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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 22:44

imagesRainbow Warriors, Ayerdhal, Au diable Vauvert, 523 pages, 20 €

 

Mis à la retraite sur requête du Bureau ovale, le général de division Geoff Tyler se voit proposer par l’ancien secrétaire général des Nations Unies de prendre la tête d’une armée privée financée par des célébrités de toutes obédiences.

Objectif : renverser le dictateur d’un état africain et permettre le tenue d’élections en bonne et due forme. Ses moyens : l’argent n’est pas un problème. Son effectif : un encadrement d’une centaine de professionnels et 10 000 soldats dont il faut parfaire la formation. Jusqu’ici tout va bien. Il y a toutefois un détail. Cette armée est presque exclusivement constituée de LGBT . Lesbian, Gay, Bi, Trans.

 

 

 

Décidément, j’ai pris un abonnement au Diable Vauvert ! La faute à Thierry qui m’a fait découvrir ce roman sur sa page FB. Mais je l’en remercie.

Pourtant ce n’était pas gagné. S’il y a un genre que je n’apprécie pas, avec les romances et les « bit lit », c’est bien le livre de guerre. Ce qui est assez paradoxal puisqu’un de mes romans préféré est Jules Matrat d’Exbrayat (je ne vous en ai encore jamais parlé ? Si vous voulez en savoir un peu plus, je vous conseille de vous rendre sur le blog Bulle de Manou)

Bref…

 

Mais cette histoire ci n’est pas banale. Dans un pays inventé de toute pièce par l’auteur (inventé vraiment ?), un dictateur persécute les homosexuels. Jusque-là, je dirais, hélas, rien de plus banal. Sauf qu’ici, un groupe de personnes fortunées (on se plaira à y reconnaître certains de nos contemporains) avec à leur tête l’ancien secrétaire général de l’ONU (oui, celui-là, tout à fait) décide de mettre le haut-là.

Le roman peut se diviser en plusieurs parties, comme une véritable campagne de guerre. Au début, il y a le recrutement des troupes, son entrainement, puis les tactiques militaires… Mais très vite les choses se complexifient. Les services secrets de tous bords entrent en jeu. Et là, c’est une autre histoire…

Les opérations militaires sont décrites avec précision, mais sans détails superflus. Le récit reste haletant, digne d’un bon blockbuster.

Ni uchronie, ni anticipation, ce roman est tout simplement une réalité possible. Les petits arrangements entre politiques, l’utilisation de leur hommes de main, qu’ils soient agents secrets ou mercenaires, le pouvoir de l’argent… y sont décrits avec force et une précision terrifiante.

Un roman qui peut paraître pessimiste, mais qui laisse une lueur d’espoir dans les dernières pages… A moins que cet espoir ne se pervertisse avec les hommes. En tout cas un récit qui reste en mémoire longtemps.

  

Merci Thierry de m’avoir fait découvrir cet auteur, je vais de ce pas m’intéresser de plus près à ses écrits…

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 21:51

en attendant l'année dernière

 

 

 

En attendant l’année dernière,

Philip K. Dick,

livre de poche,

340 pages.

 

 

 

 

 

 

 

 

J’aime plutôt bien K. Dick d’habitude, mais là… Que dire ? Je suis allée jusqu’au bout du roman espérant avoir des réponses aux questions soulevées dans la quatrième de couverture, mais c’était oublier que c’était un K Dick.

L’écriture a vieillie. On retrouve dans l’univers de 2055 les clichés sur le futur des années 60. Un monde futuriste vintage avec des « robotaxis », des stations spatiales sur Mars où on a reproduit l’habitat terrestre des années 1935…

Pourtant la première phrase pouvait faire illusion : « De l’édifice familier en forme d’aptéryx… » Aptéryx ! Voilà un joli mot, exotique, plein de promesse… Et puis, je me lance dans le récit, je l’oublie. Et heureusement, car si j’avais été tout de suite cherché dans le dictionnaire, j’y aurais appris que l’aptéryx est un volatile australien plus communément appelé Kiwi (oui, le même que sur les boites de cirage). Et là, franchement, ça casse le mythe.

Je passerai sur les incohérences de l’histoire. Ainsi rien n’explique, ou alors je l’ai zappé (ce qui est possible, vu que ce livre m’est quand même tombé plusieurs fois des mains) comment Gino Molinari garde sa mémoire intacte alors qu’il est remplacé régulièrement par ses doubles temporels.

Dernière chose, le résumé de la quatrième est beaucoup trop détaillé et gâche les maigres surprises du roman.

Bref, une lecture que je ne conseille vraiment qu’aux inconditionnels du genre.

