Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 17:05

la fée de la mousseLa fée de la mousse, Philippe H. Besancenet, Editions P’tit Golem, 136 pages, 6 euros

Quatrième de couverture :

Dans le marais, personne ne vous entend crier.

 Bienvenue dans le royaume de Gwann ! Avec son monstre ravisseur de princesse, ses momies tueuses, sa fée sans baguette, son festival folk et des bains de boue à volonté, vous vous sentirez vite à l’aise. Ici, rien n’est comme il parait l’être. On y trouve la gloire comme la mort, les ennuis comme l’amour.

 


 

Certains diront que j’ai passé l’âge des contes de fées. Ils n’auront pas forcément tort s’il s’agit de Clochette, Flora ou Miss Tick (ah non ! c’est vrai celle-là c’est une sorcière), par contre concernant la fée de la mousse…

Tout commence dans un marais. Il y a un Prince, un Roi mourrant, une Princesse, un Monstre. Quatuor classique. Mais ce qui l’est moins, classique, c’est que la Princesse, lasse d’attendre un Prince charmant bien peu empressé de la secourir se barre avec son monstre (syndrome de Stockholm sans doute), plante là le Prince et ses charmantes intentions. Tout penaud, le Prince ne pouvant rentrer dans son royaume sans épouse, s’enfonce dans le marais… et là… forcément, il y fait des rencontres.

Vous l’avez compris, ceci n’est pas un conte ordinaire. C’est un peu comme en cuisine, les grands classiques ont bien plus de saveurs quand ils ont été revisités par un chef étoilé. Et Philippe H. Besancenet mériterait bien d’être étoilé maître es conte de fée tant sa recette m’a régalé de pages succulentes. Il a su ajouter au style traditionnel parfois un peu ampoulé, une juste mesure de vocabulaire actuel et direct allégeant le tout avec délicatesse.

Une vraie découverte que je vous conseille sans modération !

 

 

* pour les ignorants le printemps des légendes c'est ça : 

 

Repost 0
23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 21:06

JoylandJoyland, Stephen King, Albin Michel, 324 pages

 

 


Quatrième de couverture :

 

Les clowns vous ont toujours fait un peu peur?

L’atmosphère des fêtes foraines vous angoisse ?

Alors, un petit conseil ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir d’orage…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’avais abandonné Stephen King et mon adolescence dans les années quatre-vingt-dix. Le battage médiatique autour de Dôme, m’avais donné envie de le relire sans que pour autant je concrétise cette impulsion. J’ai dans ma PAL (ma pile à lire si vous préférez) son roman 22/11/63, mais je ne l’ai pas encore ouvert… Aussi quand ma fille aînée et aimée m’offrit Joyland, je n’étais pas forcément avide de passer mes nuits en compagnie du maître de l’épouvante, mais comme je suis une mère formidable… ok, je retire formidable… bref, me voilà avec Joyland entre les mains, un soir de pleine Lune, ou presque…

Je m’attendais donc à trembler de terreur sous mes couvertures (c’était l’état dans lequel je me trouvais quand je lisais Simetierre, il est vrai que je n’avais alors que 16 ou 17 ans). J’ai commencé à lire, 10, 20 trente pages… arrivée à la centième j’ai eu comme un doute, à la 300ème c’était une certitude : j’étais devant un polar. Certes avec une petite dose de surnaturel, juste ce qu’il faut, un soupçon de spectre, histoire de… mais un polar, en bonne et due forme, avec son assassinat, son meurtrier, son enquête et évidemment son dénouement. Rien de très horrible en somme (enfin sauf pour cette pauvre fille égorgée dans le train fantôme).

Déçue ? Certainement pas ! J’ai passée l’âge de me faire peur sous les couvertures ! Par contre je n’ai rien contre une bonne histoire qui me plonge dans un milieu que je ne connais pas (là en l’occurrence celui des forains), qui me garde en haleine tout du long (franchement l’identité du meurtrier je ne l’ai pas vu arriver), avec une petite dose d’émotion (oui, j’avoue, j’ai versé ma petite larme) tout ça écrit d’une façon magistrale (à la King : efficace, limpide).

Je remercie donc chaleureusement ma chère fille pour ce cadeau de fête des mères. Vivement l’année prochaine !

 

Repost 0
19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 20:00

double identitéDOUBLE IDENTITE, Didier Van Cauwelaert, éd. Le livre de poche, 206 pages, 6.60 euros

 

 

Martin Harris avait deux passions : sa femme et une plante. Je suis seul aujourd’hui à pouvoir les sauver. Mais comment protéger une femme lorsqu’on est traqué sans relâche par les services secrets ? Et comment libérer une plante médicinale volée aux Indiens d’Amazonie par le numéro un mon dial des cosmétiques ? Une plante qui pourrait guérir des milliers de malades et qui, victime d’un brevet exclusif, ne sert qu’à fabriquer la plus chère des crèmes antirides.

 

 

J’ai reçu ce roman pour la fête des mères (encore merci Julie). Ma fille aînée avait bien choisi puisque j’avais lu, il y a quelques temps déjà le roman dont Double Identité se trouve être la suite (Hors de moi). J’avoue avoir un peu oublié l’histoire mais je ne pense pas qu’il soit obligatoire de lire Hors de moi pour comprendre Double identité. L’auteur fait une petite piqûre de rappel sur le contexte qui me semble suffisante (d’ailleurs même avec ces indications, je n’ai pas réussi à me souvenir de je me souvenir de l’histoire précédente, j’ai la mémoire qui flanche sans doute…) pour se laisser embarquer dans l’aventure.

