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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 22:31

demain j'arrête!« Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu’elle n’a pourtant jamais vu – obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier…

Mais tout cela n’est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu’elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu’à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèlent tellement : pour qui avons-nous fait le truc le plus idiot de notre vie ? »

Voilà un livre de fille écrit par un garçon. Certes, il y a déjà les Musso, Levy et consorts, mais Gilles Legardinier est un tantinet différent. Il utilise (comme David Safier – Jésus m’aime ; Sors de ce corps William !) une narration à la première personne pour un personnage féminin dans un récit ancré dans le réel (voilà en quoi ce livre est finalement très féminin, ici point de débordement surnaturel comme ses collègues suscités).

Le récit est plein d’humour et je me suis très facilement identifiée à Julie. Le personnage est attachant et la voir se démener pour percer les secrets de son voisin (comment voir son visage ? puis comment lier connaissance ? pourquoi court-il avec un sac à dos ?...) avec plus ou moins de succès est un réel bonheur. Julie sait prendre des risques (changer de boulot, faire un footing sans entrainement…).

 

Evidemment, il ‘y a pas grand suspens dans la relation qu’elle va nouer avec le beau Ric. Mais des péripéties bien amenées et un secret bien caché qui tiennent en haleine jusqu’à la fin, font de cette lecture une occupation bien agréable qu’il est difficile d'arrêter!

Tant qu’à la couverture qui peut paraître énigmatique de premier abord, et bien la clef est dans le roman. Sachez seulement qu’il y est question souvent de chat et de bonnet péruvien… mais chut, je ne vous ai rien dit.

Et pour en savoir plus sur l’auteur n’hésitez pas à découvrir son site

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 17:34

trés chère sadieLara, vingt-sept ans, est dans une mauvaise passe : son fiancé est parti tomber amoureux d’une autre, son associée fait la fête sur une plage à Bali pendant que leur business de recrutement frôle dangereusement la faillite, et la voilà forcée d’assister à la crémation d’une très vieille grand-tante qu’elle a dû voir cinq fois tout au plus.

Heureusement, Lara n’est pas seule. Car voici que surgit Sadie : une fille épatante, tout droit sortie des années vingt, fan de charleston et de soirée cocktail, de belles toilettes et de beaux garçons ; une vraie diablesse qui a aussi le chic pour apparaitre aux moments les plus inopportuns et qui cultive une curieuse obsession pour un mystérieux collier.

Au contact de cette nouvelle amie, Lara va comprendre qu’ajouter un peu de vintage, un brin de fantaisie et une touche de magie peut résoudre bien des soucis.

Mais qui est vraiment cette très  chère Sadie ?

 

Je ne gâcherai pas la surprise du lecteur en répondant dès maintenant à cette dernière question, la réponse étant à la page 37. Evidemment, Sadie n’est autre que la grand-tante décédée, d’où la magie, les situations rocambolesques, etc…

Bref.

C’est Sophie (coucou Sophie) qui m’a offert ce livre l’été dernier (comme vous l’avez compris j’ai donc à peu près une année de livres dans ma PAL) car elle savait que j’aimais beaucoup cet auteur (la série des accros du shopping, mais aussi sous le nom de Madeleine Wickham : Un week end entre amis et Drôle de mariage).

Comme toujours avec Sophie Kinsella, l’humour est à l’honneur. L’irruption d’un fantôme dans sa vie ne va pas sans catastrophe en tous genres. Mais quand le fantôme en question est en plus une jeune fille fantasque et inconséquente, il faut s’attendre au pire.

J’ai vraiment apprécié cette histoire qui nous perd entre les intrigues amoureuses (Lara récemment plaquée ne vit que pour retrouver son amour perdu et prouver au monde entier et surtout à ses proches qu’elle avait raison, mais ça c’est compter sans le grain de sel de Sadie qui veut vivre à travers cette petite-nièce un peu idiote, une dernière aventure amoureuse, et, elle, est vraiment prête à tout), professionnelles (avoir plaqué son boulot pour partir dans l’aventure de la création d’entreprise avec sa meilleure amie - mais l’est-elle vraiment- qui part en vacances et oublie de revenir, laissant Lara seule aux commandes d’un métier qu’elle maitrise finalement assez mal, mais heureusement Sadie s’en mèle), familiales (comment exister quand on a un oncle qui a mondialement réussi ses affaires, qui est richissime et qui refuse tout aide à sa nièce surtout quand elle lui parle d’un certain collier) et enfin policière (une enquête minutieuse menée par Lara et Sadie pour retrouver le collier de cette dernière va entrainer nos héroïnes dans une sordide histoire d’art et de gros sous). Vous l’aurez compris ici ont été mélangés subtilement tous les ingrédients pour faire de ce roman une comédie farfelue mais si rafraîchissante. Un vrai bouquin d’été ! 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 20:10

Quatrième de couverture : coeurs brisés

Abandonnée par son fiancé, Rob pour la troisième fois à la veille de leur mariage, Vivienne Summers, une londonienne d’une trentaine d’années, imagine alors un site internet, cœurs-brisés. com, où tous les cœurs en perdition pourraient trouver refuge. Ses déboires l’amènent à abuser un peu trop du Chardonnay, ce qui déclenche toute une série de situations cocasses et embarrassantes. Notamment lorsqu’elle se réveille auprès de son meilleur ami, Max, un peintre qu’elle a connu à la Fac et qui l’aime en secret depuis toutes ces années. Ensemble, ils vont passer quelques journées merveilleuses, et Vivienne se sent enfin capable d’oublier Rob. Mais ce dernier réapparait et lui avoue qu’il ne peut vivre sans elle. La vie de rêve qu’elle s’était imaginée avec lui redevient tout à coup possible…

