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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 16:08

vNTPaulus 

Voici un roman édité chez Noires terres, éditeur Ardennais. Un autochtone donc. Je suis tombée dessus au salon du livre. J’ignorais alors que cet éditeur se diversifiait dans la littérature car il est plutôt orienté document du terroir. Un roman policier dont l’intrigue se situe sur nos vieilles terres ardennaises ne pouvait que me séduire.

Je n’avais pas lu avant de l’acheter la quatrième de couverture :

« Depuis un mois, la commune ardennaise de Chantecourt est le théâtre d’actes de malveillance. Lorsqu’un garçon de cinq ans décède dans l’incendie criminel d’une grange, le commissaire Paulus, surnommé  « le sanglier », prend l’affaire an mains. En compagnie de l’in de ses adjoints, l’inspecteur Bouchon, il se rend sur les lieux di drame où les deux policiers vont peu à peu découvrir des habitants à la vie écorchée. Pas de bonheur dans le village, ou très peu. Règne donc la méchanceté ? Rancoeurs, haines et jalousies rôdent partout comme des fantômes. Une descente aux Enfers dans ce que l’homme a de plus sombre.

Dans ce roman, Fabrice Paulus nous force à regarder au plus profond de nous-mêmes. Est-on capable d’amour ? Y aurait-il encore des guerres, de la misère, de la solitude, s’il existait ne serait-ce qu’un petit peu d’amour entre les hommes ? Chaque page nous rappelle à ce qui pourtant devrait être une évidence : sans les autres nous ne sommes rien. »

Le décor est planté. On sait déjà que l’atmosphère n’est pas à la rigolade.

Heureusement, ça se lit vite. 189 pages. C’est largement suffisant.

Je suis désolée de ne pas avoir adhérée à ce roman. Sincèrement. Mais le tableau dressé par l’auteur n’est pas à la gloire du département (impardonnable) : on navigue dans les eaux troubles des haines, jalousies dans une campagne austère où on vit replié sur soi. Beaucoup d’introspection dans ce récit lourd, étouffant. Le commissaire lui-même porte son fardeau et jette un regard sans complaisance sur ses concitoyens.

Dans les premières pages j’ai retrouvé l’atmosphère des Maigret. Un commissaire d’un âge avancé qui fume la pipe et boit de la bière, dans un paysage suranné. La comparaison s’arrête là. A force de vouloir imiter le maître Simenon, l’histoire s’embourbe, la psychologie des personnages est certes très fouillée mais l’enquête inexistante. D’ailleurs, l’auteur l’avoue, page 187 : « l’affaire s’est résolue d’elle-même ».

Bref, vous l’avez compris, je suis déçue. Je ne pense pas que je suivrai Paulus dans ses pérégrinations ultérieures, à moins que son regard ne s’adoucisse…

 

Complément : J’ai rencontré aujourd’hui, 12 juin 2011, l’auteur Fabrice Paulus. Et il m’a donné quelques éclaircissements concernant son roman.

Concernant la noirceur du récit : c’est normal, c’est un roman noir. Je ne connaissais pas vraiment ce genre, butinant plutôt le policier (le bon vieux polar) éventuellement le thriller, mais pas au-delà. Alors évidemment, il y avait peu de chance que le noir (c’est noir, il n’y a plus d’espoir) me séduise.

Concernant l’intrigue : effectivement le but n’est pas la résolution de l’enquête (ouf, ça au moins je l’avais vu) mais plutôt les profondeurs d’âmes.

A l’objection : mais pourquoi avoir pris votre nom pour en affubler votre commissaire ? Réponse simple et cohérente : « c’est mon nom et je trouvais ça rigolo, en plus le coté taciturne du commissaire Paulus correspond à mon caractère ». Bon, moi, j’ai rencontré un Fabrice Paulus charmant et pas renfermé pour un sou, mais il se connait forcément mieux que moi, d’autant que son épouse, charmante elle aussi, n’a pas démenti, donc…

A l’objection : franchement, vous vous êtes inspiré de Simenon… La réponse fût non. En fait, comme Maigret, Fabrice Paulus aime fumer la pipe, tranquillement installé à la chaleur de son foyer…

Alors que penser ?

Peut-être n’ai-je pas lu « la ferme isolée » au bon moment (et ça je peux affirmer que non, ce n’était pas du tout le bon moment pour moi d’aborder le roman noir en janvier 2010).

Cela me rappelle une autre anecdote : j’avais lu un livre d’un auteur dans le cadre d’une lecture commune. J’avais trouvé le roman absolument détestable, jurant, mais un peu tard, qu’on ne m’y reprendrait plus. Puis, j’avais rencontré l’auteur, pas personnellement, non, il était venu faire une lecture de quelques passages de ses autres œuvres. J’avais alors été éblouie par la finesse du texte, l’humour acerbe des mots et j’avais alors remisé mes promesses illusoires de ne plus le lire. Depuis, j’ai toujours un livre de Franz Bartelt à porté de main. Le Grand Bercail n’était pas le livre avec lequel il me fallait entrer dans son univers. Gageons qu’avec Fabrice Paulus il est sera de même…

 

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 16:50

icelander« C’est jour de fête à New Cruiskeen : on honore la mémoire d’Emily Bean, la célèbre enquêtrice, pourfendeuse du mal et redresseuse de torts. Mais la veille, Shirley Mac Guffin a été assassinée ; tous s’attendent à ce que Notre Héroïne, meilleure amie de la défunte et fille d’Emily Bean, se charge elle-même de l’enquête. Sauf que Notre Héroïne se moque bien de pourfendre le mal et de redresser les torts… Pourtant, bien qu’elle n’ait aucune envie d’affronter les redoutables Refurserkir, guerriers mystiques du Vanaheim, elle va devoir reprendre du service.

 

Hommage étourdissant aux pulps et à la mythologie nordique, entre Pynchon et Jasper Fforde, Icelander comporte en outre un duo de détectives métaphysiques, un pays imaginaire situé sous l’Islande et une scène mémorable de karaoké scaldique. »

 

 

Voilà la quatrième de couverture du livre de Dustin Long paru chez Asphalte et qui a fait l’objet d’un partenariat B-o-B le mois dernier.

Intriguée par ce résumé et attirée par la culture nordique, je ne pouvais pas passer à coté. D’autant que l’allusion au karaoké scaldique était pleine de promesses. 

J’avoue avoir été assez déroutée au début : une préface, un dramatis personae et un prélude. Rien que ça !

Dans la note de préface, signé de l’éditeur (original ?) on nous informe que l’auteur de ce roman étant familier des « Mémoires d’Emily Bean écrits par Magnus Valison », des notes en bas de page sont données afin d’éclairer le lecteur sur certains passages faisant référence à ces mémoires.

Etant un tantinet naïve, j’ai mis du temps à comprendre que ces fameuses Mémoires auxquelles il est fait constamment référence n’existaient pas. Pas plus que Magnus Valison, d’ailleurs. Et que forcément, ledit éditeur devait donc être l’auteur.

Après cette découverte, je suis entrée sans difficulté dans cette histoire menée tambour battant.  

Outre une intrigue autour d’un mystérieux meurtre et de la rédaction d’un Hamlet, le lecteur est plongé dans plusieurs histoires qui s’entrechoquent et s’entrecroisent dans le présent et le passé. Une prouesse quand on sait que le lecteur n’est jamais égaré dans ces méandres.

Petite déception quant au karaoké scaldique  qui n’est finalement qu’abordé, mais ce n’est certes pas l’intérêt de ce livre.

J’ai vraiment apprécié le jeu d’écriture : l’intervention de plusieurs narrateurs dans la seconde partie « Ludo », mais aussi cette mise en perspective du narrateur-auteur-éditeur tout le long du récit. La postface de « l’éditeur » termine en apothéose ce roman. Une construction compliquée, certes, mais pour un résultat finalement très intéressant.  

Une jolie découverte en tout cas, qui m’a fait passer un bon moment.

 

Merci à 

logobob01 

et aux éditions Asphalte.

 

Et pour ceux qui voudraient en savoir plus, n’hésitez pas à faire un tour sur le site de l’éditeur, qui met en ligne la playlist mentionnée sur le rabat de troisième de couv’. Incontournable !

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 16:24

51AVYXB1DZL SL500 AA300J’avais acheté au dernier salon du livre de Paris, trois romans de Didier Van Cauwelaert. Souvenez-vous, j’avais commencé par La nuit dernière au XVe siècle. Passons. Depuis, j’ai dévoré Attirances et je me sentais donc prête  à tourner une nouvelle page de ce grand romancier.

