Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 19:14

théorème de roarchack

« Rien n’avait préparé Kyle Ashcroft, modeste professeur dans une université de Virginie-Occidentale, à connaitre un tel chaos. Comment, d’ailleurs, aurait-il pu prévoir que la découverte fortuite de cette étrange formule mathématique, un soir d’octobre 2002, entrainerait dans son sillage une telle litanie de meurtre ?

Et pourtant… dans ce monde post-11 septembre où mes ennemis les plus dangereux ne sont pas toujours ceux qu’on croit, Kyle n’aura d’autre choix que de fuir pour survivre, avec comme seul but de déchiffrer la formule, et de comprendre pourquoi il est devenu une cible. »

J’ai rencontré Johann à l’occasion du salon du livre de Méry-sur-Oise. J’avais déjà eu l’envie de lire son livre au titre si alléchant.

De près de 300 pages, le livre se divise en sept chapitres auxquels viennent s’ajouter un prologue et un épilogue. Le narrateur, Kyle Ashcroft, écrit à la première personne du singulier, ce qui ne l’empêche pas d’être omniscient ce qui donne une réelle cohérence au récit. Ici, le lecteur ne se perd pas en conjectures inutiles, il n’y a pas de scène inopinée et dont l’irruption pourrait perturber la lecture. C’est aussi ce que j’ai apprécié dans ce roman : sa fluidité.

Les personnages sont fouillés et ambigus. Loin d’un monde manichéen, Johann Etienne nous brosse une histoire qui nous emmène des bancs de l’université de Chaleston, en Virginie Occidentale au Vatican en passant par Paris et Berlin. Un voyage dans l’espace et le temps, puisque le récit fait revivre au narrateur des pages inconnues de son histoire familiale.

Bref, un bon polar rondement mené.

Seul bémol (il en faut bien un) l’orthographe approximative de l’auteur. Je ne suis pourtant pas particulièrement douée dans ce domaine (n’est-ce pas Isabelle ?) mais là, j’ai trouvé mon maître. Cependant, malgré cela, j’ai été prise par l’histoire… ce qui prouve la qualité de l’intrigue. De plus les nouveaux exemplaires ont été corrigés, nul doute donc que vous aurez encore plus de plaisir à découvrir ce théorème de Roarchack !

Repost 0
19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 22:44

Debout dès l’aurore (bon d’accord 8h, mais un dimanche quand même !), avec mes trois filles, nous prîmes la direction de la capitale pour une folle journée au salon du livre. Deux heures de route plus tard, nous nous garons dans le parking R de l’immense parc des expositions Porte de Versailles et nous pouvons enfin entrer dans le temple de la lecture….

Aaaahhhhh….

    Erik L'HommeHélas première déconvenue, Alexandre Moix n’est pas là. Dommage pour fille numéro 2, elle était venue essentiellement pour lui. Tant pis, nous allons nous rabattre sur Erik L’Homme mais la longueur de la queue nous fait renoncer.

 

 

 

 

Je laisse lâchement mes filles dans la file pour Antoon Krings et file de mon côté vers Gordon Zola.

    180320121212Etant un peu Kinder, je n’avais pas compris que comme dans les rues, les allées avaient un côté pair et un impair. Je regardais donc sans comprendre les noms des emplacements : J37, J39… pffff, Gordon est prévu au J38 !!!! Heureusement, le stand devant lequel j’étais plantée était peuplé de gentils auteurs qui m’ont indiqué le stand du grand Zola, juste derrière moi. Pour les remercier de cet aide précieux, je ne pouvais pas faire mieux que de m’intéresser à leurs œuvres. Premier achat donc. Un livre sur une saga familiale pour Mamie : Des ravioli aux escalopes à la crème en passant par le couscous de Marie-Claude Jouvet.

