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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 17:47

les fantsatiques livres volants-copie-1Les fantastiques livres volants de Morris Lessmore, William Joyce, Album,  Bayard Jeunesse, 2012.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Voilà une œuvre que j’ai découvert au Cabaret Vert sous  le chapiteau aux images sous forme de film (voir ci-dessous).

Un petit bijou ! Les dessins sont très beaux et l’histoire poétique.

« Morris Lessmore aimait les mots », ainsi commence cet album.  Au fil des dessins, l’auteur nous livre la place qu’occupent les livres et la lecture dans la vie. Il rappelle qu’elle embellit notre vie (c’est bien souvent un moyen d’évasion plus facile d’accès que les Bahamas), qu’elle est source de partage (à minima entre le lecteur et l’auteur) et qu’un livre n’est rien s’il n’est pas lu… A ce propos, j’ai eu une petite déception en découvrant la version album. Ce moment émouvant du film, où Morris répare un vieux livre  perd  de son sens quand les images se retrouvent fixées sur du papier glacé. Mais cela est peut-être aussi dû à l’antériorité du court-métrage sur l’album qui, pour une fois n’est pas coutume, est meilleure que la version papier. Ceci dit, le livre est un bon complément pour comprendre ou faire comprendre aux plus jeunes certaines allusions qui pourraient paraître quelque peu absconses (joli mot, n’est-ce pas ?).  

 


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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 22:09

pierre celtiqueLa pierre celtique, Jean-François Maillet, Collection Detectivarium, Edition du bout de la rue, 116 pages.

 

Quatrième de couverture : Le vélorail est une ingénieuse machine à pédales installée sur l’ancienne voie ferrée. L’ennui, c’est quand les voyageurs disparaissent !

Deux familles en cinq jours, c’est beaucoup…

Etienne, l’instituteur du village appelle son vieux copain Guillaume à la rescousse.

Sean l’Irlandais, amateur passionné de mégalithes, étudie la mystérieuse pierre celtique. Cacherait-elle un trésor ?

Guillaume et Mikajoh pourront-ils retrouver les disparus et démêler légendes et réalité ?

 

Roman jeunesse

J’ai rencontré l’auteur, Jean-François Maillet à Mai des livres (Scrupt - 51). Il m’a exposé le concept de la collection « Dedectivarium », et son roman La pierre celtique m’a paru intéressant pour ma fille deuxième du nom. Bien m’en a pris, Ema a adoré. Si bien que je n’ai plus qu’à investir dans les autres opus (flûte, il y en a quand même une vingtaine et une liste de futurs à paraître). Mauvais plan.

Curieuse de connaître les raisons de l’engouement de « fille numéro deux » pour cet ouvrage, je lui ai emprunté subrepticement. Et j’ai compris.

 

L’histoire, simple en apparence, tient en haleine jusqu’au bout. Les personnages ont de la profondeur et l’intrigue est bien ficelée. La présence de l’ange Mikajoh et ses pouvoirs magiques permettent des rebondissements salvateurs. La narration est à la première personne du singulier ce qui facilite l’implication du jeune lecteur (je ne parlais pas pour moi, quoique). Ce même jeune adepte des romans à suspens saura aussi trouver matière à enrichir sa culture celtique. Pour ma part cela m’a donné envie de faire un petit tour en vélo rail. Il faudra juste que je trouve quelques bonnes âmes qui voudront bien pédaler…ça tente quelqu’un ?

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 14:42
Quatrième de couverture : Landover est un authentique royaume magique, livré au complet avec créatures féériques et sorcellerie incluse, exactement comme la publicité l’avait promis. Alors Ben Holiday l’a acheté… un million de dollars. Ce n’est qu’après qu’il a découvert que la pub avait soigneusement négligé de mentionner certains détails…royaume magique à vendreComme le fait que le royaume tombe en ruine, par exemple. Faute d’un roi pour unir les barons, les  impôts ne sont plus collectés. Un dragon de très mauvaise humeur ravage la campagne tandis qu’une sorcière maléfique fomente la destruction de… tout. Et comme si ça ne suffisait pas, le seigneur des démons provoque tous les prétendants au trône de Landover en un duel à mort que nul mortel ne peut espérer gagner.
Sauf que Ben a un truc typiquement humain dont aucune magie ne peut venir à bout : il est têtu comme une mule…
 