La quatrième de couverture avait guidé mon choix en mars parmi les dizaines d’ouvrages de l’auteur :

 

« J’ai tout perdu sauf la mémoire. Il m’a volé ma femme, mon travail et mon nom. Je suis le seul à savoir qu’il n’est pas moi : j’en suis la preuve vivante. Mais pour combien de temps ? Et qui va me croire ? » Dédoublement, folie, manipulation mentale ? Explorant une nouvelle fois les mystères de l’identité, Didier Van Cauwelaert a écrit un suspense hallucinant, l’odyssée d’un homme seul en lutte contre le mensonge de son entourage… ou sa propre vérité.

 

Le récit démarre sur les chapeaux de roues : « Je sonne chez moi, et c’est un inconnu qui a répondu ». On ne tergiverse pas, le lecteur est directement plongé dans l’action.

L’histoire est bien rythmée, aucun temps mort ne vient polluer l’enquête menée par le  narrateur pour se retrouver. Très rapidement, on apprend qu’à la suite d’un accident de la route, Martin Harris, tout juste débarqué avec sa femme en France, est plongé dans un coma de quelques jours. A son réveil, personne ne semble le reconnaître. Personne sauf la chauffeuse de taxi, Muriel, qui conduisait le véhicule accidenté.

La situation est assez angoissante, mais elle laisse pourtant en arrière plan une lueur d’espoir en permanence allumée. Angoissant mais pas dramatique.

De plus, l’auteur s’est documenté (il n’y a qu’à voir les destinataires de ses remerciements : Pr Jean-Marie Pelt, Pr Rémy Chauvin…) notamment les questions botaniques (oui, j’avoue, j’adore Jean-Marie Pelt, son aventure des plantes m’a fascinée étant enfant, et il est certainement en partie responsable de mon goût du jardinage). J’ai particulièrement aimé la discussion, au coin du feu, entre Martin et le psychiatre. Cette théorie rejoignant mes convictions.

Bref, un roman dont il serait superflu de se priver…

 

Je profite de ce billet pour me plier à la coutume du moment :

Je vous souhaite à tous une très heureuse année livresque, pleine d’imprévus et de bonheurs, de découvertes et de joies.

 

Et n’oubliez pas :

CARPE DIEM

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 17:01

symphonieVoilà un livre acheté par hasard. Attendant ma fille aînée, partie lorgner du coté des CD, j’ai laissé mes doigts flâner sur les couvertures bariolées. Feuilletant celui-ci, découvrant l’incipit de celui-là, mes yeux sont tombés sur mon prénom. Mon égo ne se sentant plus de joie, je n’ai pu lui résister surtout après avoir lu l’avis de Vanity Fair (avis au combien éclairé comme chacun le sait) « Une fable surréaliste ». En plus, en le refermant, j’ai trouvé la couverture jolie, fleurant bon un romantisme passé.

Affaire conclue !

J’ai du en différer la lecture pour cause de retard dans mes partenariats, mais Urban Massaï à peine refermé je me suis jeté dessus.

Un vrai délice !

185 pages passées en compagnie de Green Talbot. Un curieux aventurier qui parle le langage des oiseaux, et, est capable d’entendre le froissement des cheveux. Né au milieu de nulle part, à Tranquillity, où rien ne se passe, la mort de ses parents lui permet de prendre son envol et de découvrir le vaste monde. De mauvaises rencontres en d’autres providentielles, Green Talbot grandit et devient un homme.

Ecrit dans un style vif (même si certaines répétitions m’ont un peu laissé perplexe, étaient-elles voulu ou non ? Je n’ai pas tranché), j’ai adoré cette jolie fable, dévorée en deux soirées, dont la morale est :

« Le début et la fin d’une vie ne comptent pas,

c’est le reste seul qui lui donne sa signification ».

Un regard naïf est porté sur les évènements historiques dont seules quelques allusions rappellent que nous sommes sensés être dans ce monde. Mais aussi des phénomènes étranges, proches du merveilleux, nous font bien vite replonger dans l’univers de la fable (avec la disparition de sa ville natale notamment, comme les souvenirs d’enfances qui tombent en poussière, très joli passage qui plairait à Emilie) 

 

Pour la petite histoire, le personnage « Virginie » n’apparait que sur quelques pages et « qui faisait profession d’offrir à ses clients des moments de détente et d’oubli »…

No comment.

 

La quatrième de couverture :

Pour le commun des mortels, la curiosité est un vilain défaut. Pas pour Green Talbot, qui décide de quitter son village endormi et de parcourir le vaste monde afin d’assouvir sa soif de connaissance et d’émotions. Doué d’une empathie hors du commun, il révèle au fil de ses rencontres la diversité de la nature humaine. Un voyage initiatique qui conduira ce personnage étrange et poétique à traverser deux continents et les grands bouleversements du XXe siècle.

 

 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 11:56

urban massai

Ayant participé (une fois de plus) au partenariat B-o-B, je me devais de lire ce roman.

J’en avais différé la lecture, déçue de mon partenariat précédent (Il est parmi nous). Ce qui m’avait permis de me remonter le moral avec les Attirances de Van Cauwelaert.

 

Marine Rose avait déjà mis son billet en ligne, je n’ai évidemment pas pu résister à la tentation d’y jeter un œil.  Et je dois avouer qu’après lecture complète du roman, je suis assez de son avis.

Bon au début, j’ai eu un peu de mal à entrer dans cet univers particulier : celui de l’adolescent mâle en milieu urbain, moi qui ai trois filles à la campagne. Aussi les petites histoires masturbatoires de l’ado, m’ont un peu « barbé ». Mais n’est ce pas, là, le principal centre d’intérêt du jeune mâle ? De ce coté là, pas de doute l’auteur maitrise bien son sujet… une dose d’autobiographie peut-être ?

J’ai eu quelques doutes sur certains anachronismes. L’action se passe en 1985, mais je n’ai pas les mêmes souvenirs que l’auteur. Une chose est certains, c’est que l’usage du préservatif n’était pas aussi répandu. Mais dés la première page, l’auteur s’en explique : « les avertissements médicaux que l’on y trouve, par un souci élémentaire de sécurité, reflètent l’état de la connaissance de 2007 ». Bon d’accord, mais dans ce cas, quelle est la pertinence de situer l’action en 1985 ? J’imagine qu’il y a une bonne raison, mais je ne l’ai pas trouvée (peut être au second tome ?)

Sinon, un médecin aussi ouvert d’esprit que celui que rencontre notre héros, je voudrais bien avoir son adresse. Je doute que cela existe.

La rencontre avec Isabella est aussi un peu irréelle… Un fantasme de jeune homme sans doute.

J’ai été aussi un peu agacée par les appellations telles que « RETAP » au lieu de tout simplement « RATP », bon évidemment, le portrait fait de cette entreprise n’est pas très flatteur, il valait peut-être mieux essayer de dissimuler le nom de l’enseigne… raté, on la reconnait trop bien.

Ce qui m’a chagriné aussi, sont les quelques fautes de frappe en fon de roman… mais tout cela est largement pardonnable.

Oui, tout à fait pardonnable car, un fois entrée dedans, on ne lâche plus ce roman initiatique. Parfait pour comprendre comment fonctionne un garçon de 15 ans, je vais le prêter à ma fille aînée (14 ans) ça ne peut lui être que bénéfique.

Parfait aussi pour montrer que les cités ne sont pas qu’un repaire de brigands sanguinaires toujours prêts à mettre à feu et à sang le quartier, non il y existe aussi des « petits gars bien », qui y vivent « tranquillement », et même certains qui changent miraculeusement (comme « Raclure »).

J’ai été peinée de laisser filer Franck sans moi à la dernière page. Heureusement, je viens de voir que la suite est sortie !

Franchement, voici un livre dont je ne regrette pas la lecture, malgré tous ses petits défauts sur lesquels finalement on passe facilement.

Petites précisions supplémentaires :

- Il a été sélectionné pour le Prix Méditerranée des lycéens en 2009. Je n’en suis pas étonnée.

- Le site de l'auteur est très intéressant, n'hésitez pas à le visiter!

 

Merci à  BoB et les éditions TDO 

 

 Lu dans le cadre d'un partenariat        logobob01

 

 

 

 

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 21:48

9782226167187mVoici un livre que j’ai découvert grâce à une réunion des dévoreurs de livres de Signy l’Abbaye. J’avais été déçue par le dernier (et unique) Van Cauwelaert, «  La nuit dernière au XVe siècle  » que j'avais lu. Mais, je me suis laissée séduire sous les conseils avisées de Sandrine, une des dévoreuses.

Elle m’avait promis trois nouvelles qui se répondaient, trois histoires où se mêlent fantastique et histoires de familles.

Effectivement, trois histoires mettant en scènes différents personnages d’une même famille (bon d’accord sur la dernière nouvelle, le membre de la famille n’est pas celui qu’on croit) se percutent dans ce roman tout à fait atypique.