 

 

 

    Gordon ZolaPuis, je me suis, enfin, retournée vers Gordon Zola et second achat de la journée : J’écluse ou le point de vue éthylique sur l’affaire Dreyfus par un journaliste épris de la dive bouteille.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est à ce moment que fille numéro 1 m’envoya un texto m’indiquant qu’elles avaient eu la signature d’Antoon sur Mireille l’Abeille, et donc qu’elles m’attendaient. Je lui répondis aussitôt « J’arrive »…

 

 

 Philippe Dauphinmais c’était sans compter sur Philippe Dauphin et sa petite famille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    180320121223Midi et demi : pause déjeuner en compagnie d’Andras Fenris et Christine (très sympathique amie suisse de l’auteur du chevalier du troisième sous-sol).  Vous remarquerez les madeleines du premier plan, à ce moment-là, il en restait encore beaucoup...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14 heures : début des hostilités. Le programme est chargé. Nous avons 3 heures pour rencontrer (c’est un bien grand mot) pas moins de 6 auteurs. Un vrai défi. Dans l’ordre, nous avons croisé :

 

 

 

 

    Gégoire Delacourt et JL Fournier 2• Grégoire Delacourt, conforme à l’idée que je me faisais de lui, charmant et plein d’humour. Un moment très sympathique avec l’auteur de l’écrivain de la famille avant de repartir avec la liste de mes envies sous le bras. A côté de lui, Jean-Louis Fournier qui n’avait pas eu le temps de déjeuner. Heureusement, j’avais pris mes célèbres madeleines (si, si, je commence à avoir une petite réputation). Je lui en fis profiter. Je crois qu’il a apprécié, en tout cas Grégoire Delacourt oui (si vous venez en Ardennes, je vous en refais, promis).

 

 

 

 

 

    Susie Morgenstern• Susie Morgenstern, dont c’était l’anniversaire (mais ça, on l’a su plus tard, quand l’équipe de l’Ecole des loisirs le lui a souhaité quand on attendait pour Claude Ponti) s’est prêtée au jeu de la photo avec fille numéro 1 qui était ravie. Auteur jeunesse américaine que nous allons revoir dès jeudi à la médiathèque Voyelles de Charleville-Mézières où elle est invitée.    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Gilbert Bordes• Gilbert Bordes qui a aussi beaucoup aimé mes madeleines (quand je vous le dis…) toujours en pleine forme.

 

 

 

 

 

 

 

 

Il était alors 15 heures. Un record, avec un peu de chance, on allait réussir ! C’est là que filles 1 et 2 décidèrent d’aller vivre leur vie en toute autonomie et de commencer la queue pour Mathias Malzieu. Bien leur en prit, elles durent faire la queue pour Mathias, apprendre qu’il leur fallait un ticket, faire la queue à la caisse pour avoir ledit ticket, apprendre qu’il leur fallait acheter un livre sur place pour obtenir le fichu ticket, refaire la queue avec le livre pour obtenir le pu### de ticket, changer de caisse, évidemment c’était pas la bonne, refaire la queue avec le livre pour obtenir le pu### de ticket à la ###, payer avec les derniers centimes en poches (ouf, ça passe), refaire la queue pour Mathias une heure avant le début prévu pour les dédicaces….

 

 

Attendre…. Attendre… attendre…180320121252

 

 

 

 

 

Et pendant ce temps-là, avec fille numéro 3, je renonce à obtenir une griffe de Jean Teulé sur Charly 9 (file d’attente beaucoup trop longue à mon goût). Je préfère faire connaissance avec Katerina Mazetti et son charmant accent danois. J’ai enfin pu finir la trilogie avec le premier tome Entre Dieu et moi c’est fini…

    Douglas Kennedy 2Je fais une petite visite à Douglas Kennedy auquel j’avoue ne rien avoir lu de lui, je me fais pardonner avec une madeleine (ça marche à tous les coups) En fait, j'avais seulement oublié que j'avais lu Une relation dangereuse... oups

 

 

 

 

 

 

 

 

Et il est déjà l’heure d’aller se mettre dans la queue pour Claude Ponti, il doit arriver dans trois-quarts d’heure.

De leur côté, filles 1 et 2 attendent toujours…

A 16 heures trente, toute la famille attend…Claude Ponti 2 j’en profite pour acquérir l’almanach Ouroulboulouck rien que pour moi, et fille numéro 3 un énième épisode de Tromboline et Foulbazar (elle s’identifie d’ailleurs volontiers à ce dernier).   