Comme le personnage central de ce récit, c’est le titre de ce livre de Terry Brooks m’a attiré. Quoi de plus intrigant que cette annonce ? Royaume magique à vendre !
 « Le royaume magique de Landover » est le premier tome d’une série de six romans fantastiques de Terry Brooks. Le nom du royaume, qu’on pourrait traduire de façon très libre par « terre au-delà » (j’ai prévenu, très libre, la traduction) et le nom du personnage principal, Ben « Vacances » (déjà plus facile, la traduction) sont des exemples de l’humour qu’on peut retrouver tout le long du récit.
Ben veuf, avocat reconnu, riche, et particulièrement désespéré, veut par l’achat de ce royaume magique, sortir de sa morosité, se changer les idées… Même s’il croit au début vivre un canular il doit se rendre rapidement à l’évidence, il est entré de plain-pied dans une autre vie. Ainsi raconté, on pourrait penser au roman de John CONNOLLY, Le livre des choses perdues. La comparaison s’arrête là. Ici, seule la fuite du personnage principal vers un monde magique est le point commun.
C’est plutôt un roman jeunesse, facile à lire et assez divertissant. Mais, cela s’arrête là. Inutile d’en attendre un message caché, une thèse à défendre, une pensée sous-jacente. Peut-être en cherchant bien, on pourrait éventuellement se raccrocher à l’idée que quand on veut vraiment quelque chose, on finit par y arriver… mais c’est à peu près tout.
Bref, rien de révolutionnaire dans ce royaume là, mais un joli conte de fée avec tous ses ingrédients magiques. Un livre à emporter dans ses bagages pour les vacances (il existe en livre de poche) histoire de se divertir sans peine.
Je n’irai pas jusqu’à lire le second tome dont les critiques trouvées sur internet ne sont pas fameuses. 
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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 18:53
la fin n'est que le débutDernier opus de la trilogie de Katarina Mazetti, La fin n’est que le début, marque l’entrée de Linnea dans sa vie d’adulte. Je ne reviendrai pas sur l’écriture, elle n’a pas changée depuis Entre le chaperon rouge et le loup, c’est fini, elle est toujours coupante comme le froid glacial de l’hiver suédois.
Dans ce volume, Linnea retrouve son passé en la personne de Per, le frère de Pia. L’accident vasculaire dont sa grand-mère est victime fait un écho à la tragique disparition de Pia. La mort reste présente, mais elle s’apprivoise, se rend plus discrète.  La liaison que Linnea va entretenir avec le sosie de son amie, lui permet finalement de terminer son travail de deuil et de pouvoir entrer enfin dans l’âge adulte. Après sa première relation sexuelle dans le tome précédent, Linnea expérimente sa première relation amoureuse avec ses moments d’extase mais aussi son gouffre sans fin quand tout va mal. Les personnages secondaires rappellent que la vie continue, confortant par leurs propres déboires l’histoire que vit l’héroïne.
J’ai vraiment beaucoup apprécié cette trilogie (dont je n’ai toujours pas lu le premier tome) c’est une approche très intéressante de la question du deuil chez l’adolescent. Question, heureusement, qui ne se pose pas chez tous nos enfants.
Quatrième de couverture :
« Dix-huit ans déjà, Linnea prépare le bac. Entre sa grand-mère victime d’une grave attaque et sa copine Malin qui prend des cours de self-défense pour se protéger de son petit ami, tout concourt à lui rappeler que la vie d’adulte n’est pas aussi douce qu’espéré.
Et voilà qu’elle croise le sosie de Pia, son amie disparue, en uniforme de lieutenant de marine ! Il s’agit de Per, le grand frère de Pia, qui l’agace à peu près autant qu’il lui plaît. Ils ne sont d’accord sur rien et se disputent sur tout, mais restent en contact quoi qu’il arrive – n’est-ce pas le moment rêver pour tomber amoureuse ?
Après Entre Dieu et moi c’est fini et Entre le chaperon rouge et le loup c’est fini, La fin n’est que le début pousse tendrement sa truculente héroïne jusqu’au terme de l’enfance. Ayant abandonné quelques illusions en route, mais armée d’un doute constructif (parfois) et d’une ironie dévastatrice (toujours), Linnea tourne une page et s’apprête à entrer dans le cour des grands. Elle nous manque déjà. »
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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 18:06

 l'été où je t'ai retrouvé

« Belly ne chasse plus ses tristesses. Elle les laisse venir. Après tout, elle ne passera pas l’été dans la maison de la plage. Susannah n’est plus là, Conrad ne donne aucune nouvelle. Un soir, Jeremiah prévient Belly que Conrad a disparu. Le cœur de la jeune fille se remet à battre à toute allure. Elle monte dans sa voiture et ensemble, sans un mot, ils roulent vers le même but. Retrouver Conrad. Retrouver la maison de la plage, le seul endroit où il a pu se réfugier. »

 

 

Comme j’avais lu et apprécié la première partie du livre de Jenny Han, j’avais demandé à Emilie de me mettre la suite de côté dés son achat.

D’après la quatrième de couverture, je m’attendais à une espèce de « road movie ». J’ai été déçue.

On y retrouve bien les mêmes protagonistes : Belly, Conrad, Jérémiah, Steven, Taylor… tous sont là sauf Susannah la mère du ténébreux Conrad et du joyeux Jérémiah. Elle est morte des suites de son cancer (elle était déjà malade dans la première partie) laissant la place à un autre personnage : son mari M. Fisher.