J’ai été sollicité par les agents-littéraires pour chroniquer un livre parmi 14 proposés. Seul le titre suivi d’un court résumé me permettait de faire mon choix. Pour amorcer l’été, j’ai jeté mon dévolu sur un livre léger. Et je ne me suis pas trompée. Voici typiquement le livre de fille pour l’été sur la plage, à l’ombre d’un parasol. Je me suis régalée avec l’aventure sentimentale de Viv qui se débat entre l’amour de sa vie et l’ami de toujours. Une comédie romantique par excellence dans la lignée des classiques anglais (Journal de Bridget Jones ou un jour). Bien sûr il n’y a pas vraiment de surprise, la fin est tout à fait conforme à ce que l’on imaginait pratiquement dès le début (surtout si on a lu la quatrième de couverture). Mais qu’importe puisque c’est exactement ce qu’on demande à ce genre de livre : un temps d’évasion où tous les soucis de l’héroïne disparaissent avec les dernières pages du récit. Un monde merveilleux où tout fini bien…

Les personnages sont bien un tantinet caricaturaux : le prince charmant, riche, beau… le meilleur ami peintre bohème, et particulièrement compréhensif… la jeune héroïne, anglaise, légèrement portée sur la boisson (serais-ce une caractéristique de la gent féminine d’outre-manche ?) relativement inconséquente et naïve (croire qu’une robe de luxe peut lui faire revenir son fiancé est quand même très naïf, comme si un homme s’intéressait à la mode… Ah bon il y en a ?)

L’histoire bien qu’assez prévisible se tient bien et reste originale malgré un registre mainte fois utilisé. Par exemple, l’idée de faire un blog pour retrouver l’amour de sa vie ne manque pas de sel. C’est un livre qui s’inscrit bien dans notre temps et qui souligne la manière que nous avons aujourd’hui de communiquer, de faire étalage de notre petite vie à tous les coins de rue du village planétaire qu’est le net (on retrouve également l’idée d’un blog salvateur dans le dernier livre de Grégoire Delacourt, mais la comparaison s’arrête là).

A ce propos, l’exhibitionnisme dont nous (les blogueurs, chroniqueurs et autres « eurs ») faisons preuve en publiant sur facebook, tweeter… et consorts, est-il vraiment assumé ? Avons-nous vrai-ment conscience de l’étendue de notre pouvoir ? Celui-ci est-il exagéré ? Serait-on passé du passif spectateur devant son écran de télé, à l'acteur participant activement à une communauté certes virtuelle mais non pas moins effective ? A chaque blogueur sa réponse personnalisée.

Fermez la parenthèse.

Bref un roman qui ne paye pas de mine, agréable à lire. Juste un regret : la couverture. Je la trouve vraiment très moche et franchement je n’aurai même jamais jeté un œil sur la quatrième de couv’ si j’avais découvert ce livre dans une librairie ! Je remercie les agents-littéraires pour m’avoir fait passer ce bon moment.

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 19:39

drôle de mariage

 

 

 

« A dix-huit ans, lors d’un été à Oxford, Milly se lie d’amitié avec Rupert et Allan, un couple gay. Quand Allan, l’Américain, lui demande de contracter un mariage blanc afin de pouvoir rester en Angleterre,  elle n’hésite pas une seconde. Dix ans plus tard, Milly est sur le point d’épouser un des plus beaux partis de l’Angleterre. Tout à son amour pour son bien-aimé, elle a occulté son premier mariage. Or le photographe engagé pour l’occasion va prendre un malin plaisir à lui rappeler sa folle jeunesse… »

 

Voici, encore, un roman de fille par excellence. En même temps, il est signé Madeleine Wickham alias Sophie Kinsella, de ce coté là, je ne pouvais pas vraiment m’attendre à autre chose.

 

Le début est exactement comme je m’y attendais. Une jeune fille superficielle tombe amoureuse d’un héritier de bonne famille, oui, je sais, ça ressemble à un roman arlequin. Mais la comparaison s’arrête là, car le jeune homme n’est pas aussi lisse qu’il le devrait, fils d’une liaison malheureuse, il se sent perpétuellement méprisé par son père, en souffre et parfois cela guide ses réactions.

La mère de la mariée est une véritable caricature : dictatoriale, elle décide de tout concernant le « Grand Mariage » de sa fille cadette, y perd le sommeil, s’isolant du reste de sa famille en s’enferrant dans son obsession.

 

J’ai eu un peu de mal au début à entrer dans l’histoire. Pourtant vers la fin du premier tiers du livre, j’ai été accrochée. Finalement, je suis allée jusqu’au bout et sans regret.

La relation qu’Allan entretient avec son père et leurs différents points de vue sont particulièrement intéressante. Ici, les relations père-fils ne sont pas simples, comme je l’ai déjà signalé. Pour autant, on ne peut prendre le parti ni de l’un ni de l’autre, car comme dans la vie, il n’est pas facile de déterminer qui a tort, qui a raison. Tous leurs actes s

 

’expliquent. On est loin des clichés manichéens qui sont trop souvent présents dans ce genre de roman.  

 

La psychologie des personnages s’est révélée plus intéressante que je ne l’avais craint au début. Le personnage de Rupert, notamment.  

Le thème de l’homosexualité, rare dans ce type de livre, est ici abordé pudiquement dans la société puritaine anglaise. On y suit les affres de Rupert dans un univers auquel il essaye d’appartenir sans y trouver le bonheur.  

Une vraie histoire de fille qui finit, évidemment, bien…même si le dernier paragraphe laisse un petit goût amer.

 

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 17:26

9782714447142

 

« Epique, douce-amère, poignante, superbement construite, une sublime histoire d’amour sur prés de vingt ans, un roman drôle et subtilement lucide sur l’amitié, le passage à l’âge adulte, les illusions perdues. Traduit dans plus de vingt-cinq langues, le livre qui a fait chavirer l’Europe tout entière.

1988. Après la fête de fin d’année, Emma et Dexter passent une nuit ensemble. Lui, issu d’un milieu aisé, séduisant, sûr de lui, insouciant, frivole, dilettante ; elle, d’origine modeste, charmante qui s’ignore, bourrée de complexes, de principes et de convictions politiques.

