Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:55

avis à mon executeurAvis à mon exécuteur, Romain Slocombe, Robert Laffont, 485 pages.

Quatrième de couverture :

Lundi 10 février 1941, Washington, hôtel Bellevue. Un client de passage est retrouvé mort d’une balle dans la tête, une arme près de lui. La police conclure au suicide. Nul ne sait encore que l’inconnu a été l’un des plus importants agents du renseignement de l’URSS…

En 1936, Victor Krebnistsky poursuit son rêve de révolution mondiale quand il découvre l’emprise stalinienne sur la guerre d’Espagne. Malgré lui, il participe à l’élimination d’un transfuge soviétique, mais il est trop tard pour quitter les rangs ; l’époque est au soupçon général. Tandis qu’à Moscou les fonctionnaires du NKVD se défenestrent pour échapper aux purges, Victor doit gagner Paris et honorer une effroyable mission visant son meilleur ami. EN dépit des menaces qui pèsent sur sa propre famille, il refuse de commettre l’impensable. Condamné dès lors à une exécution officieuse, contraint à une éternelle fuite ne avant, il ne peut plus compter que sur sa ruse et… sur une arme au pouvoir dévastateur : le document secret prouvant la trahison et le « grand mensonge » de Staline. S’en servir signifie la mort. Ou la dernière chance qu’aura Victor de souver la femme qu’il aime et leur petit garçon.

 

Avis de la page 100 :

Alors qu'on pouvait s'attendre à un policier, c'est la confession d'un des hommes de main du pouvoir Stalinien que l'on découvre. J'ai du mal à rentrer totalement dans le roman (car s'en est un même si on pourrait parfois se croire dans un essai tant les références historico-politiques sont nombreuses) peut-être parce qu'écrit à la première personne, il y a peu de dialogue et que l'écriture est essentiellement descriptive. Une lecture un peu rébarbative mais qui me permet de replonger dans les sombres années d'avant-guerre. J'ai bien du mal à savoir si j'aimerai ou pas ce livre au final. Affaire à suivre donc...

Chronique :

Voici un roman qu’on devrait retrouver dans les listes de prix littéraires de cet automne. Romain Slocombe signe ici une histoire qui retrace les années sombres du stalinisme. Sous forme d’un récit apocryphe, on pénètre au cœur du système d’espionnage soviétique.

Le roman commence par un prologue relatant un fait divers : un homme a été retrouvé mort dans une chambre d’hôtel à Washington. L’enquête conclue à un suicide. Cet homme n’est autre que Krebnitsky, transfuge de l’Est, traqués par ses anciens collègues. Puis, le narrateur passe en revue rapidement les différents protagonistes de l’affaire et informe le lecteur d’un courrier en provenance de Lausanne. Un ami libraire lui envoie un manuscrit et des lettres personnelles attribuées à Krebnitsky. Le cadre est posé.

Le roman est principalement constitué des mémoires de Krebnitsky, un espion comme un autre, ni meilleur, ni plus mauvais. Un homme avec sa foi dans le Communisme idéalisé, ses doutes dans l’appareil du Parti mais aussi ses lâchetés face aux choix tragiques que ses supérieurs lui imposent.

C’est l’histoire d’une vie dans l’histoire du Monde. Un roman qui humanise l’inhumain. Mais aussi un roman qui se mérite. J’ai dû me forcer à entrer dans cet univers. Le nombre de personnages, les abréviations désignant les différents services de sécurité soviétiques, la forme même du récit, au début, qui s’apparente plus à un témoignage qu’à un roman, m’ont rebutés au début. Mais tout cela concourt à donner à cette histoire un réalisme parfois à la limite du soutenable et un accent de vérité indéniable. Finalement, il est difficile de quitter Victor Krebnitsky, et son souvenir se prolonge bien après avoir refermé le livre.

 

Note :  19/20

 

 

Et pour aller plus loin…

Retrouvez les autres critiques sur lecteur.com

 

Repost 0
29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 13:58

trois grands fauvesTrois grands fauves, Hugo Boris, Edt Belfond, 199 pages, 18 euros,

 

 

 

 

 

Le portrait de trois prédateurs : Danton, Hugo et Churchill. Trois héros qui ont en commun d’avoir été confronté très tôt à la mort, d’avoir survécu et d’y avoir puisé une force dévorante. Trois survivants qui ont opposé leur monstruosité à la faucheuse.