La quatrième de couverture résume bien les situations de chaque nouvelle :

 

 « Un écrivain harcelé par l’étudiante qui lui consacre une thèse, un peintre qui s’accuse de tuer les femmes à distance avec ses pinceaux, une maison qui envoûte jusqu’à la folie ceux qui s’y attachent…

Faut-il résister à l’attirance ?

Et si l’on cède, st-ce pour se fuir ou pour se trouver ?

Liées par un même secret, l’histoire de trois passions vénéneuses où culmine le talent d’un des plus grands auteurs français d’aujourd’hui. »

 

Cet ouvrage… livre… recueil de nouvelles ? Non, ce roman, car pour moi, c’est un roman, qui a son unité. Il est divisé en trois parties distinctes, numérotées et titrées :

1. Vous êtes mon sujet (40 pages),

2. Attirance (74 pages)

3. La maîtresse de maison (118 pages)

Bon, je m’abstiendrai de faire remarquer aux non mathématiciens (littérature et maths ne font pas bon ménage, paraît-il ? Par esprit de contradiction, j’ai épousé un prof de maths) que la seconde partie fait prés du double de la première, et la troisième le triple de la troisième… une intrigue qui s’intensifie, se densifie au fur et à mesure qu’on avance dans les récits.

Le narrateur de la première « nouvelle » s’exprime à la première personne du singulier, c’est un personnage central, voir « Le » personnage, celui sans lequel rien ne serait arrivé.

Puis progressivement, on s’éloigne, Delphine, après une brève apparition dans le premier récit, devient le pivot de cette histoire. Elle n’est là que pour mettre en valeur le second personnage de cette partie : le peintre.

On retrouve tout ce petit monde, mais en touche, presque impressionniste, dans la dernière partie. Ici, le « héros » est totalement extérieur à cette famille maudite. Ce n’est qu’un simple vacancier, tombé dans le guet-apens venimeux du charme d’une maison.

La dernière partie éclaire alors la première et la boucle est bouclée.

Si, j’ajoute que l’écriture est fluide, tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment.

Ne boudez pas votre plaisir et laisser vous tenter par ces « Attirances » sans modération…

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 13:03

51DviVaKxPL. SS500Voilà un livre dont la quatrième de couverture est alléchante:

 

« Ralf est-il un comédien venu du futur nous alerter sur les dangers auxquels nous exposant nos descendants en persistant  à polluer notre planète, comme il le prétend ? Ou bien un allumé sorti de nulle part décidé à faire carrière dans le show-business en adoptant un gimmeck douteux ? Qu’importe, Texas Jimmy Balaban, agent d’artiste sur le retour, flaire la bonne affaire et il n’est pas homme à se poser des questions métaphysiques. Tant qui son poulain assure le prime time, tout roule. Mais pour Dexter Lampkin, l’auteur de science-fiction chargé d’écrire les textes du « Monde selon Ralf », et Amanda Robin, son coach new age, les choses ne sont pas si simples. Et si… ? »

 

Malheureusement, j’ai eu l’appétit coupé. Je l’ai définitivement posé à la page 232 (sur 890 quand même). Je me suis perdue entre les personnages, pourtant il n’y a pas tant que ça. Les descriptions des différentes personnalités m’ont parues très longues (je n’en peux plus d’Amanda et de ses délires new age), et finalement pas très intéressantes.

Je ne me suis attachée à aucun personnage. Ni Lampkin, l’écrivain opportuniste, ni Loxy, la junkie dont on n’ignore rien des shoots au crack (ça aussi c’est très très très long) et encore bien moins du fameux Ralf dont les blagues agressives ne font rire personne (ou alors je n’ai rien compris à cet humour là…)

 

Bref, pour moi un livre à oublier rapidement.

C’est particulièrement dommage car je l’ai lu dans le cadre d’un partenariat B-o-B. Mais désolée, là je n’ai vraiment pas accroché.

 

Heureusement, pour l’auteur, tout le monde ne partage pas mon avis : découvrez les billets de

Mutinelle et  Bibargenteuil

 

Je remercie logobob01 

et les éditions J’ai lu.

 

Sans rancune !?

 

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 22:20

lamentations

La lamentation du prépuce est un petit bijou.

Shalom Auslander  signe ici un pamphlet truculent sur les excès de la religion. Issu d’une famille juive orthodoxe, Shalom, dont le prénom signifie Paix, essaye de survivre face à un Dieu qui n’existe apparemment que pour le harceler et lui rendre la vie impossible.

Durant les 300 pages de ce roman, on suit la vie de cet enfant devenu homme tiraillé entre la terreur en ce Dieu omnipotent et sa rébellion permanente.

L’humour est présent à chaque page. Shalom parle directement au Créateur, l’invective, pour lui demander pardon dans la phrase suivante. Pour lui, « Dieu est vraiment un salaud » (attention, c’est une citation, hein, Toi, en haut, ne va pas croire que je partage ses sentiments à Ton égard… Je ne veux pas d’ennui, moi !)

Jusqu’à la dernière page, on reste dans ce registre. Même les très ennuyeux remerciements de fin de livre deviennent un morceau de choix. Ce dernier chapitre s’appelle « Qui tuer ».  C’est une supplique vers celui en qui, hélas, y croit : « Je T’en supplie, Dieu : ne tue pas ma femme à cause de ce livre ». Evidemment ensuite il Lui désigne ceux qu’Il peut tuer sans problème (les membres de sa maison d’édition par exemple).

Mais au-delà du simple aspect humoristique, j’ai beaucoup appris sur la religion juive que je ne connais pratiquement pas (mes connaissances en ce domaine se limitant à Rabbi Jacob), j’y ai retrouvé des racines (j’ai quand même fait mon cathé). Ce livre dénonce aussi les brutalités faites aux enfants par les religions quand elles sont poussées à leurs extrêmes. Et ce, quelque soit cette religion, car je ne doute pas que ce soit la même chose chez les musulmans ou chez les catholiques. Et, ici, on ne parle pas des fondamentalistes qui veulent convertir ou éliminer tout ce qui ne leur ressemblent pas. Non, ici, c’est seulement l’éducation de leurs propres enfants qui est en jeu. Comment par la peur, l’institution de rites conférant à la superstition, on rend des générations névrosées. Orli, l’épouse de l’auteur, le dit très bien (page 114): répondant à son mari qui a une panne :

«_C’est dingue. On dirait que j’ai été victime de violences sexuelles.  

_ Tu as été victime de violences théologiques, corrige Orli. C’est bien pire. »

 

Ne passez pas à coté de ce livre, tellement actuel.

De mon coté, je pense investir dans le dernier ouvrage de Shalom Auslander… Le titre ?

Attention Dieu méchant ! Prometteur non ?

 

La quatrième de couverture :

Jeune époux et futur papa, Shalom pourrait être le plus heureux des hommes. Mais l’enfance peut commettre bien des ravages… Elevé dans la plus stricte orthodoxie juive, il en a gardé une vision très personnelle du « Tout-Puissant » et une paranoïa aiguë. Trente-cinq ans que cela dure. Trente-cinq ans d’une relation complexe, faite d’incompréhension et de pure terreur. Alors à l’adolescence, Shalom s’est rebellé : gavage de hot dogs, lecture pornos… Et il a attendu tremblant, le châtiment divin. Mais rien…

Aujourd’hui, la grossesse de sa femme le laisse désemparé. Partagé entre son désir d’émancipation et sa peur maladive de Dieu, le voilà confronté à l’agonisante question : quel sort doit-il réserver au prépuce de son enfant ?

 

 

 

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 18:40

les philosophes meurent aussiQuel étrange livre que celui là. Pensez ! Un livre sur la façon de mourir !

Mais, ici, le mort n’est pas n’importe qui. Le mort est philosophe. Ce n’est pas pour cela que la mort est une amie attendue, tranquillement assis au coin du feu, un soir d’hiver. Non, même pour le philosophe, la mort peut arriver par surprise et être très  douloureuse.

Après une trentaine de pages destinées à expliquer l’intention de l’auteur, suit prés de 190 courtes biographies de différents philosophes, classés chronologiquement.

Les premières pages résument bien l’ensemble. Il on pourrait s’arrêter là, si l’on n’était pas curieux. Or, la curiosité, bien vilain défaut diront certains, est justement mon point faible.

J’ai picoré parmi les notices. Passant d’un siècle à l’autre, d’un cynique à un sophiste,  découvrant celui-ci, renouant avec celui-là.

