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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 00:26

l histoire d'un amourL’histoire d’un amour, Catherine Locandro, EHO, parution le 21/08/2014

Quatrième de couverture :

Luca marcha jusqu’à la rambarde et tourna le dos à la Chanteuse. Il contempla un long moment la Piazza des Popolo, étrangement silencieuse, qui s’éveillait à peine. Il était mal à l’aise, honteux du désir qu’il éprouvait. Il n’avait jamais rencontré de femme comme elle, et il en avait encore moins fréquenté. Que voulait-elle de lui ? Il n’était qu’un gamin mal dégrossi du Trastevere, qui rêvait en lisant les grands auteurs mais gagnait à peine de quoi aider sa famille en livrant de la tripaille puante.

 

Avis de la page 50 :

Après plusieurs années, alors que Lucas est installé dans une vie routinière, son passé resurgit entre les pages du journal le frappant de plein fouet. un début prometteur. Et même si dès le début on connait la fin de l'histoire entre Lucas et sa Chanteuse, j'ai hâte de savoir quel bouleversement cet article va engendrer dans sa vie d'aujourd'hui. Quel chemin va-t-il prendre?

Chronique :

Court roman, à peine 125 pages, où on découvre une histoire d’amour intense, aussi brève que son récit.

Luca, enseignant en philosophie, marié et père d’une jeune fille, se retrouve plongé dans son passé secret à l’occasion d’un article de journal, lu au petit matin. Sa liaison avec une célèbre Chanteuse lui saute à la mémoire. Luca erre alors dans ses souvenirs, sa ville et sa vie d’aujourd’hui. Pas vraiment de regret, mais des questions qui restent en suspens et qui le hantent depuis leur rupture en 1968. A-t-il compté pour elle autant qu’elle a compté pour lui ? Quelles conséquences va avoir cette révélation tardive pour sa famille qui ignore tout ?

Sous forme de flash-back, l’histoire d’amour entre Luca et la Chanteuse s’épanouit comme une fleur vénéneuse. Chanteuse qui n’est jamais nommée mais dont on devine l’identité et en cas de doute, il n’y a qu’à lire la bibliographie à la fin du roman.

C’est l’histoire d’un amour fécond et obscur qui ne peut survivre dans le monde de lumière du vedettariat des années soixante. C’est l’histoire d’une délivrance après des années de souffrances muettes. L’histoire d’un homme et d’une femme que tout sépare mais dont l’amour a su rester intact au-delà du temps et de la mort.

C’est une histoire très belle, profonde et douloureuse.

Un coup de cœur de cette rentrée.

 

Note : 18/20

 

 

Pour aller plus loin…

Retrouvez les autres chroniques sur lecteur.com

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 22:46

cure d'enfer et autres racontarsQuatrième de couverture :

« Le curé Polleson débarqua, tout de noir et de décence vêtu. Il portait un col cassé blanc, propre, avec un nœud papillon noir, un chapeau melon noir sur le chef, et ses immenses pieds étaient couverts par de vastes chaussettes noires et des bottines à boutons.

De la poche droite de son manteau émergeait une bible noire dotée d’un marque page en argent.

Longtemps, il resta là, devant les chasseurs affalés sur le banc. Jamais il n’avait vu quelque chose d’aussi repoussant. Jamais encore le Seigneur n’avait révélé à sa vue un tel troupeau de pécheurs. Cette fois-ci, le Seigneur avait vraiment dirigé ses pas où il fallait. Polleson remercie de tout son cœur son Sauveur qui avait su, dans son immense sagesse, lui ménager cette rencontre. »

 

Voici un nouvel exemplaire de recueil de nouvelles du Groenland de Jorn Riel. J’avais particulièrement aimé le recueil « Vierge froide et autres racontars » aussi je me régalais d’avance à retrouver la truculence des situations de l’univers de Riel.

Je ne peux pas dire que j’ai été déçue, même si j’ai moins ri que la fois précédente. Peut-être était-ce parce que je ne découvrais plus ce monde masculin, ni leur curieuse façon d’appréhender la vie en solitaire.