Trois grands fauves, ou comment défier la mort en trois leçons.

Trois portraits fragmentés et subjectifs, raccourcis saisissants d’une vérité qui échappe aux historiens. Une filiation imaginaire se tisse entre les personnages, dessinant une figure nouvelle. Qu’est-ce qu’un grand homme. Où est son exception ?

 

 

J’ai eu l’occasion de rencontrer Hugo Boris à son passage à Rethel à l’automne. Il participait au festival littéraire « de l’écrit à l’écran », manifestation organisée par Interbibly. J’avais entendu parler de son roman à la radio et le sujet de son intervention, l’adaptation cinématographique d’œuvres romanesque, m’intéressait. Sa présentation fut en tout point conforme à mes attentes, claire, concise, argumentée et non dénuée d’humour.

Bref, le garçon est brillant et charmant, ce qui ne gâche rien. Son écriture lui ressemble.

Les trois grands fauves présente trois biographies de trois personnages politiques unis par une résistance presque extraordinaire à la mort, physique mais aussi psychique puisque leurs destins émaillés de drames ne parvient pas à les mettre à terre. Danton, Hugo et Churchill. Trois personnalités différentes qui ont regardé très tôt la mort en face, l’ont affrontée, et même vaincue plusieurs fois. Trois prédateurs mais aussi trois hommes avec leurs faiblesses, leurs erreurs et leurs grandeurs.

On accompagne avec émotion Danton dans son dernier périple, sur la charrette des condamnés, vers l’échafaud, qui, jusqu’au dernier moment, veut croire en sa bonne étoile et à un retournement de situation… en vain

On accompagne le désespoir de Hugo après la mort prématurée de sa fille chérie et ses efforts irrationnels pour la retrouver au-delà de la réalité, phagocytant son fils au profit de cet amour exclusif oubliant les autres… jusqu’à la rédemption tardive.

On vit les déceptions du petit Winston relégué, oublié, dans son pensionnat, cherchant de légitimes affections parentales, ses échecs, son alcoolisme… et une dernière ovation, au crépuscule de sa vie, dans un restaurant de Monte Carlo.

Trois fauves politiques, trois féroces défenseurs de leur conviction, acceptant la mort ou l’exil plutôt que de plier.

Hugo Boris a su faire revivre à travers ses pages l’essence même de ces personnages historique. Il leur a rendu une âme que l’Histoire leur avait spoliée. Au travers de son texte, il a su tisser des liens entre ces trois grands désespérés si profondément humains.

Merci de nous rappeler que la grandeur est fragile, et que tous les héros ont des pieds d’argile. 

Repost 0
2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 17:30

julienne david

 

 

Moi, Julienne David, corsaire nantaise jamais soumise, Thérèse Andre-Abdelaziz,  Editions Ex-Aequo, 126 pages, 14 euros, ISBN 978-2-35962-275-1

 

 

 

 

 

 

 


Ni biographie, ni roman de cape et d’épée ce récit ne prétend aucunement raconter l’histoire véridique de Julienne David mais, m’appuyant sur des faits relatés, dates historiques, actes de naissance, de décès, extrait du bordereau du recensement du 3eme canton de la ville de Nantes en 1841, j’ai réinventé l’existence tumultueuse de cette corsaire nantaise. Ce récit s’articule autour des manques, des silences et des interrogations, mêlant histoire et fiction. L’écriture est née de tout cela. Au plus serré.

 

 

 

 

Voilà un roman des plus étranges où la biographie de cette incroyable rouquine des  tourbières bretonnes est contée à deux voix : un narrateur qui semble tout droit sorti du dix-huitième siècle et la maison où vécu Julienne de nombreuses années. Le vocabulaire est en grande partie celui de l’époque, avec des mots locaux mais dont le sens est évident dans le contexte. Cela donne parfois un sentiment étrange, une immersion dans ce monde brutal où les croyances villageoises font des ravages, où la cruauté banale est retranscrite avec un réalisme perturbant.  J’ai eu mal pour cette petite fille de onze ans, souffert avec cette jeune femme dans les prisons républicaines, eu froid et faim avec cette femme dans les hulks anglais, mais aussi espéré, comme elle, le retour de Guillaume…

Ecrit sur le fil du rasoir, ce texte remue les tripes parfois jusqu’à la nausée (mais je suis une petite nature, tout le monde vous le dira).