Bon, certain n’ont pas grand chose à offrir : comme Straton dont on nous dit « Straton était si frêle qu’il ne ressentit rien au moment de mourir » ou de Démétrios : « Disparut après qu’un aspic l’eut mordu ». Je ne saurai jamais qui étaient Straton ou Démétrios, sauf qu’ils étaient grec et du III ou IVème siècle avant JC.

D’autre par contre, monopolisent plusieurs pages. Il est vrai qu’il s’agit de célébrités comme Epicure, Plotin (bon moins connu mais qui ne demande qu’à l’être… ou ne pas être…), Montaigne ou Spinoza (4 pages quand même !) mais aussi d’autres plus obscurs comme Albert Radicati, comte de Passeran, soulevant la question du droit au suicide.

J’avoue ne pas avoir tout lu.

Difficile d’aborder ce type d’ouvrage d’une façon linéaire. Je suis passée à la conclusion « derniers mots » en survolant les Lumières et le vingtième siècle, et ignorant carrément certaines périodes du Moyen-âge et de la Renaissance (promis, j’y jetterai un œil).

Par contre je n’ai pas raté la dernière notice :

Simon Critchley

(1960- ?)

Quitte la scène, poursuivi par un ours.

 

Comme quoi, parler de la mort avec humour est possible.

 

 

La quatrième de couv’ :

 

« Pythagore préféra se faire massacrer plutôt que de traverser un champ de fèves ; Platon serait mort d’une infestation par les poux ; Epicure accueillit sa fin avec joie entouré de ses amis – « la mort n’est rien pour nous » disait-il ; Descartes fut emporté par une pneumonie à la suite des leçons matinales qu’il prodiguait au cœur de l’hiver suédois ; Voltaire, pourfendeur de l’Eglise demanda à être confessé par un prêtre sur son lit de mort ; Kant termina sa vie sur ce mot : « Sufficit », « c’est assez » ; Bentham se fit embaumer pour être exposé dans une vitrine à l’University College de Londres ; Simone Weil s’est laissée mourir de faim pendant l’Occupation ; Camus est mort d’un accident de voiture, rattrapé par l’absurde ; Sartre lança un jour : « La mort ? Je n’y pense aps » : 50 000 personnes assistèrent à ses funérailles.

« Si j’étais faiseur de livre, je ferais un registre commenté des morts diverses » écrivait Montaigne. Le britannique Simon Critchley s’est pris au jeu, s’intéressant à la mort de près de deux cents philosophes. Un voyage à travers les siècles et les continents pour redécouvrir l’histoire de la philosophie. Et s’interroger sur notre propre condition de mortel. Philosopher, c’est apprendre à mourir. »

 

Ce que j’en ai retenu :

Lucréce (1er siècle avant JC) demande pourquoi doit-on avoir peur de l’éternité qui suit notre mort alors que l’éternité qui précède notre naissance n’est source d’aucune angoisse ? C’est vrai, ça, pourquoi ? Je vous le demande bien un peu…

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'un partenariat avec

 

logobob01

 

Merci à B-o-B et aux éditions François Bourin Editeur

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 16:41

 

Je remercie Babelio de m’avoir permis de découvrir ce livre. En effet, je ne pense pas que j’aurai eu l’occasion de le lire sans Masse Critique. Outre la couverture qui ne m’attire pas vraiment, et le prix (28 euros) qui m’aurait rebuté, j’aurais raté cet excellent ouvrage de science fiction. l'île blanche

 

L’île Blanche est un roman d’anticipation : l’action se passe sur une planète très éloignée, Jorgasmia (rien que son nom en dit long) en 2690 (mais est-ce de notre ère ?).

Patrick Lorin a écrit ici un vrai livre de garçon (et alors, il y a bien les livres de filles…). Une espèce de détective (ici appelé « exfiltreur ») part à la recherche de la fille du gouverneur. S’en suit une longue enquête à énigme où notre héros manque moult fois de passer de vie à trépas. J’avoue avoir un peu douté quand John Claw abandonne cette piste pour une autre (que personnellement j’aurai suivi dés le début, mais ce n’était pas moi qui menait l’enquête, alors…) mais l’auteur retombe bien sur ses lignes (oui c’est moins compréhensible de ses pattes mais plus littéraire).

 

J’ai été rapidement accrochée. La suite d’énigme permet de passer d’un quartier à un autre et de savourer l’étendue de l’imagination de l’auteur. Quelques noms de lieux m’ont fait sourire comme Babel Wuad. Le monde imaginé par Patrick Lorin est facilement concevable car on y retrouve les ingrédients du notre, ce qui n’empêche pas d’être dépaysé !

 

Ce livre est digne des blockbusters américains. Je pense d’ailleurs qu’il en ferait un excellent. Bien sûr, il faudrait lui ajouter un peu plus de romantisme pour respecter la recette made in USA. Personnellement cela ne m’a pas manqué et la demande de Lindsay à la fin m’a paru même un peu trop artificielle (j’aurais préféré laisser planer le doute : il part et elle le regarde partir, sans préjuger de leurs sentiments, mais bon ce n’est qu’un avis). Ceci dit, c’est la seule chose qui m’a un peu ennuyé dans ce livre.

La fin reste ouverte, alors pourquoi pas un second tome?

 

La quatrième de Couv’ :

 

Sur une planète entièrement vouée au culte de la connaissance et des plaisirs, la fille du gouverneur est enlevée par une secte fondamentaliste. L’exfiltreur John Claw, impliqué malgré lu dans les événements, est chargé de la retrouver.

Qui ourdit dans l’ombre des pièges mortels ? Les pistes se brouillent : religieux protégeant un arbre pensant au cœur du désert, complot machiavélique se tramant dans la cité des noirs plaisirs, manipulations psychiques… A la poursuite des ravisseurs, John Claw ignore qu’il sera confronté aux fantômes de son passé et aux redoutables secrets de L’ÎLE BLANCHE…

 

 

Je remercie encore 

      masse critique 

 

et Rivière Blanche pour leur partenariat !

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 19:48

chupacabrasPour la petite histoire, sachez que lors du salon du livre de Paris en mars (rappelez-vous, celui où je me suis lâchée), j’avais rencontré Alexandre Moix (charmant) qui avait su me persuader que Les Cryptides étaient « LE » livre jeunesse français de l’année (c’est un excellent vendeur). Je m’étais donc empressée de lui faire dédicacer son premier opus pour ma fille Ema, deuxième de la triade infernale. Rentrée à la maison, j’avais remis le précieux ouvrage à sa destinataire en l’informant que j’avais promis à l’auteur de lui rendre compte de sa lecture (bon, ça je dois dire que… mais je lui enverrai cette chronique… ça compensera). Bref, Ema a adoré le premier tome de la série : « A la poursuite du Kraken », (petite remarque en passant : tous les livres de cette saga s’appellent à la poursuite de…) Donc, forcément, quand j’ai avisé le partenariat de B-o-B concernant le tome 3, je ne pouvais que me mettre sur les rangs. Entre temps, j’ai acheté et reçu le tome 2 (« A la poursuite de l'olgoï-korkhoï »). J’ai été la première à lire le tome 3. N’ayant pas lu les précédents, j’avais un peu peur de ne pas tout comprendre, mais en fait non, on suit très bien. Le minimum de rappel sur les personnages est fait, avec des renvois aux tomes antérieurs (je l’ai dit, Alexandre Moix est un bon vendeur) mais inutile de se précipiter dessus, aucune action ne nécessite de les avoir lu avant (mais si vous voulez les lire quand même ne boudez pas votre plaisir !).

Dés les premières pages, on est dans le bain… de sang.

Les deux premiers chapitres sont consacrés à la description de la mise à mort d’un libraire (personnage apparemment présent dans le tome précédent, vous voyez : pas la peine de s’y attacher, il disparaît tout de suite !). Le troisième chapitre n’a rien à envier aux précédents puisqu’il porte le titre de « Meurtre au musée », tout un programme ! Un peu violent pour un livre jeunesse.

Évidemment, me direz-vous, la jeunesse actuelle n’a rien à voir avec la nôtre. Exit les fantômettes, Club des cinq ou Clan de sept !

Ma fille s’est gaussée de moi quand je lui en ai parlé : « oh la la, la trouillarde, pffff, même pas peur, moi ! ». Ça s’était avant de le lire, car quelques jour après l’avoir commencé, alors que je lui demandais où elle en était, elle m’a avoué qu’elle en avait arrêté la lecture. Elle invoque la fallacieux prétexte de ne pas avoir terminé le tome 2, mais je sais qu’en fait, elle n’est pas très rassurée dans son lit, la nuit tombée (j’ai mes indics).

Ouf, mes Stephen King peuvent encore prendre la poussière sur mes étagères !

