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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 22:21

Bon d'accord, une seule personne m'a demandé la suite. Moi, à mon niveau, ça me suffit!

Alors que ses voeux soient exaucés: la suite est en ligne ici

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 23:35

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Rien que pour le titre, j’avais envie de lire ce bouquin. En plus je restais dans ma thématique du moment (rappel : l’Evangile selon Pilate). La quatrième de couv’ a fini de me convaincre :

 

« L’un a une barbe de quelques jours, l’autre de millions d’années.

L’un vit sur terre, l’autre dans les nuages.

L’un est vendeur dans un sex-shop, l’autre a un métier qui réclame le don d’ubiquité.

L’un n’a pas beaucoup d’ami, l’autre aimerait parfois se faire oublier d’eux…

Vous ne voyez toujours pas de qui il s’agit ?

Et si Dieu avait décidé de faire de vous son meilleur ami ? »

Quand en plus on nous y indique que « cet ouvrage a reçu le prix Méditerranée des lycéens »… Certes, je n’ai aucune idée de ce qu’est le  « prix Méditerranée », mais en général les lycéens ont des goûts assez proches des miens (ça c’est mon coté djeun’s)

C’est le récit de la vie d’adulte de… ben zut alors, je ne sais même pas son nom… de toute façon ce n’est pas important… Donc c’est le récit de la vie d’adulte d’un homme sur trente ans, qui rencontre Dieu. Non, pas la rencontre spirituelle, une vraie rencontre, physique, dans les limbes.

Mais pourquoi cette rencontre ? Tout simplement parce que Dieu se sent seul, il veut un ami.

On suit alors cette étrange amitié tout au long de la vie de cet homme. Son cheminement vers la sagesse, en passant par la souffrance.

Je pourrais le classer dans les récits initiatiques même si le personnage principal ne devient pas adulte au sens propre du terme à la fin de l’histoire, pourtant il devient un être achevé.

C’est un roman qui aborde des thèmes philosophiques d’une manière légère et pourtant très profonde. On ne s’ennuie pas une seconde. L’humour y a la part belle. Et on passe des rires aux larmes (enfin, moi j’ai pleuré) alternance de moments de bonheurs et de tragédies, comme dans la vraie vie.

Un régal ce petit livre, à consommer sans modération !

 

Aparté pour Aileean, je t’ai mis la suite jusqu’à la page 17 rien que pour toi !

 

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 22:28

Je vous ai mis en ligne les 7 premières pages de mon nouveau "bébé".  Bonne lecture et surtout tenez moi au courant si vous voulez la suite!

J'attends vos commentaires... bons ou mauvais!

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 17:06

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Ceci est le cri du corbeau. Non, pas celui qui écrit des missives fielleuses contre ses voisins. Non, un vrai corbeau qui se nomme Harold.

Harold, tel est le titre du dernier roman de Louis-Stéphane Ulysse aux éditions du Serpent à Plumes.

J'ai découvert ce livre dans le cadre du partenariat B-o-B .

Voilà ce qu’il en était dit :

Nous sommes aux Etats-Unis en septembre 61. Chase Lindsey, un éleveur d’oiseaux, recueille un corbeau blessé qui porte une bague argentée à la patte. L’oiseau s’appelle Harold.

Ray Berwick, le dresseur de Hollywood, cherche des oiseaux pour un film en préparation, Les Oiseaux d’Hitchcock. Chase s’y rend avec ses volatiles. Lui et Harold sont fascinés par Tippi Hedren. Mais Harold est dangereux… et Tippi, en déroute…

Voici le point de départ d’une histoire hors du commun : l’histoire d’amour de Harold le corbeau et de Tippi Hedren. Le fil rouge qui permet à Louis-Stéphane Ulysse de dérouler, avec des personnages ayant existé pour la plupart, une histoire à suspens admirablement construite. Autour de l’étrange relation du corbeau avec l’actrice, se trame un écheveau d’enlèvements, chantages, manipulation, poursuites et trafics en tous genres.

Le lecteur immergé à Hollywood, suit avec plaisir Hitchcock, bien sûr, et ses rapports ambigus avec son actrice, Gianelli, un preneur son, Lew Wasserman agent influent à Universal, Eva Saint-Cyr, la doublure de Tippi, égérie et starlette à la petite semaine, Sydney Korshack, avocat mafieux, Richard « Iceman » Kulkinsky, tueur qui gravite autour de l’affaire de l’assassinat de Kennedy…

Programme on ne peut plus alléchant pour moi qui ai adoré le film d’Hitchcock. Je me voyais déjà (non, pas en haut de l’affiche) découvrir moult anecdotes sur le grand réalisateur.

J'ai reçu rapidement mon exemplaire et je me suis plongée dans l'univers d'Hollywood.

Le début m’a accroché, bien que ce fusse une épreuve non corrigée (là, j’avoue avoir eu un peu de mal avec les répétitions, coquilles et autres, mais bon j’étais prévenue et je ne doute pas que le livre qui sortira le 26 août soit parfait). Mais très vite je me suis lassée. Le nombre important de personnages secondaires qui apparemment sont des célébrités locales (désolée je ne connais pas très bien le coin de LA, encore moins celui des 60’), les digressions qui m’ont parues plaquées trop artificiellement dans le récit et dont je ne vois pas la pertinence autre que celle de prouver que des recherches ont été effectuées sur le sujet.

Bref, j’ai eu un peu de mal à aller jusqu’au bout. Peut-être parce que trop documentaire et pas assez romanesque à mon goût.

Mais apparemment je suis la seule… Oui, je l’avoue, je suis allée fouiner du coté d’autres blogs comme celui de Patacaisse (billet du 24 juillet), ou Folfaerie (billet du 1er août)

Plusieurs avis valent mieux qu’un…

 

Merci à logotwitter et aux éditions  LE SERPENT A PLUMES

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 22:27

musso

 

Oui, oui, je sais, j'avais dit plus jamais... mais bon vous savez ce que c'est. Oui, je l'avoue : je suis faible. Quand une copine me tend un bouquin en m'en recommandant la lecture, je ne peux pas dire non. Même si c'est Musso. Surtout, quand elle ajoute : « je sais que tu n’aimes pas, mais celui là il n'est pas pareil».

Je venais de finir « L’Evangile selon Pilate » et quelque chose de léger ne pouvait pas me faire de mal.

Effectivement, c’est léger. Bon, c’est du Musso aussi, je devais m’y attendre.

Le début, classique : un homme, une femme, il est riche et célèbre, elle est madame-tout-le-monde. Les ingrédients indispensables de base pour faire rêver la ménagère de moins de cinquante ans (ça marche aussi avec les plus de cinquante). Rajoutons un peu de fantastique, une histoire d’amour mal engagée et on a du Musso (avec Levy, ça marche aussi).

Bref rien de nouveau sous la couverture. Du moins au début.

L’écriture est plus « cinématographique » et j’ai parfois eu plus l’impression de lire un scénario qu’un roman (encore que je n’ai jamais eu de scénar’ entre les mains, mais c’est l’idée que je m’en fais). L’action commence puis en gras une espèce de didascalie qui pose le décor, on retrouve ce procédé dans certains films où en dessous de l’image s’affiche une petite phrase du genre « Malibu, 7h30 ».

Le prologue (pour les ignares cyclistes égarés, rien à voir avec le Tour de France) est sous forme d’article de journaux qui retracent la tumultueuse liaison entre un auteur et une musicienne. Au milieu un passage retraçant une affligeante anecdote sur la rupture du couple. On ignore qui est le narrateur. La rumeur publique ?

Le récit proprement dit ne commence qu’à la page 25.

Chaque chapitre commence par une citation, alors, ça, ça commence à m’agacer un peu, le coté intello, moi-j’ai-de-la-culture.

Plusieurs changements de typographie qui veut certainement rendre le récit plus « authentique »…

Tant qu’à l’histoire… pas très crédible tout ça. Et moi, ce que j’aime dans le fantastique, le vrai, le bon, c’est quand justement, on ne sait plus où on en est, quand la réalité devient floue et où tout devient possible, quand on se dit : « après tout, et pourquoi ce ne serait pas comme ça finalement ? », quand le récit ouvre des perspectives auxquelles on n’avait jamais pensé. Voilà ce que j’aime !

