête policière à plusieurs personnages : le commissaire et son adjoint, l’institutrice et son mari, l’ophtalmo parvenu et ses maitresses, la vieille et son chien, la gamine et son fidèle copain. Tout ce petit monde se croise, vit sa vie, s’aime et se déteste dans un décor de peinture impressionniste. Bon.

Parlons-en du décor…

Les descriptions sont précises. Très précises. Trop précises. Parfois peu utiles à l’histoire, certaines ralentissent la narration. Si la trame n’était celle d’un polar ce ne serait pas gênant, mais l’étalement des connaissances de l’auteur sur le sujet des impressionnistes en général et de Monnet en particulier alourdi le texte et me l’a rendu indigeste. Là, au club lecture, les avis divergents : pour certains, cet aspect n’est pas ennuyeux au contraire, cela leur a permis d’apprendre des choses. Et c’est vrai que si on veut en savoir plus sur le propos, il n’y a pas à hésiter… Pour ma part, je préfère, quand je lis un roman, rester dans le genre sans parasitage. Mais bon, ce n’est que ma préférence (à moi… la la la…)

 

C’est le seul reproche que j’ai à l’encontre de ce livre. L’intrigue est particulièrement bien ficelée, comme on dit. Et l’auteur joue sa partition avec talent : tout se recoupe magistralement, sans une fausse note, ce qui, quand on connait la fin, relève presque du prodige. Je reste admirative devant le travail de relecture pour arriver à un tel résultat !

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 11:32

orparadisL’or du Paradis, Bernard Mouterde,  Editions AO, 246 pages, 21 euros

Quatrième de couverture :

23 avril 1935

Le petit village de Villard-Notre-Dame, en plein cœur de l’Oisans, est en émoi. Dans un virage de la route escarpée qui le dessert, les restes d’un homme viennent d’être découverts par le cantonnier. Qui l’a assassiné, et pourquoi ? Le commissaire Lambert est dépêché de Lyon pour tenter de débrouiller le mystère. Pour le moins dépaysé, le citadin parviendra-t-il à enquêter dans ce milieu montagnard dont il ignore tout ?  Nul doute que le maire, l’instituteur, le vieil Angelin ou même le curé l’attendent au tournant ! Sans compter que l’ombre de la Grande Guerre plane encore sur les destins de chacun. Cette quête de « l’or du paradis » sera émaillée de nombreuses surprises.

 

Dépaysement assuré avec ce polar montagnard. Dépaysement géographique d’une part avec un enquête qui nous mène sur les sentiers du massif de l’Oisans, au pied de l’aiguille du midi mais aussi jusqu’à Saint-Denis de la Réunion. Très agréables à la lecture, des descriptions précises permettent une bonne représentation du décor sans alourdir le texte.  Mais également dépaysement temporel puisque l’action se passe dans les années trente. On retrouve la société de cette époque avec l’empreinte de la Grande Guerre, ses codes et ses rivalités de pouvoir entre le curé et l’instit’ du village. Mais on y voit aussi passer des personnages du grand banditisme lyonnais, sur fond de guerre des polices.

 

Pour un premier roman, c’est une jolie réussite. L’intrigue est bien ficelée avec une écriture fluide qui créé un véritable attachement aux personnages. Un bon moment de lecture. 

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 22:15

pas de 2 avec la mortPas de deux avec la mort, Alain Germain, Ed du masque, 318 pages, 16.50€

 

Quatrième de couverture

 

Paris, 1969. Le rideau s’ouvre sur les Ballets de la Tour Eiffel qui triomphent au Théâtre des Champs Elysées dans une nouvelle production du Lac des cygnes. Sur le plateau règnent jalousie et envie, des sentiments que Madame Olga, ancienne élève du Bolchoï et professeur émérite, exacerbe chaque matin lors de son célèbre cours de danse classique.

La haine gagne du terrain à chaque représentation. Aux mutilations annoncées par d’étranges lettres anonymes succèdent agressions et disparitions. Menacées, les étoiles Tatiana et Boris sont les premières victimes d’une monstrueuse machination que le jeune docteur Douala et l’inspecteur Legrand vont tenter de déjouer.

Le lecteur devient alors spectateur d’une chorégraphie meurtrière où les interprètes, prisonniers de leur rôle, se perdent dans le destin tragique des personnages qu’ils incarnent.

 

 

Je ne connais pas le monde de la danse classique, n’en n’ayant jamais fait (qui a dit « ça se voit ? »).Je dois dire que c’est un milieu que ne m’a jamais attiré, mais quand il sert de décor à un polar, pourquoi pas ?

Mais après cette immersion de plus de 300 pages je ne pense pas que je côtoierai les danseurs des Ballets de la Tour Eiffel. Le monde que nous décrit Alain Germain est terrifiant : des individus égocentriques bouffé d’orgueil et prêt à tout pour réussir et qui en cas d’échec deviennent des monstres de méchanceté…

Je suis d’accord, ils ne sont pas tous comme ça. Merci à l’auteur d’avoir permis à Dimitri et Astrid d’éclairer de leur amour cette scène sinistre. Pour trouver les autres personnages positifs, il faut quitter les justaucorps et les tutus pour enfiler la blouse de médecin et d’infirmière : le docteur Douala et sa fidèle Mathilde.

Vous l’avez compris, ce roman est surtout un thriller psychologique. Les personnages s’entredéchirent entre haine et amour passionné ou intéressé. Des lettres anonymes terrorisent, des scalpels inconnus mutilent, sans qu’il y ait d’assassinat (ou presque) ni finalement de justice…

C’est un roman passionnant qui fait découvrir une facette moins glamour et paillette de ce monde tyrannique. Il faut dire que l’auteur s’y connait. Si vous voulez le connaitre un peu mieux je vous conseille de découvrir sa compagnie de ballet théâtre musical de France sur son site www.alaingermain.com.

Merci à Thierry pour son judicieux (comme toujours) conseil de lecture.

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 21:50

même pas morteMême pas morte !, Anouk Langaney, Albiana, 135pages, 15 euros.

 

Quatrième de couverture :

« Ils ne m’auront pas ! Ni moi, ni mon pognon. Qu’est-ce qu’ils croient ? Je ne suis pas encore morte ! Ce fric, c’est tout ce qui me reste de la grande époque. Et de mon homme. Alors j’ai beau commencer à sucrer les fraises, ce ne sont pas des morveux de cette espèce, sournois et lâches, qui vont plumer Minette Galandeau, même pas en rêve ! D’accord, je bats la campagne, parfois. Ça fait un bail que je m’en rends compte. Mais même diminuée, j’en vaux dix comme eux !

Ils me croient déjà liquide, comme ce crétin de docteur ? Qu’ils viennent. Je les attends. Le premier qui fait un pas de travers, je le bute. »

 

 

 

C’est un petit roman que j’ai découvert grâce à Facebook. Un de mes « amis » me l’avait conseillé vivement et les critiques que j’ai pu lire çà et là sur différents blogs ont fini de me convaincre.

L’histoire commence avec la sortie de l’hôpital de Minette Galandeau à qui on a découvert un début de maladie d’Alzheimer. Le médecin lui a conseillé d’écrire au jour le jour ses activités. Cela donne au récit un format de journal presqu’intime. Minette y relate ses faits et gestes mais surtout se souvient de sa vie tumultueuse, elle, l’ancienne femme de truand. Elle se rappelle aussi son enfance, sa famille, sa bande… Et puis, elle y consigne aussi ses réflexions sur ses voisins, son infirmière et son neveu tout frais débarqué d’outre-Atlantique et trop gentil pour être totalement honnête…

Parce que si Minette a Alzheimer, elle est loin d’être une imbécile, et pas question qu’un godelureau pas encore sec derrière les oreilles lui mette à l’envers…

 

Mais voilà que je m’emporte… comme ce roman à l’écriture directe proche de l’oralité m’a emporté en troussant un portait de vieille dame assez peu respectable mais tellement attachante sous sa couverture de mamie gâteau (sans doute empoisonné !). 