Enfin, le sursis n’est peut être que provisoire, car l’enfance évolue vite et les peurs d’aujourd’hui peuvent être vaincues demain. Affaire à suivre donc ! Bilan : j’ai apprécié la lecture de ce roman jeunesse, même si je reste sceptique face au voyage dans le temps et notamment aux rencontres avec son double temporel (j’avais très bien suivi les explications de Doc à ce propos dans « Retour vers le futur »), et je ne dis pas que je ne lirai pas les précédents tomes (dés que je ne serai plus surbookée, évidemment !)

 

Merci aux Editions Plon et à  B-o-B pour ce partenariat.

 

Pour celles et ceux qui voudraient faire plus avant connaissance avec le monde des Cryptides, allez donc sur le site, en attendant, voici la quatrième de couv’

 

Les Mayas l’avaient annoncé : l’humanité périra au solstice d’été 2012 ! Les Chupacabras, des créatures étranges venues d’ailleurs, envahiront alors le monde pour exterminer l’espèce humaine. Selon la Prophétie, un enfant de 10 ans a été désigné pour sauver la planète. Tom ne le sait pas encore : il n’a que cinq jours pour réunir trois objets sacrés, refermer les mystérieuses «Portes du Temps » et déjouer l’Apocalypse. Avec ses frères et sœurs, Adèle, Boris, Béa et le suricate Nono, il s’engage dans une terrifiante course contre la montre au cœur de l’impénétrable jungle mexicaine. L’avenir de l’humanité et de leur famille est entre leurs mains !

 

 logotwitter

 

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 19:22

9782246771715[1]Je ne suis pas fan de Virginie Despentes. Enfin, je ne connais pas vraiment mais je n'avais jamais eu envie de découvrir. Le fameux "Baise-moi" ne m'avais jamais tenté, et ne me tente toujours pas.

Alors pourquoi ce choix? Et bien, rentrée littéraire oblige, j'en avais entendu parler. Beaucoup. Et plutôt en bien. Aucune allusion à la littérature trash à laquelle j'associe cet auteur (eh oui, je suis, autant que tout le monde, sensibles aux idées reçues et autres a priori ...). Quand en plus, je l'ai vu sur l'étagère des nouveautés de ma médiathèque préférée, je n'ai pas su résister.

Il faut avouer que la couverture est attirante (dans le sens attirer le regard, car coté esthétique il y a mieux), la quatrième n’annonçait rien de trash :

 

« Valentine disparue…qui la cherche vraiment ? Entre satire sociale, polar contemporain et romance lesbienne, le nouveau roman de Virginie Despentes est un road-book qui promène le lecteur entre paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l’adolescente égarée… Les différents personnages se croisent sans forcément se rencontrer, et finissent par composer sur un ton tendre et puissant, le portrait d’une époque. »

 

Evidemment, l’allusion à la romance lesbienne aurait du me mettre la puce à l’oreille, mais bon, mon coté naïf sans doute…

Il ne faut pas le nier, il y a du trash. Généralement au service du roman (sauf la soirée de leur arrivée à Barcelone, où là cela m’a semblé un peu gratuit, mais bon…) ces aspects sont bien exploités. La jeune fille disparue, malgré son jeune âge, a un passé déjà bien chargé : sa mère l’a abandonnée à 2 ans, son père écrivain en panne de célébrité, sa grand-mère autoritaire, ses petits-amis auprès desquels elle ne trouve aucun réconfort… pas étonnant qu’elle fugue vers d’autres horizons.

J’ai été accrochée dés le début de la lecture de ce roman. La narratrice parlant à la première personne, ça aide toujours. Mais très vite, on change de personnage et avec lui de point de vue. C’est le père qui ouvre le bal.

J’ai beaucoup apprécié ces allers-retours entre les différents protagonistes. Cela permet un éclairage différent sur l’histoire. On en comprend que mieux les comportements des uns et des autres.

Satire sociale : très certainement. La lecture de ce livre a coïncidée avec la diffusion sur Arte d’un reportage : La cité du mâle de Cathy Sanchez. On y retrouve les mêmes ingrédients : violence, sexe et dévalorisation de la femme. Curieuse expérience de lire en roman, ce que la réalité d’un documentaire montre à la télévision.

La fin, que j’avais lu avant comme d’habitude, m’a surprise. Je ne devais avoir remonté assez haut dans la fin de l’histoire. Tant mieux, car je ne pense pas que je l’aurais lu si j’avais su la fin avant. Or maintenant je suis ravie d’avoir été jusqu’au bout.

Finalement, je ne sais pas si je lirai d’autres livres de cet auteur, parce que le coté trash me

dérange vraiment.

Pourtant, celui là je le recommande, pour celles et ceux qui n’ont pas froids aux yeux, évidemment !

 

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 20:34

l'oeil du laser

 

Voici une des rares critiques concernant un livre qui ne soit pas un roman. Mais à ma dernière participation à Masse Critique de BABELIO, je me suis laissée tenter par ce petit livre édité par Les Carnets de l'info.

Sur la couverture, un sous-titre précise: "Ces petits faits qui créent la tendance et transforment le quotidien". Curieuse comme je suis, je ne pouvais pas laisser passer la chance d'être informée avant tout le monde de ce que sera la tendance 2011.
 

 

Par contre qu'on ne se méprenne pas : ici, pas de mode, de chichi ou de colifichets.

Non, la tendance dont il est question est celle de notre société et à travers elle de notre consommation (ça fait tout de suite plus sérieux).

 

 

  

   

La quatrième de couv':

"Chaque mois, L'OEIL by LaSer, la lettre, est attendue par les journalistes, les chercheurs de tendances et autres veilleurs de style de vie. LA récolte de micro-faits et d'analyse des lettres de l'année se trouve regroupés et éclairée dans cet ouvrage. L'OEIL by LaSer, le live, propose aux lecteurs un point de vue original sur l'année écoulée sous la forme d'un décryptage synthétique et d'une mise en perspective de micro-faits de consommation et de communication. Regroupés en cinq chapitres thématiques (Vivre autrement, Réinventer la vie en ville, De nouvelles motivations de consommation, Le commerce de demain est déjà là, Le pouvoir est à nous), ils dévoilent, chacun à leur manière, de nouvelles façons d'agir, de nouveaux imaginaires ou de nouvelles voies d'expression. "

 

Evidemment, il a fallu que j’aille voir ce que pouvait bien être L'OEIL by LaSer et ce que j’y ai trouvé m’a séduit.

Les micro-faits relevés sont significatifs des changements qui interviennent. Certes la plupart de ces changements reste encore marginaux, mais il se dessine une nouvelle société, de nouveaux comportements dont certains feront boule de neige. Chacune des cinq parties du livre, commence par une présentation d’une page du thème abordé sur fond mauve, puis l’analyse de ce thème par une « autorité » dont une biographie sommaire nous rappelle son pédigrée (juste au cas où on douterait de ces compétences sans doute ?). C’est pour moi la partie la plus rébarbative mais certes indispensable pour bien comprendre les enjeux sous-jacents de ces changements. Viennent ensuite les faits (ou micro-faits) tous construits sur le même modèle : un titre, l’exposition du ou des faits et son analyse, tout ça en trois typographies différentes, histoire qu’on ne se mélange pas les pinceaux. Il y a comme ça une petite dizaine de faits qui sont décryptés. Cela reprend les lettres du site « oeil-laser.com » sans doute publiées au cours de l’année 2009- début10.

Puis, une double page, sur fond mauve, donne quelques chiffres marquant (style « Plus de 2 millions de foyers français ont déménagé en 2009 », qui a dit que le français était casanier ?), puis chaque partie se clôture sur une liste de micro-faits non analysé mais restant dans la thématique abordée dans les pages précédentes (par exemple, au hasard : « Un laboratoire d’analyses médicales s’est récemment implanté dans la salle d’échange du RER de la Défense. Ouvert dés 7 heures, il délivre les résultats le soir même sur place ou en ligne… »)

 

J’ai trouvé ce petit ouvrage (moins de 140 pages) très intéressant. Les analyses donnent un bon éclairage aux faits décryptés et les faits non analysés sont autant d’exemples qui corroborent les analyses précédentes. A conseiller à tout ceux qui n’aiment pas être pris au dépourvus par une société toujours plus moderne (au sens technologique) et dont les mutations rapides peuvent vite faire perdre le bon sens.

Ce partenariat aura eu le mérite de me faire connaitre un site très intéressant que je ne manquerai pas de visiter régulièrement.

 

Je remercie BABELIO et les éditions Les Carnets de l'info

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 21:42

Voici une information de Babelio:

 

Masse Critique des littératures de l'imaginaire est une opération exceptionnelle, un quota de livres sera attribué aux fans de littératures de l'imaginaire qui n'ont pas de blog.