Dommage…

 

 

Quatrième de couverture : 2055. Le secrétaire des Nations Unies, Gino Molinari, est le dictateur du monde. Hyper-empathique, il épouse les maladies de ses proches et en meurt parfois. On le remplace alors par un simulacre importé d’un univers parallèle où Gino Molinari a été battu aux élections… Car la Terre de 2055 doit poursuivre l’effort de guerre. Elle n’a pas d’autre alternative, depuis qu’elle a choisi de s’allier aux redoutables et machiavéliques Lilistariens dans le conflit qui les opposent aux insectes Reegs.

 

… Et Eric Sweetscent, réquisitionné pour le service personnel du dictateur, sous l’emprise du J-J 180, une drogue introduite sur Terre par les Reegs, ou les Lilistariens, commence à osciller dans le temps, perdu dans le passé ou bien projeté dans les futurs méconnaissables, trafiqués, transformés par lui-même, devenu un vivant pivot de l’univers et de l’histoire…

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 19:18

lydia millet

« Trois semaines avant Hiroshima. Les Etats-Unis testent à Los Alamos, Nouveau-Mexique, la tristement célèbre bombe atomique. Lors de la déflagration, Oppenheimer, Szilard et Fermi trois des pères fondateurs du projet, sont mystérieusement « télé-transporté » en 2006, à Santa Fe. Recueillis pas Ann, une bibliothécaire, ils y découvrent l’horreur de leur création et, pris d’un éclair de conscience, entament une croisade pacifiste entre l’Amérique et le Japon. Le but final : désarmer l’ensemble du globe. Sophistiqué et réjouissant, un savant mélange de faits historiques, d’évocations scientifiques et de vertiges existentiels, portés par une plume aussi alerte que DeLillo ou Twain. »

 

 

 

 

 

Entre la couverture, particulièrement réussie, et le résumé de la quatrième ô combien alléchante, j’ai été tentée par ce partenariat BoB. Eh bien, j’aurai dû m’abstenir. Voilà ce que c’est de se laisser prendre par les mirages de l’image. J’aurai dû me douter : ces champignons multicolores, si appétissants, furent décevant : fades tout au plus légèrement hallucinogènes… et encore !

Ne voulant pas réitérer l’échec de « il est parmi nous », je me suis forcée à lire les 150 premières pages (pas de chance, le pavé en avait 600). L’histoire a un peu de mal à démarrer (c’est le moins qu’on puisse dire). Dés le début, pourtant, des indices auraient dû me mettre en éveil : les courts paragraphes pseudo philosophiques où le personnage (Ann ou son mari, ou un des savants, en fait peu importe) se fait des apartés existentiels. J’avoue avoir zappé des phrases entières, du type : en parlant de l’agencement d’un jardin « des champs clos juxtaposés, des formes qui s’imbriquaient, ces choses alliaient la finitude déchirante et l’infinitude triomphante. »… ça me laisse sans voix.

Bref, passé la première partie qui pourrait s’apparenter à la mise en place, les personnages s’étant rencontrés, on a droit à une seconde partie où, là, par contre, on se retrouve accroché par on ne sait quel miracle, à l’histoire.

Un frémissement dans l’intrigue, on change de lieu, partant en voyage sur les traces de la « bombe ». Direction le désert du Nouveau-Mexique puis le Japon. Cela devient intéressant. Une intrigue se noue : ils se sentent suivi, épié…

Et puis… et puis…. Ben, pas grand-chose.

Bien sûr il y a de l’action : une croisade à travers les Etats-Unis pour la paix, la récupération par les religieux, l’opposition de l’administration Bush (ça se passe en 2004) devenue le grand méchant de l’histoire (qui l’eût crû ?)…

Je suis allée jusqu’au bout. Sans trop de mal finalement. Mais je me demande encore où voulait en venir l’auteur. Si son but était de nous persuader que l’administration américaine avait développé d’une manière irresponsable son arsenal nucléaire et qu’il était grand temps de désarmer tout ça, pas la peine de nous pondre 600 pages là-dessus, cela fait un sacré bout de temps que nous en sommes convaincus.

Bref, un roman qui se voudrait dénonciateur du complexe militaro industriel américain (glissant quelques chiffres sur l’arsenal nucléaire américain et sa progression sur les 50 dernières années) mais qui ne fait que reprendre des données connues de tous (enfin ceux qui s’y intéresse du moins). Et je ne vous parle même pas de la fin qui n’a strictement aucun intérêt, même pas symbolique malgré l’intention évidente de l’auteur.

En résumé, pas grand-chose à se mettre sous la dent et une déception de plus pour moi. A oublier très vite.

 

Je remercie néanmoins BoB et les éditions 10/18.