Bref, je ne suis pas très emballée… jusqu’au deux tiers environ. Après, je me suis laissée happée (enfin). Une course poursuite (trop longue pour ma copine, juste ce qu’il faut pour moi), et surtout un épilogue qui justifie mes interrogations et doutes.

 

Mon verdict : Pas si mal que ça, un Musso qui sort de l’ordinaire, ça tient finalement la route (qui l’eût crû ?) même si Musso reste Musso. Mais ne sont ce pas dans les vieilles marmites que l’on fait les meilleures soupes ?

 

La quatrième de couv’ :

«Trempée jusqu’aux os et totalement nue, elle est apparue sur ma terrasse au beau milieu d’une nuit d’orage.

_ D’où sortez-vous ?

_ Je suis tombée.

_ Tombée d’où ?

_ Tomber de votre livre. Tombée de votre histoire, quoi ! »

Tom Boyd, un écrivain célèbre en panne d’inspiration, voit surgir dans sa vie l’héroïne de ses romans.
Elle est jolie, elle est désespérée, elle va mourir s’il s’arrête d’écrire. Impossible ? Et pourtant…

Ensemble, Tom et Billie vont vivre une aventure extraordinaire où la réalité et la fiction s’entremêlent et se bousculent dans un jeu déduisant et mortel…

 

 

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 12:22

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Vous souvenez-vous ? J’ai acquis, suite à mon engouement pour « Lorsque j’étais une œuvre d’art », huit livres d’Eric-Emmanuel Schmitt. « L’évangile selon Pilate » fait partie du lot.

Curieux livre que voilà.

Evidement en regardant la couverture, on ne peut pas dire qu'on n’était pas prévenu. C'est vraiment un évangile, c'est à dire l'histoire de la vie de Jésus, pardon, Yéchoua en Araméen. Pour l'agnostique curieuse que je suis, je ne pouvais pas passer à coté. J'ignorais alors tout de la religion de EES (Eric-Emmanuel Schmitt). Je supposais même, naïvement, qu'il était athée. Allez savoir pourquoi! Je n'ai que l'excuse de n'avoir lu que trois livres de cet auteur et de ne jamais avoir été chercher plus loin sur son histoire personnelle. Ce que je n’ai toujours pas fait, préférant de loin découvrir l’auteur par ses écrits. Or, ici, justement, EES affirme avoir reçu la foi dans le désert. Tiens, ça me rappelle quelqu’un…

Je ne parlerai pas de l’écriture : toujours impeccable, pas un mot de trop, la phrase juste au bon moment, un vrai bonheur.

Non, je préfère me concentrer sur la structure et le fond du récit.

C’est un écrit en deux parties, suivi du « Journal d’un roman volé ».

 

Dans la première partie la position de l’auteur est osée : faire de Yéchoua le narrateur de sa propre histoire, nous présentant ses doutes, la découverte de sa destinée, de ses miracles et sa façon de réagir face à cette notoriété non maitrisée. De même, ce point de vue pour le moins étonnant (mais que je partage) de faire du traitre le complice conscient et désespéré de la crucifixion de celui qu’il révérait. Une vision qui a au moins le mérite de recadrer les choses dans un réel crédible. J’apprécie cette forme plus terre à terre que les Evangiles classiques mais au combien plus percutante. Pour un peu, j’aurai envie d’y croire !

 

La seconde partie, sous forme épistolaire, est le recueil des lettres de Ponce Pilate envoyées à son frère et relatant les aventures « post-mortem » de celui qu’on appelle le Christ. Il y fait part de son enquête afin de prouver une machination, (car, enfin, on ne peut ressusciter !) et du voyage initiatique qu’il devra faire pour retrouver sa chère épouse, partie à la recherche de Yéchoua en lequel elle voit le Messie annoncé.

Cette partie se termine sur la phrase prononcée par Claudia Pilate à son mari qui évoquait la fin prochaine de la secte chrétienne faute de témoin vivant de la résurrection et son désarrois à ne pas être chrétien comme elle, faute d’être obligé de croire le témoignage des autres:  « Alors, peut-être est-ce toi le premier chrétien ? »

 

Pilate, premier chrétien, Judas réhabilité, un Christ plus humain que Dieu…voilà qui ne peut pas laisser indifférent !

 

Suite à ces deux parties, une quarantaine de pages sont consacrées au contexte de l’écriture de cet Evangile. On y apprend que le manuscrit original a été dérobé et que l’auteur dû tout réécrire de mémoire en quelques semaines ce qu’il avait conçu en sept ans de travail assidu. Ponctué par des réflexions sur sa façon de voir les personnages, d’interpréter les Ecritures, ce court récit donne un éclairage indispensable à l’ensemble.

 

Bref, un livre qui ne laisse pas indifférent, que j’ai dévoré et que je conseille à tout ceux qui ont des envies de voir les choses autrement.

 

 

La quatrième de couverture :

Première partie : dans le Jardin des oliviers, un homme attend que les soldats viennent l’arrêter pour le conduire au supplice. Quelle puissance surnaturelle a fait de lui, fils de menuisier, un agitateur, un faiseur de miracles prêchant l’amour et le pardon ?

Deuxième partie : trois jours plus tard, au matin de la Pâques, Pilate dirige la plus extravagantes des enquêtes policières. Un cadavre a disparu et est réapparu vivant ! A mesure que Sherlock Pilate avance dans son enquête le doute s’insinue dans son esprit. Et avec le doute, l’idée de foi.

L’évangile selon Pilate a reçu le prix ELLE 2001.

 

 

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 22:56

... mais je doute fort que vous suiviez ses recommandations !guide-voy.jpg Oui, vous ne rêvez pas ce guide s'adresse aux voyageurs galactique.

Ce roman, premier opus de la trilogie en cinq volumes de Douglas Adams est un petit bijou de "nonsense so british" !

Des situations bien improbables se succèdent dans un tourbillon d'humour décapant. Franchement, je ne peux guère en dire plus, si ce n'est que, oui, on est bien dans de la science fiction, mais absurde.

 

La quatrième de couv' donne le ton:

 

Comment garder tout son flegme quand on apprend dans la même journée: que sa maison va être abattue dans la minute pour laisser place à une déviation d'autoroute; que la Terre va être détruite d'ici deux minutes, se trouvant, coïncidence malheureuse, sur le tracé d'une future voie express intergalactique; que son meilleur ami, certes délicieusement décalé, est en fait un astrostoppeur natif de Bételgeuse et s'apprête à vous entraîner aux confins de la galaxie ? Pas de panique !

Car Arthur Dent, un Anglais extraordinairement moyen, pourra compter sur le fabuleux Guide du voyageur galactique pour l'accompagner dans ses extraordinaires dérapages spatiaux moyennement contrôlés.

 

Et tout est à l’avenant !

Nous sommes bien loin du sérieux Star Wars même si le dépaysement y est aussi total Les digressions sont nombreuses et singulières.

Par exemple, page 168 :

« Ce fut bien entendu plus ou moins à ce moment que l’un des membres de l’équipage devait se faire un méchant bleu en haut du bras. Il convient d’insister là-dessus car, comme il a déjà été révélé, tous vont en réchapper sans dommage aucun tandis que les meurtriers missiles nucléaires ne vont même pas toucher le vaisseau.

La sécurité de l’équipage se trouve donc parfaitement assurée. »

 

Bref, un bon moment de détente pour qui ne se prend pas au sérieux. A consommer sans modération!

 

 

 

 

 

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 12:56

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Ne voulant plus perdre mon temps pendant les 40 minutes quotidiennes de mon trajet, j’ai emprunté à la médiathèque un « audio livre » qui devait me permettre de « rentabiliser » ce temps perdu en transport.

Fort de mon emprunt, je commençai donc l’écoute du roman de Nicole de Buron Mon coeur, tu penses à quoi ? à rien.... J’avais choisi cet auteur, pour ce premier essai, parce que je ne pensais pas avoir de mauvaise surprise, naïvement. Le titre ne me disais rien (petite parenthèse : les titres de Nicole de Buron sont toujours curieux et je dois dire que si je n’avais connu l’auteur, il y aurait eu peu de chance pour que je me tourne vers lui).