Le roman commence par la phrase : « A force de se croire un autre, on finit par le devenir ».  C’est le choix de Steven Lutz, son choix conscient, d’endosser l’identité d’un ami d’enfance de Martin Harris (souvenez-vous, le Martin Harris de Hors de moi…) pour échapper à un cauchemar récurrent. Evidemment dit comme ça, ce n’est pas très clair. A l’image de l’histoire, je dois dire. On apprend au début du roman ce que Steven Lutz, alias Martin Harris, alias Glenn Willman, alias Robert Elmett… est un ancien agent secret, pas si ancien que ça puisqu’il est traqué par des inconnus qui rêvent de le descendre. Vous me suivez ? Jusque-là, ça va. On est encore plus ou moins dans le logique, le plausible. Mais là où ça dérape c’est quand la plante (la kimani) commence à communiquer avec notre agent. J’avoue avoir été un tantinet perplexe face à la théorie avancée par les personnages. Mais bon, après tout c’est un roman, alors pourquoi pas ? Si on excepte ce point, cela reste un bon petit bouquin où le rythme est soutenu et finalement l’histoire bien construite. Une petite surprise à la fin qui laisse le lecteur sur une note plutôt agréable. Je ne pense pas, cependant, en garder un grand souvenir.

 

 

Repost 0
27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 16:11

AnansiBoys France Paperback 1258016600Anansi Boys, Neil Gaiman, Edt Le diable vauvert, 488 pages, 22 euros

 

Le père de Gros Charlie n’était pas ordinaire : il était Anansi, le Dieu Araignée, l’esprit de rébellion, n dieu filou capable de renverser d’ordre social, de créer une fortune à partir de rien et de  défier le diable… un héritage bien encombrant !

Une mythologie moderne où l’on trouve une sombre prophétie, des désordres familiaux, des déceptions mystiques, et des oiseaux tueurs. Sans oublier un citron vert.

 

 

 

 


Voici un roman pour le moins farfelu, mais attendrait-on autre chose de Neil Gaiman ?

Gros Charlie mène une vie tranquille à Londres entre son bureau à l’Agence de gestion de fonds Grahame Coats et Rosie sa fiancée vierge. Jusqu’au jour où son père détesté meurt. S’en suit un long périple tant physique que psychologique qui guidera Charlie vers un monde insoupçonné mais aussi vers l’amour et finalement l’acceptation de soi.

Récit initiatique autant que fantastique, Anansi Boys parle aussi de la fratrie, des relations entre un fils et son père, des trahisons et de l’amour.

Gros Charlie dans la peur de ressembler quelque peu à son géniteur, est sans relief, insignifiant. Il est même étonnant qu’il ait une fiancée (ceci dit, ladite fiancée ne sait pas non plus très bien pourquoi elle fréquente Gros Charlie, auquel elle refuse toute privauté… Pas avant le mariage ! Non mais !). Jusqu’au jour où débarque son frère, digne fils de son père : sans gêne, expansif, bref son exact contraire. Mais n’était-ce justement cette fantaisie qui lui manquait ? A moins que ce ne soit pour combler le grand vide après la mort de ses ascendants et l’immense solitude de celui qui reste l’unique survivant de sa lignée ?

Peut-être à cause du côté irréel de certaines scènes, ou de la dimension initiatique du roman, j’ai à plusieurs reprises pensé à Murakami en le lisant (j’entends déjà les puristes s’offusquer… désolée).

L’incursion de détails aussi inopinés que déconcertants (mais que vient donc faire cette histoire de citron là-dedans ?) permet d’alléger la tonalité du récit qui sous un faux air burlesque n’en est pas moins grave.

 

Petit conseil de dernière minute : relisez donc les deux premiers chapitres après avoir terminé le roman cela éclaire sur certains personnages (notamment la description de Oats). Tout se tient et le roman se referme comme un cercle. 

Repost 0
1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 21:29

de-bons-presages.jpgDe bons présages, Terry Pratchet – Neil Gaiman, SF, j’ai lu, 440 pages.

 

L’Apocalypse ! Depuis le temps qu’on en parle… Eh bien, c’est pour demain. Enfin, dans onze ans, très exactement.

Depuis qui Dieu créa le monde et Satan l’enfer, chacun des deux cherche à tirer la couette à lui. Pour défendre leurs intérêts respectifs, ils ont leurs envoyés spéciaux sur terre. Côté Bien : Aziraphale (ange de son état, bibliophile et libraire à mi-temps). Côté Mal : Rampa (démon, lunettes noires et boots en peau de serpent, propriétaire d’une Bentley).

Et l’Apocalypse, ça ne les arrange pas du tout. Parce que, vous savez ce que c’est, quand on lit quelque part depuis des siècles, on a ses petites habitudes. Alors ange et démon vont doubler leurs patrons et tout mettre en œuvre peur faire capoter l’Apocalypse.

Hilarant, iconoclaste, un vrai feu d’artifice !

 

Avec de bons présages, j’ai fait un tour dans l’univers de mes premiers amours littéraires, la SF. Petite j’étais tombé dedans avec Philippe Ebly (rien à voir avec le blé), je m’en étais extirpée avec difficulté à l’âge adulte, mais de temps en temps, j’y replonge… avec délectation, d’autant plus quand elle s’allie à l’humour. Et de l’humour, il y en a dans ces présages !

Je passerai sur l’histoire, tout est dit dans la quatrième de couverture : l’Apocalypse tant attendue est là mais évidemment cela n’arrange personne, comme on aurait pu s’en douter. Il faut donc se débrouiller pour qu’elle n’ait pas lieu, tout ça en évitant, bien sûr, de dévoiler sa vraie identité, parce que si cela fonctionne, il faudra encore vivre sous couverture pendant des siècles et des siècles…

Et quand le Bien s’allie au Mal, cela donne une sacrée équipe !

Le comique s’apparente à l’absurde dans plusieurs situations comme, par exemple, quand l’enfant, antéchrist venu au monde uniquement pour le réduire en miette, doit choisir un nom au chien des enfers et par ce nom lui conférer les pouvoirs maléfiques et destructeurs qui doivent lui permettre d’anéantir le monde, il choisit de l’appeler… Toutou ! Maintenant dites-moi un peu quelles peuvent être les pouvoirs destructeurs d’un toutou ? Hummm ?