Sans rancune, j’espère…

 

Mais pour avoir un autre avis visitez donc Sylvain qui a su percevoir la symbolique de ce roman (moi toujours pas)

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 13:03

51DviVaKxPL. SS500Voilà un livre dont la quatrième de couverture est alléchante:

 

« Ralf est-il un comédien venu du futur nous alerter sur les dangers auxquels nous exposant nos descendants en persistant  à polluer notre planète, comme il le prétend ? Ou bien un allumé sorti de nulle part décidé à faire carrière dans le show-business en adoptant un gimmeck douteux ? Qu’importe, Texas Jimmy Balaban, agent d’artiste sur le retour, flaire la bonne affaire et il n’est pas homme à se poser des questions métaphysiques. Tant qui son poulain assure le prime time, tout roule. Mais pour Dexter Lampkin, l’auteur de science-fiction chargé d’écrire les textes du « Monde selon Ralf », et Amanda Robin, son coach new age, les choses ne sont pas si simples. Et si… ? »

 

Malheureusement, j’ai eu l’appétit coupé. Je l’ai définitivement posé à la page 232 (sur 890 quand même). Je me suis perdue entre les personnages, pourtant il n’y a pas tant que ça. Les descriptions des différentes personnalités m’ont parues très longues (je n’en peux plus d’Amanda et de ses délires new age), et finalement pas très intéressantes.

Je ne me suis attachée à aucun personnage. Ni Lampkin, l’écrivain opportuniste, ni Loxy, la junkie dont on n’ignore rien des shoots au crack (ça aussi c’est très très très long) et encore bien moins du fameux Ralf dont les blagues agressives ne font rire personne (ou alors je n’ai rien compris à cet humour là…)

 

Bref, pour moi un livre à oublier rapidement.

C’est particulièrement dommage car je l’ai lu dans le cadre d’un partenariat B-o-B. Mais désolée, là je n’ai vraiment pas accroché.

 

Heureusement, pour l’auteur, tout le monde ne partage pas mon avis : découvrez les billets de

Mutinelle et  Bibargenteuil

 

Je remercie logobob01 

et les éditions J’ai lu.

 

Sans rancune !?

 

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 16:41

 

Je remercie Babelio de m’avoir permis de découvrir ce livre. En effet, je ne pense pas que j’aurai eu l’occasion de le lire sans Masse Critique. Outre la couverture qui ne m’attire pas vraiment, et le prix (28 euros) qui m’aurait rebuté, j’aurais raté cet excellent ouvrage de science fiction. l'île blanche

 

L’île Blanche est un roman d’anticipation : l’action se passe sur une planète très éloignée, Jorgasmia (rien que son nom en dit long) en 2690 (mais est-ce de notre ère ?).

Patrick Lorin a écrit ici un vrai livre de garçon (et alors, il y a bien les livres de filles…). Une espèce de détective (ici appelé « exfiltreur ») part à la recherche de la fille du gouverneur. S’en suit une longue enquête à énigme où notre héros manque moult fois de passer de vie à trépas. J’avoue avoir un peu douté quand John Claw abandonne cette piste pour une autre (que personnellement j’aurai suivi dés le début, mais ce n’était pas moi qui menait l’enquête, alors…) mais l’auteur retombe bien sur ses lignes (oui c’est moins compréhensible de ses pattes mais plus littéraire).

 

J’ai été rapidement accrochée. La suite d’énigme permet de passer d’un quartier à un autre et de savourer l’étendue de l’imagination de l’auteur. Quelques noms de lieux m’ont fait sourire comme Babel Wuad. Le monde imaginé par Patrick Lorin est facilement concevable car on y retrouve les ingrédients du notre, ce qui n’empêche pas d’être dépaysé !

 

Ce livre est digne des blockbusters américains. Je pense d’ailleurs qu’il en ferait un excellent. Bien sûr, il faudrait lui ajouter un peu plus de romantisme pour respecter la recette made in USA. Personnellement cela ne m’a pas manqué et la demande de Lindsay à la fin m’a paru même un peu trop artificielle (j’aurais préféré laisser planer le doute : il part et elle le regarde partir, sans préjuger de leurs sentiments, mais bon ce n’est qu’un avis). Ceci dit, c’est la seule chose qui m’a un peu ennuyé dans ce livre.

La fin reste ouverte, alors pourquoi pas un second tome?

 

La quatrième de Couv’ :

 

Sur une planète entièrement vouée au culte de la connaissance et des plaisirs, la fille du gouverneur est enlevée par une secte fondamentaliste. L’exfiltreur John Claw, impliqué malgré lu dans les événements, est chargé de la retrouver.