 

Il y a des livres qui ne laissent pas intact, pour moi, celui-ci en fait partie. L’histoire ne retient des corsaires que des hommes, pourtant quelques femmes se sont travesties pour pouvoir embarquer et se battre sur ces navires. On les a oubliées. Merci à Thérèse Andre-Abdelaziz d’avoir ressuscité avec brio, la mémoire de Julienne/Jacquot.

Repost 0
4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 19:53

adieu à toledeIl fait bon vivre à Recas, petit village d’Espagne écrasé de soleil. Les volets s’ouvrent avec la fraîcheur de la nuit… Les hommes se retrouvent au café, après les pénibles travaux des champs, et regardent les jolies filles passer…

Antonia se l’est juré : elle épousera José, le plus bel homme de la province de Tolède ! Et ce n’est pas cette pimbêche de Marie-Luz qui va l’en empêcher ! Après tout, elle est une Maura, on ne peut rien lui refuser…

José ne l’a pas refusée, la tendre Antonia. Mais après dix ans d’un bonheur sans faille, la guerre civile éclate. L’Espagne est coupée en deux. Républicains et franquistes ne se font pas de cadeaux. Les amis d’hier sont devenus les ennemis d’aujourd’hui… à Recas comme ailleurs. José se bat pour la République.

Antonia se réfugie à Madrid puis à Barcelone.

Ces deux êtres dévorés par la passion, emportés par l’Histoire, résisteront-ils à la tourmente ?

 

J’avais depuis très longtemps ce livre dans ma PAL. Je connais l’auteur comme beaucoup à travers ses émissions de télé ou de radio. Je m’attendais donc à un certain style plutôt relevé, une histoire plutôt légère et ce malgré la quatrième de couverture qui de ce côté ne conduit pas le lecteur sur de fausse pistes, bref quelque chose qui soit dans la lignée de la représentation que je me faisais Christine Bravo.

Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux apparences…

J’ai trouvé ici, un roman profond. Une ode à ceux qui, chassés par la guerre civile à laquelle pourtant ils ont participés activement, ne peuvent penser à leur pays sans nostalgie ni regret. J’ai trouvé aussi une romancière talentueuse qui utilise des procédés littéraires intéressants (comme lorsqu’elle utilise une pirouette en faisant intervenir le récit d’un personnage pour se sortir de l’enchainement des batailles de l’Ebre, qui résume par : « Il y en a eu cinquante des batailles de l’Ebre ! [… ]il se passait toujours la même chose… comme en France en 14-18… il n’y avait que le climat qui changeait ») avec une mise en abîme de sa propre histoire (ce roman est librement inspiré de la vie de ses grands-parents) puisque la narratrice, romancière écrit la biographie de ses grands-parents et à travers elle l’histoire de la guerre civile d’Espagne ou comment l’Histoire n’est que le fruit de nos petites histoires. C’est le récit d’un basculement qui est ici rapporté car la vie des réfugiés en France après leur passage de la frontière n’est pas mentionnée.

Les personnages sont nombreux et on les suit sur plusieurs années, depuis l’époque sereine de leurs rencontres, de leurs amours, jusqu’au chaos et aux déchirements de leurs destins. Chacun est attachant et bien malin qui pourra dire qui sont les bons qui sont les méchants. Il voit comment les amis d’hier deviennent des ennemis pour une cause, comment leurs points de vue se modifient au fil des évènements. Seul le personnage de la Grand-Mère Antonia ne varie pas : son unique préoccupation est depuis le départ de séduire puis de garder le beau José et ce malgré leur différences sociales. Elle traversera le siècle avec cette seule obsession et, à l’automne de sa vie, elle reste aussi jalouse qu’au premier jour de leur rencontre, redoutant toujours sa rivale Maria-Luz. J’avoue que je n’ai pas trouvé le personnage d’Antonia des plus sympathiques et qu’il m’a énervé souvent (je me demande d’ailleurs quelle est sa part de réalité, l’auteur y règle-t-il un compte avec sa propre famille ou est-ce de la pure fiction ?).