Claude Ponti nous dessine de charmants poussins coquins sous les yeux admiratifs de fille numéro 3 dont le rêve se réalise : rencontrer le papa de Blaise le poussin masqué.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est 17 heures 15, et ça y est, nous avons réussi notre pari, il est temps de rentrer… mais où sont filles 1 et 2 ? Les voilà ! Dans la file pour Mathias Malzieu évidemment, à dix personnes du but suprême !filles dans attente    

Fille numéro 1 me demande de rester à côté d’elles pour prendre les photos. Etant une mère formidable (si, si ce sont elles qui me l’ont dit) et passablement fatiguée, je me pose sur mon siège intégré (qu’est-ce que vous croyez, c’est que je suis équipée, moi, je ne vais pas au salon les mains dans les poches, mais avec mon super caddie, que tout le monde m’envie).

 

    richard borhingerEncore une heure d’attente (priorité donnée aux journalistes sur les fans, promo oblige, et des journalistes, il y en a toutes les cinq minutes), ce qui me permet de découvrir la frimousse (je ne suis pas certaine que quelqu’un d’autre ait osé l’appeler ainsi) de Richard Borhinger qui signe juste à côté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18 heures 15 : ÇA Y EST !!! Les photos du siècle sont dans la boîte, et nous sur le chemin du retour, juste le temps de croiser Bernard Werber2Bernard Werber et CanteloupNicolas Canteloup

 

 

 

et hop dans les bouchons du périph ‘ !

 

 

20 heures 45 : retour maison, dodo parce que demain boulot… ronpchittt

 

 

Et voilà, je suis ruinée, fourbue, une PAL qui a doublé de volume, mais quelle journée !!! Vivement l’année prochaine !

Merci à tous les auteurs pour leur patience et leur talent.

 

Vue sur la foule Vue partielle du salon à 15 heures...

 

Repost 0
Published by vhs
commenter cet article
15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 22:46

cure d'enfer et autres racontarsQuatrième de couverture :

« Le curé Polleson débarqua, tout de noir et de décence vêtu. Il portait un col cassé blanc, propre, avec un nœud papillon noir, un chapeau melon noir sur le chef, et ses immenses pieds étaient couverts par de vastes chaussettes noires et des bottines à boutons.

De la poche droite de son manteau émergeait une bible noire dotée d’un marque page en argent.

Longtemps, il resta là, devant les chasseurs affalés sur le banc. Jamais il n’avait vu quelque chose d’aussi repoussant. Jamais encore le Seigneur n’avait révélé à sa vue un tel troupeau de pécheurs. Cette fois-ci, le Seigneur avait vraiment dirigé ses pas où il fallait. Polleson remercie de tout son cœur son Sauveur qui avait su, dans son immense sagesse, lui ménager cette rencontre. »

 

Voici un nouvel exemplaire de recueil de nouvelles du Groenland de Jorn Riel. J’avais particulièrement aimé le recueil « Vierge froide et autres racontars » aussi je me régalais d’avance à retrouver la truculence des situations de l’univers de Riel.

Je ne peux pas dire que j’ai été déçue, même si j’ai moins ri que la fois précédente. Peut-être était-ce parce que je ne découvrais plus ce monde masculin, ni leur curieuse façon d’appréhender la vie en solitaire.

La première nouvelle : un cadavre bien conservé ne manque pas de piquant puisqu’il y est question du dernier voyage de Lause, à la façon de Bjorken. Une trentaine de pages d’un humour caustique dû à des mises en situation des plus loufoques.

La seconde n’est pas moins drôle : les conversations qu’entretiennent Fjordur et son chien sont pour le moins originales.

Mais les nouvelles suivantes m'ont moins fait rire, bien que toujours empruntes d'humour, parfois caustique.

Pourtant les situations sont toujours aussi curieuses comme l'arrivée de Don Svendsen de la jungle amazonienne accompagnée de son boa royal, Mademoiselle Magdalena en zone arctique. Mais cette situation m'a semblé si invraisemblable que j'ai pas pu adhérer totalement à l'histoire.

Je ne vais pas égrainer toutes les nouvelles de ce recueil (il y a sept) car j'avoue qu'après plusieurs semaines, je ne me souviens peu des suivantes.