Qui ourdit dans l’ombre des pièges mortels ? Les pistes se brouillent : religieux protégeant un arbre pensant au cœur du désert, complot machiavélique se tramant dans la cité des noirs plaisirs, manipulations psychiques… A la poursuite des ravisseurs, John Claw ignore qu’il sera confronté aux fantômes de son passé et aux redoutables secrets de L’ÎLE BLANCHE…

 

 

Je remercie encore 

      masse critique 

 

et Rivière Blanche pour leur partenariat !

 

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 22:56

... mais je doute fort que vous suiviez ses recommandations !guide-voy.jpg Oui, vous ne rêvez pas ce guide s'adresse aux voyageurs galactique.

Ce roman, premier opus de la trilogie en cinq volumes de Douglas Adams est un petit bijou de "nonsense so british" !

Des situations bien improbables se succèdent dans un tourbillon d'humour décapant. Franchement, je ne peux guère en dire plus, si ce n'est que, oui, on est bien dans de la science fiction, mais absurde.

 

La quatrième de couv' donne le ton:

 

Comment garder tout son flegme quand on apprend dans la même journée: que sa maison va être abattue dans la minute pour laisser place à une déviation d'autoroute; que la Terre va être détruite d'ici deux minutes, se trouvant, coïncidence malheureuse, sur le tracé d'une future voie express intergalactique; que son meilleur ami, certes délicieusement décalé, est en fait un astrostoppeur natif de Bételgeuse et s'apprête à vous entraîner aux confins de la galaxie ? Pas de panique !

Car Arthur Dent, un Anglais extraordinairement moyen, pourra compter sur le fabuleux Guide du voyageur galactique pour l'accompagner dans ses extraordinaires dérapages spatiaux moyennement contrôlés.

 

Et tout est à l’avenant !

Nous sommes bien loin du sérieux Star Wars même si le dépaysement y est aussi total Les digressions sont nombreuses et singulières.

Par exemple, page 168 :

« Ce fut bien entendu plus ou moins à ce moment que l’un des membres de l’équipage devait se faire un méchant bleu en haut du bras. Il convient d’insister là-dessus car, comme il a déjà été révélé, tous vont en réchapper sans dommage aucun tandis que les meurtriers missiles nucléaires ne vont même pas toucher le vaisseau.

La sécurité de l’équipage se trouve donc parfaitement assurée. »

 

Bref, un bon moment de détente pour qui ne se prend pas au sérieux. A consommer sans modération!

 

 

 

 

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 21:51

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En lisant la quatrième de couverture, on a l'impression que tout est dit.

 

"Biologiste dans les laboratoires français de la multinationale Rexmond, Alan vit paisiblement entre sa femme Hélène, leur petit garçon et le chat. Le couple s'est pris d'amitié pour Antoine, jeune chercheur fantasque et inspiré, persuadé d'avoir fait une découverte révolutionnaire: le moyen de rendre les végétaux autonomes et sans racines... Amusé et intrigué, Alan accepte d'expérimenter sur un rosier installé chez lui le procédé mis au point par son collègue.

Il ne sait pas encore qu'il vient de faire un premier pas vers le cauchemar. De cette expérience anodine, presque une blague d'étudiant, va surgir un danger terrifiant susceptible de bouleverser les conditions de la vie sur toute la planète. Surtout lorsqu'un lobby militaire et industriel sans scrupule croit avoir trouvé l'arme absolue... Dans ce suspense au parfum mortel, l'auteur du sang des roses explore, aux limites du fantastique, les secrets d'un monde vénéneux. "

 

Et, c'est un peu vrai.

Pourtant, l'histoire de ce scientifique qui invente un procédé afin que les plantes s'affranchissent de la terre nouricière tient plus de la science fiction que du fantastique, à mon point de vue.

L'écriture est simple, efficace et variée avec des changements de point de vue (passage de la première personne du singulier à la troisième). Ces changements sont indiqués au début de chaque chapitre (le nom du narrateur est en titre)

Mais l'intrigue, me demanderez-vous... Malgré l'invraisemblance de l'histoire (on a un peu de mal à imaginer un rosier sortir tout seul de son pot pour aller courir la campagne), le suspense est bien présent. Les surprises ne manquent pas. Jusqu'au bout, et je dirais même au-delà... Je ne regarde plus mes fleurs de la même façon.

 

Mais surtout, ce livre jette un pavé dans la mare des collusions entre les multinationales et les états. Au cas où certains d'entre nous auraient eu encore des doutes...  Evidemment, cela ne laisse pas beaucoup d’espoir, c’est peut être la seule chose que je reprocherais à ce bon petit bouquin.

 

A lire sans modération !

 

 

 

Lu dans le cadre du partenariat      logobob01

 

Le livre de Patrick Cauvin est édité en livre de poche

 

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A découvrir !

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Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


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Réédité chez Chloé des Lys

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