Je n’ai pas beaucoup aimé cette suite. L’atmosphère est assez sombre : la mort de Susannah est omniprésente. Ayant perdu Maman l’année dernière, j’ai eu l’impression de revivre ce deuil. Est-ce la raison pour laquelle je n’ai pas accroché ? Je ne le pense pas. Le personnage de Belly ne m’a pas touché comme dans le premier tome. La jeune fille fait fausse route en permanence, manque sérieusement de perspicacité et a un comportement un peu trop timoré (mais il ne faut pas oublier que c’est écrit par une américaine). L’incursion dans les pensées de Jérémiah n’ont fait que renforcer ce sentiment.

Bref, pour moi à oublier rapidement… et sans enchaînement sur le 3ème tome (oui, il parait qu’il y en a un troisième…)

 

Mais tous les blogueurs (heureusement) ne sont pas de mon avis, comme : Les carnets de Lael, la mordue des livres mais aussi Ma bibliothèque virtuelle

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 21:50

meto le monde 

Après avoir lu le tome 2 de cette trilogie, ne me restait plus qu’à terminer par celui-ci et valider ou pas mon hypothèse. La quatrième de couverture ne me donnait guère d’indication :

« De retour à la Maison, Méto est séparé de ses proches et désigné aux yeux de tous comme une « traitre ». Mais les César le conduisent bientôt dans une partie de la grande demeure tenue secrète et réservée aux membres du groupe E, une élite chargée d’effectuer des missions sur le continent… »

 

Je m’attendais à un univers toujours sombre, et finalement, l’atmosphère est moins lourde que dans les deux premiers tomes. La thématique de l’enfermement reste présente ainsi que celui de la manipulation, mais le décor est plus varié, et pour cause, puisqu’il passe son temps entre l’île et le continent et le manipulateur change de camp.

Autre évolution, les lieux sont ouverts : la mer que Méto traverse à plusieurs reprises, la découverte du continent, des rues, des jardins… autant d’espaces sans barrière qui s’opposent au monde carcéral des tomes précédents.

On sent qu’on arrive au bout, on sort du tunnel. Et avec nous, Méto qui va enfin découvrir ses origines et le monde dans lequel il vit. Là, j’avoue que ce fût une surprise. Yves Grevet a décidément beaucoup d’imagination. Impossible de vous donner des détails car ce serait déflorer l’intrigue.

Par contre je ne prends pas de risque à réaffirmer mon hypothèse concernant le parcours initiatique. Ce troisième tome, Le Monde, est bien l’âge adulte avec la découverte des émois amoureux (et pas seulement le frémissement dû à un parfum), mais surtout avec la prise de responsabilités par Méto. Il devient leader, instigateur, il s’assume et prend en charge un groupe, une famille (épilogue).

Je persiste donc dans ma lecture à double niveau : un roman jeunesse d’aventure, et un niveau plus psychologique montrant les différentes étapes du développement, enfance, adolescence, adulte... A quand l’âge mûr ? 

En tout cas, ne boudez pas cette trilogie qui mérite bien les 8 prix littéraires qu’elle a reçus. Petite mise en garde : bien que ce soit un livre pour la jeunesse, je pense qu’il faut déjà une certaine maturité pour aborder cette histoire, surtout le premier tome, en effet le milieu violent qui y est décrit peut heurter les plus jeunes, à éviter avant le collège. Cet avis n’engage que moi évidemment…

 

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 19:05

trésor des abbessesJ’avais envie de connaître l’offre de mon éditeur, c’est quand même la moindre des choses. J’avais le choix.

Finalement, j’ai décidé de prendre « Le trésor des abbesses » de Charlène Mauwls, dans la collection Aventures.

La quatrième de couverture m’avait parue intéressante :

 

Quel est le trésor dont parle un manuscrit du IXème siècle que Virgile, jeune antiquaire parisien, rapporte de Trèves ?

Pourquoi, la mafia russe, dirigée par Constantin Basilivitch, l’a-t-elle missionné pour lui procurer ce Livre des miracles, rédigé par les plus grands ecclésiastiques de tous les temps, depuis Macaire, premier évêque de Jérusalem, jusqu’au pape Pie XII ?

Quel est le secret contenu dans ces pages qui relatent la vie de Saint Hydulphe, chorévèque de Tréves, la ville où naquit l’empereur Constantin qui christianisa le monde romain ?

Quel est le lien entre le médaillon que porte toujours Tontine, la mère adoptive de Virgile, et le trésor des abbayes qui composèrent la croix monastique des Vosges dont parlent les archives de la bibliothèque d’Epinal ?

Plongés dans une affaire aux méandres diaboliques, Virgile et ses amis devront répondre à toutes ces questions pour découvrir le trésor des abbesses.

Suivons les au cœur des mystères du moyen-âge.

 

C’est un livre que j’ai lu d’une traite même si au départ j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, mais il faut bien dire, que mes précédentes lectures étaient assez éloignées de ce thème.

Très documentée, ce récit nous plonge dans l’histoire ecclésiastique des Vosges. Domaine dans lequel mes connaissances sont d’une rare indigence, je dois bien l’avouer.