Tous les éléments de la fin du monde sont présents : les cavaliers de l’Apocalypse et leur armée de comptoir, des prédictions absconses (décidément j’adore ce mot) sans oublier des chasseurs de sorcières commandé par un personnage particulièrement haut en couleur.

 

Comme vous l’avez certainement, j’ai passé un très bon moment, et je suis pleinement rassurée sur l’avenir de notre monde, avec des gardiens comme ça, l’Apocalypse n’est pas pour demain, ni pour dans onze ans !!!

Repost 0
19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 20:56

le labirynthe de darwinLe labyrinthe de Darwin, Thierry Dufrenne, éditions Ex-Aequo, 2013, 97pages, 10 euros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


« … Sommes-nous supérieur à vous ? Nous ne comprenons pas vos sciences. Le sang des autres est notre richesse. Nous en distillons la quintessence, extirpons les souvenirs et les apprentissages. Puissants de ces expériences capturés, nous sommes enivrés de centaines de vies. Et dans ce jeu qui nous oppose, nous devinons le prochain coup… »

Qui était Auguste Maillard ? Cet homme étrange avait quatre-vingt-dix-sept ans alors qu’il en paraissait trente. Et pourquoi a-t-il mordu sa victime à la gorge juste avant de mourir mystérieusement ?

Jeannette aimait Auguste et se retrouve interrogée dans le bureau du capitaine Limousin.

De la jeunesse d’un enfant de Semier aux plateaux de Lozère en passant par Tchernobyl, elle se souvient d’un passé qui n’est pas le sien, d’une lutte ancestrale qui finira devant sa porte, avec le sang comme seul témoin.

 

Ici Thierry Dufrenne, l’auteur de 7 morts sans ordonnance, traite d’un thème on ne peut plus populaire depuis quelques années avec le succès de Twilight. Mais attention, ici il n’est pas question de vampirisme à la Meyer (même s’il y est aussi question d’une rencontre entre un homme et une femme). Ici, le fantastique devient de la science-fiction. Une explication rationnelle étaye les dires du personnage principal. Evidemment, on sait bien que ce n’est pas vrai, mais je me plais à imaginer que cela pourrait, pourquoi pas, l’être…

 

Bien que l’histoire se poursuive sur un tome à venir, l’histoire d’Auguste Maillard est close. S’il n’y avait l’épilogue pour amorcer l’intrigue du roman suivant, on pourrait refermer ce livre en toute quiétude. Oui, mais voilà, les dernières lignes génèrent un suspens que seul le prochain roman de Thierry Dufrenne pourra lever. Alors vite, vite, la suite !

Repost 0
18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 23:05

kafka sur le rivageKafka sur le rivage, Haruki Murakami, 10/18,  638 pages.

 

Quatrième de couverture : Un adolescent, Kafka Tamura, quitte la maison familiale de Tokyo pour échapper à une malédiction œdipienne proféré par son père. De l’autre côté de l’archipel, Nakata, un vieil homme amnésique, décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s’entremêlent pour devenir le miroir l’une de l’autre, tandis que, sur leur chemin, la réalité bruisse d’un murmure envoûtant.

 

Cela fait plusieurs mois, que dis-je, années, que Corinne me vante les mérites littéraires d’Haruki Murakami. En désespoir de cause elle a même fini par m’offrir Kafka sur le rivage, m’assurant que c’était le meilleur Murakami. Après quelques temps d’hésitation (c’est un pavé quand même), j’ai glissé Kafka dans ma valise avant de prendre la route des vacances. Parce qu’il vaut quand même mieux avoir l’esprit reposé pour aborder Murakami.

Comment résumer ce roman… ? Pas facile…

L’histoire commence par la présentation d’un garçon nommé Corbeau, personnage imaginaire, double du jeune Kafka, qui l’accompagne dans ses pérégrinations. Par ce chapitre, le seul qui ait un titre, l’auteur nous donne sa règle du jeu (comme le changement de typographie pour les prises de parole directes du garçon nommé Corbeau). La narration à la première personne du singulier laisse à penser que le personnage central sera ce jeune Kafka (d’autant que le titre donne un sacré indice, encore que les choses ne sont pas aussi simples qu’elle y paraissent !).
Chapitre 3, qui porte le numéro 2, changement de décor : un rapport classé top secret du MIS. Le mystère s’épaissit…

L’alternance des chapitres consacrés à la fuite de Kafka et des rapports du MIS sur une affaire de malaise collectif de 1946 se poursuit jusqu’au chapitre 6 où Nakata fait son apparition. La narration passe à la troisième personne du singulier, plus distanciée. Le personnage de Nakata est un symbole, celui qui transmet, ouvre les portes…

Et c’est là toute la subtilité de l’écriture de Murakami : l’usage des symboles et des métaphores pour faire passer le message. L’auteur se joue de son lecteur en incluant, par exemple, dans le récit des éléments surréalistes et les justifiant uniquement par leur utilité dans le récit (comme page 390), ajoutant une dose d’humour au fantastique.

 

Par contre, côté message, tout n’est pas très clair. Si l’aspect initiatique parait évident, d’autres questions restent sans réponse (quid de cet autre monde, apparemment vide, dont l’entrée est gardée par une pierre symbolique ? La mère et la sœur de Kafka sont-elles seulement des fantasmes ?) C’est un peu le reproche que je ferai à ce roman, de ne pas donner toutes les clefs, mais apparemment c’est aussi ça la marque de Murakami…Dommage, car du coup je reste sur ma faim.

 

Merci quand même à Corinne d’avoir insisté, car malgré tout j’ai passé un bon moment dans le lointain Japon mais rendu si accessible grâce au talent de l’auteur.