Commence alors une amitié improbable, une drôle d’histoire d’amour : Dexter voyage et collectionne les aventures ; Emma travaille dans un mauvais tex-mex ; il devient animateur télé et se perd dans les soirées branchées ; elle renonce à ses ambitions artistiques et enseigne l’anglais et le théâtre dans un collège difficile ; il se marie avec Sylvie, beauté froide et ambitieuse, et lui fait un enfant ; elle finit par vivre avec Ian, aspirant humoriste qui ne fait rire personne…

Dexter et Emma mènent des vies séparée alors que tout les ramène l’un à l’autre.

A moins que le destin, encore une fois, ne se  joue d’eux… »

 

Voilà tout est dit… Pour une fois la quatrième de couverture reflète exactement l’histoire racontée dans le livre. C’est suffisamment rare pour être signalé.

J’avais lu ce résumé sur B-o-B qui proposait un partenariat avec les Editions Belfond. J’avais été immédiatement séduite. Cette histoire de deux personnages aux vies si différentes qui se déroule sur prés d’une vingtaine d’année, m’intéressait.

Et bien, je dois dire que je n’ai pas été déçue !

L’histoire est une suite d’instantanés pris tous les 15 juillet, date anniversaire de leur rencontre. On déroule ainsi leur vie depuis 1988 jusque 2007, les voyant évoluer dans leur relation mais aussi dans leur vie professionnelle et affective.

Les personnages sont extrêmement attachants, même Dexter le « dépravé parvenu » dont on suit avec inquiétude les pérégrinations nocturnes. Il n’y a pas d’explication sur leur choix, pas de flash back poussiéreux sur leur enfance qui aurait pu éclairer leur trajectoire. Non, juste un état des lieux, si je puis dire, tous les 15 juillet.

L’écriture est fluide, et pour un format d’épreuve non corrigée, j’ai été très agréablement surprise, très peu de fautes alors que je m’attendais à être gênée par ça (souvenez-vous d’Harold).

Cela faisait longtemps que je ne m’étais autant attachée à un livre. Je l’ai refermé sur la dernière page, tout à l’heure, avec le regret de savoir que je passerai ma soirée sans eux…

J’ai vu que David Nicholls serait présent sur le salon du livre de Paris justement le jour où j’y vais, pas de doute que cette année je ferai un arrêt chez Belfond !

Ce qu’en pensent les autres blogueurs : patacaisse

 

Je remercie

logobob01  et  logo belfond.

 

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 19:56

kinsellaJ’avais eu ce livre en cadeau avec l’achat de deux Pocket (c’était la promo de l’été) Je m’étais dit, un Madeleine Wickham (alias Sophie Kinsella), c’est une valeur sûre. Je ne m’étais pas penchée sur la quatrième de couverture car le livre ne m’était pas accessible avant de faire mon choix (les limites de la promo sans doute), de toute façon, cela n’aurait fait que renforcer mon jugement :

 

« Quoi de plus sympathique qu’un week-end à la campagne avec des amis perdus de vue pour évoquer le bon vieux temps ? C’est ainsi que les anciens de Seymour Road se retrouvent dans la superbe maison de Patrick et Caroline. Au menu : tennis, cocktails et fonds  d’investissement. Sur la pelouse, chacun sort son plus beau jeu : un bronzage satiné, un revers lifté, une enfant surdouée, un projet d’hôtel…

Mais les choses vont rapidement tourner au vinaigre. Malgré la joie affichée, les années ont écorché la belle complicité d’autrefois. Pire, cette plongée dans le passé va obliger chacun à comparer sa situation à celle des autres et à ses rêves de jeunesse. Au programme : jeu set et baffes ! »

 

Un joli programme pour un roman d’été, non ?

Juste avant de commencer la lecture, prise d’un doute idiot, j’ai pianoté sur internet pour avoir quelques ressentis d’autres lecteurs. Je n’aurais pas dû. Beaucoup d’avis négatifs, livre manquant d’humour, pas intéressant, loin de l’ambiance de L’accro du shopping… Je me suis dit « tant pis, tu l’as, tu le lis ! ».

 

C’est le premier roman de Sophie Kinsella, datant de 1995 (soit 7 ans avant le premier Accro du shopping). Normal donc qu’on ne soit pas dans la même atmosphère.

Effectivement, c’est moins drôle. Mais c’est aussi bien (n’en déplaise aux accros), peut-être mieux. J’ai toujours un peu de mal à entrer dans les Accros, la pauvre Becky si superficielle dont les maladresses nous font rire. Ici, chacun peut se retrouver dans un personnage, il y en a suffisamment. Que se soit Patrick, le courtier parvenu ou sa femme Caroline, qui ne s’est pas tant éloignée de ses origines que ça ; ou Stephen, le quadra ivre de reconnaissance intellectuelle qui lâche son boulot pour reprendre sa thèse, soutenu dans sa démarche par son épouse la simple et douce Annie (oui, chez moi, elle s'appelle "Annie" et non "Alice" comme sur  l'illustration) ; ou Cressida, la snob née dans les culottes d’un prince, épousée par un arriviste qui a vu surtout la beauté de son argent ; ou, le père Don et sa fille Valérie, à la vulgarité bourgeoise ; ou, enfin, Ella la délaissée qui vient mettre un terme à une histoire mal digérée… Choisissez, il y en a pour tout le monde !

Non, ce n’est pas drôle, c’est acerbe, caustique et tellement vrai… on s’y croirait !

Voilà un livre plus profond qu’il n’y parait, qui nous fait explorer les intimités des individus, et pourquoi pas à nous regarder dans un miroir…

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 21:29

… où je suis devenue jolie (que ceux qui penseraient que je l’attends toujours aille se faire un tour ailleurs, non mais !) est le dernier livre de ma razzia à la médiathèque (toujours le fameux challenge). Il trônait sur l’étagère des nouveautés, le titre comportait un événement climatique (été, oui, je sais c’est tiré par les cheveux) et il n’était pas trop gros (chut, faut pas le répéter, j’ai fait ma feignasse). J’ai a peine lu la quatrième de couv’ :

 

« Depuis qu’elle est enfant, Belly passe tous ses étés dans la maison au bord de la plage. Là, entre les bains de mer et les pichets de thé glacés, la vie est parfaite. Il y a Susannah et ses fils, Conrad l’ombrageux et Jeremiah, si charmant. Et puis l’été de ses seize ans, les choses changent, Susannah sourit un peu moins. Les garçons paraissent plus lointains. Parce qu’il se passe quelque chose dont personne ne parle. Belly a aussi sont secret. La vie chavire doucement pour chacun d’eux. Plus rien ne sera comme avant. »

 

Je ne connaissais absolument pas l’auteur, Jenny Han, une américaine, ni la collection wiz de chez Albin Michel (jeunesse ado). l'été où je suis devenue jolie

Le seul a priori que j’avais était la couverture : cinq coquillages sur du sable et un titre multicolore, assez enfantin, rien de très attirant pour un vieille comme moi (ne ricanez pas, je vous entends !). Mais je l’ai arraché de son présentoir, en me disant qu’il fallait aller au-delà des préjugés (sinon je n’aurais jamais lu les Twilight).