Juste un petit mot de cette édition. Les pages ont été imprimées sur des feuilles de couleur rose, ce qui est très agréable. De plus des illustrations ponctuent chaque nouvelle, ce ne sont que des esquisses en gris mais qui participent à faire de ce livre un moment de détente.

Malgré tout, je poursuivrai certainement la lecture de Jorn Riel (déjà parce que j'en ai encore trois volumes dans ma PAL) car les histoires restent plaisantes à lire.

 

Repost 0
Published by vhs - dans Nouvelles
commenter cet article
25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 11:09

place-defaiteLa 4ème de couverture :

« Je voudrais aider la maîtresse... »

C'est ainsi que début ce beau roman pétillant d'enfance.

Le héros, un jeune garçon qui pourrait être chacun d'entre nous, nous dévoile, page après page, son monde à lui. Un monde fait d'amour, de tendresse, de coups durs, et de beaucoup d'humour : « la première fois que je suis allé à la grande école, c'était il y a deux ans. Je disais la grande école pour faire plaisir à mes parents ! Eux, ils croyaient que je savais pas que c'était l'école élémentaire, alors que c'était écrit dessus ».

Dans ce roman fortement autobiographique, Andras Fenris nous parle de notre propre existence, de ce passé qui nous colle à la peau, du garage à Lulu, de la Triumph, des vinyles de la Callas, de Rex le chien perdu... de l'amitié et de la mort. Une belle tranche de nostalgie ».

 

Le roman est découpé en courts chapitres (parfois à peine plus d'une page). L'écriture est simple, elle colle bien à ce que pourrait penser un enfant de six ans, sans être simpliste. Les mots sont choisis avec soin, permettant à l'auteur de jouer avec eux (les os verts caractérisant la femme par exemple).

J'ai beaucoup aimé ce livre dans lequel je me suis aussi retrouvée bien que n'ayant pas eu d'enfance urbaine. Au delà des souvenirs de l'auteur, les histoires d'enfance qu'il nous raconte restent atemporelles. Évidemment le décor a changé, pourtant quel enfant n'a pas eu envie de ramener à la maison familiale (fût-ce un appartement) le chien errant qu'il venait de rencontrer ? Lequel n'a pas eu des embrouilles à l'école ? Quel petit garçon n'a-t-il pas rêvé devant sa maîtresse ?

J'ai retrouvé beaucoup de tendresse dans ce roman avec, comme dans la vie, de l'humour, du drame, et évidemment d'amour.

Un roman qui ne sent ni la naphtaline, ni la nostalgie, juste une tranche de vie d'un petit garçon où l'autobiographie est peut être présente mais suffisamment dépassée pour ne pas être pesante et faire échos à nos propres souvenirs d'enfance.

Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux quatrièmes de couvertures...

Repost 0
Published by vhs
commenter cet article
13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 18:53
la fin n'est que le débutDernier opus de la trilogie de Katarina Mazetti, La fin n’est que le début, marque l’entrée de Linnea dans sa vie d’adulte. Je ne reviendrai pas sur l’écriture, elle n’a pas changée depuis Entre le chaperon rouge et le loup, c’est fini, elle est toujours coupante comme le froid glacial de l’hiver suédois.
Dans ce volume, Linnea retrouve son passé en la personne de Per, le frère de Pia. L’accident vasculaire dont sa grand-mère est victime fait un écho à la tragique disparition de Pia. La mort reste présente, mais elle s’apprivoise, se rend plus discrète.  La liaison que Linnea va entretenir avec le sosie de son amie, lui permet finalement de terminer son travail de deuil et de pouvoir entrer enfin dans l’âge adulte. Après sa première relation sexuelle dans le tome précédent, Linnea expérimente sa première relation amoureuse avec ses moments d’extase mais aussi son gouffre sans fin quand tout va mal. Les personnages secondaires rappellent que la vie continue, confortant par leurs propres déboires l’histoire que vit l’héroïne.
J’ai vraiment beaucoup apprécié cette trilogie (dont je n’ai toujours pas lu le premier tome) c’est une approche très intéressante de la question du deuil chez l’adolescent. Question, heureusement, qui ne se pose pas chez tous nos enfants.
Quatrième de couverture :
« Dix-huit ans déjà, Linnea prépare le bac. Entre sa grand-mère victime d’une grave attaque et sa copine Malin qui prend des cours de self-défense pour se protéger de son petit ami, tout concourt à lui rappeler que la vie d’adulte n’est pas aussi douce qu’espéré.
Et voilà qu’elle croise le sosie de Pia, son amie disparue, en uniforme de lieutenant de marine ! Il s’agit de Per, le grand frère de Pia, qui l’agace à peu près autant qu’il lui plaît. Ils ne sont d’accord sur rien et se disputent sur tout, mais restent en contact quoi qu’il arrive – n’est-ce pas le moment rêver pour tomber amoureuse ?
Après Entre Dieu et moi c’est fini et Entre le chaperon rouge et le loup c’est fini, La fin n’est que le début pousse tendrement sa truculente héroïne jusqu’au terme de l’enfance. Ayant abandonné quelques illusions en route, mais armée d’un doute constructif (parfois) et d’une ironie dévastatrice (toujours), Linnea tourne une page et s’apprête à entrer dans le cour des grands. Elle nous manque déjà. »
Repost 0
4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 23:51