Bref une petite pépite qu’il serait dommage de laisser croupir au fond d’une bibliothéque…

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 22:36

double meutre à borodi lane    

Double meurtre à Borodi Lane, Jonathan Kellerman, Ed Points, 450 pages, 7.90€

 

 

Un couple est surpris sans une position non équivoque dans une villa huppée de Borodi Lane. Oui, mais… la femme a été étranglée, l’homme a une balle dans la tête. Puis la demeure est incendiée. L’enquête s’enlise jusqu’à ce que Milo Strugis découvre que l’insaisissable propriétaire est un sultan indonésien, roi du pétrole. Quel est cet homme prêt à sacrifier son bien pour effacer tout indice ?

 

 

 

Je n’avais jamais lu de Jonathan Kellerman, et je ne suis pas certaine d’avoir envie d’en lire un autre. Le sous-titre du roman est « enquête de Milo Strugis et Alex Delaware ». Ce second personnage est le narrateur de l’histoire. Là d’ailleurs s’arrête son rôle car dans l’enquête en question il n’intervient quasiment pas. A ce demander ce qu’il fait là !

La quatrième de couverture était pourtant intéressante et j’avoue qu’on me l’avait assez bien vendu au club de lecture (au fait qui en est le propriétaire ?). Dommage. Ceci dit, elle n’était pas mensongère : l’enquête s’enlise bel et bien. Le lecteur aussi… L’enquête se complique, perd le lecteur avec des personnages sommes toutes bien peu sympathiques. Il y a plusieurs passages qui n’ont aucun intérêt pour l’intrigue. Je n’ai toujours pas vu la plus-value des paragraphes concernant la vie personnelle d’Alex ; Ok il a une femme et un chat, et… ? Et rien. Rien qui ne fasse avancer le Schmilblick.

Je vous entends déjà vous récrier. Alors, peut-être, que je ne suis pas tombée sur le meilleur roman de la série, quoique sa sélection 2013 pour le prix polar des lecteurs du Points me laisse à penser que ce ne doit pas être le plus mauvais. En tout cas je n’en garderai pas un souvenir bouleversant.

Tant pis, je me rattraperai avec le prochain… ou pas.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 17:42

une vivier 3Le vivier, Armand Gautron, éditions AG, 271 pages, 17 euros.


Une nuit, deux corps surgissent sans la nuit Vitryate. Deux d’un coup, dont un congelé. Deux corps de femmes disparues depuis une dizaine d’années….

A la lecture de l’article paru dans l’Union, Antoine repense à cette pauvre madame Douisele venue lui parler de sa fille Lorraine, disparue elle aussi depuis 10 ans… Et si… ?

La juge d’instruction nomme Soraya Legoff pour mener cette enquête. La ville de Vitry-le-François est trop petite pour que Soraya et Antoine mènent leur enquête chacun de leur côté, la rencontre est inévitable.

Une course contre le temps dans les rues de Vitry-le-François, voilà ce qui les attend…

 

 

Je ne suis pas familière de la ville de Vitry-le-François et j’avoue que ce roman m’a donné envie de visiter cette ville. C’est déjà un premier bon point.

Le second est que j’ai trouvé ici un bon polar comme je les aime. Les personnages ont de la profondeur : Antoine Landrini, le privé, ex-policier, au caractère bien trempé, personnage récurrent d’Armand Gautron dont la vie est dévoilé petit à petit. Mais contre toute attente, Antoine Landrini n’est pas le personnage central du récit qui met en parallèle les enquêtes de la police et celle d’Antoine Landrini ainsi que les activités du tueur.

Le troisième est le style : simple au service de l’histoire, en un mot efficace. Le narrateur est omniscient, il sait tout, voit tout et pourtant laisse le lecteur dans l’expectative : quel est le mobile de Pierre ? Quel est le rôle de Boris ? La solution n’apparait qu’au terme d’une enquête haletante.

 

Un indice ? Regardez donc un plan de la ville et cherchez…

Pour en savoir plus, visitez le site de l'auteur : http://www.ag-creations.com

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 23:03

privé en montagneUn privé en montagne, Dominique Edler, Le Pythagore, 174 pages, 19 euros

 

 

Les pas du privé Didier Rouque vont le mener dans la ville champenoise de Chaumont. Chez les Grangier, une famille accueillant des enfants en difficulté, l’argent tombe du ciel sans qu’on puisse l’expliquer.

Son enquête va se poursuivre dans les Vosges au bord d’un lac du côté de la Schulcht, où il va rencontrer un vieux pêcheur… mort depuis trois ans.

 

 

 

Depuis le temps que j’avais ce roman dans ma PAL ! Il fallait bien que je m’y attelle, d’autant plus que j’avais vraiment apprécié le premier livre de l’auteur (Un privé en champagne).

J’y ai donc retrouvé, avec un certain plaisir, l’ancien flic devenu privé. Cette fois, l’enquête le mène aux confins du massif des Vosges, à côté de Bourbonne les bains. Il y retrouve une vieille copine… et les ennuis commencent.

L’histoire est bien ficelée. L’auteur a su tisser une intrigue à plusieurs niveaux. Ce qu’on pourrait prendre au départ pour une simple enquête familiale se révèle progressivement une affaire de bien plus ample envergure, avec meurtre et gros sous à la clef. Les histoires finissent par se recouper, mais le plus fort c’est qu’on ne voit rien venir.

Le personnage principal qu’on a déjà vu évoluer dans le précédent roman a pris de la profondeur. L’arrivée de son amie de fac lui donne une consistance plus humaine.

J’ai aussi aimé les traits d’humour de l’auteur qui n’hésite pas, par exemple, à citer son éditeur dans son roman, comme ça l’air de rien, un petit clin d’œil au passage…

Bref, un polar bien sympathique, avec une bonne intrigue qui n’a nul besoin de renfort d’hémoglobine et de torture perverse pour captiver son lectorat, voilà ce qui me plait !

 

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 23:05

10 petits démons chinoisDix petits démons chinois, les nouvelles enquêtes du juge Ti, Eric Lenormand, éditions Points, policier, 257 pages, 7 euros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon la tradition chinoise, tous les mois d’août, les âmes qui n’ont pas trouvé le repos dans l’Au-Delà reviennent sur terre. Et c’est l’enfer qui s’abat cet été-là sur la ville administrée par le juge Ti. Deux jeunes gens sont retrouvés morts alors qu’ils étaient tendrement enlacés, une effigie de démon posée à côté d’eux : le premier crime d’une série… diabolique.

Pour commencer cette nouvelle année, voici un polar historique, pour changer.

Ce roman m’a été chaudement recommandé à un de nos derniers clubs de lecture par Corinne-du-musée (Coco si tu me lis…). Comme je n’ai rien contre les polars chinois historiques, je me suis laissée tenter.

Tout commence par la visite d’un personnage très haut placé dans la hiérarchie de cette Chine féodale : son illustrissime Ni Houan-tché, gouverneur de son état et représentant du Fils du Ciel (comprenez l’Empereur). D’emblée, le vocabulaire, les descriptions nous emportent vers les lointaines provinces du nord-est de l’empire Tang (rien à voir avec le breuvage douteux à base de poudre chimique vaguement à l’orange des années 70’). C’est un vrai dépaysement. Je me suis tout suite coulée dans l’ambiance feutrée du palais du juge… pas pour longtemps car rapidement les morts suspectes s’accumulent. Bientôt ce seront 10 énigmes que le juge Ti aura à résoudre sous l’œil goguenard de son supérieur au comportement relativement peu respectable. L’auteur raille, non sans humour, ces gouverneurs féodaux qui ont une approche toute personnelle des coutumes ancestrales : entre superstition et appât du gain.

