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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:49

rouge ou mortRouge ou mort, David Peace, Payot-Rivages, prix 24 euros.

Quatrième de couverture :

« Pour une fois, je voulais écrire sur un type bien. » Voilà comment david Peace s’est pris d’amour pour Bill Shankly : un joueur moyen, mais un entraîneur hors pair, qui forgea la légende du Liverpool Football Club entre 1960 et 1974. Un homme du peuple aux ambitions folles.

En 90 chapitres hypnotiques, Rouge ou mort est une ode à ce qui peut être accompli quena tout semble perdu. Une ode aux utopies et à la valeur du collectif contre l’individualisme.

Célèbre pour ses romans noirs, David Peace poursuit son histoire de l’Angleterre. Le football devient une métaphore pour raconter un pays dont les valeurs fondamentales - dignité, partage, solidarité - ont irrémédiablement disparu. Au-delà des exploits sportifs, Rouge ou mort est un chef-d’œuvre, une magistrale chanson de geste sur un homme hors du commun élevé au rang de mythe.

 

Avis de la page 100 : Il m'a été très douloureux d'en arriver là et quand je vois tous ce qu'il me reste à lire j'en ai le vertige. L'écriture est répétitive, un style qui n'apporte rien à l'histoire pour le moment. Si on ajoute à cela que je n'aime pas le foot... Si encore c'était intéressant... Mais franchement pour le moment, il me tombe des mains. Dommage car je suis sûre que dans un style d'écriture plus conventionnel ce serait presque acceptable.

Chronique

Roman très étrange dans sa construction, Rouge ou mort est difficile à lire. Des répétitions de mots ou de phrases émaillent le récit en permanence. L’histoire est ralentie. C’est dommage car le sujet, bien que je ne sois pas une adepte du football aurait pu être intéressant : comment un homme, Bill Shankly a su faire d’un club anglais, le Liverpool Football Club, un des premiers clubs de football du pays,  ses relations avec les joueurs, les dirigeants, le Kop… Tout cela dans les années soixante, à une époque où les joueurs gagnaient 35 £ par semaine (du moins au début).

Malheureusement je n’ai pas réussi à aller au-delà de la page 233 (sur un pavé qui en compte près de 800 !). Le style trop répétitif rend la lecture très difficile. Des phrases entières sont répétées à quelques lignes d’intervalle, et visiblement l’usage des pronoms a été prohibé. Ainsi on peut trouver, page 152, jusqu’à 3 fois le prénom de Bill dans la même ligne, et ce sur 35 lignes ! Et tout ça pour décrire la façon dont le personnage fait le ménage ! Et il n’y a pas que là, je pourrais en citer des dizaines d’autres. Je ne doute pas que cette façon d’écrire ait un sens, mais personnellement il m’échappe totalement.

Même en survolant le texte, l’écriture tourne en rond, le texte se répète autant que les entraînements. Ces obstacles à la lecture représente peut-être symboliquement les difficultés qu’ont dû surmonter le Liverpool Football Club pour parvenir au somment… Peut- être, mais cela n’a d’autre effet que rebuter.

J’ai feuilleté jusqu’au bout ce roman, piochant de ci de là quelques paragraphes, mais à aucun moment je n’ai eu envie de poursuive. Le style n’évolue pas. Je pense que sans ses répétitions le roman aurait été moitié moins long et bien plus plaisant à lire !

Pourtant, dans l’histoire en elle-même il y a un potentiel dramatique, hélas mal exploité. J’aurai aimé pouvoir m’attacher à ce club, suivre jusqu’au bout l’aventure mais quand la lecture devient aussi pénible il faut savoir s’arrêter. Lire doit rester un plaisir.

 

Note : 1/20


Pour aller plus loin :


Retrouvez les autres critiques sur lecteurs.com 

 

Et une vidéo de l’auteur…

 

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 23:13

Quatrième de couverture :

La vie de Raoul Tubiana c’est l’essor de la chirurgie de la main, à laquelle il a tant contribué. Les désordres du siècle ont transformé une profession en destin, pour le petit garçon né dans les senteurs de la terre algérienne, tôt frappé par la disparition d’un frère et d’une mère, qui le rendront encore plus apte à comprendre la douleur physique et morale d’autrui.

9782704811144A l’école des grands patrons, se joignit celle de la guerre, où Raoul Tubiana rencontra deux fois le général de Gaulle, en Algérie et en Corse. Quinze ans, nuit et jour, il fut au service des grands brûlés.