Bref, au volant de mon Zafira, je partais gaiement chaque matin vers mon dur labeur (ne riez pas les collègues, j’étais sur Givet à ce moment là), me régalant des déboires domestiques de la narratrice.

Petit point sur la narration justement : l’auteur utilise la seconde personne du pluriel pour raconter ses histoires : « Vous descendez les escaliers », « Votre Homme »… surnomme les membres de sa famille « Petite Chérie », « Fille Aînée »… seul le chat puis le chien ont droit à des noms, respectivement, Melchior et César. Cela peut être déstabilisant, mais finalement on s’y fait très bien.

Pas de surprise donc avec ce roman, car la machine de Buron est bien huilée. Avec un humour qui fait mouche, elle décrit les petites tracasseries du quotidien d’une femme d’aujourd’hui.

Bémol, la femme en question habite le 16éme, est mariée à un PDG (en retraite) et a un niveau de vie suffisant pour changer d’appartement, le rénover de fond en comble, s’offrir une voiture neuve, un chien énorme… tout ça sans l’ombre d’une difficulté financière ! Ben oui, en même temps, c’est un roman, non ? Il faut bien rêver. Et faire rêver la ménagère de moins… heu… la ménagère de cinquante ans (âge de la narratrice, pas du mien, évidemment).

Et puis, Nicole de Buron c’est une aventure qui a commencée dans les années 60. Les plus anciens se souviendront des « Saintes Chéries », et oui, c’est elle ! Alors évidement, elle écrit avec son temps, on vieillit avec elle, et sa vie suit le cours de la notre.

Quelque fois, elle la catapulte…

En écoutant le dernier CD du coffret qui en compte 6, je me suis retrouvé dans une situation de grande solitude.

Souvenez-vous, la semaine dernière, la température avait commencée à monter sensiblement. En sortant de mon travail, je monte toujours dans mon Zafira (je ne change pas de voiture comme ça, moi), ouvrent les vitres en grand pour évacuer le trop plein de chaleur, mets la clim à fond (oui, je sais ce n’est pas bon pour la planète…) et insère le sixième disque dans le lecteur.

Pour rendre le texte plus vivant, c’est une comédienne qui lit. Certains passages sont chuchotés, sur le ton de la confidence, d’autres tonitrués. Dans un environnement calme, ça va, mais dans un habitacle de voiture, clim à fond, vitre ouverte, dans la circulation urbaine à 17 heures…

Voulant ne pas perdre une miette des dernières scènes, j’augmentai progressivement le son : la narratrice vient de découvrir un billet doux dans la poche de la veste tweed de son cher mari. Tout ouïe, j’étais arrêtée au premier feu rouge (tout ouïe mais prudente !).

Hélas, la narratrice, désespérée par une telle trahison, commence à hurler « LA SALPOPE ! » et autres termes choisis que je me refuse à répéter ici.

Mains sur mon volant, je me rends compte, un peu tardivement, que les piétons se sont arrêtés et me regardent avec commisération. Oups… Je me suis ratatinée sur mon siège en baissant le son et priant que le feu repasse rapidement au vert. Merci Saint-Christophe !

Un grand moment !

Pour autant, je pense que je vais poursuivre l’expérience, vitres fermées cette fois !

 

Petit bémol bis, sur la forme cette fois, propre à l’audio livre : il y a des espèces d’intermèdes musicaux qui coupent l’action. C’est parfois un peu gênant. Cela donne l’impression que la lectrice a eue besoin d’une pause à ce moment là, alors qu’on sait bien que c’est un enregistrement monté. Dommage, mais peut-être est ce uniquement sur ce roman…

 

La quatrième de couv’ (oui, je rappelle quand même qu’au départ, cet audio livre est un bouquin, disponible aussi sous forme papier) :

 

Tout va bien dans votre petite famille. Jusqu’au jour où rentrant gaiement chez vous, vous trouvez l’Homme effondré sur le canapé… Il vient d’être poliment viré de son très important poste de PDG au profit d’un crétin de quarante ans et quelque. Il est au bord du suicide.

Pourtant le pire est peut être pour vous. Un homme qui n’a pas préparé sa deuxième vie est un véritable calvaire. Egaré, il traînasse sans les couloirs comme un môme qui s’embête. Vous dérange toutes les cinq minutes. Oublie son portable dans le frigo…

Vos lui suggérez plein d’activités… Rien ne lui plaît. Si le golf… Si vous aviez su… !

 

 

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 20:06

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En allant au salon du livre de Paris au printemps, j'avais prévu un large budget. Heureusement! Car passant devant le stand d'Albin Michel, j'ai remarqué que la queue pour Didier Van Cauwelaert n'était pas trop importante. Avec un œil, que je qualifierais d'expert vue le nombre de queue que j'ai pu faire ce jour là, avec un œil d'expert, donc, je jugeai pouvoir m'en sortir avec une 1/2 d'attente, 45 minutes tout au plus. Juste le temps qu'il me restait avant de retourner vers les minibus qui nous avaient acheminés le matin. De plus ma limite budgétaire n'était pas encore tout à fait atteinte. Petit tour dans le stand, discussion autour d'une paire de bouquin avec une inconnue mordue de Didier VC (trop long, excusez moi), retour dans la queue avec trois volumes de l'auteur.

Mon œil, décidément expert, avait bien évalué le temps d'attente: 1/2 heure plus tard je me présentais devant l’écrivain. Ne le connaissant pas, j’ai joué la franchise :

« Bonjour, je ne vous ai jamais lu alors j’ai pris un échantillon ! » Il a été charmant, m’a dédicacé les 3 alors qu’un seul m’aurait déjà comblé. Très joli souvenir, une belle rencontre… (soupir)

Bref, deux mois après, je me décide à me plonger dans l’inconnu. Je lui avais demandé de me mettre une croix discrète sur celui qu’il avait préféré écrire. C’est tombé sur « La nuit dernière au XVe siècle ». J’ai donc commencé par celui là... d’autant que la 4eme de couv’ était plutôt sympa :

 

Comment vivre une histoire d’amour avec une jeune femme du XVe siècle, quand on est contrôleur des impôts à Châteauroux en 2008 ? C’est tout le problème de Jean-Luc Talbot, qui était un homme normal, rangé et rationnel… jusqu’à la nuit dernière, où tout a basculé.

Est-il rattrapé par une passion vécue au Moyen-âge, ou victime du complot diabolique ‘un contribuable ? Ballotté de manipulations dangereuses en bonheurs fous, il se demande s’il est en train de perdre la raison, ou de trouver un sens à son existence.

Si la réincarnation existe, quel est son but ? Faut-il revenir sur le spas d’un autre, pour découvrir enfin qui l’on est ? Peut-on modifier le passé ? Peut-on réussir deux vies à la fois ?

Renouant avec ses thèmes majeurs, Didier van Cauwelaert nous entraîne dans un roman hallucinant où, à travers la drôlerie irrésistible des situations, la gravité de l’enjeu et le pouvoir des rêves, il suggère des réponses vertigineuses aux questions qui nous hantent.

 

Bon… comment dire…

Là, vous savez déjà que ça part mal. Je tergiverse avant de me lancer, pas bon signe.

Allez ! J’y vais !

J’ai été assez déçue.

Voilà, je l’ai dit. Désolée. Bon, en même temps, je vais peut-être changer d’avis en lisant les autres. Et puis, ce n’est pas parce qu’on a aimé écrire une histoire que c’est forcément la meilleure de notre répertoire… Et, le choix était restreint (1 parmi 3 alors qu’il en a écrit…pff … beaucoup)

Mais, pourquoi déçue ? Disons que je m’attendais à être plongée dans le XVème siècle or la temporalité de l’histoire se situe bien aujourd’hui. Et le rythme est un peu trop rapide pour moi, j’aurai aimé m’installer un peu plus dans le récit avant l’épilogue. Un rebondissement ou deux en plus n’aurait pas été pour me déplaire.