Bref, je l’ai gardé pour la fin, repoussant le moment où je devrais me mettre à la lecture de ce monument de l’histoire littéraire d’outre atlantique…

Mais est-ce mes précédentes lectures, ou cette atmosphère si particulière de l’été finissant, ou tout simplement un excès de fatigue qui me vaut un repos forcé ?, Toujours est-il que je me suis retrouvée totalement accrochée. Scotchée, même !

Pourtant, rien d’extraordinaire dans cette histoire d’adolescente qui découvre ses premières sensations pendant un été pas tout à fait comme les autres. Non, rien que de très banal, même. C’est peut être ça, la force de ce livre. Une histoire qu’on a toute plus ou moins vécue, le premier baiser, l’émoi qu’on a ressenti… (soupir)

Seul bémol, c’est que je me suis aperçue à la fin que c’était le premier tome d’une trilogie. Argggg, il va falloir que j’attende pour savoir la suite, surtout que contrairement à Twilight dont chaque tome est une histoire en soi, ici on reste vraiment sur sa faim… A quand la parution du second tome ?

 

Bilan du challenge de l’été :

 

Finalement, le choix hasardeux de ces trois derniers livres a été très bon. L’histoire est la même : la découverte du premier grand amour. Mais à des âges différents. La femme mûre pour La Femme coquelicot, la jeune femme dans Le soir des fourmis, et l’adolescente pour L’été où je suis devenue jolie. Trois regards de femmes sur l’amour, les sentiments que l’on peut avoir face aux hésitations de l’autre, les doutes, ses erreurs aussi parfois. Trois femmes qui regardent dans la même direction.

Pour les deux premiers livres, Chicago etHarold, je n’étais pas dans la même thématique. Le merveilleux divorce de Juliette B a fait transition. Seuls les deux derniers cités n’ont pas eu ma faveur. Le bilan est donc plutôt positif. Reste à faire le challenge de l’année…

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 19:04

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(toujours le fameux challenge de l'été, pour info, le prochain sera un phénomène climatique). Dans la série « livre pris au hasard et le hasard fait bien les choses » : Noëlle Chatelet, La femme coquelicot, lu dans la foulée de La nuit des fourmis.

Une autre histoire d’amour, mais moins tumultueuse, plus sereine, quoique… Une autre histoire car un autre âge : les protagonistes ont 70 et 80 ans, pourtant rien ne diffère leurs sentiments des jeunots de « la nuit des fourmis », c’est la même passion qui les anime.

Tout est dans la quatrième de couverture :

 

« Marthe a soixante-dix ans.

On pourrait croire que ce n’est plus un âge pour la passion. Pourtant, c’est une véritable passion qu’elle va vivre avec Félix, un vieil artiste de quatre-vingt ans, celui qu’elle appelle « l’homme aux mille cache-col ». Et voilà que Marthe s’éveille aux couleurs de la vie, au rouge du désir.

Enfants et petits-enfants assistent avec stupeur à sa métamorphose en jeune fille romanesque qui savoure, enfin, le plaisir d’aimer et être aimée.

Grâce à ce roman léger comme un conte, un voile pudique se lève sur les passions tardives.

Quant aux lecteurs de  La dame en bleu, ils se plairont à retrouver l’énigmatique vieille dame dont ce récit pourrait bien révéler la secrète histoire…

Un regard nouveau sur la vieillesse. Un éloge inattendu de l’amour. »

 

Et, ce petit livre qui se lit en quelques heures est un espoir, que rien ne s’arrête, jamais, que tout est possible quelque soit son âge. La narratrice est Marthe (focalisation interne, ce que je préfère), elle vit chaque seconde de sa vie intensément. On entre dans l’intimité de ses pensées mais jamais dans celle de la chair, de deux êtres qui n’ont plus le temps de prendre leur temps. Un livre sur l’amour, tout en douceur, tout en pudeur.

 

 

 

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 17:16

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Poursuivons avec le challenge de l’été (ceux qui diront que j’essaye de rattraper mon retard auront raison), cette fois c’est le nom d’un animal qui devait figurer dans le titre.

Pour la petite histoire, je suis allée faire mon marché dans les rayons de la médiathèque de Signy l’Abbaye (charmant bourg du centre ouest des Ardennes, pour ceux qui ne connaissent pas) et j’ai pris au hasard (bon, j’avoue parce qu’il n’y avait pas beaucoup de pages et que j’avais encore 4 livres à lire pour réussir le challenge) ce premier et unique roman de Cécile Gabrié. J’ai vaguement lu la quatrième de couverture succincte (comparée à celle de Chicago) :

« L’amour fou. Puis la crise. Comme un Polaroïd, Le Soir des fourmis nous livre les instantanés d’une histoire en train de se vivre. Al et Lisa se font mal, mais ils savent que leur amour mérite cette initiation.

Le Soir des fourmis pourrait être le roman de la jeunesse du temps. Une jeunesse qui « sait tout » et se retranche sur elle-même. Celui d’une génération qui vit d’une manière intuitive, ne s’encombre pas de concepts, et pour qui le présent « vaut la peine ». »

Pourquoi pas ?