Je ne connais que très mal cette période de l’histoire espagnole (bon d’accord, l’Histoire de l’Espagne dans son ensemble) mais ce roman m’a donné envie de m’y intéresser de plus près. Voilà qui me promet encore de longues heures de lectures !

Repost 0
5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 20:28

51D2BB7Y8AL SL500 AA300

« Le domaine de la croix haute, au cœur des Ardennes, s’étend sur des hectares et des hectares de chênes et de pins sylvestres. Héritier d’une longue lignée de bûcherons et de chasseur, Clément Descharmes appartient depuis toujours à cette âpres et mystérieuse terre forestière. Mais cette forêt, qui semblait diriger sa vie, va aussi changer son destin. Quand il rencontre la sauvage et rebelle Eloïse, fille des bois élevée par un vieil anarchiste, il rompt ses fiançailles avec Julia, dont les parents possèdent une saboterie dans la région. Les amants se heurtent alors à de lourds secrets de famille qui les séparent malgré eux.

 

Monde fermé et solitaire, les Ardennes sont aussi le théâtre de tous les conflits de l’Europe. Les drames de la guerre de 1870 ont séparé Eloïse et Clément.

Les bouleversements de 14-18 peuvent les rapprocher de nouveau… »

 

Auteur : Françoise Bourdon

 

 

Ce livre m’avait été conseillé par un des membres du club de lecture.

L’auteur est ardennaise et elle aime sa région. Ça, c’est le premier bon point. Dans cette histoire, transpire l’âme de ce département méconnu (hélas).

L’histoire n’est pas inintéressante : on suit, comme l’indique bien la quatrième de couverture, les amours contrariées de Clément et Eloïse.

Mais il y a un relent de déjà vu, une recette un peu trop répandue (surtout chez Harlequin) :

Prenez la différence de classe sociale comme toile de fond, ajoutez y un secret de famille (qu’on devine très rapidement) saupoudrez de culture afin d’assaisonner le lecteur de mots anciens et professionnels. Attention, n’ayez pas la main trop lourde…. Oups trop tard, c’est devenu indigeste…

Parce que c’est bien là que cela m’a posé problème : les allusions aux vieux métiers, les énumérations d'outils, les juxtapositions de vocabulaires professionnels (termes de bûcheronnage ou de la saboterie).

Cela m'a rappelé la phrase "la culture c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale".

Ne vouant pas un culte aux métiers disparus (je sais, je vais en décevoir certains), j’avoue que je n’ai pas pu terminer ce roman.

J’ai pourtant tout tenté, jusqu’à la lecture en diagonale pour que cela passe plus vite. Je voulais, vraiment le finir, ne serais ce que par respect pour celui qui me l’avais recommandé. Je l’ai définitivement posé à la page 178 (sur 328 quand même) en ayant pris la précaution de survoler les dernières pages, juste au cas où…

Mais non, sans remord.

Je n’ai pas l’âge des regrets, sans doute…

Désolée Alain, je ferai mieux la prochaine fois…

 

 

Repost 0
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 14:21

2264034912

La collection Grands Détectives, chez 10/18, est spécialisée dans les histoires policières historiques. Mystère rue des Saints-Pères dont l’action se situe au moment de l’exposition universelle de Paris de 1889, met en scène pour la première fois le libraire-enquêteur Victor Legris.

J’avoue ne pas adorer les romans historiques, mais là, je dois lire pour le challenge 2010-2011 l’œuvre d’un auteur dont le nom commence par un « I ». Claude Izner fait mon affaire.