Finalement, ce sont 10 enquêtes qui se recoupent. Si certaines sont facilement dénouables (je pense notamment à celle des deux amoureux) d’autres au contraire m’ont laissé plus perplexes.

Pour la petite histoire, il faut savoir que Frédéric Lenormand a repris le personnage du juge Ti (homme d’Etat de la dynastie T’ang qui débrouilla plusieurs affaires criminelles en son temps et dont les aventures policières furent narrées par Robert H. Van Gulik au siècle dernier- le XX pas le XIX ) et franchement, il eût été dommage que cela n’en soit pas ainsi…

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur le juge Ti, vous pouvez visiter le site http://www.judge-dee.com/

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 18:24

nous étions les hommesNous étions les hommes, Gilles Legardinier, Editions Fleuve noir, 429 pages, 18,90€

 

 

 

 

 


En ce moment même, un fléau détruit l’humanité. Vous le connaissez déjà…

Dans le plus grand hôpital d’Edimbourg, le docteur Scott Kinross travaille sur la maladie d’Alzheimer. Avec une jeune généticienne, Jenni Cooper, il a découvert l’une des clefs de ce mal qui progresse de plus en plus vite, frappant des sujets toujours plus nombreux, toujours plus jeunes. Leurs conclusions sont aussi perturbantes qu’effrayantes : si ce fléau l’emporte, tout ce qui fait de nous des êtres humains disparaîtra.

C’est le début d’une guerre silencieuse dont Kinross et Cooper ne sont pas les seuls à entrevoir les enjeux. Partout sur la Terre, face au plus grand danger que notre espèce ait connu, face à ceux qui veulent contrôler le monde et les vies, l’ultime course contre la montre a commencé….

 

Connu pour ses romans Complétement Cramé et Demain J’arrête, on oublie que Gilles Legardinier a commencé en écrivant des polars. Au dernier salon du livre, j’ai eu la chance de le rencontrer et donc de découvrir ce roman classé dans la catégorie « Thriller ».

Entre la plaine de Sibérie, les iles écossaises et le grand nord canadien, on voyage beaucoup dans cette histoire. Passant du décor d’un hôpital d’Edimbourg aux riches demeures des grands de ce monde, il y a franchement de quoi être dépaysé. Rien ne fait « toc » et pourtant l’exercice était risqué. L’auteur nous balade d’univers en univers du plus rustique au summum du Hi-Tech (il faut bien avouer qu’il y a là quelques inventions qui feraient fureur) distillant avec talent l’angoissante course contre la montre de nos deux médecins. L’intrigue est haletante, des personnages attachants qu’on aimerait les retrouver dans d’autres aventures.

La problématique des brevets et des relations entre quelques personnes de pouvoir sont au centre de l’histoire qui dépasse largement le simple cadre du thriller. Après la lecture de l’essai d’Axel de Tarlé, ce roman prend une autre ampleur. Et si nous étions effectivement aux mains de quelques richissimes hommes d’affaires qui par cupidité ou jeu dirigeraient le monde ? Foutaise ? Peut-être, ou pas…

 

 

Pour info, demain sort Et soudain tout change le dernier né de Gilles Legardinier, encore un bon moment de lecture en perspective !

Ps : Christophe, je passerai chercher mon exemplaire demain...

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 23:12

Runes4ème de couverture : Un tueur en série sévit à Dublin. Les victimes semblent être choisies au hasard mais toutes ont un point commun, elles habitent au bord de la Liffey, le fleuve qui traverse la capitale irlandaise. Simple hasard ou coïncidence ? Pas sûr, d’autant que sur chaque lieu du crime un petit galet comportant une étrange inscription est retrouvé. Deirdre Mc Neill, jeune ethnologue spécialiste des rites anciens et civilisations oubliées, explique aux enquêteurs qu’il s’agit d’une rune, lettre de l’alphabet qu’utilisaient les Vikings voilà plis de mille ans quand ils venaient notamment ravager et piller les côtes irlandaises. Les soupçons de la Gardà dublinoise se portent rapidement sur Erik, un professeur norvégien.

Aidée par un jeune journaliste, Deirdre tente d’innocenter son collègue. Sa quête de vérité l’entrainera  des ruelles sombres jusqu’aux eaux noires et troubles du port de Dublin. Une plongée dans les bas-fonds de l’âme, mais également aux sources de l’histoire de la ville, marquée par l’héritage viking.

 

 

Voici le second roman que je lis de cet auteur et pour l’instant je dois bien dire que je ne suis pas déçue. Bien au contraire c’est avec un enthousiasme grandissant que j’ai parcouru les 320 pages de ce polar irlandais. A priori on retrouve un personnage déjà apparu dans un précédent ouvrage Ogham (que je n’ai pas - encore - lu), la jeune et jolie Deirdre Mc Neill. On apprend au passage qu’elle se remet d’une rupture ce qui, habituellement, laisse à penser qu’il y aura une romance en arrière-plan de l’histoire. Evidemment me direz-vous. Et bien que nenni ! Peut-être, à la fin, l’ombre d’un rapprochement… mais à ma grande satisfaction, l’auteur a su ne pas tomber dans le cliché de l’héroïne qui tombe amoureuse en cours de route.

Je n’approfondirai pas sur l’histoire en elle-même (palpitante) car je ne voudrais pas risquer de dévoiler des indices qui défloreraient l’intrigue. J’ai particulièrement apprécié la façon dont l’auteur perd le lecteur tout en lui livrant les indices qui le mèneront à l’assassin tout à la fin. Les personnages sont intéressants et attachants.  On est loin de la caricature. Les personnalités sont plurielles, mais je n’en dirai pas plus…

C’est un récit bien documenté où j’ai beaucoup appris et qui me donne envie d’approfondir mes pauvres connaissances dans le domaine des peuples du nord.

Bref, un bon polar qui se lit d’une traite.

 

Et c’est avec regret que j’ai rendu l’exemplaire à ma cousine qui me l’avait gentiment prêté, j’en profite pour la remercier de m’avoir fait découvrir cet auteur que je ne vais pas manquer de suivre.

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 19:35

testamentum-la-prophetie-de-jeanne-d-arcQuatrième de couverture :

1430 : Jeanne d’Arc passe ses derniers jours de liberté à Crépy-en-Valois. Sentant sa fin arriver, elle confie à Guyenne, son plus fidèle héraut, le soin de rédiger ses dernières volontés prophétiques.

2012 : la découverte accidentelle de ce testament déclenche la colère des gardiens du Temple, exacerbe les passions et met la capitale de l’archerie à feu et à sang.

Dans ce roman, outre les dernières volontés d’une Jeanne d’Arc tragique, nous découvrons les basses œuvres d’une société secrète prête à tout, même au meurtre, pour préserver le secret de la sainte Pucelle.

 

Testamentum est le quatrième livre d’Andras Fenris (voir index des auteurs). L’action se situe essentiellement à Crépy en Valois, commune bien connue de l’auteur. On plonge dans l’histoire de cette ville (dont le nom est trop encore souvent associé au terrible drame de Beaune en 1982) en compagnie de Jeanne d’Arc mais surtout de son héraut et compagnon d’armes, Guyenne. L’histoire tient en quelques lignes : un homme s’introduit de façon illicite dans la cave d’un musée et y découvre un parchemin moyenâgeux. Du déjà vu me direz-vous… Peut-être, mais moi qui ne suis pas adepte des romans historiques, je trouve que ça tient la route.

J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver Franck, personnage principal d’Urban Massai. C’est qu’il a fait du chemin depuis son HLM le petit Franck ! Devenu grand reporter de télévision, c’est en rentrant d’un dramatique reportage en Afghanistan qu’il se trouve plongé dans les méandres d’une intrigue où l’histoire se mêle à la légende. Une mystérieuse secte est prête à tout, et surtout au pire, pour garder intact le secret de Jeanne. Aidé par un jeune informaticien, Franck déjoue les plans destructeurs ô combien ingénieux (franchement je ne savais pas qu’on pouvait faire ça avec un ordinateur, maintenant je vais me méfier…)

Les parties historiques sont bien documentées et la mise en relation avec la période moderne ne choque pas. La juxtaposition permet de passer facilement d’une époque à l’autre.