La première nouvelle : un cadavre bien conservé ne manque pas de piquant puisqu’il y est question du dernier voyage de Lause, à la façon de Bjorken. Une trentaine de pages d’un humour caustique dû à des mises en situation des plus loufoques.

La seconde n’est pas moins drôle : les conversations qu’entretiennent Fjordur et son chien sont pour le moins originales.

Mais les nouvelles suivantes m'ont moins fait rire, bien que toujours empruntes d'humour, parfois caustique.

Pourtant les situations sont toujours aussi curieuses comme l'arrivée de Don Svendsen de la jungle amazonienne accompagnée de son boa royal, Mademoiselle Magdalena en zone arctique. Mais cette situation m'a semblé si invraisemblable que j'ai pas pu adhérer totalement à l'histoire.

Je ne vais pas égrainer toutes les nouvelles de ce recueil (il y a sept) car j'avoue qu'après plusieurs semaines, je ne me souviens peu des suivantes.

Juste un petit mot de cette édition. Les pages ont été imprimées sur des feuilles de couleur rose, ce qui est très agréable. De plus des illustrations ponctuent chaque nouvelle, ce ne sont que des esquisses en gris mais qui participent à faire de ce livre un moment de détente.

Malgré tout, je poursuivrai certainement la lecture de Jorn Riel (déjà parce que j'en ai encore trois volumes dans ma PAL) car les histoires restent plaisantes à lire.

 

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 23:51

faubourg des solitudes« Et si le quotidien, si routinier, côtoyait l'étrange. Qu'à notre insu les contes et légendes de notre enfance prenaient pied dans notre société si formatée. Grâce à une succession de nouvelles très intéressantes, captivantes et moralisatrices écrites dans un style vif et agréable, Le faubourg des solitudes conte l'histoire d'êtres aux multiples facettes brisés par les aléas de l'existence. Des terreurs de l'enfance aux regrets de la vieillesse, du beauf à l'itinéraire mystique du clochard divaguant, peu de chose, en définitive, sépare les mythes de notre réalité. »

 

Voici un recueil de huit nouvelles qui se lit d'une traite. Il n'est pas très long (98 pages), c'est vrai que ça aide. Mais ce n'est pas la seule raison, je connais bien des récits qui traînent en longueur à ne plus finir. Ici, ce n'est pas le cas. Pour une fois, la quatrième de couverture ne ment pas, le style est vif et concis, comme un rasoir.

Les histoires ne sont pas gaies même si un certain humour (noir) est présent (la dernière nouvelle, Supporternotamment sur la passion qui n'est peut-être pas celle que l'on croit) avec une petite dose de fantastique, juste ce qu'il faut, pour pimenter le tout (excepté Les cafardsdont le thème réaliste en ces temps glaciaux, fait réfléchir), une légende revisitée (celle du Père Noël dans La légende de Prospère Noëlqui n'est pas celui qu'on croit), des angoisses d'enfance qui remontent à la surface (Le fond du placardsiège de tous nos fantasmes) mais aussi celles de l'âge adulte face à la mort (Le temps d'une nuitoù l'amour joue avec la mort), une ambition scientifique (Le théorème 102), une mise en abîme (Kaléidoscope) et une sans titre (la première).

C'est la troisième qui a ma préférence (et ce n'est pas parce que c'est la plus courte) par son côté caustique. Là, on peut dire que l'auteur a trempé sa plume dans le vitriol !

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 23:41

georgia lapourssette

 

Voici un tout petit livre qui a le bon goût de pouvoir se glisser partout. Parfaite pour attendre son rendez-vous, cette nouvelle a le don de vous mettre de bonne humeur, même quand on attend depuis plus d’une demi-heure.

C’est une nouvelle assez courte (une vingtaine de pages), mettant en scène le personnage de Georgia Lapoussette (qui l’eût cru ?), née un 1er avril. Sa particularité est d’être de très petite taille et pleine de charme.