D’autant que la quatrième de couverture n’est pas pour me déplaire :

 

« Comme nombre de visiteurs du monde entier, Victor Legris, libraire rue des Saints-Pères, se rend à l’exposition universelle où la tour Eiffel, qui vient d’être achevée, trône en véritable vedette. En ce début d’été 1889, les chemins dans la foule qui se presse entre les kiosques multicolores, dans les allées envahies de pousse-pousse et d’âniers égyptiens… Au premier étage de la tour, Victor doit retrouver Kenji Mori, son associé, et son ami Marius Bonnet, qui vient de lancer in nouveau journal, Le Passe-partout. Mais leur rendez-vous est vite interrompu : une femme vient de s’écrouler sous le coup d’une étrange piqûre. S’ensuit une série de morts inexpliquées qui vont marquer les débuts d’enquêteur de Victor Legris… Ces nouveaux mystères de Paris nous plongent dans la capitale des impressionnistes, ses « villages » et ses quartiers populaires. »

 

J’ai donc commencé la lecture de ce roman avec un œil plutôt bienveillant.

Alors, comment dire… il serait exagéré de dire que cela m’a déplut. Non. Mais en même temps, je n’avais pas cette impatience quand vient le soir, d’aller me coucher pour me retrouver entre les pages avec mes héros de papiers. J’avoue même avoir consacré une soirée entière au Dr House (saison 4)… Donc ce n’est pas avec tristesse que j’ai tourné hier la dernière page de cette histoire.

Pourtant, objectivement, je n’ai rien à lui reprocher : écriture fluide, histoire qui tient debout, péripéties nombreuses, fausses pistes à répétition, décors de rêve (pensez une exposition universelle avec moult pays représentés, autant d’atmosphères différentes…)

Mais je ne suis un peu perdue entre les différents personnages (il y en a un certain nombre et dont les noms à consonances exotiques ont eu un peu de mal à se faufiler jusqu’à mon disque dur cervical).

Bref, je suis passée à coté. C’est certainement dommage, mais cela ne doit pas vous décourager si le roman historique ne vous fait pas peur.

 

Pour info, la suite des aventures de Victor Legris est disponible  chez 10/18

 

Repost 0
13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 21:58

le montespan

Petit bijou de truculence, cette biographie de Jean Teulé décrit la cour du roi soleil telle qu'elle devait être et non telle qu'elle fut célébrée par la marquise des Anges dans la version cinématographique de Bernard Borderie.

Certes dentelles, rubans, soieries et pierres précieuses règnent mais au milieu des odeurs pestilentielles et des pourritures des êtres.

Cela fait déjà moins envie.

On y suit les mésaventures conjugales de Monsieur de Montespan, amoureux au point d'en devenir ridicule, pardonnant tout à l'infidèle adulée, prenant des risques insensés pour se venger du royal rival.

On y suit la descente aux enfers de la Montespan, jeune fille frivole pervertie par la cour (mais elle devait avoir quand même quelques prédispositions) devenant la catin du roi et s’adonnant à la magie noire pour le garder et conserver aussi son rang à la cour.

On y suit la cour et ses courtisans mais aussi la campagne pyrénéenne, la vie de château quand le seigneur est désargenté, les domestiques familiers…

Tout ça vu dans le prisme amoureux du Marquis de Montespan.

Plus qu’un roman, c’est un livre d’histoire. J’y ai retrouvé des souvenirs enfouis de mes cours universitaires (oui, parfaitement, j’ai fait une brève apparition en fac d’histoire), la guerre de succession d’Espagne entre autres.

Le style m’a un peu déstabilisée au début, un langage argotique et désuet à la fois, puis je suis très rapidement entrée dans l’histoire.

Un très bon moment en tout cas avec le seul qui ait osé défier le roi soleil sans en mourir, mais ça, c’est parce qu’il a eut de la chance… évidement, une chance de cocu !

 

La quatrième de couverture (succincte, mais après tout qui ne connaît pas le Montespan ?)

 

« Aux désirs du roi, nul ne se dérobe. »

 

(J’avais prévenu, c’est succinct, mais j’ai l’édition spéciale 11/09 POCKET)

 

 

 

 

Repost 0

A découvrir !

Visitez le site www.virginielauby.com

Cliquez sur les images pour en découvrir les premières pages... 

hantise

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


1ere-couverture-Nannig-copie-1.jpg

Réédité chez Chloé des Lys

Recherche