 

On découvre aussi la richesse patrimoniale de Crépy (son château, son musée…) à travers l’enquête de Franck. Et en ces temps de vacances, pourquoi pas une région à visiter ?

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 20:33

Quatrième de couverture :« Rien ne devait troubler son long sommeil de vingt siècles…carnyx

Le Carnyx de Tintignac est la pièce maitresse de ce trésor arraché au granite limousin. . A la veille de sa présentation au public, le mythique instrument gaulois disparait des vitrines lourdement gardées du musée de Tulle. Quelques heures auparavant, le corps de Daniel Moreau est retrouvé dans la campagne berrichonne, à quelques encablures du site d’Argentomagus. L’ami du conservateur a été froidement exécuté d’une balle dans la tête. Quel lien entre ces évènements distants d’une centaine de kilomètres ? Quelle est la signification de cette formule retrouvée dans les archives de Daniel Moreau, « CV Teodeleno » ?

C’est un vaste puzzle que vont être confrontés, de part et d’autre, Fabrice Montignac, journaliste au quotidien local de Tulle et la lieutenante Albane Sénon qui commande la gendarmerie d’Argenton-Sur-Creuse. Cette traque va les mener sur la piste d’un incroyable secret, préservé à travers les siècles ! »

 

Ce livre m’a été prêté en février par ma cousine corrézienne (je te le rends en août, promis). J’ai mis un peu de temps avant de me plonger dedans, mais, dès les premières pages je ne l’ai plus lâché.

J’ai retrouvé ici, un roman policier tel que je les aime avec une intrigue bien ficelée.

L’action se passe entre Tulle et son musée (que j'irais bien visiter), Argenton-Sur-Creuse (commune de l’Indre comme chacun sait), sa gendarmerie et aussi son site archéologique. L’auteur tisse son histoire autour d’un carnyx volé, s’en suit une enquête à deux voix (Fabrice Montignac, journaliste à la Montagne de son état, et la jolie lieutenante Albane Senon) dans la campagne limousine.

Le roman débute par une immersion dans la Gaule de -50 av JC avant de faire un bond de près de 2000 ans. Inscrire une intrigue policière dans un contexte historique n’est pas chose facile, mais on sent l’auteur bien documenté. L’écriture est facile, moderne et agréable à lire. Les rebondissements ne manquent pas. Haletant jusqu’aux dernières pages, ce roman laisse une porte ouverte sur bien des supputations qui trouveront peut-être leurs dénouements dans… 2000 ans ?

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 15:59

harry quebertQuatrième de couverture :

A New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à sn éditeur d’ici quelques mois.

Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Québert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

En novembre, alors que la saison des prix littéraires vient de débuter, Emilie nous propose de choisir quatre romans primés pour une lecture commune. Parmi les heureux (ou malheureux) élus, La vérité sur Harry Québert de Joël Dicker , Goncourt des Lycéens et grand prix de l’Académie Française - excusez du peu.

Je m’attendais, naïvement sans doute, à quelque chose d’extraordinaire, tel qu’on me l’avait promis sur la quatrième de couverture : une écriture riche, une véritable réflexion sur la société avec une étude approfondie des rapports entre les êtres humains, avec une approche différente de la littérature… Bref, je m’attendais à un chef d’œuvre.

Bon, vous l’avez deviné, j’ai été assez déçue.

La mise en abîme nombriliste de l’écrivain qui écrit son roman sur un autre écrivain qui a soi-disant écrit le livre du siècle m’a prodigieusement lassée, et ce, très vite. Les extraits insérés du fameux livre de Québert, Les origines du mal, sont d’une médiocrité, dégoulinant de « chéri », « amour » et autres niaiseries que ne renieraient pas le plus mauvais des Harlequins. Je précise, le plus mauvais, car, quoi que fortement décriés, certains sont plutôt pas mal, bien écrit et assez intéressant…évidemment ça reste du roman d’amour mais au moins, il n’y a pas tromperie sur la marchandise.

De même, je n’ai pas compris la pertinence des extraits de conversations entre Harry et Marcus qui marquent certains débuts de chapitres. Il n’y a pas toujours de cohérence avec ce qui suit. Finalement, on apprend à la fin qu’il s’agit de maximes enseignées par Québert au jeune Marcus… si le procédé peut être intéressant, encore une fois, il ne me parait pas assez exploité. L’idée d’une numérotation anti-chronologique également…

Et c’est franchement dommage car l’intrigue policière est plutôt réussie. L’auteur, le vrai, égare le lecteur en multipliant les points de vue sur l’affaire. Malheureusement, l’enrobage « littéraire » est de trop. Ça gâche tout. Un peu comme un délicieux dessert qui aurait été recouvert par des tonnes de crème écœurante…

Désolée… Mais retrouvez d'autres avis plus positifs chez Nathalia, Val... et les autres.

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 19:42

thérapie en sourdineVoilà, c’est fait. J’ai lu mon premier livre en version Ebook.

Et ?

Bof, bof…. Non, en fait je n’aime pas du tout. Impossible de picorer dans l’histoire, en tournant une page ou deux, revenir en arrière (oui, je sais, j’ai une curieuse façon de lire, mais j’aborde très rarement une histoire de façon linéaire, j’aime les aller-retour dans la narration).Du coup alors que j’aurai dû dévorer ce roman j’ai été ralentie au point presque de m’arrêter en cours de route. Et franchement c’eût été dommage.

Laissons de côté le contenant pour s’intéresser au contenu. C’est quand même le principal.

J’avais découvert les personnages principaux de ce roman dans L’affaire Cirrus, second opus de la débutante mais prometteuse série de Jean-François Thiery (quand je vous le dis que je suis un peu désordonnée côté lecture). C’est donc avec plaisir que j’ai suivi l’enquête du commissaire Wolf.

Pas de problème de chronologie, les histoires sont totalement indépendantes.

L’histoire est bien construite avec des personnages travaillés dans un milieu qui n’est pas évident à aborder sans tomber dans le pathos : les violences conjugales. Ici, l’auteur aborde le sujet simplement en faisant pénétrer le lecteur au cœur des protagonistes. Leurs pensées les plus profondes sont révélées, l’auteur créant ainsi un minimum d’empathie même pour la brute la plus épaisse.

On pourrait reprocher peut être une intrigue relativement facile à découvrir (c’est vrai qu’on se doute de la modalité utilisée pour modifier les comportements des victimes) mais on est emporté par la narration jusqu’au bout (et je peux vous assurer que pour moi, lire sur le fnacbook relève de l’exploit !).

J’avais pensé que l’affaire Cirrus pourrait faire un épisode de série télévisée, je pense aussi que thérapie en sourdine pourrait en être le pilote.

Y aurait-il un producteur dans la salle ? 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 18:47

cul de sac« Nick, journaliste américain désabusé (peu de talent, pas assez d’ambition et aucune illusion), décide un jour de tout plaquer pour traverser l’Australie à bord d’un vieux combi VW des années 70. Le grand frisson. Mais l’aventure va vite tourner court. Son moteur en rade, il se retrouve dans une station- service au milieu du bush et, coincé là, fait la plus grosse connerie de sa vie : il couche avec Angie. Le reste n’est que cauchemar. Jamais, avant de lire Cul-de-sac, je n’avais eu peur – physiquement peur, j’entends -  de tourner une page. Vous verrez, c’est une course-poursuite dans le désert et je vous en promets de la sueur et des palpitations. Oh, oui, je vous en promets… »

Anna Gavalda

 

Avec une quatrième de couverture pareille, comment voulez-vous résister ? J’ai donc dévoré ce roman en tremblant car comme le promet Anna Gavalda, on a bien peur tout au long de cette lecture.