C’est une histoire qui s’adresse aussi bien aux adultes (ma grand-mère de 90 automnes l’a lu et apprécié également) qu’aux adolescents. L’intrigue est assez linéaire et facilement compréhensible pour des jeunes collégiens.

J’ai particulièrement apprécié la qualité du vocabulaire (c’est assez rare pour ce type d’écrit pour être signalé).

J’ai eu un peu plus de mal avec la ponctuation. En effet, les points de suspensions sont nombreux, surtout au début du roman, et ce même en milieu de phrase. Cela m’a un peu agacé, heureusement, l’histoire m’a happée et j’ai fini par les oublier (surtout que, progressivement, ils se font plus discrets).

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 19:46

 

Voici le second opus de la trilogie d’Yves Grevet. J’avais eu l’occasion de le lire en 2008 quand son livre avait été sélectionné  pour le Prix des lecteurs du Club Mickey (ma fille aînée était membre du jury cette année là). J’avoue que le premier tome ne m’avait pas forcément enchanté : un univers clos, violent, avec des règles stupides… Mais bon.

Passant à la médiathèque, j’avise le second tome. Le premier finissant très abruptement, et comme je ne voudrais pas mourir idiote, j’ai emprunté « Méto, l’île ».

Voici la quatrième de couverture, pour vous faire une idée de l’ambiance : meto

 

« Méto et ses camarades ont enfin franchi les portes de la Maison, livrant un combat terrible pour leur liberté.

Méto est grièvement blessé lors de la bataille… Lorsqu’il se réveille, il se rend compte que ses paupières ont été cousues et qu’il est entravé à un lit. Où est-il ? Et ses amis, sont-ils encore en vie ?... »

 

Pas très joyeux à première vue. Tant pis, je me lance !

 

Et puis, finalement, je me suis prise au jeu.

Ici, Méto et ses amis sont recueillis par les « chevelus », anciens « prisonniers » de la Maison comme eux. Sauf que parmi eux se trouvent aussi d’anciens Césars ou Soldat.

On y découvre un monde tout aussi violent, tout aussi clos (ils sont dans une grotte) tout aussi concentrationnaire. Mais les choses évoluent insensiblement. Méto grandit, on le sent bien. Il acquiert des droits qu’il n’avait pas.

 

Il est inutile de vous raconter l’histoire car l’intérêt n’est pas là. 

Cette trilogie est un roman d’aventure certes, mais surtout, à mon sens, un parcours initiatique qui guide l’enfant vers son émancipation et donc l’état adulte.

Ici, la Maison et ses règles ineptes symbolisent la petite enfance et ses interdits qui ne sont pas forcément compris par le Petit (on retrouve cette notion de Petit dans l’histoire). Méto réussit à s’en enfuir en se rebellant, comme un adolescent qui se retourne contre ses parents quand il refuse leurs règles de vie. Et comme l’ado, Méto quitte un monde sécurisé (voir sécuritaire) pour l’univers de ses pairs (Méto retrouve dans la grotte bon nombre d’ancien pensionnaires de la Maison). Or le monde ado n’est pas le pays des Bisounours : cruel, violent et sans pitié (arrêtons de nous voiler la face, s’il vous plait, franchement, vous voudriez redevenir ado, vous ? Moi pas, c’est certain), bref pas si idyllique que ça.

L’adolescence c’est aussi l’âge des premiers émois. Pour Méto aussi. Mais je n’en  dirais pas plus. D’ailleurs, dans la Maison, toute féminité est bannie : pas de filles, pas de femmes, les enfants ne savent même pas que la gente féminine existe, sauf Méto évidemment qui a réussi à dérober un livre de science qui abordait le sujet.

Ne nous emballons pas non plus, il n’y a rien de sulfureux dans ce tome. Juste le trouble d’un parfum.

Les titres de deux premiers tomes sont La Maison et L’Île. Un cercle qui s’agrandit. Le dernier tome s’appelle Le Monde.

Logiquement on devrait y parler du stade suivant, celui de l’adulte. Celui qui prend son envol…

Ce que j’en ai lu sur différents blogs me laissent à penser qu’effectivement Méto évolue vers l’indépendance.

On y lit aussi souvent les qualificatifs « époustouflant », « formidable » pour parler de la trilogie en entier d’Yves Grevet.

Si, à la lecture du premier tome, je n’étais pas conquise, je dois avouer que maintenant j’ai hâte de découvrir le dernier. Au-delà d’un simple roman d’aventure jeunesse, cette trilogie est une parabole : les différentes étapes menant à l’indépendance, et à l’âge adulte.

 

Message personnel à la médiathèque Yves Coppens :

Emilie ! Mets moi le tome 3 de coté, j’arrive !!!

 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 11:56

urban massai

Ayant participé (une fois de plus) au partenariat B-o-B, je me devais de lire ce roman.

J’en avais différé la lecture, déçue de mon partenariat précédent (Il est parmi nous). Ce qui m’avait permis de me remonter le moral avec les Attirances de Van Cauwelaert.