A Paris, comme à travers le monde, où consultations et conférences le conduisirent en Amérique et au Mexique notamment, peu sont en mesure de se rappeler qu’au sortir d’une salle d’opération, ce médecin féru d’art et de littérature, avait rendez-vous avec des créateurs tels qu’Audiberti, René Char, Alberto et Diego Giacometti, Zao Wou-ki, ou Tamayo. De singulier patients…

Peu furent aussi étroitement liés que lui à Marie Bonaparte, à Coco chanel, à Dina Vierny, à Louise de Vilmorin et à l’éblouissante découverte de Saint-Ttropez…

Ce célèbre chirurgien a quitté ses gants pour se consacrer aux mains des musiciens. N’est-ce pas à ces derniers qu’il emprunte le phrasé de ses souvenirs ? Souvenirs qui sont autant de variations sur le siècle.

 

Cette autobiographie se lit comme on écoute un vieux parent qui se raconte. Ce n’est pas désagréable, cela a la saveur d’une légère nostalgie, ce peut paraître quelque fois un peu décousu… bref on n’est pas dans du romanesque.

Les chapitres sont relativement courts et traitent d'une thématique propre. Ainsi, « Mon Saint-Tropez » raconte la découverte de cette ville par l'auteur quand il avait 18 ans et sa rencontre avec Colette. Il n'y a pas forcément de liens entre les chapitres, je n'ai pas trouvé non plus de réelle progression dans le récit, à part chronologique, et encore pas toujours. Du coup, c'est quelque fois difficile de s'y retrouver.

C'est un récit à la fois intime et distant. Distant, car il n'y a pratiquement pas d'anecdote sur des personnages familiaux (femme ou enfant) on sait que l'auteur a divorcé et qu'il s'est remarié, mais c'est à peu près tout. Sa seconde femme est plus présente, mais on ne sait pas grand chose d'elle finalement. De même, j'ai été déçue par le peu d'information sur sa progression professionnelle. Une fois ou deux, il utilise des termes médicaux abscons, peut être pour faire plus réaliste ?

Au fil des pages, on découvre un médecin bien plus épris des arts et des lettres que des sciences, alors qu'il nous affirme avoir passé des années à travailler à l’hôpital comme un fou (raison de son divorce?)

J'aurai aimé en savoir plus sur ses sentiments alors qu'il décrit comme une banalité, seulement à coup d'anecdotes, ses rencontres extraordinaires (les frères Giacometti, Coco Chanel...)

Il me semble que ce livre survole son auteur, je suis restée un peu sur ma faim. C'est dommage car j'espérais en savoir plus sur cet homme peu connu et pourtant tellement important pour la chirurgie des mains.

Mais, soyons indulgent, né le 20 août 1915, l'auteur a aujourd'hui presque 97 ans !

Bravo quand même Monsieur Tubiana !

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 19:20

Masse Critique du site Babélio avait proposé en novembre des livres jeunesses. Parmi les livres offerts à la « critique » des blogueurs, les éditions A PROPOS proposaient différents titres de leur collection d’art. Je connaissais déjà un peu Gauguin (en Polynésie) et Monet (et Londres) mais j’avoue, à ma courte honte, que le nom de Bonnard fût-il peintre de l’intime ne me disait rien du tout (désolée de décevoir les amateurs d’art).

Ayant postulé sur les trois titres possibles, j’ai reçu Bonnard peintre de l’intime.

Finalement c’est une très bonne chose puisque ce choix m’a fait découvrir un artiste atypique.

Artiste né en 1867, à Fontenay-aux-Roses, membre fondateur du groupe des nabis… je vous laisse le soin de découvrir l’œuvre et la vie de Pierre Bonnard dans ce petit livre (63 pages) bien illustré et documenté.

L‘intérêt que j’ai éprouvé à lecture de ce livre, outre celui que j’ai pu porter à cet artiste, réside dans la structure même de l’ouvrage.

Découpé en cinq parties, présentant les différentes étapes de l’œuvre de Bonnard, chacune d’entre elle commence par une citation qui donne la tonalité du thème abordé, mais également, sur la même double page, un tableau chronologique de la période concernée mettant en parallèle la vie personnelle, les évènements culturels, politiques, économiques et sociaux. Chaque partie a un code couleur qui est repris en bas de page, ainsi le lecteur peut se référer rapidement au sommaire et ainsi se resituer dans l’œuvre de l’artiste. Cette couleur est également utilisée en fond de paragraphe pour les parties « à propos » qui apportent des précisions sur le contexte de création (ainsi ceux de la première partie porte sur la revue blanche et la belle époque). Certaines peintures sont plus détaillées et font l’objet d’une double page « arrêt sur image ». Pour une novice en la matière comme moi, je dois dire que cela m’a permis de m’attacher à cet artiste plus rapidement en comprenant ses toiles grâce à un éclairage d’expert.