Repost 0
13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 23:36

replay432 pages, édition Le Seuil, 1988

Quatrième de couverture : A 43 ans, Jeff Winston meurt subitement s’une crise cardiaque, laissant derrière lui une vie médiocre et un mariage à la dérive. Quelle n’est pas sa stupeur lorsqu’il se réveille… dans sa chambre d’étudiant, âgé de 18 ans. Dans le passé, sa vie recommence comme avant. Sauf qu’il a gardé le souvenir de sa précédente existence…

Qui n’a jamais rêvé de pouvoir revivre son passé fort de son expérience d’aujourd’hui ?

 

Voilà un sujet pour le moins difficile à traiter, souvent abordé, rarement réussi.

Mais oui, que ferait-on à la place de Jeff ? Lui, décide de changer sa vie. Il a la chance de se souvenir des principaux résultats sportifs de sa jeunesse, en quelques paris il amasse une fortune qui lui permet de changer effectivement sa vie. Personnellement je serais bien en peine de faire la même chose, ou il me faudrait attendre 1998 pour que je puisse parier sur la victoire française à la coupe du monde de foot… c’était bien en 98 ? Bref, peu de chance que je puisse m’enrichir, même en recommençant ma vie.

Evidemment aussi, dans cette nouvelle vie, il va tenter de changer le monde en sauvant de la mort JFK. Sauf que… Bref, il se construit une nouvelle vie avec femme et enfant, jusqu’à 43 ans, où de nouveau il meurt et se réveille à 18 ans et quelques mois… Un nouveau cycle recommence avec de nouveaux choix dans un monde prévisible, sans plus aucune surprise… jusqu’au jour où il rencontre Paméla, une autre « replay ».

Le lecteur explore au fur et à mesure de ces « replay » les différentes possibilités qui s’offrent à Jeff, chaque expérience étant plus courte que la précédente. L’histoire d’amour entre Jeff et Paméla constitue un fil rouge, chaque retrouvaille étant plus compliquée que la précédente à cause du décalage qui les éloigne inexorablement. Comme la vie.

Et au dernier « replay » qu’adviendra-t-il de notre héro ?

L’exercice est plutôt réussi car une fois ouvert, il est impossible de reposer ce roman avant la fin, même si celle-ci peut, finalement,  d’un certain point de vue, décevoir (tout ça pour ça, pourrait-on se dire).

 

Dernier point, il est assez troublant de savoir que l’auteur, Ken Grimwood, est lui-même mort relativement jeune (56 ou 59 ans selon les sources). Mais peut-être est-il dans une autre dimension, dans un autre « replay »…

Repost 0
20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 20:40

le plus petit baiser"Un inventeur dépressif rencontre une fille qui disparait quand on l’embrasse. Alors qu’ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d’un coup.  Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l’inventeur se lance alors à la recherche de celle qui « fait pousser des roses dans le trous d’obus qui lui sert de cœur ». Ces deux grands brûlés de l’amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ?

Le plus petit baiser jamais recensé est un vrai faux polar romantique. Suite métaphorique de la mécanique du cœur, ce roman teinté de mélancolie regorge de gourmandises explosives. Comme si Amélie Poulain dansait le rock’n’roll et croisait le Petit Prince avec un verre de whisky."

J’avais beaucoup aimé la mécanique du cœur, l’écriture poétique et surréaliste de Mathias Malzieu m’avait alors séduite.  Mais j’avoue être beaucoup plus dubitative face à ce plus petit baiser jamais recensé… Si on retrouve bien la patte de l’auteur dans le style toujours aussi imagé et poétique (son vocabulaire ne peut laisser de marbre), l’histoire m’a semblée manquer de profondeur. Dépouillée de ses aspects surréalistes (une fille invisible, des arbres à harmonicas ou à barrettes…), le récit manque à mon goût de singularité (cela reste un roman d’amour très classique : un homme, une femme, le retour de l’ex, le point de rupture,  et l’épilogue logique) et de rigueur. Ainsi, quelques passages me laissent perplexes, comme page 107, l’allusion à la paternité de Gaspard Neige. Alors bien sûr, vous me direz dans ce type de roman, ô combien éloigné de nos habitudes littéraires, rien d’étonnant. Certes, mais j’aurais aimé retrouver la fraicheur de la mécanique du cœur … Mais pour cela aurait-il peut être fallu que l’auteur soit dans le même état d’esprit ?

Ceci dit, c’est un roman qui se lit facilement (pour ceux que les néologismes imagés ne rebutent pas, évidemment) et rapidement (à peine plus de 150 pages). Petit plus, il y a un carnet (non détachable) sur papier glacé et en couleur, s’il vous plait, cadeau de notre inventeur à sa belle qui reprend ses billets doux déposés dans les endroits les plus improbables (pour des billets doux s’entend). 

Et si vous voulez retrouver le taeser du roman, c'est sur le site de l'éditeur !

Repost 0
15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 14:01

le palais de minuit« Calcutta, 1916. Dès leur naissance, les jumeaux Ben et Sheere sont séparés par un terrible drame. Sheere est confiée à sa grand-mère tandis que Benn est lis à l’abri dans un orphelinat. Il s’y fait six fidèles amis, avec lesquels il fonde la Chowdar Society. Cette fraternité secrète se retrouve dans les ruines de l’étrange Palais de Minuit. Le jour de leurs seize ans, Sheere et Ben sont réunis. Une ombre maléfique se déchaîne alors. Quelle est cette force qui s’attaque aux jumeaux ? Quel secret cache cette haine féroce ? C’est au cœur de l’ancienne gare de Calcutta que les membres de la Chowdar Societé doivent découvrir la vérité. Dans ce lieu maudit, ravagé le jour même de son inauguration par un incendie qui a fait plus de cent morts, Ben et Sheere vont affronter les vérités de leur passé. »

Après lecture de ce roman de Carlos Ruiz Zafon, j’avoue être assez dubitative. J’avais tant savouré l’ombre du vent, comme des millions d’autres lecteurs, que ce palais indien m’a paru bien fade.