 

Marine Rose avait déjà mis son billet en ligne, je n’ai évidemment pas pu résister à la tentation d’y jeter un œil.  Et je dois avouer qu’après lecture complète du roman, je suis assez de son avis.

Bon au début, j’ai eu un peu de mal à entrer dans cet univers particulier : celui de l’adolescent mâle en milieu urbain, moi qui ai trois filles à la campagne. Aussi les petites histoires masturbatoires de l’ado, m’ont un peu « barbé ». Mais n’est ce pas, là, le principal centre d’intérêt du jeune mâle ? De ce coté là, pas de doute l’auteur maitrise bien son sujet… une dose d’autobiographie peut-être ?

J’ai eu quelques doutes sur certains anachronismes. L’action se passe en 1985, mais je n’ai pas les mêmes souvenirs que l’auteur. Une chose est certains, c’est que l’usage du préservatif n’était pas aussi répandu. Mais dés la première page, l’auteur s’en explique : « les avertissements médicaux que l’on y trouve, par un souci élémentaire de sécurité, reflètent l’état de la connaissance de 2007 ». Bon d’accord, mais dans ce cas, quelle est la pertinence de situer l’action en 1985 ? J’imagine qu’il y a une bonne raison, mais je ne l’ai pas trouvée (peut être au second tome ?)

Sinon, un médecin aussi ouvert d’esprit que celui que rencontre notre héros, je voudrais bien avoir son adresse. Je doute que cela existe.

La rencontre avec Isabella est aussi un peu irréelle… Un fantasme de jeune homme sans doute.

J’ai été aussi un peu agacée par les appellations telles que « RETAP » au lieu de tout simplement « RATP », bon évidemment, le portrait fait de cette entreprise n’est pas très flatteur, il valait peut-être mieux essayer de dissimuler le nom de l’enseigne… raté, on la reconnait trop bien.

Ce qui m’a chagriné aussi, sont les quelques fautes de frappe en fon de roman… mais tout cela est largement pardonnable.

Oui, tout à fait pardonnable car, un fois entrée dedans, on ne lâche plus ce roman initiatique. Parfait pour comprendre comment fonctionne un garçon de 15 ans, je vais le prêter à ma fille aînée (14 ans) ça ne peut lui être que bénéfique.

Parfait aussi pour montrer que les cités ne sont pas qu’un repaire de brigands sanguinaires toujours prêts à mettre à feu et à sang le quartier, non il y existe aussi des « petits gars bien », qui y vivent « tranquillement », et même certains qui changent miraculeusement (comme « Raclure »).

J’ai été peinée de laisser filer Franck sans moi à la dernière page. Heureusement, je viens de voir que la suite est sortie !

Franchement, voici un livre dont je ne regrette pas la lecture, malgré tous ses petits défauts sur lesquels finalement on passe facilement.

Petites précisions supplémentaires :

- Il a été sélectionné pour le Prix Méditerranée des lycéens en 2009. Je n’en suis pas étonnée.

- Le site de l'auteur est très intéressant, n'hésitez pas à le visiter!

 

Merci à  BoB et les éditions TDO 

 

 Lu dans le cadre d'un partenariat        logobob01

 

 

 

 

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 19:48

chupacabrasPour la petite histoire, sachez que lors du salon du livre de Paris en mars (rappelez-vous, celui où je me suis lâchée), j’avais rencontré Alexandre Moix (charmant) qui avait su me persuader que Les Cryptides étaient « LE » livre jeunesse français de l’année (c’est un excellent vendeur). Je m’étais donc empressée de lui faire dédicacer son premier opus pour ma fille Ema, deuxième de la triade infernale. Rentrée à la maison, j’avais remis le précieux ouvrage à sa destinataire en l’informant que j’avais promis à l’auteur de lui rendre compte de sa lecture (bon, ça je dois dire que… mais je lui enverrai cette chronique… ça compensera). Bref, Ema a adoré le premier tome de la série : « A la poursuite du Kraken », (petite remarque en passant : tous les livres de cette saga s’appellent à la poursuite de…) Donc, forcément, quand j’ai avisé le partenariat de B-o-B concernant le tome 3, je ne pouvais que me mettre sur les rangs. Entre temps, j’ai acheté et reçu le tome 2 (« A la poursuite de l'olgoï-korkhoï »). J’ai été la première à lire le tome 3. N’ayant pas lu les précédents, j’avais un peu peur de ne pas tout comprendre, mais en fait non, on suit très bien. Le minimum de rappel sur les personnages est fait, avec des renvois aux tomes antérieurs (je l’ai dit, Alexandre Moix est un bon vendeur) mais inutile de se précipiter dessus, aucune action ne nécessite de les avoir lu avant (mais si vous voulez les lire quand même ne boudez pas votre plaisir !).

Dés les premières pages, on est dans le bain… de sang.

Les deux premiers chapitres sont consacrés à la description de la mise à mort d’un libraire (personnage apparemment présent dans le tome précédent, vous voyez : pas la peine de s’y attacher, il disparaît tout de suite !). Le troisième chapitre n’a rien à envier aux précédents puisqu’il porte le titre de « Meurtre au musée », tout un programme ! Un peu violent pour un livre jeunesse.