Sinon, coté écriture, beau style, simple, efficace. Un récit à la première personne du singulier qui permet de mettre en doute la véracité du récit à travers les propres doutes du narrateur. Un style que j’apprécie particulièrement.

Mais bon, ce n’est pas un coup de cœur, dommage, j’aurai bien aimé faire plaisir à DVC (décidément trop long ce nom), je me rattraperai avec le prochain ! Promis !

 

Sinon pour ceusses qui voudraient approfondir, je vous conseille le site de l’auteur!

 

 

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 18:36

oeuvre d'art

Quand Isa m'a parlé de ce livre d'Eric-Emmanuel Schmitt, elle m’a avoué ne pas l’avoir aimé. Cela ne m’a pas empêché de lui emprunter. Bien m’en a pris. Je me suis régalée.

Une réflexion sur l’art mais aussi sur notre monde mercantile. Quelle est la valeur de l’art, et en a-t-il une ? Sa valeur ne dépend il pas de celui qui regarde l’œuvre ? Et qu’est ce qu’une œuvre exactement ?  

Mais aussi, qui suis-je ? Qu’est ce qui fait que je suis un homme ? Qu’est ce que les apparences ? Un corps vivant peut il devenir un matériaux ?

Bon, je m’arrête là car je pourrais continuer des pages et des pages.

Pour une fois, je ne suis pas d’accord avec mon amie, moi, j’ai adoré ce petit bouquin (comme tous les EES je dois avouer, sauf Oscar et la dame rose que je refuse catégoriquement de lire) du coup je viens de m’en commander 6 sur internet !

 

La quatrième de couverture ne lui rend pas justice :

 

« Lorsque j’étais une œuvre d’art est un livre sans équivalent dans l’histoire de la littérature, même si c’est un roman contemporain sur le contemporain. Il raconte le calvaire d’un homme qui devient son propre corps, un corps refaçonné en œuvre d’art au mépris de tout respect pour son humanité. Malléable, transformable, il n’est plus qu’un corps sans âme entre les mains d’un esprit diabolique dont le génie tient avant tout à son manque de scrupule »

 

Corps sans âme ? Et bien non, justement, et c’est bien ça le problème ! Le récit est écrit à la première personne du singulier, ce qui lui donne la tonalité de l’autobiographie d’un homme devenu un objet qui jette sur notre monde un regard acide mais sans amertume ni jugement.

Un pamphlet comme je les aime 

 

 

Ps perso : En ce soir de 13 juin, parce que le passage est inéluctable, j’ai une pensée pour Marie et François, courage…

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 21:51

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En lisant la quatrième de couverture, on a l'impression que tout est dit.

 

"Biologiste dans les laboratoires français de la multinationale Rexmond, Alan vit paisiblement entre sa femme Hélène, leur petit garçon et le chat. Le couple s'est pris d'amitié pour Antoine, jeune chercheur fantasque et inspiré, persuadé d'avoir fait une découverte révolutionnaire: le moyen de rendre les végétaux autonomes et sans racines... Amusé et intrigué, Alan accepte d'expérimenter sur un rosier installé chez lui le procédé mis au point par son collègue.

Il ne sait pas encore qu'il vient de faire un premier pas vers le cauchemar. De cette expérience anodine, presque une blague d'étudiant, va surgir un danger terrifiant susceptible de bouleverser les conditions de la vie sur toute la planète. Surtout lorsqu'un lobby militaire et industriel sans scrupule croit avoir trouvé l'arme absolue... Dans ce suspense au parfum mortel, l'auteur du sang des roses explore, aux limites du fantastique, les secrets d'un monde vénéneux. "

 

Et, c'est un peu vrai.

Pourtant, l'histoire de ce scientifique qui invente un procédé afin que les plantes s'affranchissent de la terre nouricière tient plus de la science fiction que du fantastique, à mon point de vue.

L'écriture est simple, efficace et variée avec des changements de point de vue (passage de la première personne du singulier à la troisième). Ces changements sont indiqués au début de chaque chapitre (le nom du narrateur est en titre)

Mais l'intrigue, me demanderez-vous... Malgré l'invraisemblance de l'histoire (on a un peu de mal à imaginer un rosier sortir tout seul de son pot pour aller courir la campagne), le suspense est bien présent. Les surprises ne manquent pas. Jusqu'au bout, et je dirais même au-delà... Je ne regarde plus mes fleurs de la même façon.

 

Mais surtout, ce livre jette un pavé dans la mare des collusions entre les multinationales et les états. Au cas où certains d'entre nous auraient eu encore des doutes...  Evidemment, cela ne laisse pas beaucoup d’espoir, c’est peut être la seule chose que je reprocherais à ce bon petit bouquin.

 

A lire sans modération !

 

 

 

Lu dans le cadre du partenariat      logobob01

 

Le livre de Patrick Cauvin est édité en livre de poche

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 22:33

couv-20cuisinier.jpgC'est par hasard que j'ai rencontré au salon du livre, l'auteur de L'affaire du cuisinier chinois, Pascal Vatinel. Charmant garçon qui publiait là son premier roman, il m'en conseilla l'achat pour ma grand-mère grande lectrice. Il me dédicaça son ouvrage "A Marie-Louise (ma grand-mère, 89 printemps quand même) avec l'espoir que ce cuisinier chinois saura nourrir votre goût de la lecture", très gentiment et m'expliqua qu'il écrivait aussi des livres pour enfants sur la Chine et la pensée chinoise. Bref, un auteur bien sympathique, accessible et non dénoué d'humour.

De retour de mon escapade parisienne, je m'empressai donc d'offrir à mon aïeule le cadeau que je lui rapportais. Elle le lu avec intérêt, plongeant dans l'histoire rapidement, ne relevant son nez de temps à autre que pour me dire :" il est en bien mauvaise posture le petit cuisiner",  "je me demande bien comment il va s'en sortir" ... Forcément, elle aiguisa mon appétit. Aussi, dés qu'elle l'eut terminé, je me précipitai dessus comme un chien sur un os.

Et là...

Ben, désolée, j'ai pas trop accroché.

Peut-être est-ce de ma faute. J'ai la sale habitude de lire les dernières pages avant de commencer un bouquin...

Le récit s'articule autour de deux intrigues, l'une dans la Chine actuelle, l'autre dans l'antique royaume du Qi. Deux intrigues qui, selon l'un des personnages, se répondent. Bon, ça, j'avoue ne pas avoir trop remarqué, en tout cas, pas autant que l'auteur aurait voulu, je pense. Mais, j'ai lu un peu rapidement la fin.

L'histoire du cuisinier est assez simple, et pourrait même s'apparenter à un conte (l'auteur écrit aussi pour les enfants), il y a peu de rebondissement et la lecture de la fin déflore toute l'intrigue. C'est dommage.

Heureusement l'histoire des scientifiques contemporains est plus mouvementée et tient en haleine jusqu'à la dernière page.

Ce récit étant sur la Chine, pays lointain, plein de promesses de dépaysement, je m'attendais à être transportée. Mais non, je suis restée sur ma faim. La Chine d'aujourd'hui me semble très occidentalisée et les mœurs que se soient ceux d'hier ou de maintenant me semblent proches des nôtres: l'argent, la convoitise et la recherche du pouvoir y sont omniprésents.  

Bref, je suis assez partagée... un peu déçue...

Les livres de la série "Fleur de printemps" me tentent pourtant assez, c'est un autre registre mais j'y jetterais bien un coup d'œil, pour voir si j'ai définitivement perdu l'âme de mes 10 ans... 