Evidemment, le registre n’est pas le même. La cible non plus puisque l’auteur lui-même dit, dans une note en début de son roman : « j’ai tenté d’écrire le genre de roman que j’aurais aimé lire quand j’étais adolescent » même s’il ajoute aussitôt « mais qui continueraient encore de m’intéresser à l’âge de vingt-trois, quarante ou même quatre-vingt-trois ans ». Là, c’est plutôt raté, du moins pour moi. Où j’ai mal vieilli (si, c’est possible) ou j’ai trop lu du Setphen King pour être encore impressionnée.

L’histoire est racontée par un des membres de la Chowdar Societé, des années après les faits, et dont on apprend l’identité seulement à la fin (histoire sans doute de ménager un certain suspens). Comme l’indique la quatrième de couverture, nous sommes à Calcutta, contrée lointaine et méconnue, où l’imaginaire occidental peut encore s’épanouir et produire des merveilles. Ici, le centre de l’action se situe dans une gare ravagée par un incendie, décor fantomatique propice aux histoires terrifiantes de démons et de revenants. Mais, pas crédible pour un sou.  L’auteur essaye bien d’expliquer une architecture complexe en utilisant les facultés d’analyse de l’un des protagonistes, mais sans aller au bout de son raisonnement.

Même le postulat de base est bancal : le personnage maléfique qui attend seize ans au lieu de passer à l’action tout de suite alors qu’il possède des pouvoirs surnaturels… bref, c’est un peu tiré par les cheveux.

Peut-être parce qu’il avait conscience de ses lacunes, Carlos Ruiz Zafon rappelle également que Le Palais de Minuit est son second roman et qu’il est également le second tome d’une trilogie. Personnellement, je ne pense pas lire ni le premier, ni le troisième de la série.

Néanmoins, je continuerai à suivre cet auteur. Ne me reste à souhaiter que la suite de L’ombre du vent soit à la hauteur de mes espérances…

Repost 0
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 23:31

C’est Hélène qui m’a prêté ce livre car j’avais apprécié le premier ouvrage de ces deux auteurs, La promesse de l’ange qui se passait au Mont-Saint-Michel.

Ici l’action se déroule à Vézelay principalement, mais aussi à Pompéi et à Rome dans les premiers temps de la chrétienté, comme le précise la quatrième de couverture :

 

la parole perdueLa basilique de Vézelay : une des plus anciennes églises dédiées à Marie-Madeleine, la pécheresse des Evangiles. Dans ce haut lieu de la chrétienté, Johanna, archéologue médiéviste, tente d’établir la vérité sur les origines controversées du culte de la sainte.

Mais la sérénité de la jeune femme est rapidement troublée par une série de meurtres sur le chantier d’un de ses collègues à Pompéi et l’étrange maladie de sa petite fille, qui semble inexplicablement liée à ces crimes. Prête à tout pour la sauver, Johanna se lance alors dans une enquête périlleuse, dont la clé pourrait bien être l’un des plus grands secrets de l’humanité : la mystérieuse phrase tracée par Jésus sur le sable aux pieds de la femme adultère, la seule qu’il ait jamais écrite.

Dans la lignée de leur précédent succès, la promesse de l’ange, Violette Cabesos et Frédéric Lenoir nous entraînent sans un formidable thriller historique et métaphysique, éblouissant d’érudition, un jeu de piste archéologique où le s premiers temps de la chrétienté, Moyen-âge et temps présents se retrouvent confrontés à l’énigme de la parole divine.

 

On retrouve donc ici le personnage principal, Johanna, qui avait été laissée pour morte à la fin du livre précédent. On y apprend qu’elle a eu une petite fille et qu’elle continue à exercer son métier d’archéologue. Pour ceux qui n’auraient pas lu La promesse de l’ange, il sera parfois frustrant de ne pas savoir ce qui lui était arrivé car très peu de choses sont finalement dévoilées sur son passé même si certains personnages ressurgissent inopinément…

J’ai eu du mal à me mettre dans cette histoire, sauf la partie concernant Livia, dans la Rome antique qui m’a passionnée, malgré une écriture un tantinet agaçante, pour moi.

Le récit est certes très documenté, mais l’étalage des connaissances m’a lassé et j’avoue avoir sauté quelques passages. Je déteste quand on nomme des objets, par exemple, par leur nom latin puis qu’on s’étende sur leur définition. De plus ces mots sont en italique, juste au cas, certainement, où on pourrait les confondre avec du français actuel, cela ne fait que rallonger la narration de façon artificielle.

Cette histoire m’a néanmoins suffisamment captivée pour que j’aille jusqu’au bout, mais moins que La promesse de l’ange… Dommage.

Repost 0
19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 18:53

la vie que je choisisEt si on vous donnait la possibilité de revenir dans votre passé ? De voir les erreurs que vous avez commises. Samuel Chavignet se réveille dans la chambre d’une maison médicalisée, seul, la mémoire vide, victime d’une maladie neuro-végétative.

Que ressentons nous lorsque nous nous retrouvons sans aucun souvenir ?

Sa maladie va lui offrir la compagnie d’une amie imaginaire qui saura lui apporter une réponse à toutes ses questions en abordant la vie sous un autre angle…

Imaginez que l’on vous donne l’opportunité de changer votre destin et de trouver peut-être le bonheur !

 

Flânant sur FaceBook, je suis tombée sur Céline Thibaut, auteur. Ce n’est pas la première fois que je fais ainsi mon marché sur ce réseau social, mais c’est une démarche originale qui nous a réuni : auteures toute deux d’un roman dont le thème est proche, nous nous sommes procurées mutuellement nos livres afin de les chroniquer.

Ce fût une jolie surprise car je n’avais aucune idée de l’endroit où je posais mes yeux, n’ayant pas lu le résumé avant.

C’est un court récit, un peu moins d’une centaine de pages, écrit à la première personne du singulier. Le narrateur est un vieil homme proche de la mort. Il sait être atteint d’une maladie neuro-dégénérative aussi quand apparaît une jeune fille en noir dans sa vie sans espoir, il la prend pour une simple hallucination. Décidé à ne pas lutter, il se laisse emporter par cette apparition dans le pays de ses regrets.