Ce quota n'est pas épuisé, il reste 20 livres (il faut avoir publié quelques chroniques sur Babelio avant pour avoir une chance d'être sélectionné).

 

Alors, n'hésitez pas à tenter votre chance!!!!!

 

 

masse-critique.jpg 

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 21:17

100924taniajames

C’est en participant au partenariat Blog-o-Book, dans le cadre du festival America, que je l’ai découvert. Je m’étais laissée tenter en lisant l’accroche : « Intelligent et hilarant… ». Vous devez savoir maintenant quel effet peut avoir sur moi le simple mot « hilarant ». Surtout que la quatrième de couv’ était également alléchante :

Linno et Anju grandissent au Kerala, en compagnie de leur père et de leur grand-mère. Leur mère est morte alors qu’elles n’étaient encore que deux enfants. Anju, la plus jeune, possède un fort caractère. Elle rêve de quitter l’Inde pour aller étudier à New York, aussi quand se présente la possibilité d’une bourse d’études, elle ose s’approprier les dessins de Linno pour l’obtenir, tandis que sa sœur, personnage plus introverti, ne dira rien et la verra partir, meurtrie par cette trahison.

De nombreux aléas vont cependant ponctuer l’odyssée new-yorkaise d’Anju et la rencontre avec Bird, jeune femme qui a bien connu leur mère dans sa jeunesse, bouleversera l’histoire de cette famille.

Tania James nous conte les destins de trois femmes à la recherche d’elles-mêmes : Anju et Linno doivent choisir e monde dans lequel elles souhaitent vivre, entre modernité occidentale et traditions indiennes, tandis qu’on entend parallèlement la voix de leur mère, Gracie, dont les dilemmes vingt ans plus tôt résonnent encore dans la vie de ses filles.

 

L’accroche a été écrite par un certain Junot Diaz (inconnu chez moi, mais, merci internet, c’est un écrivain américain, immigré de république dominicaine). Je pense que nous n’avons pas le même sens de l’humour. Certes je ne le connais pas, mais ceux qui m’ont déjà croisé savent que je ne suis pas la dernière à rire. Mais là, pour rire, voir esquisser un sourire, il fallait vraiment… lire autre chose. Non, hilarant, cela ne l’est pas. Comique pas d’avantage. Ou alors il faut un sacrée dose d’humour (noir sans doute) pour trouver hilarant qu’une petite fille de 10 ans perde une main dans l’explosion d’un feu d’artifice après avoir perdu sa mère, noyée, quelques années avant, pour que cette même fille se voit spolier de son travail par sa sœur… Non, décidément je ne vois pas.

Mais ce n’est pas ça le plus important. Non.

Car, ce livre, aussi dur soit-il (oui, j’ai trouvé que les situations vécues par les personnages, tous les personnages, étaient difficiles, voir tragiques), est un bon bouquin.

Le récit est très bien construit. On alterne entre le passé et le présent, entre les différents personnages, les différents lieux, sans jamais se perdre. Et mêmes les dernières pages sont encore pleines de surprises.  

C’est un récit dont la charge émotionnelle va crescendo jusqu’aux dernières lignes.

 

C’est un livre que je recommande, les yeux grands ouverts (c’est mieux pour lire) !

 

Seule frustration, je n’ai pas compris le titre qui est une traduction littérale du titre original américain Atlas of Unknowns, à moins qu’il n’y ait une signification qui m’échappe à Atlas… Autant « inconnus » je comprends… bref, si quelqu’un pouvait éclairer ma lanterne, merci !

 

Je remercie logobob01B-o-B et les éditions STOCK pour cette magnifique découverte.

 

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 18:02

tante mame 

J’avais vu la critique de Patacaisse sur ce livre. Et, j’avais été séduite par ses arguments.

Je me suis nanti de ma carte bleue (depuis interdite par mon cher et tendre qui trouve que les bouquins, ça va bien, bouh le vilain) et hop un petit coup d’internet et quatre jours plus tard arrivait encartonné comme il se doit, mon exemplaire de Tante Mame de Patrick Dennis.

Une ravissante couverture rose bonbon, le titre étant formé à partir de la fumée d’un fume cigarette tenu par une main féminine gantée et bijoutée. Ça sentait le roman de fille.

Une préface de Charles Dantzig présente l’histoire de ce roman, depuis sa création jusqu’à son succès au théâtre New Yorkais le tout agrémenté de photos d’actrices incarnations de la fabuleuse tante.

 

L’auteur est le narrateur. Cette Tante Mame est la sienne. L’excuse de Patrick Dennis pour nous faire pénétrer l’intimité de cette femme fantasque est trouvée dans la lecture d’un vieux numéro du Digest. Le roman est découpé en divers chapitres classés chronologiquement et qui commencent systématiquement par un parallèle entre « le personnage le plus inoubliable » d’un obscur écrivain et sa Tante Mame, suivent les souvenirs de notre Patrick Dennis concernant sa relation avec sa tante. Depuis leur première rencontre, jusqu’à l’âge adulte, Tante Mame rythme les moments fort de la vie de notre narrateur.

 

J’ai eu un peu de mal sur les deux premiers chapitres. Cette tante me paraissant bien éloignée de notre jeune Patrick, mais dés qu’il grandit la présence de sa tante se renforce, elle prend de l’importance dans sa vie, provoquant des catastrophes quelques fois salvatrices (oui, je sais cela ressemble à un oxymore mais vous n’avez qu’à lire le chapitre « Tante Mame et mon histoire d’amour avortée »). Elle a la propension à se mettre dans des situations ô combien périlleuses et s’en sortir avec les honneurs (« Tante Mame  et la belle du sud »).

 

Finalement, j’ai passé un excellent moment avec Patrick Dennis et sa tante Mame. Et comme le dit si bien Charles Dantzig : « Tante Mame est la charmante dingue qu’on voudrait dans sa famille ».

 

Merci Patacaisse pour ce tuyau !

 

Et, pour les derniers septiques, la quatrième de couverture :

 

« Tante Mame est une femme imprévisible, émancipée, et fantasque dont la vie est réglée par un principe intangible : la liberté/ Lorsqu’elle recueille son neveu Patrick, jeune orphelin, ce n’est pas pour l’entretenir dans les convenances ni les conventions, mais pour l’initier à une existence exubérante, pleine de massions cocasses et d’humour, lui donnant ainsi une leçon pour la vie : ne jamais céder au découragement.

Hilarant de la première à la dernière page, Tante Mame est un étincelant témoignage de l’humour anglo-saxon, nourri de dérision, d’ironie, de fougue, et le lecteur gardera pour seule nostalgie de n’avoir pas eu, lui aussi, une Tante Mame dans sa vie.

Roman culte, Tante Mame, dont le personnage a d’ailleurs été inspiré par la propre tante de l’auteur, l’excentrique Marion Tanner, se situe dans la plus grande tradition de la comédie américaine. »

 

 

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 21:58

le montespan

Petit bijou de truculence, cette biographie de Jean Teulé décrit la cour du roi soleil telle qu'elle devait être et non telle qu'elle fut célébrée par la marquise des Anges dans la version cinématographique de Bernard Borderie.

Certes dentelles, rubans, soieries et pierres précieuses règnent mais au milieu des odeurs pestilentielles et des pourritures des êtres.

Cela fait déjà moins envie.

On y suit les mésaventures conjugales de Monsieur de Montespan, amoureux au point d'en devenir ridicule, pardonnant tout à l'infidèle adulée, prenant des risques insensés pour se venger du royal rival.

On y suit la descente aux enfers de la Montespan, jeune fille frivole pervertie par la cour (mais elle devait avoir quand même quelques prédispositions) devenant la catin du roi et s’adonnant à la magie noire pour le garder et conserver aussi son rang à la cour.

On y suit la cour et ses courtisans mais aussi la campagne pyrénéenne, la vie de château quand le seigneur est désargenté, les domestiques familiers…

Tout ça vu dans le prisme amoureux du Marquis de Montespan.

Plus qu’un roman, c’est un livre d’histoire. J’y ai retrouvé des souvenirs enfouis de mes cours universitaires (oui, parfaitement, j’ai fait une brève apparition en fac d’histoire), la guerre de succession d’Espagne entre autres.

Le style m’a un peu déstabilisée au début, un langage argotique et désuet à la fois, puis je suis très rapidement entrée dans l’histoire.

Un très bon moment en tout cas avec le seul qui ait osé défier le roi soleil sans en mourir, mais ça, c’est parce qu’il a eut de la chance… évidement, une chance de cocu !

 

La quatrième de couverture (succincte, mais après tout qui ne connaît pas le Montespan ?)