Le narrateur, à la première personne du singulier, Nick, est un homme dans toute sa splendeur (désolée messieurs mais il faut bien avouer que beaucoup d’entre vous se reconnaîtrons) toujours prêt à batifoler sous un jupon (même si ledit jupon n’est pas si affriolant que ça) et ce malgré un sixième sens qui lui hurle de se sauver en courant. Mais les hormones étant encore les plus fortes, Nick commet l’irréparable : coucher une dernière fois avec Angie avant de la planter au bord de la route.

On se dira donc, en tant que fille qui ont croisé moult beaux Nick dans leur vie (et se sont donc fait niquer – désolée, c’était juste pour le jeu de mot, je ne le ferai plus, promis), on se dira donc, que quelque part, c’est bien fait pour lui et que cela lui fera une bonne leçon.

Oui, mais, se serait sans compter le talent de Douglas Kennedy qui nous fait aimer ce personnage et nous fait souffrir, trembler, se révolter avec lui grâce à une focalisation interne parfaitement maîtrisée.

L’histoire est bien ficelée, parfaitement crédible et au-delà du thriller montre aussi ce qu’est devenue une jolie utopie : Wollanup aurait pu être un havre de paix, mais il n’y aurait pas eu d’histoire. C’eût été dommage.

Evidemment, l’office du tourisme Australien ne l’a sûrement guère apprécié. Les habitants y sont peu accueillants, voire hostiles, les paysages ne sont guère engageants… bref on se demande bien ce qui a pu passer par la tête de ce pauvre Nick de venir se perdre dans le bush (en plus avec un nom pareil, il aurait dû se douter que ça allait finir en jus de boudin… bon d’accord le roman date de 1994, mais il y avait déjà eu le père, non ?)

J’avais apprécié (sans plus) Une relation dangereuse, le premier livre de Douglas Kennedy que j’ai lu. Eh bien, j’aurais mieux fait de commencer par celui-ci, qui en plus, est le premier roman de l'auteur !

En tout cas, je vais certainement poursuivre mes lectures en compagnie de cet auteur !

Merci à Douglas Kennedy qui a eu la gentillesse de me dédicacer son livre au dernier salon du livre de Paris en mars 2012. 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 15:07

l'affaire cirrusQuatrième de couverture :

« La canicule est écrasante.

Elle éprouve les nerfs. Elle échauffe les esprits.

Au cœur de cette ambiance survoltée, un tueur s’illustre dans une vague de crimes aux mises en scènes bien étranges…

La première victime est Adam Cirrus, un pervers notoire, sinistre profiteur des failles du système pénal.

L’inquiétude gagne les acteurs du la justice, et nul n’est épargné.

L’orage gronde au loin. La foudre tombe déjà, et elle va encore s’abattre !

Le commissaire Wolf a le sentiment que le pire est à venir, et son équipe a peu de temps pour trouver des réponses. Seront-elles synonymes d’apaisement ? »

 

Pas mince affaire que cette affaire là !

Voici un roman policier court (129 pages) mais dense. Organisé en trois parties qui marquent la progression narrative, le récit fait alterner les différents points de vue des personnages. L’auteur nous fait même partager dans les pensées du tueur (les passages sont identifiés par des caractères en italique).

Je n’ai eu aucune difficulté pour entrer dans l’histoire, même si le premier chapitre est en italique. On est tout de suite dans l’ambiance. Aucune longueur, pas de passage sans intérêt qui n’apporte rien à l’histoire, ici c’est simple et sans bavure.

Comme l’indique la quatrième de couverture, un tueur est série sévit sur la ville. Très vite, une affaire vieille de deux ans où une jeune femme avait trouvé la mort, se retrouve au centre de l’enquête. L’équipe du commissaire Wolf est sur le coup, mais aura-t-elle le temps de mener à bien sa mission avant que le procureur ne les dessaisis de l’enquête faute de résultats. Tout ça sur fond de canicule et de visite présidentielle, de quoi rendre la situation explosive…

Quelques zones d’ombres restent néanmoins en suspens : pourquoi Fleur de Lotus est-elle partie ? Comment va évoluer la relation entre Wolf et Camilla, ou entre Felber et Mortis ?

Et pourquoi ne pas faire de Wolf et son équipe des personnages récurrents, en étoffant à chaque opus les personnages…un peu comme Fred Vargas et son célèbre Adamsberg (Dans les bois éternels pour n’en citer qu’un )?

En tout cas je souhaite à cet auteur la même carrière et ainsi je pourrai savourer de prochaines retrouvailles avec Wolf et ses comparses. Le début d’une grande aventure ?

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 19:26

Voici une des dernières parutions des éditions Ex-aequo à ne pas rater. J’ai rencontré son très sympathique auteur à la librairie de Mohon où il dédicaçait justement son ouvrage. J’ai tourné la première page sans a priori.

7 morts sans ordonanceDe l’histoire je ne connaissais pas grand-chose, tout au plus l’extrait qui orne la quatrième de couverture :

« L’énorme électro-aimant développait cent mille fois le champ magnétique terrestre et une force phénoménale collait les quatre paires de menottes en acier à la paroi de plastique. Suspendu à l’avant de la machine, un mètre au-dessus du sol, le fer lui entaillait la peau des chevilles et ses pieds commençaient à bleuir par manque de circulation sanguine. Il avait attrapé les chaînes des menottes emprisonnant ses mains et tirait dessus de toutes ses forces, mais malgré sa forte musculature, il ne parvenait à soulager ses jambes endolories que quelques instants. Il ne connaissait pas bien la technologie des appareils d’IRM. Son métier d’infirmier anesthésiste ne nécessitait pas ce savoir. Cependant, il s’était aperçu, en accompagnant les malades dont il s’occupait, que le personnel de ce secteur prenait garde à la force magnétique colossale se dégageant de l’énorme aimant de trois mètres de diamètre percé d’un tunnel de soixante centimètres où il aidait souvent à installer le patient pour son examen. Il aurait dû s’en souvenir plus tôt et se méfier. Désormais il était trop tard ! La traction qu’il exerçait de tout son poids sur les chaînes ne suffisait pas à les faire glisser de quelques centimètres. La force physique étant une cause perdue, il se résigna à implorer… »

Je savais donc que l‘action se situait dans un hôpital et que la fin promettait un rebondissement (ça je le savais de ma rencontre avec Thierry Dufrenne). Fidèle à mes mauvaises habitudes, j’ai donc lu les dernières pages, ce qui ne m’a pas davantage éclairé. Ouf ! Voilà qui est plutôt bon signe pour un polar.

Je suis entrée dans l’histoire très rapidement. Le personnage principal, Luc Fraxin, abandonné par la femme qui aime, se trouve au centre d’une série de meurtre dont le mode d’exécution est particulièrement raffiné et toujours en rapport avec la radiologie.

On apprend beaucoup de chose dans ce roman à propos des instruments médicaux utilisés dans certains services. Evidemment, le tueur s’en sert de façons inattendues mais diablement efficaces ! Pour autant les termes médicaux utilisés ne sont pas rébarbatifs. On est loin d’un roman où l’auteur se gargarise d’un vocabulaire abscons, juste histoire d’en mettre plein les yeux de ses lecteurs. Non, bien au contraire, ici, la terminologie utilisée colle parfaitement à la narration, faisant encore plus ressentir l’atmosphère particulière du milieu hospitalier (assez inhospitalier celui-là) et donnant un réalisme naturel à ce roman. Je rappellerais que l’auteur est manipulateur en radiologie dans un CHU et qu’il maîtrise parfaitement ce vocable. Ceci explique sans doute cela (avec aussi un bonne dose de talent littéraire, il va sans dire)

Les personnages secondaires sont aussi intéressants, même si un tantinet caricaturaux, comme celui du policier Borlin alcoolique, et évidemment rarement en pleine possession de ses moyens, ou celui du médecin légiste, Frosen, attentif et intelligent qui fait avancer l’enquête à grand pas. Faut-il y voir les propres représentations de l’auteur ?