Le texte est bien écrit et facilement accessible (rappelons que ce livre était présenté dans une opération pour la jeunesse). Les illustrations sont présentes à chaque page et sont pertinentes face au texte (ce n’est pas toujours le cas dans les livres illustrés). Enfin les quatre dernières pages intitulées« approfondir » donnent des pistes pour celui ou celle qui voudrait aller plus loin (notamment sur ses dessins qui ne sont pas abordés ici, c’est un ouvrage sur le peintre). Enfin, on referme le livre sur une bibliographie et un carnet d’adresse où on peut admirer les peintures de ce Nabi de l’intime.

Je remercie Babélio et les éditions A PROPOS pour m’avoir fait découvrir cette collection que je vais m’empresser d’enrichir avec les autres titres.

 

Bonnard peintre de l'intimeLa quatrième de couverture :

Rien ne prédestinait Pierre Bonnard à la peinture. Pourtant, dès ses premières œuvres, il est l’un des piliers du mouvement nabi, participant intensément au « bouillonnement » des arts dans les années 1890. Et, en cinquante ans de carrière, il va mettre en place un langage pictural audacieux, recréant sur la toile un monde unique  Incandescent.

Pierre Bonnard, peintre de l’intime retrace la vie et l’œuvre de l’artiste, si intimement liées, et invite à découvrir ses dons exceptionnels de coloriste à travers ses paysages d’étés aveuglants, ses salles de bains au miroir, ses nus baignant sans l’eau bleutée… Des moments de bonheur simple, de purs instants de grâce.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 16:09

Voici l’autobiographie d’Alison Arngrim, alias Nellie Oleson. Non que je sois nostalgique de cette série qui a certes gardé son charme désuet, mais disons que la personnalité de cette actrice m’intéressait. Je me suis demandé de nombreuse fois comment on pouvait sortir d’un personnage aussi charismatique après plusieurs années de tournage.

Dès que je l’ai vu sur le présentoir, j’ai donc investi (profitons en tant que la TVA est à 5.5 !) sans même lire la quatrième !

Le ton est léger, l’écriture proche de l’oralité avec quelque fois des apartés ou des digressions. On a plus l’impression d’écouter un documentaire que de lire un livre. Evidemment, les amateurs de littérature n’y trouveront pas leur compte, mais ce n’est pas non plus le but de ce récit.

Il y a beaucoup de références aux séries ou talk show des années soixante-dix aux Etats-Unis. Le traducteur essaye de les expliquer mais étant piètrement cultivée en la matière, je dois avouer que cela m’a pas été d’un grand secours. Mais cela n’a pas beaucoup d’importance.

Evidemment, on apprend pas mal de chose sur les dessous des tournages, et sur la vie de ces enfants d’Hollywood : leurs conditions de travail bien loin des clichés qui sont habituellement véhiculés, leur entourage personnel et professionnel peu reluisant, les relations qu’ils entretiennent entre eux et enfin leur devenir, l’après succès.

J’ai passé un bon moment en compagnie d’Alison, j’ai eu plaisir à la retrouver, comme une vieille copine.

Un livre sans prétention, qui se lit comme un épisode de La Petite Maison…

 

nelly olsonLa quatrième de couverture :

 

Pendant 7 ans, Alison Arngrim a joué une môme méchante, intrigant, égoïste, menteuse et manipulatrice dans une des séries de télévision les plus aimées au monde. Alors que des millions de téléspectateurs de la Petite Maison dans la prairie détestaient Nellie Oleson et ses pitreries diaboliques, Alison en vint à aimer son personnage- l a liberté et l’assurance que Nellie lui inspirait. Dans La Petite Garce dans la prairie, Alison Arngrim raconte son enfance à Hollywood avec ses parents excentriques (Thor Arngrim, manager d’artistes comme Liberace, dont l’appétit pour la publicité était insatiable, et la légendaire actrice à voix Norma MacMillan, qui jouait aussi bien Gumby que Casper le gentil fantôme) et évoque des moments inoubliables et truculents dans les coulisses de La Petite Maison. Alison raconte tout cela avec un esprit mordant, mais elle aborde aussi avec courage les défis qu’elle dut affronter : ses batailles pour survivre à une histoire traumatique d’abus sexuel, pour vaincre sa dépression et sa timidité paralysante et pour faire face au secret que son père lui cacha pendant vingt ans. Elle partage également avec nous la terrible douleur de la perte de son mari de télévision et meilleur ami, Steeve Tracy, emporté par le SIDA. Cet événement lui inspira une seconde carrière dans l’activisme social et politique. Nellie Oleson lui aura appris l’audace, l’intrépidité et la détermination, elle sera éternellement reconnaissante à la plus grande petite garce dans la prairie de lui avoir montré le chemin.

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Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


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Réédité chez Chloé des Lys

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