 

« Aux désirs du roi, nul ne se dérobe. »

 

(J’avais prévenu, c’est succinct, mais j’ai l’édition spéciale 11/09 POCKET)

 

 

 

 

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 19:56

kinsellaJ’avais eu ce livre en cadeau avec l’achat de deux Pocket (c’était la promo de l’été) Je m’étais dit, un Madeleine Wickham (alias Sophie Kinsella), c’est une valeur sûre. Je ne m’étais pas penchée sur la quatrième de couverture car le livre ne m’était pas accessible avant de faire mon choix (les limites de la promo sans doute), de toute façon, cela n’aurait fait que renforcer mon jugement :

 

« Quoi de plus sympathique qu’un week-end à la campagne avec des amis perdus de vue pour évoquer le bon vieux temps ? C’est ainsi que les anciens de Seymour Road se retrouvent dans la superbe maison de Patrick et Caroline. Au menu : tennis, cocktails et fonds  d’investissement. Sur la pelouse, chacun sort son plus beau jeu : un bronzage satiné, un revers lifté, une enfant surdouée, un projet d’hôtel…

Mais les choses vont rapidement tourner au vinaigre. Malgré la joie affichée, les années ont écorché la belle complicité d’autrefois. Pire, cette plongée dans le passé va obliger chacun à comparer sa situation à celle des autres et à ses rêves de jeunesse. Au programme : jeu set et baffes ! »

 

Un joli programme pour un roman d’été, non ?

Juste avant de commencer la lecture, prise d’un doute idiot, j’ai pianoté sur internet pour avoir quelques ressentis d’autres lecteurs. Je n’aurais pas dû. Beaucoup d’avis négatifs, livre manquant d’humour, pas intéressant, loin de l’ambiance de L’accro du shopping… Je me suis dit « tant pis, tu l’as, tu le lis ! ».

 

C’est le premier roman de Sophie Kinsella, datant de 1995 (soit 7 ans avant le premier Accro du shopping). Normal donc qu’on ne soit pas dans la même atmosphère.

Effectivement, c’est moins drôle. Mais c’est aussi bien (n’en déplaise aux accros), peut-être mieux. J’ai toujours un peu de mal à entrer dans les Accros, la pauvre Becky si superficielle dont les maladresses nous font rire. Ici, chacun peut se retrouver dans un personnage, il y en a suffisamment. Que se soit Patrick, le courtier parvenu ou sa femme Caroline, qui ne s’est pas tant éloignée de ses origines que ça ; ou Stephen, le quadra ivre de reconnaissance intellectuelle qui lâche son boulot pour reprendre sa thèse, soutenu dans sa démarche par son épouse la simple et douce Annie (oui, chez moi, elle s'appelle "Annie" et non "Alice" comme sur  l'illustration) ; ou Cressida, la snob née dans les culottes d’un prince, épousée par un arriviste qui a vu surtout la beauté de son argent ; ou, le père Don et sa fille Valérie, à la vulgarité bourgeoise ; ou, enfin, Ella la délaissée qui vient mettre un terme à une histoire mal digérée… Choisissez, il y en a pour tout le monde !

Non, ce n’est pas drôle, c’est acerbe, caustique et tellement vrai… on s’y croirait !

Voilà un livre plus profond qu’il n’y parait, qui nous fait explorer les intimités des individus, et pourquoi pas à nous regarder dans un miroir…

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 21:29

… où je suis devenue jolie (que ceux qui penseraient que je l’attends toujours aille se faire un tour ailleurs, non mais !) est le dernier livre de ma razzia à la médiathèque (toujours le fameux challenge). Il trônait sur l’étagère des nouveautés, le titre comportait un événement climatique (été, oui, je sais c’est tiré par les cheveux) et il n’était pas trop gros (chut, faut pas le répéter, j’ai fait ma feignasse). J’ai a peine lu la quatrième de couv’ :

 

« Depuis qu’elle est enfant, Belly passe tous ses étés dans la maison au bord de la plage. Là, entre les bains de mer et les pichets de thé glacés, la vie est parfaite. Il y a Susannah et ses fils, Conrad l’ombrageux et Jeremiah, si charmant. Et puis l’été de ses seize ans, les choses changent, Susannah sourit un peu moins. Les garçons paraissent plus lointains. Parce qu’il se passe quelque chose dont personne ne parle. Belly a aussi sont secret. La vie chavire doucement pour chacun d’eux. Plus rien ne sera comme avant. »

 

Je ne connaissais absolument pas l’auteur, Jenny Han, une américaine, ni la collection wiz de chez Albin Michel (jeunesse ado). l'été où je suis devenue jolie

Le seul a priori que j’avais était la couverture : cinq coquillages sur du sable et un titre multicolore, assez enfantin, rien de très attirant pour un vieille comme moi (ne ricanez pas, je vous entends !). Mais je l’ai arraché de son présentoir, en me disant qu’il fallait aller au-delà des préjugés (sinon je n’aurais jamais lu les Twilight).

Bref, je l’ai gardé pour la fin, repoussant le moment où je devrais me mettre à la lecture de ce monument de l’histoire littéraire d’outre atlantique…

Mais est-ce mes précédentes lectures, ou cette atmosphère si particulière de l’été finissant, ou tout simplement un excès de fatigue qui me vaut un repos forcé ?, Toujours est-il que je me suis retrouvée totalement accrochée. Scotchée, même !

Pourtant, rien d’extraordinaire dans cette histoire d’adolescente qui découvre ses premières sensations pendant un été pas tout à fait comme les autres. Non, rien que de très banal, même. C’est peut être ça, la force de ce livre. Une histoire qu’on a toute plus ou moins vécue, le premier baiser, l’émoi qu’on a ressenti… (soupir)

Seul bémol, c’est que je me suis aperçue à la fin que c’était le premier tome d’une trilogie. Argggg, il va falloir que j’attende pour savoir la suite, surtout que contrairement à Twilight dont chaque tome est une histoire en soi, ici on reste vraiment sur sa faim… A quand la parution du second tome ?

 

Bilan du challenge de l’été :

 

Finalement, le choix hasardeux de ces trois derniers livres a été très bon. L’histoire est la même : la découverte du premier grand amour. Mais à des âges différents. La femme mûre pour La Femme coquelicot, la jeune femme dans Le soir des fourmis, et l’adolescente pour L’été où je suis devenue jolie. Trois regards de femmes sur l’amour, les sentiments que l’on peut avoir face aux hésitations de l’autre, les doutes, ses erreurs aussi parfois. Trois femmes qui regardent dans la même direction.

Pour les deux premiers livres, Chicago etHarold, je n’étais pas dans la même thématique. Le merveilleux divorce de Juliette B a fait transition. Seuls les deux derniers cités n’ont pas eu ma faveur. Le bilan est donc plutôt positif. Reste à faire le challenge de l’année…

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 19:04

9782253146100

(toujours le fameux challenge de l'été, pour info, le prochain sera un phénomène climatique). Dans la série « livre pris au hasard et le hasard fait bien les choses » : Noëlle Chatelet, La femme coquelicot, lu dans la foulée de La nuit des fourmis.

Une autre histoire d’amour, mais moins tumultueuse, plus sereine, quoique… Une autre histoire car un autre âge : les protagonistes ont 70 et 80 ans, pourtant rien ne diffère leurs sentiments des jeunots de « la nuit des fourmis », c’est la même passion qui les anime.

Tout est dans la quatrième de couverture :

 

« Marthe a soixante-dix ans.

On pourrait croire que ce n’est plus un âge pour la passion. Pourtant, c’est une véritable passion qu’elle va vivre avec Félix, un vieil artiste de quatre-vingt ans, celui qu’elle appelle « l’homme aux mille cache-col ». Et voilà que Marthe s’éveille aux couleurs de la vie, au rouge du désir.

Enfants et petits-enfants assistent avec stupeur à sa métamorphose en jeune fille romanesque qui savoure, enfin, le plaisir d’aimer et être aimée.

Grâce à ce roman léger comme un conte, un voile pudique se lève sur les passions tardives.

Quant aux lecteurs de  La dame en bleu, ils se plairont à retrouver l’énigmatique vieille dame dont ce récit pourrait bien révéler la secrète histoire…

Un regard nouveau sur la vieillesse. Un éloge inattendu de l’amour. »

 

Et, ce petit livre qui se lit en quelques heures est un espoir, que rien ne s’arrête, jamais, que tout est possible quelque soit son âge. La narratrice est Marthe (focalisation interne, ce que je préfère), elle vit chaque seconde de sa vie intensément. On entre dans l’intimité de ses pensées mais jamais dans celle de la chair, de deux êtres qui n’ont plus le temps de prendre leur temps. Un livre sur l’amour, tout en douceur, tout en pudeur.