L’écriture est simple, concise, efficace. Les paragraphes sont courts, les chapitres aussi. Le rythme est soutenu, paradoxe dans cet univers d’attente. Bien que pratiquement impotent, le narrateur est pris dans un tourbillon de sensations, il vit ses derniers jours à cent à l’heure grâce à Bonnie, son « hallucination ».

L’histoire est originale et sa chute inattendue. Loin des pathos habituels, cette aventure fantastique est plutôt optimiste, reste dans l’idée que rien n’est écrit, et qu’il n’est jamais trop tard. Bref, un livre qui met de bonne humeur.   

Seul bémol, ce premier tirage est encore émaillé de quelques coquilles (comme souvent, j’en sais aussi quelque chose…), qui seront évidemment éliminées dés la prochaine impression.

 

Merci à Céline Thibaut pour cet échange et au plaisir d’autres découvertes !

Repost 0
11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 10:57

la verticale du fouClarisse est morte.

Elle ouvre les yeux sur son corps mutilé, entouré par la police scientifique qui s’affaire sur la scène de crime de son propre meurtre.

La vision est dure. Choquante. Le décor sinistre.

Dans cet état d’exo conscience, elle fait alors un come-back sur sa vie passée. Dans une affliction particulière, dérangeante, elle reconstruit le puzzle de sa vie. Elle va vivre ses derniers instants post mortem dans une bien singulière situation : celle de refaire à l’envers le chemin des heures qui ont précédé sa mort, afin de pouvoir confondre son propre meurtrier.

La police scientifique est formelle : le meurtrier de Clarisse a déposé son corps à plusieurs kilomètres des lieux du crime, pour s’adonner à des pratiques nécrophiles sur celui-ci. Chris, le jeune lieutenant de police affecté sur cet étrange homicide, va se retrouver lui aussi face à une situation qui le dépasse : la femme qu’il aimait, celle pour qui sa vie allait basculer, se trouve sous ses yeux, atrocement mutilée. Peu avant sa mort, Clarisse avait entretenu une relation enflammée avec le jeune flic.

Dans une curieuse atmosphère, trois destins vont alors se croiser, s’enchevêtrer pour enfin révéler toute la complexité de leurs existences tourmentées.

En parallèle, la conjonction sordide d’affaires criminelles jamais élucidées va également ressurgir, révélant toute la noirceur de la folie humaine et l’infini de ses troubles.

 

Fabio M Mitchelli signe ici sa première œuvre littéraire : une nouvelle classée dans la catégorie Thriller fantastique par son éditeur.

Pour être fantastique, cela l’est. Dans les deux sens habituels du terme.

Nous pénétrons ici dans le plus profond de l’âme humaine avec Clarisse, jeune assassinée, dont le corps vient d’être découvert dans une forêt.

La narratrice, Clarisse, parle à la première personne du singulier, donnant la forme d’un témoignage au récit.

Faisant preuve de clairvoyance, elle revient sur les dernières heures de sa vie. Elle décrit son corps tel qu’il est découvert et tel qu’il fût, nous apprenant ainsi beaucoup de chose sur sa personnalité. Or, Clarisse n’est pas une sainte, loin de là.

Progressivement, on voit apparaître les autres personnages qui ont croisés sa route. Parmi eux, forcément, l’assassin. Mais, pour moi, l’intérêt de cette nouvelle n’est pas forcément là.

Au-delà de l’histoire purement policière, une dimension humaine se dessine. Voire existentielle. Clarisse qui aimait s’amuser, sans grande considération pour son entourage, décide de prendre un autre chemin. La mort l’en empêche. Est-on maître de sa vie ? Réellement ? Pourquoi Clarisse peut-elle voir l’enquête se dérouler ? Serait-ce dans un but rédempteur ? La dernière phrase avant l’épilogue est sans ambiguïté.

 

Le style d’écriture est au service de l’histoire. Les flash-back s’allongent au fil du récit, la narratrice recouvrant peu à peu la mémoire des évènements. Les heures sont égrainées, chronologiquement, et nous amène jusqu’au moment fatal et au-delà.

Le vocabulaire recherché (pour la description du corps de Clarisse particulièrement, où le mot est mis au service de l’imaginaire), la référence introductive à Dante (la suite de l’intrigue montre son importance) ainsi que les détails scientifiques (méthode de datation en phase post-mortem) font de cette nouvelle un moment bien plus littéraire que la plupart des « thrillers » habituels nous réserve.

A consommer sans modération !

Repost 0
20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 21:48

9782226167187mVoici un livre que j’ai découvert grâce à une réunion des dévoreurs de livres de Signy l’Abbaye. J’avais été déçue par le dernier (et unique) Van Cauwelaert, «  La nuit dernière au XVe siècle  » que j'avais lu. Mais, je me suis laissée séduire sous les conseils avisées de Sandrine, une des dévoreuses.

Elle m’avait promis trois nouvelles qui se répondaient, trois histoires où se mêlent fantastique et histoires de familles.

Effectivement, trois histoires mettant en scènes différents personnages d’une même famille (bon d’accord sur la dernière nouvelle, le membre de la famille n’est pas celui qu’on croit) se percutent dans ce roman tout à fait atypique.

La quatrième de couverture résume bien les situations de chaque nouvelle :

 

 « Un écrivain harcelé par l’étudiante qui lui consacre une thèse, un peintre qui s’accuse de tuer les femmes à distance avec ses pinceaux, une maison qui envoûte jusqu’à la folie ceux qui s’y attachent…

Faut-il résister à l’attirance ?

Et si l’on cède, st-ce pour se fuir ou pour se trouver ?