 

La quatrième de couverture:

District de Liaocheng, Chine, mai 2005. Le professeur Li Zhenduo fait une découverte de première importance, qui couronne une vie entière passée au service de l’archéologie : 32 rouleaux de bambou vieux de plus de deux mille ans et en bon état de conservation. Il demande aussitôt à son ami Wang Pei de les déchiffrer, mais bientôt les précieux rouleaux disparaissent… Que contiennent-ils donc de si important ? Et qui est ce génial cuisinier dont ils parlent, ce Zhang Chenfu qui aurait révolutionné la gastronomie royale ? Surtout, comment expliquer qu’à plus de deux mille ans de distance, le cuisinier et l’archéologue soient victimes d’un étrange complot qui les dépossède de leur travail, de leur réputation avant de mettre leur vie en péril ? Pour sortir des geôles royales, comme pour déjouer les machinations de ceux qui se cachent derrière la Commission centrale d’archéologie et des instances du Parti communiste chinois, il faudra aux deux héros trouver des amis capables de déployer une bonne dose de ruse et d’imagination… De main de maître, Pascal Vatinel construit un roman passionnant qui mêle intrigue policière et délices culinaires à la complexe et foisonnante histoire de la Chine.

 

Et, si vous voulez en savoir plus, je vous conseille de visiter son site (http://www.pascalvatinel.fr/auteur.html)

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 20:10

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Mes yeux sont tombés par inadvertance sur la couverture de ce livre un après-midi d'avril à la médiathèque. Les lettres dorées m'ont attirée comme un diamant attire une pie. Ce titre " Le livre des choses perdues", si étrange, sur un fond bleu nuit...

Je n'ai pu me retenir de le prendre et d'en lire la quatrième de couv':

"Il était une fois - car c'est ainsi que toutes les histoires devraient débuter - un garçon de 12 ans qui venait de perdre sa maman. Inconsolable, David a trouvé refuge dans les livres pour oublier le remariage de son père et la naissance de Georgie, son demi-frère.

Une nuit, persuadé d'entendre sa mère l'appeler, David découvre un passage caché au fond du jardin. Il le franchit et se retrouve propulsé dans un monde fantastique, peuplé de personnages issus de ses lectures et de son imaginaire.

Alors que la Seconde Guerre mondiale déferle sur l'Europe, David entame un périple à la recherche d'un vieux roi qui conserve ses secrets dans Le livre des choses perdues, sésame qui permettrait au jeune garçon de quitter ce royaume. Mais le conseiller du souverain a pour lui d'autres desseins..."

Forcément, je ne pouvais pas le laisser sur l'étagère, surtout après mon échec avec Mary Poppins. Comme après un accident de voiture, il faut rapidement se remettre derrière un volant, j'ai appliqué la même technique avec la littérature jeunesse. Allez, zou, en selle pour de nouvelles aventures!

 

Eh bien! Quelle chevauchée!

 

Grand, grand coup de cœur pour ce petit bijou. Exactement ce que j'aime!

Un récit initiatique fantastique au plus pur sens du terme!

Comment grandit-on quand on se retrouve seul, perdu, dans un monde de chaos?

Comment surmonte-t-on nos peurs infantiles et devient-on adulte?

En quoi les contes nous guident-ils sur cette route tortueuse de la vie?

Trois questions qui sont abordées, ici, en filigrane. Un livre d'une réelle profondeur qui garde toute la légèreté de l'enfance, toutes ses fantasmagories aussi...

Hier, après en avoir parlé au club de lecture, Emilie (coucou!) m'a dit que cela lui faisait penser au film "le labyrinthe de Pan", n'ayant vu que la bande annonce, je ne peux pas me prononcer. Mais a priori cela se ressemblerait, au moins dans la thématique.

Quoiqu'il en soit, la puissance évocatrice de l'imaginaire littéraire est tel qu'on ne sort pas indemne de cette lecture.

Je vous le conseille vivement et pour les plus curieux, n'hésitez pas à consulter aussi en complément le livre de Bettelheim "la psychanalyse des contes de fées".

 

 

 

 

 

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 17:30

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Je me suis plongée dans ce thriller dont j'avais lu la critique sur un magazine il y a déjà un petit moment. J'aime assez le style catastrophe associé à du fantastique.

J'ai en mémoire un livre sur le tremblement de terre de San Franscico que j'avais adoré (ne demandez pas le titre, ni le nom de l'auteur, j'ai oublié...) : plusieurs personnages se croisaient avant, pendant et aprés le tremblement de terre (celui du début du XXème)... Il va falloir que je le relise!

Bon revenons à nos moutons... heu... singes blancs.

Voilà ce qui m'avait attiré, la quatrième de couverture:

"En ce soir de printemps, dans la célèbre ménagerie du Jardin des Plantes, les animaux sont nerveux. Ils crient, heurtent les barreaux de leur cage. Ils pressentent quelque chose.

A deux heures du matin, la police reçoit un appel affolé. Un bébé vient d'être enlevé. Puis le téléphone sonne encore, encore, et encore.

Cette nuit-là, à Paris, ce sont 5 bébés qui disparaissent.

Au lever du jour, la ville est en état d'alerte. Tandis que les forces de l'ordre cherchent les nourrissons, la Seine déborde subitement, une crue géante et inexplicable. En quelques heures, le centre de la ville a les pieds dans l'eau. Paris se noie.

Un seul homme a une piste pour comprendre ce chaos: Sylvain Masson, jeune professeur à la Sorbonne, sait que sa mère, la très renommée conservatrice du Jardin des Plantes, lui cache quelque chose. Est-elle liée au fléau qui s'abat sur la ville?

Avec Trinité, une petite surdouée de 14 ans témoin d'un des kidnappings, Sylvain va se lancer sur les traces des enfants. Plongeant au coeur des mystères de Paris, dans ses carrières, dans ses catacombes, et plus loin encore, les deux jeunes gens découvrent LE secret. Devant cette vérité si incroyable, si inimaginable, si... irréelle, il leur reste moins de vingt-quatre heures our sauver la ville. »

Alléchant, non?

Je suis entrée facilement dans l'intrigue. Deux narrateurs sont différenciés par la typographie et la mention de la date sur chaque tête de chapitre concernant la narration de Trinité. L'histoire est articulée en trois parties: la ville, la rivière et la foret de longueur dégressive (23 pages hors épilogue). Le rythme est rapide, l'action se déroule sur quatre jours. Pas le temps de souffler.

Oui, mais voilà, le soufflé ne tient pas la longueur. Si la première partie tient ses promesses, j'ai été déçue par la suite. La fameuse révélation du Secret est un peu trop grosse pour être un tant soit peu crédible. Par contre le récit est vraiment fantastique dans le vrai sens du terme: les preuves n'existent plus à la fin de l'histoire. Les personnages sont attachants, y compris la « surdouée » qui n'est qu'une gamine livrée à elle même. D'ailleurs son coté « surdouée » ne transparait pas beaucoup, pas de démonstration outrancière de ses talents ni d'allusion trop appuyée sur ses facultées intellectuelles, ce que j'ai apprécié.

Je suis donc assez partagée. Un bon début, mais une fin qui me laisse... sur ma faim. Dommage.

 

Oups, j'ai oublié de donner le nom de l'auteur! C'est Nicolas d'Estienne d'Orves...

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 12:13

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Adepte des lectures en partenariat, B-o-B proposait le mois dernier une lecture à quatre yeux parents-enfants. Sans hésiter je me suis inscrite pour découvrir avec Julie mon aînée (13 ans et demi, je précise), la suite de Mary Poppins. Comme beaucoup, je ne connaissais la nurse qu’à travers le prisme de Walt Disney. Une jolie brunette incarnée par Julia Andrews, souriante, attentionnée, aimable, bref la nounou de rêve pour enfants turbulents.

J’en étais donc là de ma représentation de Mary Poppins. L’illustration de l’édition du Rocher s’accordant tout à fait à ma Mary imaginaire, petit air mutin en sus. La quatrième de couverture présente l’ouvrage ainsi :

« Rien ne va plus au numéro 17 de l’allée des Cerisiers depuis que Mary Poppins s’en est allée, emportée par le vent d’ouest. Un jour, Mme Banks, à bout de nerfs, envoie les enfants jouer au cerf-volant dans le parc. Et quelle n’est pas leur surprise de voir Mary Poppins descendre du ciel au bout de la ficelle ! Comme si de rien n’était, la nounou reprend sa place chez les Banks. Et c’est reparti pour de nouvelles aventures extraordinaires… En sa compagnie, tout semble possible… Mlle Andrew, la vieille gouvernante de M. Banks, se fait enlever par son alouette. Jane se retrouve prisonnière d’un compotier en porcelaine. On prend son goûter la tête à l’envers. Les bébés parlent la langue des oiseaux. Les paresseux sortent des contes de fées. Le cirque des étoiles donne une représentation au milieu de la nuit. Le printemps se décore comme un arbre de Noël. Et ballons de baudruches et manèges sont réellement enchantés ! »

Dés sa réception, je me suis plongée, alléchée, dans ce nouvel opus de Mary Poppins, sans me méfier.