En tout cas, ce n’est pas la couverture qui m’a plu, édité chez Viviane Hamy, l’éditeur de Fred Vargas (n’y voyez pas de lien, c’était juste pour info), la photo noir et blanc n’est franchement pas attirante, de plus après lecture, je ne vois pas du tout le rapport avec l’histoire.

Bref…

 

Je n’ai pas été déçue, effectivement il se lit très vite (110 pages quand même). L’histoire est très simple : un homme, une femme, un coup de foudre, une histoire d’amour, un coup de canif dans le contrat, une réconciliation.

Banal me direz-vous. Oui, mais c’est efficace.

L’action est rapide, l’écriture simple, quelque fois un peu trop simple. J’ai tiqué sur les « putains » à répétition, certes c’était dans un dialogue, mais quand même, trop c’est trop. Mais je suis peut-être un peu trop littéraire.

Le style est très moderne. C’est une histoire qui se lit comme un film. Il y a même la musique de fond. Cela m’a un peu gêné, ces incursions musicales fréquentes (d’accord c’est aussi parce que je ne connaissais pas la plupart des titres) avec les paroles en anglais (horreur !!!).

Le bon point c’est que ça se lit quand même tout seul. Ce pourrait être un film sans problème, mais je ne pense pas que j’irais le voir, car l’histoire manque malgré tout de relief malgré des personnages attachants.

 

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 20:46

divorce juliette BDans le cadre du Challenge de l'été, il était demandé de lire un livre dont le titre contenait un prénom. Mon choix s'est porté sur celui là. Au hasard. Et, je dois me rendre à l'évidence, le hasard ne fait pas toujours bien les choses.

Pourtant la quatrième de couverture était prometteuse :

«  Juliette B., la quarantaine alerte, divorce. C’est le choc.

La procédure démarre, l’audience arrive. Tout devrait bien se passer, pourtant rien ne se déroule pas comme prévu. Paul, l’ex-mari, refuse malgré ses bonnes paroles de payer la pension alimentaire. Les ennuis commencent.

Comment va-t-elle désormais acheter les petites robes et les strings de marque dont elle raffole ?

Et puis, il y a Arthur, dix ans et Elise, treize ans, ses bébés. Les enfants ayant tendance à aller au plus offrant, la rivale tente de les manipuler.

Pendant ce temps les amis disparaissent. Son propriétaire la menace d’expulsion. Son banquier la poursuit. Les honoraires de l’avocat et des experts en tous genres se multiplient. La machine judiciaire s’emballe.

Juliette va-t-elle baisser les bras ? Ce serait mal la connaître. L’ex, sûr de lui, se croit au-dessus des lois. Il veut la bagarre ? Il l’aura. Les copines, les prétendants, l’amant du moment, tout le monde s’y met – jusqu’au coup de grâce. »

 

Je m’attendais à une prose dans le style Kinsella : enlevée avec un comique de situation irrésistible. Que nenni !

Les difficultés annoncées dans le résumé ne sont que survolée dans le livre : pas d’affrontement direct avec le banquier, pas d’avantage avec le propriétaire. Une histoire de gros sous dans des quartiers plutôt chics de Paris, avec une narratrice qui noie ses déboires dans les bras d’amants éphémères.

Bref une histoire qui ne ma pas captivé, pas plus que l’écriture.

Trois petites lignes présentent l’auteur :

« Sylvie Medvedowsky travaille et élève ses deux enfants. Elle est divorcée. C’est son premier roman. »

Un livre qui sent l’autobiographie, ça… c’est peut-être pour cela que j’ai eu un peu de mal. Dommage.

 

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 22:27

musso

 

Oui, oui, je sais, j'avais dit plus jamais... mais bon vous savez ce que c'est. Oui, je l'avoue : je suis faible. Quand une copine me tend un bouquin en m'en recommandant la lecture, je ne peux pas dire non. Même si c'est Musso. Surtout, quand elle ajoute : « je sais que tu n’aimes pas, mais celui là il n'est pas pareil».

Je venais de finir « L’Evangile selon Pilate » et quelque chose de léger ne pouvait pas me faire de mal.

Effectivement, c’est léger. Bon, c’est du Musso aussi, je devais m’y attendre.

Le début, classique : un homme, une femme, il est riche et célèbre, elle est madame-tout-le-monde. Les ingrédients indispensables de base pour faire rêver la ménagère de moins de cinquante ans (ça marche aussi avec les plus de cinquante). Rajoutons un peu de fantastique, une histoire d’amour mal engagée et on a du Musso (avec Levy, ça marche aussi).

Bref rien de nouveau sous la couverture. Du moins au début.

L’écriture est plus « cinématographique » et j’ai parfois eu plus l’impression de lire un scénario qu’un roman (encore que je n’ai jamais eu de scénar’ entre les mains, mais c’est l’idée que je m’en fais). L’action commence puis en gras une espèce de didascalie qui pose le décor, on retrouve ce procédé dans certains films où en dessous de l’image s’affiche une petite phrase du genre « Malibu, 7h30 ».

Le prologue (pour les ignares cyclistes égarés, rien à voir avec le Tour de France) est sous forme d’article de journaux qui retracent la tumultueuse liaison entre un auteur et une musicienne. Au milieu un passage retraçant une affligeante anecdote sur la rupture du couple. On ignore qui est le narrateur. La rumeur publique ?

Le récit proprement dit ne commence qu’à la page 25.

Chaque chapitre commence par une citation, alors, ça, ça commence à m’agacer un peu, le coté intello, moi-j’ai-de-la-culture.

Plusieurs changements de typographie qui veut certainement rendre le récit plus « authentique »…

Tant qu’à l’histoire… pas très crédible tout ça. Et moi, ce que j’aime dans le fantastique, le vrai, le bon, c’est quand justement, on ne sait plus où on en est, quand la réalité devient floue et où tout devient possible, quand on se dit : « après tout, et pourquoi ce ne serait pas comme ça finalement ? », quand le récit ouvre des perspectives auxquelles on n’avait jamais pensé. Voilà ce que j’aime !