 

 

 

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 17:16

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Poursuivons avec le challenge de l’été (ceux qui diront que j’essaye de rattraper mon retard auront raison), cette fois c’est le nom d’un animal qui devait figurer dans le titre.

Pour la petite histoire, je suis allée faire mon marché dans les rayons de la médiathèque de Signy l’Abbaye (charmant bourg du centre ouest des Ardennes, pour ceux qui ne connaissent pas) et j’ai pris au hasard (bon, j’avoue parce qu’il n’y avait pas beaucoup de pages et que j’avais encore 4 livres à lire pour réussir le challenge) ce premier et unique roman de Cécile Gabrié. J’ai vaguement lu la quatrième de couverture succincte (comparée à celle de Chicago) :

« L’amour fou. Puis la crise. Comme un Polaroïd, Le Soir des fourmis nous livre les instantanés d’une histoire en train de se vivre. Al et Lisa se font mal, mais ils savent que leur amour mérite cette initiation.

Le Soir des fourmis pourrait être le roman de la jeunesse du temps. Une jeunesse qui « sait tout » et se retranche sur elle-même. Celui d’une génération qui vit d’une manière intuitive, ne s’encombre pas de concepts, et pour qui le présent « vaut la peine ». »

Pourquoi pas ?

En tout cas, ce n’est pas la couverture qui m’a plu, édité chez Viviane Hamy, l’éditeur de Fred Vargas (n’y voyez pas de lien, c’était juste pour info), la photo noir et blanc n’est franchement pas attirante, de plus après lecture, je ne vois pas du tout le rapport avec l’histoire.

Bref…

 

Je n’ai pas été déçue, effectivement il se lit très vite (110 pages quand même). L’histoire est très simple : un homme, une femme, un coup de foudre, une histoire d’amour, un coup de canif dans le contrat, une réconciliation.

Banal me direz-vous. Oui, mais c’est efficace.

L’action est rapide, l’écriture simple, quelque fois un peu trop simple. J’ai tiqué sur les « putains » à répétition, certes c’était dans un dialogue, mais quand même, trop c’est trop. Mais je suis peut-être un peu trop littéraire.

Le style est très moderne. C’est une histoire qui se lit comme un film. Il y a même la musique de fond. Cela m’a un peu gêné, ces incursions musicales fréquentes (d’accord c’est aussi parce que je ne connaissais pas la plupart des titres) avec les paroles en anglais (horreur !!!).

Le bon point c’est que ça se lit quand même tout seul. Ce pourrait être un film sans problème, mais je ne pense pas que j’irais le voir, car l’histoire manque malgré tout de relief malgré des personnages attachants.

 

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 17:13

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Challenge de l'été suite : c’était au tour d’un livre dont le titre comportait un nom de lieu. J'avais celui là sous la main et je retardais le moment pour me plonger dedans. En fait il ne m'inspirait pas. Je trouvais le personnage de la couverture triste et je m'étais fait l'idée de trouver un récit sur les bas fonds de Chicago que j'associe toujours à Al Capone (merci Eliot Ness!). La longue quatrième de couverture était pourtant alléchante :

« Après son formidable récit autour d’un immeuble du Caire, L’Immeuble Yacoubian, Alaa El Aswany nous entraîne vers un nouvel univers romanesque en déplaçant son regard jusqu’à Chicago. C’est en effet dans cette ville mythique et sulfureuse qu’il a choisi de recréer une little Egypt en exil, s’inspirant d’un département de l’université de Chicago qu’il a lui même bien connu lors de ses années de formation américaines.

Avec son art de camper de multiples personnages et de susciter des intrigues palpitantes, El Aswany compose un magnifique roman polyphonique. D’un chapitre à l’autre, il entrecroise des vies qui se cherchent et se perdent dans les méandres du monde contemporain, des existences meurtries d’avoir été transplantées dans un univers à la fois étrange et étranger, quel que soit le désir parfois de s’identifier à l’American way of life.

L’Egypte est là, en plein cœur d’une Amérique traumatisée par les attentats terroristes du 11 septembre. Alors que la visite officielle du président égyptien à Chicago est annoncée, le système policier de l’ambassade se met en branle, orchestré par le redoutable Safouat Chaker, qui contrôle et surveille tous les Egyptiens vivant en Amérique. Complot, manipulation, protestation de liberté et soumission au pouvoir, bravoure et lâcheté… - le livre reprend, avec cette dimension politique, l’ampleur d’un ambitieux roman exprimant le monde dans la douceur de ses rêves comme dans la violence de ses contradictions.

Alaa El Aswany confirme ainsi son talent et s’affirme comme un des grands écrivains arabes contemporains. »

 

Après lecture de ce roman, je dois reconnaitre que l’avis de l’éditeur sur la qualité de l’écriture de l’auteur n’est pas surfait. J’ai éprouvé beaucoup de plaisir à le lire.

J’ai beaucoup aimé découvrir l’Egypte à travers le regard de ses étudiants, leurs difficultés à vivre loin de leur patrie mais aussi leur choix, dans un autre temps, de rester en Amérique, reniant leurs origines. Plusieurs portraits d’expatriés possibles, plusieurs vies vécues ou à vivre, tout ça sur un fond de revendications politiques et sociales.

J’ai passé un moment agréable. Mais… parce qu’il y a un « mais ». Mais, la mise en page est touffue, ce qui rend la lecture un peu fatigante et le format du livre m’a déplu (bon, vous me direz que ce n’est pas très important, sauf que moi je lis au lit et allongée, alors si le format est important pour éviter les torticolis et crampes dans les bras). Les paragraphes sont longs et les pages peu aérées. Je trouve aussi que la fin me laisse un peu sur ma faim. J’aurai aimé poursuivre un peu plus longtemps le chemin avec certains personnages (celui qui s’exprime à la première personne, qu’est-il devenu ?), évidemment, on peut imaginer la suite, et devenir ainsi acteur de l’histoire…

 

 

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 20:46

divorce juliette BDans le cadre du Challenge de l'été, il était demandé de lire un livre dont le titre contenait un prénom. Mon choix s'est porté sur celui là. Au hasard. Et, je dois me rendre à l'évidence, le hasard ne fait pas toujours bien les choses.

Pourtant la quatrième de couverture était prometteuse :

«  Juliette B., la quarantaine alerte, divorce. C’est le choc.

La procédure démarre, l’audience arrive. Tout devrait bien se passer, pourtant rien ne se déroule pas comme prévu. Paul, l’ex-mari, refuse malgré ses bonnes paroles de payer la pension alimentaire. Les ennuis commencent.

Comment va-t-elle désormais acheter les petites robes et les strings de marque dont elle raffole ?

Et puis, il y a Arthur, dix ans et Elise, treize ans, ses bébés. Les enfants ayant tendance à aller au plus offrant, la rivale tente de les manipuler.

Pendant ce temps les amis disparaissent. Son propriétaire la menace d’expulsion. Son banquier la poursuit. Les honoraires de l’avocat et des experts en tous genres se multiplient. La machine judiciaire s’emballe.

Juliette va-t-elle baisser les bras ? Ce serait mal la connaître. L’ex, sûr de lui, se croit au-dessus des lois. Il veut la bagarre ? Il l’aura. Les copines, les prétendants, l’amant du moment, tout le monde s’y met – jusqu’au coup de grâce. »

 

Je m’attendais à une prose dans le style Kinsella : enlevée avec un comique de situation irrésistible. Que nenni !

Les difficultés annoncées dans le résumé ne sont que survolée dans le livre : pas d’affrontement direct avec le banquier, pas d’avantage avec le propriétaire. Une histoire de gros sous dans des quartiers plutôt chics de Paris, avec une narratrice qui noie ses déboires dans les bras d’amants éphémères.

Bref une histoire qui ne ma pas captivé, pas plus que l’écriture.

Trois petites lignes présentent l’auteur :

« Sylvie Medvedowsky travaille et élève ses deux enfants. Elle est divorcée. C’est son premier roman. »

Un livre qui sent l’autobiographie, ça… c’est peut-être pour cela que j’ai eu un peu de mal. Dommage.

 

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 19:58

de l'unique personne m'ayant fait un commentaire (si, si vous pouvez prendre cela pour un reproche, les autres), voici donc une version corrigée (page 1 et 2) et disons-le améliorée (enfin je l'espère) de Gardez toujours la fenêtre ouverte! Bon pour le titre, il faudra peut être le retravailler un peu, mais on verra ça à la fin.

Bon espérant que vous serez plus prolixe que d'habitude, bonne lecture!

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 20:11

mais il serait temps que vous me mettiez des commentaires sur les pages que je vous offre. Critiques positives ou négatives, je suis preneuse!

Alors, lâchez-vous que diable!

Les pages 29 à 32 sont en lignes, et pour le reste... et bien on verra...

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