Évidemment, me direz-vous, la jeunesse actuelle n’a rien à voir avec la nôtre. Exit les fantômettes, Club des cinq ou Clan de sept !

Ma fille s’est gaussée de moi quand je lui en ai parlé : « oh la la, la trouillarde, pffff, même pas peur, moi ! ». Ça s’était avant de le lire, car quelques jour après l’avoir commencé, alors que je lui demandais où elle en était, elle m’a avoué qu’elle en avait arrêté la lecture. Elle invoque la fallacieux prétexte de ne pas avoir terminé le tome 2, mais je sais qu’en fait, elle n’est pas très rassurée dans son lit, la nuit tombée (j’ai mes indics).

Ouf, mes Stephen King peuvent encore prendre la poussière sur mes étagères !

Enfin, le sursis n’est peut être que provisoire, car l’enfance évolue vite et les peurs d’aujourd’hui peuvent être vaincues demain. Affaire à suivre donc ! Bilan : j’ai apprécié la lecture de ce roman jeunesse, même si je reste sceptique face au voyage dans le temps et notamment aux rencontres avec son double temporel (j’avais très bien suivi les explications de Doc à ce propos dans « Retour vers le futur »), et je ne dis pas que je ne lirai pas les précédents tomes (dés que je ne serai plus surbookée, évidemment !)

 

Merci aux Editions Plon et à  B-o-B pour ce partenariat.

 

Pour celles et ceux qui voudraient faire plus avant connaissance avec le monde des Cryptides, allez donc sur le site, en attendant, voici la quatrième de couv’

 

Les Mayas l’avaient annoncé : l’humanité périra au solstice d’été 2012 ! Les Chupacabras, des créatures étranges venues d’ailleurs, envahiront alors le monde pour exterminer l’espèce humaine. Selon la Prophétie, un enfant de 10 ans a été désigné pour sauver la planète. Tom ne le sait pas encore : il n’a que cinq jours pour réunir trois objets sacrés, refermer les mystérieuses «Portes du Temps » et déjouer l’Apocalypse. Avec ses frères et sœurs, Adèle, Boris, Béa et le suricate Nono, il s’engage dans une terrifiante course contre la montre au cœur de l’impénétrable jungle mexicaine. L’avenir de l’humanité et de leur famille est entre leurs mains !

 

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 18:02

tante mame 

J’avais vu la critique de Patacaisse sur ce livre. Et, j’avais été séduite par ses arguments.

Je me suis nanti de ma carte bleue (depuis interdite par mon cher et tendre qui trouve que les bouquins, ça va bien, bouh le vilain) et hop un petit coup d’internet et quatre jours plus tard arrivait encartonné comme il se doit, mon exemplaire de Tante Mame de Patrick Dennis.

Une ravissante couverture rose bonbon, le titre étant formé à partir de la fumée d’un fume cigarette tenu par une main féminine gantée et bijoutée. Ça sentait le roman de fille.

Une préface de Charles Dantzig présente l’histoire de ce roman, depuis sa création jusqu’à son succès au théâtre New Yorkais le tout agrémenté de photos d’actrices incarnations de la fabuleuse tante.

 

L’auteur est le narrateur. Cette Tante Mame est la sienne. L’excuse de Patrick Dennis pour nous faire pénétrer l’intimité de cette femme fantasque est trouvée dans la lecture d’un vieux numéro du Digest. Le roman est découpé en divers chapitres classés chronologiquement et qui commencent systématiquement par un parallèle entre « le personnage le plus inoubliable » d’un obscur écrivain et sa Tante Mame, suivent les souvenirs de notre Patrick Dennis concernant sa relation avec sa tante. Depuis leur première rencontre, jusqu’à l’âge adulte, Tante Mame rythme les moments fort de la vie de notre narrateur.

 

J’ai eu un peu de mal sur les deux premiers chapitres. Cette tante me paraissant bien éloignée de notre jeune Patrick, mais dés qu’il grandit la présence de sa tante se renforce, elle prend de l’importance dans sa vie, provoquant des catastrophes quelques fois salvatrices (oui, je sais cela ressemble à un oxymore mais vous n’avez qu’à lire le chapitre « Tante Mame et mon histoire d’amour avortée »). Elle a la propension à se mettre dans des situations ô combien périlleuses et s’en sortir avec les honneurs (« Tante Mame  et la belle du sud »).

 

Finalement, j’ai passé un excellent moment avec Patrick Dennis et sa tante Mame. Et comme le dit si bien Charles Dantzig : « Tante Mame est la charmante dingue qu’on voudrait dans sa famille ».

 

Merci Patacaisse pour ce tuyau !

 

Et, pour les derniers septiques, la quatrième de couverture :

 

« Tante Mame est une femme imprévisible, émancipée, et fantasque dont la vie est réglée par un principe intangible : la liberté/ Lorsqu’elle recueille son neveu Patrick, jeune orphelin, ce n’est pas pour l’entretenir dans les convenances ni les conventions, mais pour l’initier à une existence exubérante, pleine de massions cocasses et d’humour, lui donnant ainsi une leçon pour la vie : ne jamais céder au découragement.