Impossible de raconter l’histoire, qui d’ailleurs n’a pas vraiment d’importance, l’interêt étant surtout dans la narration et l’écriture. Car c’est un texte récréatif, une histoire un peu loufoque servie par un style proche de l’absurde.

Pour résumer, je dirais que c’est comme un Claude Ponti sans image (pour ceux qui ne connaîtraient pas Claude Ponti, faites donc un tour à l’école des loisirs).

 

Dans une courte préface, Jean-Marc Brunier, libraire de son état à la Librairie Le Cadran Solaire, nous invite à découvrir cette auteure (totalement inconnue jusqu’alors pour moi) par cette phrase : «  parce que dans ce texte offert avec toute sa générosité, elle y est vraiment toute entière ».

Je pense que je vais suivre son conseil et m’intéresser de plus prés à Véronique Ovaldé car si ces romans sont à la hauteur de cette nouvelle, je sais que je vais me régaler !

Affaire à suivre donc…

 

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 22:09

les coucousVoici une courte nouvelle proposée par Babelio dans le cadre de sa masse critique.

Le résumé était alléchant, pour moi qui aime les plantes :

 

« Quand les plantes vénéneuses redonnent à une vieille dame toute sa dignité…Un herbier comme guide subtil pour éradiquer se don nid les petites crimes conjugaux. »

 

Et effectivement, le texte a été à la hauteur de mes espérances. Bon trop court, évidemment, mais c’est une nouvelle.

Impossible de résumer, mais c’est truculent à souhait. Parsemé de dessins, le texte est découpé en chapitres comme un roman. A chaque début de chapitre, un court résumé sur la plante utilisée dans les pages suivantes. C’est très instructif. Par exemple, je ne connaissais pas les propriétés toxiques de l’Ellébore (je regarde les miennes d’un nouvel œil maintenant…)

Un petit livre à emporter partout avec soi, dans sa poche, son sac… et à faire lire à son conjoint, surtout si on a un jardin. On n'est jamais trop prudente...

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 21:56

 

 

passagers de l'archipel

Les continents ne sont pas fixes, ils dérivent. Les continentaux sont des migrants qui s’ignorent, des passagers soumis à ce mouvement infime comme à l’écoulement insensible du temps. Des passagers en rupture de barre, en rupture d’avenir, incapables d’empoigner le gouvernail pour métamorphoser en destin leur errance misérable.

Les îles aussi dérivent avec leur équipage. Plus vite, plus loin, dans l’urgence et le péril, aspiré par le sillage néfaste des continents. Quand leur microcosme s’ouvre à l’envahisseur, les organismes, les âmes résistent mal au souffle de ses miasmes, au viol de ses rêves frelatés. Des passagers disparaissent, asphyxiés sous les clichés dans on les affuble. Quelques-uns se rebellent. D’autres s’adaptent.

Mais tous ont à dire, à faire. Comme les continentaux, les îliens vocifèrent, chuchotent, rient, ou bien se taisent et agissent. Comme eux, ils influencent, du geste et de la voix, la course aléatoire de notre nef des fous.

 

Voici un livre édité chez Ramsay littérature et en parcourant les premières pages, on comprend vite pourquoi. Bien loin des « romans de filles » ou des Musso, Levy et consort (ou plutôt qu’on ne sort plus), ici, on est face à de la vraie littérature, à une écriture riche, poétique, émotionnelle.

C’est un recueil de six nouvelles tahitiennes. Rien d’étonnant quand on apprend que l’auteur y a vécu plusieurs années. Ce sont des anecdotes, des tranches de vie. Les personnages sont introduits de façon très détaillée, ciselés, créant de véritables rencontres avec ces habitants des îles.

Certaines nouvelles sont dures (Poerava ou Raerae) d’autres plus légères (la dernière surtout qui donne une touche finale savoureuse). L’auteur nous guide dans l’intimité d’une culture en parsemant son texte de mots tahitiens (il y a un lexique tés bien fait en fin de recueil). On y apprend la tolérance traditionnelle d’un peuple que l’invasion de la civilisation a gangréné, comme une maladie honteuse.