Liées par un même secret, l’histoire de trois passions vénéneuses où culmine le talent d’un des plus grands auteurs français d’aujourd’hui. »

 

Cet ouvrage… livre… recueil de nouvelles ? Non, ce roman, car pour moi, c’est un roman, qui a son unité. Il est divisé en trois parties distinctes, numérotées et titrées :

1. Vous êtes mon sujet (40 pages),

2. Attirance (74 pages)

3. La maîtresse de maison (118 pages)

Bon, je m’abstiendrai de faire remarquer aux non mathématiciens (littérature et maths ne font pas bon ménage, paraît-il ? Par esprit de contradiction, j’ai épousé un prof de maths) que la seconde partie fait prés du double de la première, et la troisième le triple de la troisième… une intrigue qui s’intensifie, se densifie au fur et à mesure qu’on avance dans les récits.

Le narrateur de la première « nouvelle » s’exprime à la première personne du singulier, c’est un personnage central, voir « Le » personnage, celui sans lequel rien ne serait arrivé.

Puis progressivement, on s’éloigne, Delphine, après une brève apparition dans le premier récit, devient le pivot de cette histoire. Elle n’est là que pour mettre en valeur le second personnage de cette partie : le peintre.

On retrouve tout ce petit monde, mais en touche, presque impressionniste, dans la dernière partie. Ici, le « héros » est totalement extérieur à cette famille maudite. Ce n’est qu’un simple vacancier, tombé dans le guet-apens venimeux du charme d’une maison.

La dernière partie éclaire alors la première et la boucle est bouclée.

Si, j’ajoute que l’écriture est fluide, tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment.

Ne boudez pas votre plaisir et laisser vous tenter par ces « Attirances » sans modération…

Repost 0
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 20:06

9782226182203m.jpg

 

En allant au salon du livre de Paris au printemps, j'avais prévu un large budget. Heureusement! Car passant devant le stand d'Albin Michel, j'ai remarqué que la queue pour Didier Van Cauwelaert n'était pas trop importante. Avec un œil, que je qualifierais d'expert vue le nombre de queue que j'ai pu faire ce jour là, avec un œil d'expert, donc, je jugeai pouvoir m'en sortir avec une 1/2 d'attente, 45 minutes tout au plus. Juste le temps qu'il me restait avant de retourner vers les minibus qui nous avaient acheminés le matin. De plus ma limite budgétaire n'était pas encore tout à fait atteinte. Petit tour dans le stand, discussion autour d'une paire de bouquin avec une inconnue mordue de Didier VC (trop long, excusez moi), retour dans la queue avec trois volumes de l'auteur.

Mon œil, décidément expert, avait bien évalué le temps d'attente: 1/2 heure plus tard je me présentais devant l’écrivain. Ne le connaissant pas, j’ai joué la franchise :

« Bonjour, je ne vous ai jamais lu alors j’ai pris un échantillon ! » Il a été charmant, m’a dédicacé les 3 alors qu’un seul m’aurait déjà comblé. Très joli souvenir, une belle rencontre… (soupir)

Bref, deux mois après, je me décide à me plonger dans l’inconnu. Je lui avais demandé de me mettre une croix discrète sur celui qu’il avait préféré écrire. C’est tombé sur « La nuit dernière au XVe siècle ». J’ai donc commencé par celui là... d’autant que la 4eme de couv’ était plutôt sympa :

 

Comment vivre une histoire d’amour avec une jeune femme du XVe siècle, quand on est contrôleur des impôts à Châteauroux en 2008 ? C’est tout le problème de Jean-Luc Talbot, qui était un homme normal, rangé et rationnel… jusqu’à la nuit dernière, où tout a basculé.

Est-il rattrapé par une passion vécue au Moyen-âge, ou victime du complot diabolique ‘un contribuable ? Ballotté de manipulations dangereuses en bonheurs fous, il se demande s’il est en train de perdre la raison, ou de trouver un sens à son existence.

Si la réincarnation existe, quel est son but ? Faut-il revenir sur le spas d’un autre, pour découvrir enfin qui l’on est ? Peut-on modifier le passé ? Peut-on réussir deux vies à la fois ?

Renouant avec ses thèmes majeurs, Didier van Cauwelaert nous entraîne dans un roman hallucinant où, à travers la drôlerie irrésistible des situations, la gravité de l’enjeu et le pouvoir des rêves, il suggère des réponses vertigineuses aux questions qui nous hantent.

 

Bon… comment dire…

Là, vous savez déjà que ça part mal. Je tergiverse avant de me lancer, pas bon signe.

Allez ! J’y vais !

J’ai été assez déçue.

Voilà, je l’ai dit. Désolée. Bon, en même temps, je vais peut-être changer d’avis en lisant les autres. Et puis, ce n’est pas parce qu’on a aimé écrire une histoire que c’est forcément la meilleure de notre répertoire… Et, le choix était restreint (1 parmi 3 alors qu’il en a écrit…pff … beaucoup)

Mais, pourquoi déçue ? Disons que je m’attendais à être plongée dans le XVème siècle or la temporalité de l’histoire se situe bien aujourd’hui. Et le rythme est un peu trop rapide pour moi, j’aurai aimé m’installer un peu plus dans le récit avant l’épilogue. Un rebondissement ou deux en plus n’aurait pas été pour me déplaire.

Sinon, coté écriture, beau style, simple, efficace. Un récit à la première personne du singulier qui permet de mettre en doute la véracité du récit à travers les propres doutes du narrateur. Un style que j’apprécie particulièrement.

Mais bon, ce n’est pas un coup de cœur, dommage, j’aurai bien aimé faire plaisir à DVC (décidément trop long ce nom), je me rattraperai avec le prochain ! Promis !

 

Sinon pour ceusses qui voudraient approfondir, je vous conseille le site de l’auteur!

 

 

Repost 0
21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 20:10

9782809801439.gif

Mes yeux sont tombés par inadvertance sur la couverture de ce livre un après-midi d'avril à la médiathèque. Les lettres dorées m'ont attirée comme un diamant attire une pie. Ce titre " Le livre des choses perdues", si étrange, sur un fond bleu nuit...