J’ai tenu quatre chapitres avant de déclarer forfait. Hélas, je n’ai plus 10 ans, ce qui n’est pas une révélation, comme me le faisais, si justement, remarquer, samedi dernier, au salon du livre de Paris, un membre du personnel de l’éditeur. Effectivement, ce n’était pas le scoop de l’année, mais, bon, je croyais, naïvement, avoir encore une part d’enfance en moi. Amère déception…

Mary Poppins n’est pas du tout, mais alors, pas du tout comme je me la représentais. Pas de tendresse dans cette nurse là, ni même de fantaisie. Je n’ai trouvé qu’une jeune femme se repaissant de son reflet dans le miroir, passant son temps à rabrouer les enfants, faisant preuve d’une mauvaise foi incroyable… Franchement une horreur cette Mary Poppins.

-          Tu exagères, Maman, comme toujours ! J’ai trouvé la suite de Mary Poppins un peu dure, c’est vrai. Où est passée la douce nourrice souriante et gentille ? Mais malgré ce bémol, l’histoire est agréable à lire, les scènes et les actions des personnages sont bien décrites. Chaque chapitre correspond à une aventure avec Michel, Jane, leurs frères et sœurs et bien sûre, Mary Poppins. J’ai adoré le moment où la petite famille survole le parc accrochée à des ballons…

Evidement, moi j’ai buggé au cinquième chapitre. Le coup du voyage en ballon, je ne l’ai pas vu…

-          Dommage, c’était très bien. Tu n’as qu’à finir de le lire ! La fin est originale et amusante. Ça m’a légèrement rappelé le film de Walt Disney quand les deux enfants aimés se baladent aux coté de Bert et Mary Poppins à dos de chevaux de bois…

C’est vrai que certaines scènes ont dues être mises dans le film. Le goûter au plafond, tête en bas, par exemple. Je vais peut-être me forcer alors. Mais, il faudra que j’adopte un autre point de vue. En essayant de repérer les passages qui ont pu inspirer le cinéma, peut être… Mais, je vais attendre un peu pour ça.

-          En tout cas, moi ça m’a plu !

Eh bien au moins une de contente ! Pour ma part, je passe vite au suivant !

 

Je remercie Julie pour sa participation à cette critique.

 

Ce livre a été lu dans le cadre du partenariat Blog-O-Book et les éditions du Rocher Jeunesse

 

 

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 21:46

51GA55A1S4L__SL500_AA300_.jpgNon, je n'y suis pas... pas encore.  Nouvelles du paradis est le dernier livre de David Lodge que j'ai lu. Le seul aussi. Pour le moment.
C'est mon amie Isa qui me l'a conseillé. J'avais pensé que c'était un livre sur la théologie, ou comment retrouver la foi, un truc dans ce genre. Bon ça m'étonnait aussi un peu de la part d'Isa... Bref, je me suis lancée sans conviction après avoir parcouru la troisièmeme de couverture:
" Il y a bien longtemps que Bernard Walsh, l'ancien prêtre, ne croit plus au paradis. Lorsqu'il quitte Rummidge (cet enfer industriel de célèbre mémoire depuis Changement de décor, Un tout petit monde et Jeu de société) pour se rendre à Hawaii, il feuillette avec scepticisme les brochures touristiques vantant les charmes exquis d'un monde qui n'aurait jamais connu le mal.
Les gags se multiplient dans l'avion entre Londres et Honolulu ainsi que pendant le séjour à Hawaii au cours duquel les membres du groupe se croisent, s'évitent comme s'il s'agissait d'un colloque d'un nouveau genre. L'expérience est certes un peu décevante pour beaucoup, mais pas pour Bernard qui découvre que le paradis existe, même à Hawaii".
On m'avait promis des gags, de l'exotisme, pourtant ce n'est pas ce qui est le plus présent dans ce roman. De ce coté là, j'ai été un peu déçue. Par contre, l'analyse faite par le chercheur sur le tourisme aurait mérité un plus long développement.
L'histoire n'a en fait rien à voir avec le résumé qu'il en est fait. Un en mot : Bernard Walsh part avec son père au paradis hawaïen pour tenter de le réconcilier avec sa sœur mourante. Rien de très joyeux finalement. Pourtant pas de pathos inutile, ni phrases larmoyantes. Seulement un fils pris en étau dans l’histoire secrète de sa famille où les non-dits et les malentendus poussent le frère et la sœur à des milliers de kilomètres l’un de l’autre. Leur périple croise des personnages secondaires hauts en couleur, malheureusement trop peu présent et plaqué un peu artificiellement dans le récit. Je m’attendais à ce qu’ils jouent un rôle plus important. Dommage.

Verdict : livre intéressant, si on arrive à faire le deuil de ses hypothèses de lecture issues de la quatrième de couverture. Je l’ai lu il y a déjà plusieurs semain( merci de ne pas faire de commentaire, je me rattraperai prochainement, promis), pourtant il me reste en mémoire une douce saveur… comme un petit goût de paradis.

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 11:27

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J'ai refermé cette nuit le compartiment pour dames d'Anita Nair. J'avais eu un peu de mal à pénétrer dans ce monde clos, féminin au possible, aux cloisons étanches entre les castes et les sexes. Mais après m'être un peu forcée, je me suis attachée à cette femme, à peine plus âgée que moi, qui a passé sa vie à être la respectable Akka (la grande soeur), pilier de la maisonnée.
Ma difficulté à aborder ce livre vient peut-être du dépaysement total. Outre les situations exposants les vies de différentes femmes, dont la rencontre fortuite dans un compartiment de chemin de fer indien vont changer la vie d'Akhila, l'utilisation d'un vocabulaire couleur locale m'a plongée dans cette Inde contemporaine aux coutumes ancestrales.
Je dois saluer cette initiative osée de ne pas traduire ou expliquer dans le texte du récit ou par d'artificiels astérisques, ces merveilleux mots indiens (achamma, basundi, kesari, dipavadi, laddu...). On en devine le sens ou pas. Ils chantent dans l'esprit, ces mots imprononçables, leurs lettres formant des kolams aux portes de mon sommeil. Merci au traducteur et à l'éditeur d'avoir rassemblé dans un lexique discret, à la fin de l'histoire, ce vocabulaire exotique (si discret que je ne l'ai découvert qu'à la fin de ma lecture!).
Force est de constater (horrible locution!) que cela ne m'a finalement pas dérangé plus que ça.
Mais, le charme de ce roman ne réside pas uniquement en son dépaysement linguistique ou sociétal. C'est la rencontre de femmes, de leurs destins, et la prise de conscience d'une femme prisonnière des conventions qu'il est temps pour elle d'assumer sa vie. C'est un voyage initiatique entrepris à 45 ans, mais y-a-t-il un âge pour grandir? Un voyage d'une nuit, mais y-a-t-il une durée minimale pour vieillir?
Une galerie de portraits de femmes à lire absolument pour se rappeler aussi que nous sommes chacune maîtresse de notre vie.

La quatrième de couverture :
Un jour, Akhila décide de partir vers l'extrémité sud de l'Inde, là où se rencontre l'océan Indien, la baie du Bengale et la mer d'Arabie, pour faire le point sur une vie qu'elle a l'impression de n'avoir pas vécue. Dans le train qui la conduit à destination, elle fait la connaissance de ses compagnes de voyage, avec lesquelles elle va partager toute une nuit l'intimité d'un compartiment pour dames. A travers leurs confidences sur leurs vies faites de renoncements, de frustrations, parfois de révoltes, Akhila cherche la réponse aux questions qu'elle pose : une femme a-t-elle besoin d'un homme pour se sentir épanouie? Comment redevenir maîtresse de son destin?
Nul doute que pour l'auteur, les cloisonnements de la société indienne ressemblent à s'y méprendre à ceux d'un train : "un compartiment y est en permanence réservé aux femmes ; il peut se révéler confortable, à condition qu'elles n'en sortent pas" (Michel Grisola, L'Express)

Et si vous ne me croyez pas sur parole, n'hésitez pas à allez prendre un second avis sur Bouq1 et Cie !