Hilarant de la première à la dernière page, Tante Mame est un étincelant témoignage de l’humour anglo-saxon, nourri de dérision, d’ironie, de fougue, et le lecteur gardera pour seule nostalgie de n’avoir pas eu, lui aussi, une Tante Mame dans sa vie.

Roman culte, Tante Mame, dont le personnage a d’ailleurs été inspiré par la propre tante de l’auteur, l’excentrique Marion Tanner, se situe dans la plus grande tradition de la comédie américaine. »

 

 

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 12:13

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Adepte des lectures en partenariat, B-o-B proposait le mois dernier une lecture à quatre yeux parents-enfants. Sans hésiter je me suis inscrite pour découvrir avec Julie mon aînée (13 ans et demi, je précise), la suite de Mary Poppins. Comme beaucoup, je ne connaissais la nurse qu’à travers le prisme de Walt Disney. Une jolie brunette incarnée par Julia Andrews, souriante, attentionnée, aimable, bref la nounou de rêve pour enfants turbulents.

J’en étais donc là de ma représentation de Mary Poppins. L’illustration de l’édition du Rocher s’accordant tout à fait à ma Mary imaginaire, petit air mutin en sus. La quatrième de couverture présente l’ouvrage ainsi :

« Rien ne va plus au numéro 17 de l’allée des Cerisiers depuis que Mary Poppins s’en est allée, emportée par le vent d’ouest. Un jour, Mme Banks, à bout de nerfs, envoie les enfants jouer au cerf-volant dans le parc. Et quelle n’est pas leur surprise de voir Mary Poppins descendre du ciel au bout de la ficelle ! Comme si de rien n’était, la nounou reprend sa place chez les Banks. Et c’est reparti pour de nouvelles aventures extraordinaires… En sa compagnie, tout semble possible… Mlle Andrew, la vieille gouvernante de M. Banks, se fait enlever par son alouette. Jane se retrouve prisonnière d’un compotier en porcelaine. On prend son goûter la tête à l’envers. Les bébés parlent la langue des oiseaux. Les paresseux sortent des contes de fées. Le cirque des étoiles donne une représentation au milieu de la nuit. Le printemps se décore comme un arbre de Noël. Et ballons de baudruches et manèges sont réellement enchantés ! »

Dés sa réception, je me suis plongée, alléchée, dans ce nouvel opus de Mary Poppins, sans me méfier.

J’ai tenu quatre chapitres avant de déclarer forfait. Hélas, je n’ai plus 10 ans, ce qui n’est pas une révélation, comme me le faisais, si justement, remarquer, samedi dernier, au salon du livre de Paris, un membre du personnel de l’éditeur. Effectivement, ce n’était pas le scoop de l’année, mais, bon, je croyais, naïvement, avoir encore une part d’enfance en moi. Amère déception…

Mary Poppins n’est pas du tout, mais alors, pas du tout comme je me la représentais. Pas de tendresse dans cette nurse là, ni même de fantaisie. Je n’ai trouvé qu’une jeune femme se repaissant de son reflet dans le miroir, passant son temps à rabrouer les enfants, faisant preuve d’une mauvaise foi incroyable… Franchement une horreur cette Mary Poppins.

-          Tu exagères, Maman, comme toujours ! J’ai trouvé la suite de Mary Poppins un peu dure, c’est vrai. Où est passée la douce nourrice souriante et gentille ? Mais malgré ce bémol, l’histoire est agréable à lire, les scènes et les actions des personnages sont bien décrites. Chaque chapitre correspond à une aventure avec Michel, Jane, leurs frères et sœurs et bien sûre, Mary Poppins. J’ai adoré le moment où la petite famille survole le parc accrochée à des ballons…

Evidement, moi j’ai buggé au cinquième chapitre. Le coup du voyage en ballon, je ne l’ai pas vu…

-          Dommage, c’était très bien. Tu n’as qu’à finir de le lire ! La fin est originale et amusante. Ça m’a légèrement rappelé le film de Walt Disney quand les deux enfants aimés se baladent aux coté de Bert et Mary Poppins à dos de chevaux de bois…

C’est vrai que certaines scènes ont dues être mises dans le film. Le goûter au plafond, tête en bas, par exemple. Je vais peut-être me forcer alors. Mais, il faudra que j’adopte un autre point de vue. En essayant de repérer les passages qui ont pu inspirer le cinéma, peut être… Mais, je vais attendre un peu pour ça.

-          En tout cas, moi ça m’a plu !

Eh bien au moins une de contente ! Pour ma part, je passe vite au suivant !

 

Je remercie Julie pour sa participation à cette critique.

 

Ce livre a été lu dans le cadre du partenariat Blog-O-Book et les éditions du Rocher Jeunesse

 

 

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 11:53
Eh oui, je l'avoue, moi aussi j'ai aimé...