En tout cas, voici un bon polar qui tient en haleine du début à la fin, voir même au-delà… Pourquoi au-delà ? Et bien, ça c’est ce qui explique que les dernières pages ne m’aient pas renseignée sur l’issue de cette histoire.

Vous n’y comprenez rien ?

C’est normal il faut lire tout depuis le début.


Mardi 5 janvier 1988

04 :07

Le téléphone piaillait comme un oiseau de mauvais augure…

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 19:56

Paris, été 2008. Une patrouille de police découvre un cadavre mutilé dans un immeuble désaffecté du XVIII éme arrondissement. La Capitaine Liener et sa Brigade des Affaires Étranges prennent un charge l'investigation et mènent une enquête aux frontières occultes et criminelles. Un ennemi puissant, invisible, presque intouchable, manœuvre dans l'obscurité et les secrets. Les talents guerriers, scientifiques et mystiques des trois lieutenants de la Brigade suffiront-ils à résoudre tous les mystères, à vaincre tous les périls ? A moins que les démons de Liam Liener ne les précipitent dans une ombre plus grande encore. Dans un combat acharné, nul n'en sort indemne.résurrection

Sur la couverture, très sombre, en dessous du titre, en lettre blanche, le mot « Thriller » prévient le lecteur. Et, effectivement, il n'y a pas d'erreur sur la marchandise. Tous les ingrédients y sont : sexe, violence et suspense.

Le récit est découpé en cinq parties inégales : Prélude, premier mouvement, deuxième mouvement, épilogue un et épilogue deux, illustrées par plusieurs images ce qui est très agréable.

Comme l'indique la quatrième de couverture, l'histoire nous plonge dans une enquête étrange. Une brigade spéciale, moquée par les autres services « sérieux » de la police, a été mise sur pied. A sa tête le torturé Liam Liener dont les problèmes sexuels l'entraînent dans le gouffre. Il a sous ses ordres un couple des plus curieux (Claire qui ne dit pas un mot de trop, et le colosse russe Kyrill) et Désiré le spécialiste des religions. Ces quatre personnages improbables sont confrontés à l’Église catholique ou une de ses branches sectaires. Ils mèneront une enquête pleine d’embûches et de coups bas.

Dans la lignée du succès de Da Vinci Code, plusieurs ouvrages sur la thématique de « L’Église nous cache un secret » sont apparus sur les étals. Ici, les choses sont différentes. L'incursion du fantastique et de l'église Vaudou dans le récit nous éloigne de Dan Brown. On ne sait d'ailleurs pas avec certitude si les protagonistes sont réellement aux ordres du Vatican.

J'ai eu un peu de mal avec certaines scènes mais qui sont opportunes pour la suite du récit, alors... Dans l'ensemble j'ai apprécié cette lecture. Mais, je crois que je vais un peu lâcher le thriller pour le moment... histoire de trouver un peu de tendresse dans ce monde de brute.

Dernière petite question à l'auteur : Kyrill/Cyrille, un hasard ?

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 19:14

théorème de roarchack

« Rien n’avait préparé Kyle Ashcroft, modeste professeur dans une université de Virginie-Occidentale, à connaitre un tel chaos. Comment, d’ailleurs, aurait-il pu prévoir que la découverte fortuite de cette étrange formule mathématique, un soir d’octobre 2002, entrainerait dans son sillage une telle litanie de meurtre ?

Et pourtant… dans ce monde post-11 septembre où mes ennemis les plus dangereux ne sont pas toujours ceux qu’on croit, Kyle n’aura d’autre choix que de fuir pour survivre, avec comme seul but de déchiffrer la formule, et de comprendre pourquoi il est devenu une cible. »

J’ai rencontré Johann à l’occasion du salon du livre de Méry-sur-Oise. J’avais déjà eu l’envie de lire son livre au titre si alléchant.

De près de 300 pages, le livre se divise en sept chapitres auxquels viennent s’ajouter un prologue et un épilogue. Le narrateur, Kyle Ashcroft, écrit à la première personne du singulier, ce qui ne l’empêche pas d’être omniscient ce qui donne une réelle cohérence au récit. Ici, le lecteur ne se perd pas en conjectures inutiles, il n’y a pas de scène inopinée et dont l’irruption pourrait perturber la lecture. C’est aussi ce que j’ai apprécié dans ce roman : sa fluidité.

Les personnages sont fouillés et ambigus. Loin d’un monde manichéen, Johann Etienne nous brosse une histoire qui nous emmène des bancs de l’université de Chaleston, en Virginie Occidentale au Vatican en passant par Paris et Berlin. Un voyage dans l’espace et le temps, puisque le récit fait revivre au narrateur des pages inconnues de son histoire familiale.

Bref, un bon polar rondement mené.

Seul bémol (il en faut bien un) l’orthographe approximative de l’auteur. Je ne suis pourtant pas particulièrement douée dans ce domaine (n’est-ce pas Isabelle ?) mais là, j’ai trouvé mon maître. Cependant, malgré cela, j’ai été prise par l’histoire… ce qui prouve la qualité de l’intrigue. De plus les nouveaux exemplaires ont été corrigés, nul doute donc que vous aurez encore plus de plaisir à découvrir ce théorème de Roarchack !

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 20:24

C’est en passant dans une allée un peu à l’écart des grands axes, au dernier salon du livre parisien, que j’ai été interpellée par la joyeuse équipe des éditions la Madolière. Je me suis rapidement retrouvé avec ce livre entre les mains, dédicacé par l’auteur, sans en avoir lu le résumé, ni même avoir la moindre idée de ce qu’il racontait. C’est ce qui s’appelle « acheter chat en poche ».

Etant dans une série plutôt polar en ce moment, j’ai donc ouvert (enfin pourra dire son auteur) ce sombre Azur.

J’avoue avoir un peu eu de mal au départ à entrer dans l’histoire, malgré une narration à la première personne. Après réflexion, je pense que la mise en page du texte ne doit pas y être étrangère, en effet les marges sont très réduites avec une pagination en milieu de page sur le côté. Peu habituée à ce format, il m’a fallu un petit temps d’adaptation (pour le prochain, ce devrait aller mieux), je sais que cela peut paraitre futile mais pour moi le confort de lecture participe aussi à l’intérêt que je vais porter à une histoire, peut-être parce que je ne lis qu’allongée.

Le roman commence par un paragraphe d’introduction le présentant comme un « journal personnel en parallèle d’une enquête » mais qui sous-entend également une dose de fantastique (il y est fait allusion à un pacte avec le Diable). S’en suit un chapitre que l’on pourrait qualifier d’exposition, d’une vingtaine de pages.

J’avoue n’être entrée dans l’histoire qu’à partir du troisième chapitre, quand le capitaine rencontre la riche et énigmatique héritière russe. J’ai lu le reste d’une traite.

L’écriture est agréable, avec un style proche de l’oralité. Par contre je n’ai pas trouvé de trace de journal tel qu’annoncé dans l’introduction. Pas d’avantage celle d’un diable, et rien qui ne rendît ce roman fantastique (au sens littéraire du mot). Le personnage de Saint-Ange peut éventuellement poser question.

La fin laisse entrevoir une suite, car des questions restent en suspend (de suspendre, je précise) et notamment l’identité du meurtrier de madame Vingt-Trois…

Mais l’histoire, me demanderez-vous avec raison ?