Je n'ai pu me retenir de le prendre et d'en lire la quatrième de couv':

"Il était une fois - car c'est ainsi que toutes les histoires devraient débuter - un garçon de 12 ans qui venait de perdre sa maman. Inconsolable, David a trouvé refuge dans les livres pour oublier le remariage de son père et la naissance de Georgie, son demi-frère.

Une nuit, persuadé d'entendre sa mère l'appeler, David découvre un passage caché au fond du jardin. Il le franchit et se retrouve propulsé dans un monde fantastique, peuplé de personnages issus de ses lectures et de son imaginaire.

Alors que la Seconde Guerre mondiale déferle sur l'Europe, David entame un périple à la recherche d'un vieux roi qui conserve ses secrets dans Le livre des choses perdues, sésame qui permettrait au jeune garçon de quitter ce royaume. Mais le conseiller du souverain a pour lui d'autres desseins..."

Forcément, je ne pouvais pas le laisser sur l'étagère, surtout après mon échec avec Mary Poppins. Comme après un accident de voiture, il faut rapidement se remettre derrière un volant, j'ai appliqué la même technique avec la littérature jeunesse. Allez, zou, en selle pour de nouvelles aventures!

 

Eh bien! Quelle chevauchée!

 

Grand, grand coup de cœur pour ce petit bijou. Exactement ce que j'aime!

Un récit initiatique fantastique au plus pur sens du terme!

Comment grandit-on quand on se retrouve seul, perdu, dans un monde de chaos?

Comment surmonte-t-on nos peurs infantiles et devient-on adulte?

En quoi les contes nous guident-ils sur cette route tortueuse de la vie?

Trois questions qui sont abordées, ici, en filigrane. Un livre d'une réelle profondeur qui garde toute la légèreté de l'enfance, toutes ses fantasmagories aussi...

Hier, après en avoir parlé au club de lecture, Emilie (coucou!) m'a dit que cela lui faisait penser au film "le labyrinthe de Pan", n'ayant vu que la bande annonce, je ne peux pas me prononcer. Mais a priori cela se ressemblerait, au moins dans la thématique.

Quoiqu'il en soit, la puissance évocatrice de l'imaginaire littéraire est tel qu'on ne sort pas indemne de cette lecture.

Je vous le conseille vivement et pour les plus curieux, n'hésitez pas à consulter aussi en complément le livre de Bettelheim "la psychanalyse des contes de fées".

 

 

 

 

 

 

Repost 0
8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 17:30

jours-paris.jpg

 

Je me suis plongée dans ce thriller dont j'avais lu la critique sur un magazine il y a déjà un petit moment. J'aime assez le style catastrophe associé à du fantastique.

J'ai en mémoire un livre sur le tremblement de terre de San Franscico que j'avais adoré (ne demandez pas le titre, ni le nom de l'auteur, j'ai oublié...) : plusieurs personnages se croisaient avant, pendant et aprés le tremblement de terre (celui du début du XXème)... Il va falloir que je le relise!

Bon revenons à nos moutons... heu... singes blancs.

Voilà ce qui m'avait attiré, la quatrième de couverture:

"En ce soir de printemps, dans la célèbre ménagerie du Jardin des Plantes, les animaux sont nerveux. Ils crient, heurtent les barreaux de leur cage. Ils pressentent quelque chose.

A deux heures du matin, la police reçoit un appel affolé. Un bébé vient d'être enlevé. Puis le téléphone sonne encore, encore, et encore.

Cette nuit-là, à Paris, ce sont 5 bébés qui disparaissent.

Au lever du jour, la ville est en état d'alerte. Tandis que les forces de l'ordre cherchent les nourrissons, la Seine déborde subitement, une crue géante et inexplicable. En quelques heures, le centre de la ville a les pieds dans l'eau. Paris se noie.

Un seul homme a une piste pour comprendre ce chaos: Sylvain Masson, jeune professeur à la Sorbonne, sait que sa mère, la très renommée conservatrice du Jardin des Plantes, lui cache quelque chose. Est-elle liée au fléau qui s'abat sur la ville?

Avec Trinité, une petite surdouée de 14 ans témoin d'un des kidnappings, Sylvain va se lancer sur les traces des enfants. Plongeant au coeur des mystères de Paris, dans ses carrières, dans ses catacombes, et plus loin encore, les deux jeunes gens découvrent LE secret. Devant cette vérité si incroyable, si inimaginable, si... irréelle, il leur reste moins de vingt-quatre heures our sauver la ville. »

Alléchant, non?

Je suis entrée facilement dans l'intrigue. Deux narrateurs sont différenciés par la typographie et la mention de la date sur chaque tête de chapitre concernant la narration de Trinité. L'histoire est articulée en trois parties: la ville, la rivière et la foret de longueur dégressive (23 pages hors épilogue). Le rythme est rapide, l'action se déroule sur quatre jours. Pas le temps de souffler.

Oui, mais voilà, le soufflé ne tient pas la longueur. Si la première partie tient ses promesses, j'ai été déçue par la suite. La fameuse révélation du Secret est un peu trop grosse pour être un tant soit peu crédible. Par contre le récit est vraiment fantastique dans le vrai sens du terme: les preuves n'existent plus à la fin de l'histoire. Les personnages sont attachants, y compris la « surdouée » qui n'est qu'une gamine livrée à elle même. D'ailleurs son coté « surdouée » ne transparait pas beaucoup, pas de démonstration outrancière de ses talents ni d'allusion trop appuyée sur ses facultées intellectuelles, ce que j'ai apprécié.

Je suis donc assez partagée. Un bon début, mais une fin qui me laisse... sur ma faim. Dommage.

 

Oups, j'ai oublié de donner le nom de l'auteur! C'est Nicolas d'Estienne d'Orves...

Repost 0

A découvrir !

Visitez le site www.virginielauby.com

Cliquez sur les images pour en découvrir les premières pages... 

hantise

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


1ere-couverture-Nannig-copie-1.jpg

Réédité chez Chloé des Lys

Recherche