Bref, je ne suis pas très emballée… jusqu’au deux tiers environ. Après, je me suis laissée happée (enfin). Une course poursuite (trop longue pour ma copine, juste ce qu’il faut pour moi), et surtout un épilogue qui justifie mes interrogations et doutes.

 

Mon verdict : Pas si mal que ça, un Musso qui sort de l’ordinaire, ça tient finalement la route (qui l’eût crû ?) même si Musso reste Musso. Mais ne sont ce pas dans les vieilles marmites que l’on fait les meilleures soupes ?

 

La quatrième de couv’ :

«Trempée jusqu’aux os et totalement nue, elle est apparue sur ma terrasse au beau milieu d’une nuit d’orage.

_ D’où sortez-vous ?

_ Je suis tombée.

_ Tombée d’où ?

_ Tomber de votre livre. Tombée de votre histoire, quoi ! »

Tom Boyd, un écrivain célèbre en panne d’inspiration, voit surgir dans sa vie l’héroïne de ses romans.
Elle est jolie, elle est désespérée, elle va mourir s’il s’arrête d’écrire. Impossible ? Et pourtant…

Ensemble, Tom et Billie vont vivre une aventure extraordinaire où la réalité et la fiction s’entremêlent et se bousculent dans un jeu déduisant et mortel…

 

 

 

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 12:56

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Ne voulant plus perdre mon temps pendant les 40 minutes quotidiennes de mon trajet, j’ai emprunté à la médiathèque un « audio livre » qui devait me permettre de « rentabiliser » ce temps perdu en transport.

Fort de mon emprunt, je commençai donc l’écoute du roman de Nicole de Buron Mon coeur, tu penses à quoi ? à rien.... J’avais choisi cet auteur, pour ce premier essai, parce que je ne pensais pas avoir de mauvaise surprise, naïvement. Le titre ne me disais rien (petite parenthèse : les titres de Nicole de Buron sont toujours curieux et je dois dire que si je n’avais connu l’auteur, il y aurait eu peu de chance pour que je me tourne vers lui).

Bref, au volant de mon Zafira, je partais gaiement chaque matin vers mon dur labeur (ne riez pas les collègues, j’étais sur Givet à ce moment là), me régalant des déboires domestiques de la narratrice.

Petit point sur la narration justement : l’auteur utilise la seconde personne du pluriel pour raconter ses histoires : « Vous descendez les escaliers », « Votre Homme »… surnomme les membres de sa famille « Petite Chérie », « Fille Aînée »… seul le chat puis le chien ont droit à des noms, respectivement, Melchior et César. Cela peut être déstabilisant, mais finalement on s’y fait très bien.

Pas de surprise donc avec ce roman, car la machine de Buron est bien huilée. Avec un humour qui fait mouche, elle décrit les petites tracasseries du quotidien d’une femme d’aujourd’hui.

Bémol, la femme en question habite le 16éme, est mariée à un PDG (en retraite) et a un niveau de vie suffisant pour changer d’appartement, le rénover de fond en comble, s’offrir une voiture neuve, un chien énorme… tout ça sans l’ombre d’une difficulté financière ! Ben oui, en même temps, c’est un roman, non ? Il faut bien rêver. Et faire rêver la ménagère de moins… heu… la ménagère de cinquante ans (âge de la narratrice, pas du mien, évidemment).

Et puis, Nicole de Buron c’est une aventure qui a commencée dans les années 60. Les plus anciens se souviendront des « Saintes Chéries », et oui, c’est elle ! Alors évidement, elle écrit avec son temps, on vieillit avec elle, et sa vie suit le cours de la notre.

Quelque fois, elle la catapulte…

En écoutant le dernier CD du coffret qui en compte 6, je me suis retrouvé dans une situation de grande solitude.

Souvenez-vous, la semaine dernière, la température avait commencée à monter sensiblement. En sortant de mon travail, je monte toujours dans mon Zafira (je ne change pas de voiture comme ça, moi), ouvrent les vitres en grand pour évacuer le trop plein de chaleur, mets la clim à fond (oui, je sais ce n’est pas bon pour la planète…) et insère le sixième disque dans le lecteur.

Pour rendre le texte plus vivant, c’est une comédienne qui lit. Certains passages sont chuchotés, sur le ton de la confidence, d’autres tonitrués. Dans un environnement calme, ça va, mais dans un habitacle de voiture, clim à fond, vitre ouverte, dans la circulation urbaine à 17 heures…

Voulant ne pas perdre une miette des dernières scènes, j’augmentai progressivement le son : la narratrice vient de découvrir un billet doux dans la poche de la veste tweed de son cher mari. Tout ouïe, j’étais arrêtée au premier feu rouge (tout ouïe mais prudente !).

Hélas, la narratrice, désespérée par une telle trahison, commence à hurler « LA SALPOPE ! » et autres termes choisis que je me refuse à répéter ici.

Mains sur mon volant, je me rends compte, un peu tardivement, que les piétons se sont arrêtés et me regardent avec commisération. Oups… Je me suis ratatinée sur mon siège en baissant le son et priant que le feu repasse rapidement au vert. Merci Saint-Christophe !

Un grand moment !

Pour autant, je pense que je vais poursuivre l’expérience, vitres fermées cette fois !

 

Petit bémol bis, sur la forme cette fois, propre à l’audio livre : il y a des espèces d’intermèdes musicaux qui coupent l’action. C’est parfois un peu gênant. Cela donne l’impression que la lectrice a eue besoin d’une pause à ce moment là, alors qu’on sait bien que c’est un enregistrement monté. Dommage, mais peut-être est ce uniquement sur ce roman…

 

La quatrième de couv’ (oui, je rappelle quand même qu’au départ, cet audio livre est un bouquin, disponible aussi sous forme papier) :

 

Tout va bien dans votre petite famille. Jusqu’au jour où rentrant gaiement chez vous, vous trouvez l’Homme effondré sur le canapé… Il vient d’être poliment viré de son très important poste de PDG au profit d’un crétin de quarante ans et quelque. Il est au bord du suicide.