 

 

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 17:59
Je viens de me rendre compte que je ne faisais pas de critique sur les livres que je n'avais pas aimé. Il n'y a pas de raison que je poursuive cette censure! Il y va de ma crédibilité.
Je suis assez bon public. Rares sont les livres qui ne me plaisent pas du tout, dans lesquels je ne tire ni enseignement ni plaisir. Je peux compter sur les doigts d'une main ceux que j'ai lâchement abandonnés avant la dernière page.
C'est peut-être pour ça que je n'en parle jamais.
Mais, aujourd'hui, allez savoir pourquoi, j'ai décidé de ne plus me taire. Aujourd'hui j'avoue:
- je n'ai pas pu finir la condition humainede Malraux, désolée pour ceux qui ont aimé, mais je n'ai pas pu aller au-delà de la trentième pas.
- je n'ai jamais terminé c'est à cause des poules de Jean-Jacques Reboux. J'ai pourtant essayé, mais j'avoue ne rien y avoir compris: ce serait l'histoire d'un homme passablement tordu qui aurait commis des actes suffisamment répréhensibles pour le conduire en prison. Je n'ai jamais su ce qu'il avait fait puisque j'ai refermé ce chef d'oeuvre avant la fin du premier quart.

Deux livres seulement?
Non, il y en a d'autres mais je les ai oubliés...
Aussi, je prends aujourd'hui le ferme engagement de vous livrer mes bugs livresques autant que mes coups de coeur! (je suis debout, la main droite sur le coeur, évidemment!)
Mais autant, déjà, vous prévenir, ce ne sera pas l'objet du prochain article, désolée...
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 10:52

cadres noirsDans le cadre du partenariat B-o-B avec les éditions Calmann-Lévy, j'ai reçu le dernier livre de Pierre Lemaitre. Je l'avais choisi car il racontait l'histoire d'un demandeur d'emploi à la dérive (et oui rien à voir avec le célèbre haras de la vallée de la Loire). Je m'étais dit : "super, ça me changera du boulot!".
J'informe ceusses qui ne le sauraient pas que je travaille chez Popol (ou plus souvent appelé Pôle-Emploi).
La quatrième de couv' m'avais alléchée :
"Alain Delambre est un cadre de cinquante-sept ans anéanti par quatre années de chômage sans espoir.
Ancien DRH, il accepte des petits jobs démoralisants. A son sentiment de faillite personnelle s'ajoute bientôt l'humiliation de se faire botter le cul pour cinq cents euros par mois...
Aussi quand un employeur, divine surprise, accepte enfin d'étudier sa candidature, Alain Delambre est prêt à tout, à emprunter de l'argent, à se disqualifier aux yeux de sa femme, de ses filles et même à participer à l'ultime épreuve de recrutement : un jeu de rôle sous la forme d'une prise d'otages.
Alain Delambre s'engage corps et âme dans cette lutte pour regagner sa dignité.
S'il se rendait compte que les dés sont pipés, sa fureur serait sans limite.
Et le jeu de rôle pourrait alors tourner au jeu de massacre."
Je n'ai pas été déçue.
Alain Delambre est, dés le début, un personnage attachant. On ne peut que l'accompagner et le soutenir dans ses démarches désespérées. Pendant la première partie. Celle qui est à la première personne du singulier, le récit d'Alain fait par lui même. La partie intitulée AVANT.
Avant quoi? Avant que le récit ne soit repris par Fontana. C'est ce second personnage qui prend le relais PENDANT la fameuse prise d'otage. Alain Delambre redevient le narrateur APRES. Deux points de vue. Deux hommes qui s'affrontent.
Attachant Delambre, et pourtant, que d'ombres dans ce personnage. Est-il vraiment ce bon père déstabilisé par un chômage destructeur, ou ce calculateur audacieux qui joue sa vie et celles de ses proches sur des coups de bluff? Je n'ai pas réussi à trancher. Il peut-être l'un et l'autre. Ou plutôt devenir l'autre, après des mois d'humiliations et la perte de sa fierté d'homme.Il bascule, le prédateur se met en chasse. Car, c'est aussi ce qu'est Delambre : un chasseur de tête, un manager RH.
Dommage que le personnage secondaire de Charles ne soit pas plus présent. J'aurai aimé le voir plus souvent. Juste un bémol : la fin ne semble un peu précipitée et dans la lignée du "tout est bien qui..."
Néanmoins je reste  sur une très bonne impression. En voilà encore un qui va tourner de mains en mains!

Ce livre a été lu dans le cadre du partenariat Blog-O-Book et les éditions Calmann-Levy

 

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 15:25

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J'avais depuis des mois ce livre sur ma table de nuit. Je ne sais pas exactement pourquoi j'en ai repoussé sa lecture, peut-être sa couverture : un bas de visage de femme pensive devant un café noir ne m'inspirait pas vraiment; peut-être la quatrième de couv' : 
"En mission au Moyen-Orient, Sally rencontre Tony.
Elle est reporter au Boston Post, il est journaliste au Chronicle
Elle est pétillante, il est charmeur.
Elle est célibataire, lui aussi.
Ce qui doit arriver arrive: coup de foudre.
Mais Sally ignore que le rêve va virer au cauchemar.
Et que le pire viendra de celui qu'elle pensait pourtant bien connaître, son mari..."
Rien de très emballant.
Pourtant, ma copine Hélène me l'avais recommandé. Ne doutant pas de ses choix, je me suis lancée. Et finalement...
C'est pas mal. Les affres de la maternité ne sont pas trop mal vus, le gouffre de la dépression post partum non plus. J'ai bien aimé le machiavélisme du mari, mais la naïveté de la narratrice m'a parfois énervée. Et ,si j'avoue avoir été accrochée dans la seconde partie du récit, j'ai dû me forcer un peu au début. Dommage, car ça partait bien:reportage sur le vif dans la Somalie inondée en temps de guerre. Mais à partir du chapitre deux, on s'enlise un peu dans l'histoire à l'eau de rose, il faut attendre le milieu du livre pour être de nouveau happé par l'histoire.
Je reste quand même sur une impression globalement positive, même si je ne pense pas que je le mettrais dans ma valise au départ pour une île déserte.

Les premières lignes:

"J'avais fait la connaissance de Tony Hobbs depuis une demi-heure quand il m'a sauvé la vie.

Cela risque de paraître un peu mélodramatique, je sais, mais c'est vrai. En tout cas aussi vrai que ce qui peut sortir de la bouche d'un journaliste.

Je me trouvais en Somalie, un pays que je n'avais jamais eu l'intention de visiter jusqu'au jour où, par la magie d'un coup de téléphone reçu au Caire, j'ai été envoyé d'urgence là-bas. Un vendredi après-midi. Comme la plupart des autres résidents étrangers dans la capitale égyptienne, je consacrais ce jour de repos officiel dans la semaine musulmane à... me reposer. Plus précisément, j'étais en train de prendre un bain de soleil au bord de la piscine du club Guezirah, jadis le havre des fonctionnaires britanniques sous le règne du roi Farouk, de nos jours le rendez-vous exclusif du beau linge cairote et des divers expatriés basés en Egypte. Comme tout était d'un calme absolu ce jour-là, j'avais quitté le bureau à une heure, décidée à m'accorder ce luxe dans la vie d'un correspondant de presse: un moment de répit. Et au soleil. Car si ce dernier brille à profusion dans la région, mes collègues et moi n'avions guère le loisir de lézarder sous ses rayons. Surtout moi; avec mon poste de "correspondant volant", j'étais censée couvrir à moindre coût l'ensemble du Moyen-Orient et toute l'Afrique de l'Est... Et c'est ce qui m'a valu le coup de fil dèjà mentionné."