TWILIGHT

Ma fille aînée avait reçu pour Noël les deux premiers tomes de cette saga. Après l'avoir feuilletée elle l'a reposée sans être enthousiasmée: "bof, ça ne me dit rien".
Au club lecture, mes copines l'avaient dévorée et ne tarissaient pas d'éloges. Piquée par la curiosité, je me suis donc décidée à percer le secret de ce phénomène.
J'ai ouvert le premier tome, remplie d'à priori, évidement négatifs (comment un livre qui a été autant plébiscité par un nombre incalculable de jeunes filles à peine pubères dénuées de sens critique, pourrait il être à la hauteur de son succès, forcément ce devait être un coup marketing). Bref, forte de ma suffisance, je me suis donc penchée avec circonspection sur Fascination.

Les cinquante premières pages n'ont rien fait pour chasser mes préjugés: un style d'écriture à "l'américaine" avec pléthore de description des gestes quotidiens du genre: J'ouvre la porte du frigo. Je prends un steak et le mets dans la poêle... Bref, un peu longuet le début. Et puis, tout à coup... Révélation, fascination (pour le coup voilà un titre qui colle à la réalité), impossible de décrocher. Lecture jusqu'à 4 heures du mat'. Obsession.

Quatre tomes plus tard, et 2421 pages (eh oui quand même), j'ai fait le point.

Comment, moi, Virginie, 40 ans (bon ça va, no comment svp), mère de famille, ai-je pu tomber dans ce chaudron pour adolescents boutonneux (y a des garçons qui le lisent aussi)?
La réponse est dans l'efficacité de la narration.
Analysons un peu:
1- le narrateur parle à la première personne. "Je" permet une identification immédiate au personnage. Encore faut il que celui ci corresponde peu ou prou à ce que l'on est (j'ai eu beaucoup de mal avec  "L'accro du shopping"dont la personnalité m'était trés éloignée) et ça c'est la deuxième force de ces livres,
2- la pauvreté de la description des personnages: pas ou peu de signes physiques clairs. On sait qu'il est beau, magnifique et a le teint blanc (il faudrait vérifier si cette saga remporte le même succès dans les pays à majorité ethnique de couleur?) et qu'elle est... totalement insignifiante. L'archétype du
3- roman "arlequin": un homme (bien que ne parraissant que 17 ans, il en a quand même presque 100, il a la maturité d'un homme et non d'un adolescent) riche, beau, une jeune fille sans relief. La bergère et le seigneur. Cela fait des siècles que la recette existe et qu'elle fonctionne: jouer sur le différentiel social.
4- un personnage qui pourrait être chacun d'entre nous, très ordinaire, se retrouve dans une situation extra-ordinaire. On en a tous rêvé: sortir de notre petit quotidien pour vivre une aventure d'où on sortirait évidement grandi. Et ça c'est le dernier point:
5- le récit initiatique. N'oublions pas le public cible: les jeunes ado et adultes. Ils peuvent reconnaître en cette saga leur propre parcours passant de l'enfance-ado à l'âge adulte (elle finit mère, bon à 18 ans, ce n'est peut-être pas un exemple à suivre), les plus âgés se replongent avec délices dans leurs premiers émois.

Bref tout ça pour dire que cette saga n'est pas aussi anodine qu'elle en a l'air.
Une collègue qui ne partageait pas mon enthousiasme m'a objecté certains points: c'est mal écrit, il n'y a pas de style et l'histoire ne tient pas debout. 
A cela j'ai répondu: le style est le reflet d'une jeune fille de 17 ans qui s'exprime dans son langage, cela peut être un parti pris de l'auteur, cela dit, il est vrai que le premier tome n'est pas très bien écrit. On y  retrouve un vocabulaire assez faible (marmoréen est répété toutes les deux pages, mais il faut avouer que c'est plus "classieux" que "blanc comme un cul", oups, je dérape), mais bon la narratrice n'est pas non plus la meilleure élève.
Quant qu'à l'histoire qui ne tient pas debout... je trouve qu'il serait bien dommage qu'elle tînt debout justement. La lecture n'est elle pas à l'instar du cinéma, une échappatoire au quotidien, une façon de vivre par procuration des aventures extraordinaires? Je rappellerai seulement que pléthore (je sais que je me répète mais j'aime bien ce mot) d'oeuvres littéraires n'ont rien à voir avec le réel et je ne parlerai même pas des contes de fées!
Donc si vous ne les avez pas encore dévorés, pour cet été, pensez Twilignt. Vous n'en sortirez pas indemne...
 
Sur ce, je prends quelques jours de congés. Je serai de retour vers le 15 août avec beaucoup de lecture dans ma besace.
Pour info j'emporte dans ma valise le dernier Musso et un Fred Vargas, je ne pense pas que cela suffira, je me ravitaillerai en route!

En attendant de vous retrouver, je vous souhaite d'agréables lectures de vacances.
vhs
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A découvrir !

Visitez le site www.virginielauby.com

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hantise

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


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Réédité chez Chloé des Lys

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