Pourtant le pire est peut être pour vous. Un homme qui n’a pas préparé sa deuxième vie est un véritable calvaire. Egaré, il traînasse sans les couloirs comme un môme qui s’embête. Vous dérange toutes les cinq minutes. Oublie son portable dans le frigo…

Vos lui suggérez plein d’activités… Rien ne lui plaît. Si le golf… Si vous aviez su… !

 

 

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 11:27

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J'ai refermé cette nuit le compartiment pour dames d'Anita Nair. J'avais eu un peu de mal à pénétrer dans ce monde clos, féminin au possible, aux cloisons étanches entre les castes et les sexes. Mais après m'être un peu forcée, je me suis attachée à cette femme, à peine plus âgée que moi, qui a passé sa vie à être la respectable Akka (la grande soeur), pilier de la maisonnée.
Ma difficulté à aborder ce livre vient peut-être du dépaysement total. Outre les situations exposants les vies de différentes femmes, dont la rencontre fortuite dans un compartiment de chemin de fer indien vont changer la vie d'Akhila, l'utilisation d'un vocabulaire couleur locale m'a plongée dans cette Inde contemporaine aux coutumes ancestrales.
Je dois saluer cette initiative osée de ne pas traduire ou expliquer dans le texte du récit ou par d'artificiels astérisques, ces merveilleux mots indiens (achamma, basundi, kesari, dipavadi, laddu...). On en devine le sens ou pas. Ils chantent dans l'esprit, ces mots imprononçables, leurs lettres formant des kolams aux portes de mon sommeil. Merci au traducteur et à l'éditeur d'avoir rassemblé dans un lexique discret, à la fin de l'histoire, ce vocabulaire exotique (si discret que je ne l'ai découvert qu'à la fin de ma lecture!).
Force est de constater (horrible locution!) que cela ne m'a finalement pas dérangé plus que ça.
Mais, le charme de ce roman ne réside pas uniquement en son dépaysement linguistique ou sociétal. C'est la rencontre de femmes, de leurs destins, et la prise de conscience d'une femme prisonnière des conventions qu'il est temps pour elle d'assumer sa vie. C'est un voyage initiatique entrepris à 45 ans, mais y-a-t-il un âge pour grandir? Un voyage d'une nuit, mais y-a-t-il une durée minimale pour vieillir?
Une galerie de portraits de femmes à lire absolument pour se rappeler aussi que nous sommes chacune maîtresse de notre vie.

La quatrième de couverture :
Un jour, Akhila décide de partir vers l'extrémité sud de l'Inde, là où se rencontre l'océan Indien, la baie du Bengale et la mer d'Arabie, pour faire le point sur une vie qu'elle a l'impression de n'avoir pas vécue. Dans le train qui la conduit à destination, elle fait la connaissance de ses compagnes de voyage, avec lesquelles elle va partager toute une nuit l'intimité d'un compartiment pour dames. A travers leurs confidences sur leurs vies faites de renoncements, de frustrations, parfois de révoltes, Akhila cherche la réponse aux questions qu'elle pose : une femme a-t-elle besoin d'un homme pour se sentir épanouie? Comment redevenir maîtresse de son destin?
Nul doute que pour l'auteur, les cloisonnements de la société indienne ressemblent à s'y méprendre à ceux d'un train : "un compartiment y est en permanence réservé aux femmes ; il peut se révéler confortable, à condition qu'elles n'en sortent pas" (Michel Grisola, L'Express)

Et si vous ne me croyez pas sur parole, n'hésitez pas à allez prendre un second avis sur Bouq1 et Cie !

 

 

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 15:25

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J'avais depuis des mois ce livre sur ma table de nuit. Je ne sais pas exactement pourquoi j'en ai repoussé sa lecture, peut-être sa couverture : un bas de visage de femme pensive devant un café noir ne m'inspirait pas vraiment; peut-être la quatrième de couv' : 
"En mission au Moyen-Orient, Sally rencontre Tony.
Elle est reporter au Boston Post, il est journaliste au Chronicle
Elle est pétillante, il est charmeur.
Elle est célibataire, lui aussi.
Ce qui doit arriver arrive: coup de foudre.
Mais Sally ignore que le rêve va virer au cauchemar.
Et que le pire viendra de celui qu'elle pensait pourtant bien connaître, son mari..."
Rien de très emballant.
Pourtant, ma copine Hélène me l'avais recommandé. Ne doutant pas de ses choix, je me suis lancée. Et finalement...
C'est pas mal. Les affres de la maternité ne sont pas trop mal vus, le gouffre de la dépression post partum non plus. J'ai bien aimé le machiavélisme du mari, mais la naïveté de la narratrice m'a parfois énervée. Et ,si j'avoue avoir été accrochée dans la seconde partie du récit, j'ai dû me forcer un peu au début. Dommage, car ça partait bien:reportage sur le vif dans la Somalie inondée en temps de guerre. Mais à partir du chapitre deux, on s'enlise un peu dans l'histoire à l'eau de rose, il faut attendre le milieu du livre pour être de nouveau happé par l'histoire.
Je reste quand même sur une impression globalement positive, même si je ne pense pas que je le mettrais dans ma valise au départ pour une île déserte.

Les premières lignes:

"J'avais fait la connaissance de Tony Hobbs depuis une demi-heure quand il m'a sauvé la vie.

Cela risque de paraître un peu mélodramatique, je sais, mais c'est vrai. En tout cas aussi vrai que ce qui peut sortir de la bouche d'un journaliste.

Je me trouvais en Somalie, un pays que je n'avais jamais eu l'intention de visiter jusqu'au jour où, par la magie d'un coup de téléphone reçu au Caire, j'ai été envoyé d'urgence là-bas. Un vendredi après-midi. Comme la plupart des autres résidents étrangers dans la capitale égyptienne, je consacrais ce jour de repos officiel dans la semaine musulmane à... me reposer. Plus précisément, j'étais en train de prendre un bain de soleil au bord de la piscine du club Guezirah, jadis le havre des fonctionnaires britanniques sous le règne du roi Farouk, de nos jours le rendez-vous exclusif du beau linge cairote et des divers expatriés basés en Egypte. Comme tout était d'un calme absolu ce jour-là, j'avais quitté le bureau à une heure, décidée à m'accorder ce luxe dans la vie d'un correspondant de presse: un moment de répit. Et au soleil. Car si ce dernier brille à profusion dans la région, mes collègues et moi n'avions guère le loisir de lézarder sous ses rayons. Surtout moi; avec mon poste de "correspondant volant", j'étais censée couvrir à moindre coût l'ensemble du Moyen-Orient et toute l'Afrique de l'Est... Et c'est ce qui m'a valu le coup de fil dèjà mentionné."