C’est un très joli livre, sans pesanteur, dépaysant et loin des clichés des agences de voyages (il pleut souvent à Tahiti finalement). On découvre l’envers du décor, sans fioriture mais décrit dans une langue impeccable.

J’ai passé un très beau moment avec ces passagers de l’archipel.

Par contre, comme souvent, je n’ai pas trop vu le rapport entre le résumé de la quatrième de couverture et les textes, excepté la qualité littéraire…

 

Merci à logobob01 et aux éditions Ramsay 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 19:51

vierge-froide

 

Cap sur le Groenland avec Jorn Riel, écrivain baroudeur et conteur malicieux. De son long séjour en Arctique, il a rapporté des anecdotes, des récits, des « racontars ». En un mot, des histoires d’hommes seuls sur une terre glacée où me soleil, l’hiver, se couche très longtemps. Ces rudes chasseurs ont d’étranges faiblesses, des tendresses insoupçonnées, des pudeurs de jeunes filles et des rêves d’enfants. Les solitaires s’emplissent de mots tus et, ivres de silence forcé, ils quittent parfois leur refuge pour aller « se vider » chez un ami. Ces nouvelles de l’Arctique ont la rudesse et la beauté du climat qui les suscite. Souvent râpeuses, toujours virils, parfois brutales, saupoudrées de magie et de mystère, elles nous racontent un monde où la littérature ne se lit pas mais se dit, où l’épopée se confond avec le quotidien, où la parole a encore le pouvoir d’abolir le présent et de faire naître des légendes. »

  

Comme je poursuis, l’air de rien, le challenge de l’année qui consiste, je le rappelle, à lire 26 livres entre juin 2010 et juin 2011 (un auteur par lettre). Or, je n’avais pas encore de R.  D’aucun me dirons, « mais voyons et Ruiz Zafon, alors ? », ben oui, mais déjà lu, l’année dernière.

Alors… je suis tombée par hasard sur ce petit recueil de nouvelles. Les pays nordiques étant à l’honneur au salon du livre de Paris, je me suis dis que c’était peut être une bonne occasion. En plus, j’avais bien aimé Icelander dont l’action se situe en partie en Islande.

Mais parlons plutôt de ce petit livre (158 pages) !

C’est donc un recueil de nouvelles dont le thème commun est l’hivernage des chasseurs au Groenland. Bon, évidemment, dit comme ça…

Chaque nouvelle est une tranche de vie de deux de ces valeureux chasseurs, venus du continent, il y a bien longtemps, et qui se sont habitués à la longue nuit polaire. Pour cela, ils se racontent des histoires, tellement belles, qu’elles en deviennent réelle (la vierge froide), ou alors se prennent d’amitié pour un animal, pour meubler la solitude (Alexandre) ou quelque fois délaissant leur compagnon habituel (le roi Oscar). Certains nouveaux venus apportent un peu de civilisation dans ce monde de brute au cœur tendre (une condition absolue – la plus drôle – le tatoueur)…

Le recueil est bien construit : la première nouvelle nous met dans l’ambiance, puis progressivement, on passe, d’hiver en hiver, vers des histoires de plus en plus rocambolesques, finissant en apothéose sur une situation tragicomique (bon, certes, il faut avoir l’esprit caustique pour y voir un dénouement heureux…).

Bref, j’ai passé un vrai bon moment au Groenland avec cette bande d’homme que je n’aimerais pourtant pas rencontrer au coin d’un bois !

Je sens que ce livre va faire une visite au salon du livre 2011, car j’ai vu que Jorn Riel y était invité ! Il ne me reste plus qu’à réviser mon danois : se dig snart !

 

 

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A découvrir !

Visitez le site www.virginielauby.com

Cliquez sur les images pour en découvrir les premières pages... 

hantise

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


1ere-couverture-Nannig-copie-1.jpg

Réédité chez Chloé des Lys

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