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 20:11

9782843374708.jpgTraversant une période pas très rose, Emilie (ben oui, désolée, toujours elle...) m'a posée dans les mains ce livre, m'en recommandant la lecture. Au départ, je cherchais un ouvrage qui relatait une rencontre avec un chamane (il me semble que l'auteur en était David Servan-Schreiber), mais apparemment, personne n'en a entendu parler... Bref, je suis repartie de la médiathèque avec L'homme qui voulait être heureux sous le bras.
Je dois dire que les premières pages ne m'ont pas enthousiasmées outre mesure. Un type mal dans sa peau qui se fait prodiguer des conseils à deux balles par un gourou exotique... bon, rien d'emballant. Cela me faisait plutôt penser à un essai romancé pour faire passer la pilule. L'auteur qui aurait voulu transmettre son message psycho aux pauvres profanes incultes que nous sommes.
Comme je n'aime pas ne pas aller au bout d'un bouquin (évidemment quelques fois je buggue aussi- il faudra que je fasse un article dessus un de ces quatre...) j'ai poursuivi la lecture.
Et ô surprise, je n'ai pas eu à me forcer!
Évidemment si vous êtes adepte des intrigues bien ficelées, avec force de rebondissements et personnages tourmentés, pas la peine de vous précipiter, ce n'est pas ce qu'il vous faut. Par contre, si vous n'avez rien contre une petite piqûre de rappel sur vos certitudes, n'hésitez pas, cela vous remettra les pendules à l'heure!
Désolée pour la quatrième de couv', j'ai rendu le bouquin trop tôt...

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 14:21
9782878582857.jpgNon, ne cherchez pas ce titre, "overdose" n'est pas le dernier Vargas, inutile de vous précipiter dans vos librairies, bibliothèques et médiathèques préférées...
En ces temps festifs, beaucoup abusent de champagne, chocolat et foie gras, moi j'ai abusé de Vargas. J'en fais une indigestion. Ma vésicule littéraire est saturée... Je vais me mettre à la diète un mois ou deux, et je pourrai y goûter de nouveau...
Ceci dit, je ne suis peut-être pas la seule fautive.
J'ai buggué sur  Un lieu incertain. Dommage, car je ne pense pas qu'il soit plus mauvais qu'un autre. Simplement, je n'en peux plus...
J'ai fait le tour.
Après avoir rencontré le frère d'Adamsberg sous les vents de Neptune,appris par la même occasion qu'il avait un fils, après avoir enquêté avec son ennemi d'enfance, Veyrenc, dans les bois éternels ici intervient le fils caché, oublié, inconnu. J'avoue me lasser. A chaque opus, un nouveau personnage proche de notre cher commissaire vient mettre son nez dans l'enquête. Certes cela permet de d'éclairer un peu plus la psychologie du personnage, mais la ficelle est devenue trop visible pour moi... 
Je vais donc faire une pause avec cet auteur, j'ai pourtant sous le coude le fameux pars vite et reviens tard... mais là je pense que ce serait trop pour moi maintenant, avant d'en arriver au dégoût définitif, digérons un peu...

Sinon, que dire de ce lieu incertain? Pour ceux qui aime la manipulation, les coups bas, et les histoires légendaires vampiriques et les retrouvailles improbables entre un père et son fils...
Personnellement, je n'ai pas adoré. Un peu trop tiré par les cheveux pour moi.

La quatrième de couv':

"_ Bien, dit Clyde-Fox en se rechaussant. Sale histoire.Faites votre job, Radstock, allez voir ça. C'est un tas de vieilles chaussures posées sur le trottoir. Préparez votre âme. Il y en a une vingtaine peut-être, vous ne pouvez pas les manquer.
_ Ce n'est pas mon job, Clyde-Fox.
_ Bien sûr que si. Elles sont alignées avec soin, les ointes dirigées vers le cimetière. Je vous parle évidemment de la vieille grille principale.
_ Le vieux cimetière est surveillé la nuit. Fermé pour les hommes et pour les chaussures des hommes.
_ Eh bien elles veulent entrer tout de même, et leur attitude est très déplaisante. Allez les regarder, faites votre job.
_ Clyde-Fox, je me fous que vos vieilles chaussures veuillent entrer là-dedans.
_ Vous avez tort, Radstock. Parce qu'il y a les pieds dedans.
Il y eut un silence, une onde de choc désagréable. Une petite plainte sortit de la gorge d'Estalère, Danglard serra les bras. Adamsberg arrêta sa marche et leva la tête."
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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 19:21

Une copine m'a prêtée ce petit bouquin: Cannibale de Didier Daeninckx (surtout ne me demandez pas de le prononcer!). Moins de 100 pages. Un intermède.
Oui, mais un intermède qui fait réfléchir à notre époque où certains s'interrogent sur leur identité nationale... cannibale
Plantons le décor: l'action se passe en Nouvelle-Calédonie et en métropole.
Quand: milieu des années 80 et à l'exposition coloniale de 1931.
Qui: une centaine de Kanak, un Sénégalais, des bons français, et un homme.
Quoi: un échange entre des crocodiles et des "sauvages cannibales" ou les pérégrinations de deux Kanaks à Paris.
Verdict: à lire absolument pour se rappeler qu'il y a moins d'une centaine d'années, ne pas être blanc ne donnait pas droit à être un être humain. 

Quatrième de couverture:


Paris, 1931, l'Exposition coloniale. Quelques jours avant l'inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d'une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d'un coup.
Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l'intérêt du public allemand, veut bien prêter les siens, mais en échange d'autant de Kanak. Qu'a cela ne tienne!
Les "cannibales" seront expédiés.
Inspiré par ce fait authentique, le récit déroule l'intrigue avec, en arrière-plan, le Paris des années 30 - ses mentalités, l'univers étrange de l'Exposition - tout en mettant en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi-siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie.

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 11:02

Eh oui, j'avais prévenu je me lance dans Vargas... 
J'avais commencé la série par Dans les bois éternels où il y était fait référence à cet ouvrage, je n'ai donc pas d'autre choix que de le lire aussi. Je ne le regrette pas.
Belle intrigue, dépaysement et facette encore inconnue du lunaire commissaire Adamsberg.
Sous les vents de Neptune situe son action entre la France et le Canada. Pour qui aime l'approche d'une autre langue quoique francophone, il n'y a pas d'hésitation. Le pelleteux de nuage nous emporte avec lui dans une machination qui le poursuit depuis sa jeunesse. Nous faisons connaissance avec son frère, et nous nous enfonçons un peu plus dans l'âme tourmentée de l'intuitif policier.
J'ai bien aimé ce nouvel épisode, et c'est avec enthousiasme que je me suis précipitée sur le suivant... mais...
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 19:16
Voici un livre qui permet de relativiser quand on vit une période professionnelle difficile. Facile à lire, cette histoire raconte les déboires d'une jeune new-yorkaise au chômage qui se retrouve serveuse dans un restaurant chic et à la mode grâce aux bonnes oeuvres d'un ami de la famille. Le hic, c'est que l'ami ayant vanté ses talents, impossible pour elle d'avouer qu'elle n'a pratiquement aucune expérience dans ce métier. Ce qui, malheureusement, se voit du premier coup d'oeil. Et là... c'est le drame....(comme dirait...)

Récit de structure très classique: un homme une femme, une rencontre improbable, une dispute, une réconciliation et une fin heureuse sur tous les plans... dans le meilleur des mondes possibles. En même temps, on en demande pas plus à ce genre de bouquin.

Petite histoire sympa, qui pour moi est arrivée exactement au bon moment. Les conditions d'exercice de la pauvre Erin m'a permis de relativiser les miennes. 
Heureusement, ce n'est qu'une histoire (apparemment issue de la propre expériences des auteurs) qui ne risque pas d'arriver dans notre beau pays des Bisounours loin, très loin du libéralisme américain...

Bref, pour se détendre...

l'avis de Bouq1 et Cie
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A découvrir !

Visitez le site www.virginielauby.com

Cliquez sur les images pour en découvrir les premières pages... 

hantise

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


1ere-couverture-Nannig-copie-1.jpg

Réédité chez Chloé des Lys

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