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 19:16
Voici un livre qui permet de relativiser quand on vit une période professionnelle difficile. Facile à lire, cette histoire raconte les déboires d'une jeune new-yorkaise au chômage qui se retrouve serveuse dans un restaurant chic et à la mode grâce aux bonnes oeuvres d'un ami de la famille. Le hic, c'est que l'ami ayant vanté ses talents, impossible pour elle d'avouer qu'elle n'a pratiquement aucune expérience dans ce métier. Ce qui, malheureusement, se voit du premier coup d'oeil. Et là... c'est le drame....(comme dirait...)

Récit de structure très classique: un homme une femme, une rencontre improbable, une dispute, une réconciliation et une fin heureuse sur tous les plans... dans le meilleur des mondes possibles. En même temps, on en demande pas plus à ce genre de bouquin.

Petite histoire sympa, qui pour moi est arrivée exactement au bon moment. Les conditions d'exercice de la pauvre Erin m'a permis de relativiser les miennes. 
Heureusement, ce n'est qu'une histoire (apparemment issue de la propre expériences des auteurs) qui ne risque pas d'arriver dans notre beau pays des Bisounours loin, très loin du libéralisme américain...

Bref, pour se détendre...

l'avis de Bouq1 et Cie
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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 16:37

Que serais je sans toi?

Tel est le titre du dernier Musso. Histoire d'amour difficile, comme d'habitude teintée de "merveilleux". Sixième livre de Musso tous aux titres plus évocateurs les uns que les autres:
Et après, Sauve moi, Seras-tu là, Parce que je t'aime, Je reviens te chercher.

Je sais avoir lu "Je reviens te chercher", malheureusement je ne suis plus capable de me rappeler l'histoire. Pas bon signe ça.
Je ne pense pas que je serais plus capable de raconter celui là dans moins d'une semaine.

Franchement, je n'ai pas aimé. Ce qui était interessant (Emilie ferme les yeux s'il te plaît) c'était la part de merveilleux, de paranormal qu'il y avait. Mais ici, cet aspect est plaqué en fin d'ouvrage. Cela arrive comme un cheveu sur la soupe. Évidemment, la touche "paranormale" est sa marque de fabrique, sa recette qui le fait vendre. C'est bien pour cette part de rêve, d'espoir d'un au-delà qui intercède dans nos vies que les lecteurs vont vers cette littérature. Malheureusement ici, cela ne fait pas mouche. Difficile d'imaginer que les consciences des gens qui sont dans le coma (et non des morts, appréciez la différence) migrent vers un aéroport où seules deux destinations sont possibles: la vie ou la mort.
Là non, pas du tout crédible.
Vous me direz les romans précédents n'étaient pas plus crédibles.
Non, mais on avait envie d'y croire. Ici, ce n'est pas le cas.
L'histoire commence par un vol de tableau (après le court passage sur le premier amour des protagonistes), cela aurait pu être un polar... mais non, ce n'était qu'un pretexte. Dommage.

Bref, je suis déçue de ce dernier opus. Il est temps peut être de changer de registre, basculer vers le roman d'amour typique... au moins on n'aurait pas de mauvaise surprise...

Désolée, je ferai mieux la prochaine fois (du moins je l'espère). J'ai attaqué depuis deux jours "Le cercle littéraire des éplucheurs de patates", et je dois dire que ça commence bien... à suivre

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 17:31
Si le film m'était connu, j'avoue ne m'être jamais plongée dans la lecture de l'ouvrage dont il était issu. Était ce parce que je n'avais pas trouvé cette réalisation à la hauteur du battage qui en avait été fait, peut être de la paresse, peut être aussi, plus simplement, le manque d'occasion.
Cette occasion je viens de l'avoir (merci Emilie). Alors, comment dire...
Je ne vous ferai pas l'affront de vous raconter l'histoire. Si vous n'avez fait que regarder son adaptation cinématographique, les différences sont notables (dans la relation entre Daniel et Darcy, l'effet dramatique est plus important dans le film que dans le livre)
Au départ, j'ai été un peu perturbée par le style journal intime : les phrases nominales, incomplètes... mais finalement je m'y suis assez rapidement faite. Connaissant l'intrigue, j'avoue ne pas avoir été totalement emballée. Dommage. Je dois l'avoir découvert trop tard.
Ce livre est sorti en 1996, deux ans avant l'arrivée sur les chaînes américaines de la série Sex and the city. Le filon était trouvé: le thème de la trentenaire célibataire recherchant désespérément l'homme et donc l'amour idéal. Depuis, il a été largement exploité, pas toujours avec la même réussite.
La quête de l'amour du XIX ème (Emma Bovary) et devenue après les années soixante dix et la libération féministe, la quête d'un époux... je ne suis pas certaine qu'on gagne au change?
Mais, je digresse, je digresse...
Donc, pour résumer, en quelques mots, succinctement,...
Le journal de Bridget Jones reste un incontournable de l'été, à accompagner d'un autre livre très sympa dans le même ordre d'idée: Emma et ses petits secrets de Sophie Kinsella (voui, voui celle de l'Acro du shopping, mais là je ne vous en parlerai pas car je n'ai pas accroché, impossible de m'identifier à l'héroïne)

Sinon pour tous ceux qui auraient entre leurs mains mon livre Nannig, je vous infrome que le chapitre 20 a été modifié, vous en trouverez la nouvelle mouture ici.
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A découvrir !

Visitez le site www.virginielauby.com

Cliquez sur les images pour en découvrir les premières pages... 

hantise

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


1ere-couverture-Nannig-copie-1.jpg

Réédité chez Chloé des Lys

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