Il s’agit d’une enquête commanditée par un juge qui rassemble autour de lui des membres éminents de plusieurs services de sécurité : DST, service des stups du SRPJ ou de la brigade financière. L’action se passe dans les Alpes Maritimes, autour de Nice (que l’auteur égratigne au passage), il est question d’une secte où les membres renouent avec leurs vies antérieures dans une chambre des métempsychoses…

Le décor est planté, les personnages prêts à entrer en scène, vous n’avez donc plus qu’à vous installer confortablement dans votre fauteuil préféré et vous laisser couler dans l’univers psychédélique de Marc-Aurèle Guerrier (c’est le nom de l’auteur… no comment)

 

sombre azur 4ème de couverture :

Qui se cache derrière le masque de chat porté par le gourou d’une secte très puissante qui sème des cadavres dans son sillage ? Quels sont les liens véritables qui existent entre cette secte et le chef d’un gang mafieux russe local, Alexander Ashkénazi ? Pourquoi le Juge Panafieu fait-il appel à des intervenants extérieurs aux Alpes-maritimes, tel que le lieutenant Vanharé, des Stups de Lyon ? Quel est el rôle de l’étrange commandant Saint-Ange, des RG de Nice, dont le comportement et la nature sont ambigus à souhait ? C’est à ces questions que devra répondre Stanislas Vingt-Trois, de la Brigade Financière de Paris, afin d’élucider un mystère macabre qui pour lui transcende toutes les investigations de ce bas monde : l’assassinat de son épouse bien-aimée.

Pour connaitre cette vérité, Stanislas devra intégrer la secte, multiplier les alliances, sauver des vies et des âmes. Aidé dans l’ombre par son ex-collègue et ami de toujours, l’inénarrable Tartuffe.

Le capitaine Vingt-Trois est un radical. Du moins, l’est-il devenu au cours de sa carrière. Mais toute personne, aussi douée soit-elle, a ses limites. Le flic, dans cette affaire où les forces qui s’affronte sont des plus malfaisantes, a-t-il atteint les siennes ?

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 20:47

Ce livre m’avait été conseillé par mon ami Christophe le libraire. Suivant, au grand regret de mon conseiller bancaire, trop souvent les avis d’autrui en matière littéraire, et voulant soutenir le petit commerce, je me suis donc empressée d’investir dans cet ouvrage. Evidemment, en rentrant chez moi, je l’ai déposé sur ma PAL (pile de livre à lire) et l’ai oublié de long mois. Heureusement, ma main s’est hasardée récemment sur mon étagère et je l’y ai retrouvé. Je dis heureusement car j’ai passé un réel moment de plaisir en compagnie de Didier, privé de son état. L’action se passe dans le vignoble champenois. Une jeune fille, sœur d’un ami du narrateur, a disparu. La famille charge Didier Rouque, de Rouque investigations, de retrouver la demoiselle. Notre héros arrive donc à Bar-sur-Aube par le train du matin. Il se fait engager par le maire pour le temps des vendanges afin de s’assurer une couverture et de pouvoir enquêter en toute discrétion. Malheureusement pour lui, le meurtre de Gérard Merle, employé modèle du vignoble Verriez. C’est un bon policier bien sympathique. Ecrit à la première personne, ce que je préfère, l’histoire nous plonge dans le monde viticole. Ce n’est pourtant pas un univers que j’apprécie forcément beaucoup (niveau lecture s’entend) pourtant, ici ce fût avec un réel plaisir que je retrouvais chaque soir les vignerons de la maison Verriez. Bien écrit, avec une enquête qui met en œuvre divers protagonistes, des personnages attachants, je remercie Christophe de m’avoir fait découvrir cet auteur. J’ai lu sur le site de Dominique Edler que d’autres aventures du privé Rouque allaient suivre, ne reste plus qu’à attendre leur sortie !

 

privé en champagneQuatrième de couverture :

Gare de Bar-sur-Aube : deux minutes d’arrêt. Lorsqu’une jeune fille disparaît, un privé apparaît… Son enquête va le mener jusqu’à un village champenois au moment des vendanges. Il va vite s’apercevoir que cette disparition s’avère plus complexe qu’elle n’y paraît. Il faut dire que l’hectare de vigne en Champagne peut couter très cher et même être mortel.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 22:18

Voici un livre dont la couverture m’a fait de l’œil alors que je visitais tranquillement la galerie virtuelle du site de la Fnac. J’ai cliqué, lu le résumé :

 

devine qui vient mourir ce soirSommes-nous tous des voyeurs ? Prenez dix candidats prêts à tout pour devenir riches et célèbres, enfermez-les dans une maison surchauffée pendant neuf semaines sous l’œil de trente caméras, vous obtenez Résidence surveillée, la dernière création sulfureuse de Voyeur Prod.

Si, au vingt-septième jour de l’émission, vous y ajoutez un meurtre en direct et un coupable non identifié, vous explosez l’Audimat, assurez la fortune de la productrice, et infligez au très british commissaire Coleridge la pire enquête de sa carrière : il lui faudra toute sa patience de vieux limier pour trouver le coupable parmi cette bande d’abrutis bien moins innocents qu’il n’y paraît. Une comédie décapante doublée d’un suspense palpitant.

 

et mis dans le panier. Deux jours après (oui, c’est rapide) je recevais mon exemplaire de « Devine qui vient mourir ce soir ? » écrit par Ben Elton.

 

Je l’ai dévoré en quelques jours (oui, je sais je suis un peu en retard sur mes articles, seulement un mois et demi…)

Le décor est planté dés le début : au cours d’une émission de téléréalité (genre loft) un assassinat a été commis, et ce devant une multitude de caméras. Or impossible de savoir qui est l’auteur de ce meurtre !

Quel suspens ! Surtout qu’on ne connait l’identité de la victime qu’à la 250ème page ! Bon d’accord, on s’en doute un peu quelques pages avant, mais avouez que c’est un tour de force de parler d’un meurtre pendant tout ce temps sans jamais nommer la victime ni le lieu du crime, ni les circonstances !

L’auteur a usé ici d’un procédé assez répandu : le flash back. L’équipe de l’inspecteur-chef Coleridge passe en revue les unes après les autres les heures de rush de l’émission, après la fameuse 27ème journée de tournage, commentant les images et émettant des hypothèses sur la victime et son assassin. Intercalant les scènes vécues par les candidats à la notoriété et celles de visionnage par l’équipe d’enquêteur, l’auteur accroche son lecteur qui ne peut que le suivre dans ce thriller rondement mené, et ce jusqu’à la dernière page et son joli clin d’œil au dernier paragraphe.

Mais au-delà du simple roman policier, Ben Elton fait ici une critique acerbe de la téléréalité et de ses déviances possibles. Les motivations des différents protagonistes sont parfaitement explicitées et logiques. La construction même du récit concoure à cette remise en question. Le roman est découpé en trois parties inégales.

La première s’appelle « sélection ». Elle narre les 26 premières journées ainsi que le début de l’enquête (depuis le 29ème jour 9h15 au 35ème jour 20h), le meurtre n’a pas encore été commis et on ignore toujours qui est la victime. La seconde partie, fort judicieusement, se nomme « élimination » et relate en moins d’une centaine de pages le meurtre et les hypothèses des enquêteurs. La dernière partie « un seul vainqueur » voit l’aboutissement de l’enquête et la fin du jeu au 63ème jour.

 

Ce livre a été écrit en 2001, l’année du loft français… je me demande si Steevy serait entré dans un tel programme, s’il avait eu lu ce roman, à l’époque…

 

Et pour ceux que l’histoire de la téléréalité intéresse, suivez le guide, c’est très instructif !

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 23:08

le festival f paulusBien plus tard, après le drame, on pense avoir retrouvé une paix intérieure. Et puis un matin, en ouvrant le journal, un détail fait ressurgir de vieux fantômes. Un élément nouveau intervient et tout bascule.

A l’automne 1952, un corps disloqué est retrouvé au pied du Roc la Tour. Bien que clamant son innocence, Jolivet est condamné à perpétuité pour le meurtre de Mathey, un industriel de la vallée de la Meuse.

Philippe, un ancien garçon de café, a bien connu les protagonistes de l’affaire Jolivet. Leur histoire fut un temps suspendue à la sienne.

A l’automne 1972, vingt ans après les faits, déterminé à ne plus taire ce qu’il sait, Philippe décide de revenir à Charleville-Mézières. Il a une vérité à rétablir, un rideau à lever.

En arrivant, il est plongé dans une agitation particulière : le premier festival mondial des théâtres de marionnette. Entre ce festival et Philippe se noue aussitôt une étrange relation. En 1952, Philippe s’était aussi inventé un petit peuple sur lequel régner.

Déambulant dans les rues, Philippe recompose l’atmosphère ancienne, rejoue une partie de sa vie, en noir et blanc. Ses souvenirs s’animent et délivrent peu à peu ses desseins les plus exaltants et terrifiants. Progressivement les événements font rebondir la conscience d’un homme… jusque dans celle du lecteur.

 

J’ai rencontré Fabrice Paulus au salon du livre de Warnécourt ce printemps. J’avais lu son roman noir (très noir) La ferme isolée. Après en avoir longuement discuté avec l’auteur, il m’a indiqué deux de ses romans susceptibles de me plaire. Voici le premier.

Même si on est loin de l’atmosphère pesante du précédent, la tonalité générale reste assez sombre. Philippe, le narrateur, après avoir lu un article dans le journal local, plonge dans son passé. Il décide de revenir dans la ville où tout a débuté, replongeant ainsi dans un passé oublié.

Le récit progresse par petites touches. L’histoire est émaillée de flash-back. Sans cesse, Philippe passe du présent au passé, du réel à ses souvenirs cherchant dans ceux-ci des éléments qui pourront lui donner de l’espoir, et atténuer son sentiment de culpabilité.

Sur fond du premier festival mondial de la Marionnette à Charleville-Mézières, Philippe, ancien admirateur de jeux d’échec, sombre dans un monde de pantin, où le manipulateur n’est pas forcément celui qu’on croit…

 

Je remercie Fabrice Paulus qui a insisté pour que je poursuive dans son œuvre, ce que je ne regrette pas.

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 23:50

mort d'un heroine rougeJ’ai choisi de lire le livre de Xiaolong, au départ, parce qu’il me fallait un auteur dont l’initiale commence par un « X » (et oui, toujours le fameux challenge 2011, que je ne finirai pas, maintenant c’est sûr). Evidemment, j’ai été guidée aussi dans mon choix par Christophe-le-libraire et un peu par la quatrième de couverture :

Shanghai, 1990. Le cadavre d’une jeune femme est retrouvé dans un canal. Pour l’inspecteur Chen et son adjoint Yu, l’enquête se transforme en affaire politique lorsqu’ils découvrent que al morte était une jeune communiste exemplaire. Qui a pu l’assassiner ? Chen et Yu vont l’apprendre à leurs dépens, car, à Shanghai, on peut être un camarade respecté et dissimuler des mœurs déroutantes. 

 

Donc, me voilà devant la Chine d’aujourd’hui… enfin d’il y a 20 ans, parce que je ne crois que les choses ont aussi évoluées là bas.

L’essentiel de ce livre n’est pas l’enquête policière. On sait d’ailleurs assez rapidement qui est l’auteur du crime. Non, l’intérêt réside surtout, pour moi, dans la découverte de ce pays et de ses mœurs. Et les difficultés auxquelles se heurtent nos deux policiers sont révélatrices du système politique chinois. En Chine tout est politique.

C’est le portait d’un pays en plein changement après les évènements de Tienanmen, en 1989. Ici pas de prise de position de l’auteur ou du narrateur par rapport à la politique intérieure, mais le constat des évolutions entre un socialisme idéal et l’incursion « du mode de vie décadent sous l’influence de l’idéologie bourgeoise occidentale ». Pas de critique directe de la Révolution Culturelle, seulement la description de ce qui fût fait. Au lecteur d’adhérer ou pas. Pourtant a priori l’auteur n’a rien à craindre, habitant les USA depuis 1989… mais qui sait.

C’est un livre très intéressant à ce point de vue.

Par contre, notre inspecteur est un poète. Le récit est ponctué de vers chinois, heureusement, ou malheureusement, traduits. Je n’ai pas gouté le sel de cette poésie. Bon, en même temps, qui me connait sait que ce n’est pas ma tasse de thé (de Chine), alors de la poésie chinoise ! Pourtant, plusieurs digressions poétiques m’ont permis de faire connaissance avec quelques contes et légendes orientales qui éclairent la psychologie des protagonistes.

 

Je conseille donc vivement la lecture de ce roman à tous ceux qui désirent s’immerger dans la Chine contemporaine, plus qu’aux amateurs de thriller. Merci Christophe de me l’avoir fait découvrir !

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 22:28

evangile selon j lucas

 

J’ai découvert cet auteur sur Facebook, par hasard. Avant de le lire, j’ai pris le temps de regarder les critiques déposées sur son mur. Elles étaient encourageantes et souvent, visiblement, de personnes qui ne le connaissaient pas intimement. C’était plu^tot de bonne augure, il faut toujours se méfier des louanges de ses amis, non qu’elles ne soient sincères mais souvent teintée de subjectivité… (bon, là, je viens de perdre les trois quart de mon lectorat, zut…)

Bref, j’ai donc commandé deux ouvrages à Cyrille Audebert : L’évangile selon Jacques Lucas, et, ce que je suppose en être la suite, Un temps de chien.

Livraison rapide et soignée avec dédicace de l’auteur et caramels au beurre salé (je vous les conseille, un régal !)

Et puis, j’ai posé les deux livres sur ma table de nuit et… c’était il y a déjà trois mois.

La semaine dernière, je me suis décidée, enfin, à prendre le premier, et j’ai découvert la quatrième de couverture :

« Jusqu’à ce jour, j’avais une idée assez précise de ce que pouvait être le bonheur : un appart dans un quartier chic, des toiles vendues à prix d’or avant même d’avoir été peintes, et Mélodie…

Mélodie, le modèle que je rêvais depuis toujours de serrer dans mes bras, et qui venait de me rouler la pelle de ma vie…

Ouais, c’était sûrement ça le bonheur.

Y avait bien cette « Ombre » au tableau, celle qui avait entrepris de nettoyer la ville de ses clochards d’origine maghrébine, mais c’était tellement loin d’ici, dans les es sombres…

Et puis, ce matin-là, en rentrant, j’ai trouvé cet attroupement devant mon immeuble, et tous ces flics chez mi, à l’étage… C’est là que le cauchemar a commencé, et que les souvenirs de ma vie d’avant ont refait surface.

Et si l’assassin, c’était tout simplement moi, David Huxley… »

 

Alléchante entrée en matière, non ?

Pourtant j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, puis à la moitié je ne l’ai plus lâché.

Le personnage est attachant malgré ses zones d’ombres. L’histoire est bien menée, même si j’avais pressenti l’identité du coupable assez rapidement. Ceci dit, je me demande à quel point cela n’est pas fait exprès, car à peine avais-je formulé mon hypothèse qu’une piste nouvelle s’ouvrait et que je me suis mise à douter de mes facultés de déductions. C’est justement à partir de ce moment que l’histoire m’a vraiment accrochée.

Le hic, c’est qu’à la fin, tout n’est pas résolu. Evidemment, le coupable des meurtres en série est arrêté, mais beaucoup de questions restent en suspend : le passé de David ? Ses relations avec son père ?

La fin du livre laisse la porte ouverte à une suite possible, et justement la suite est Un temps de chien.

Un polar dans les règles de l’art, qui se lit facilement et qui ménage son suspens jusqu’au bout. Un bon moment à passer !

Et la suite ?

Dans un prochain numéro !

 

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A découvrir !

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Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


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Réédité chez Chloé des Lys

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