faubourg des solitudes« Et si le quotidien, si routinier, côtoyait l'étrange. Qu'à notre insu les contes et légendes de notre enfance prenaient pied dans notre société si formatée. Grâce à une succession de nouvelles très intéressantes, captivantes et moralisatrices écrites dans un style vif et agréable, Le faubourg des solitudes conte l'histoire d'êtres aux multiples facettes brisés par les aléas de l'existence. Des terreurs de l'enfance aux regrets de la vieillesse, du beauf à l'itinéraire mystique du clochard divaguant, peu de chose, en définitive, sépare les mythes de notre réalité. »

 

Voici un recueil de huit nouvelles qui se lit d'une traite. Il n'est pas très long (98 pages), c'est vrai que ça aide. Mais ce n'est pas la seule raison, je connais bien des récits qui traînent en longueur à ne plus finir. Ici, ce n'est pas le cas. Pour une fois, la quatrième de couverture ne ment pas, le style est vif et concis, comme un rasoir.

Les histoires ne sont pas gaies même si un certain humour (noir) est présent (la dernière nouvelle, Supporternotamment sur la passion qui n'est peut-être pas celle que l'on croit) avec une petite dose de fantastique, juste ce qu'il faut, pour pimenter le tout (excepté Les cafardsdont le thème réaliste en ces temps glaciaux, fait réfléchir), une légende revisitée (celle du Père Noël dans La légende de Prospère Noëlqui n'est pas celui qu'on croit), des angoisses d'enfance qui remontent à la surface (Le fond du placardsiège de tous nos fantasmes) mais aussi celles de l'âge adulte face à la mort (Le temps d'une nuitoù l'amour joue avec la mort), une ambition scientifique (Le théorème 102), une mise en abîme (Kaléidoscope) et une sans titre (la première).

C'est la troisième qui a ma préférence (et ce n'est pas parce que c'est la plus courte) par son côté caustique. Là, on peut dire que l'auteur a trempé sa plume dans le vitriol !

Repost 0
Published by vhs - dans Nouvelles
commenter cet article
13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 22:46

Quatrième de couverture :   lucien

« L’amour a un prix, celui de la fatigue. C’était il y a quinze ans, c’était vite passé. Aujourd’hui il vivait dans une banlieue chic, dans un Ouest Parisien peuplé d’incontournables, de dentistes friqués et d’avocats de stars, un paradis surfait pour bourgeois conformistes, un havre d’apparat pour nouveaux enrichis, et naviguait, perdu, entre deux tentations : l’envie d’être célèbre, le besoin d’être vrai. »

Grégoire Sauvagnac a bientôt 40 ans. Il est compositeur de musique de pub et vit avec sa fille en banlieue parisienne.

La crise économique a tronqué les budgets, sa carrière musicale est en phase finale, son moral est en berne et sa vie compliquée. Un psychiatre improbable va l’aider à survivre. Une femme exceptionnelle va croiser son chemin, dont le parfum subtil sera son obsession. Saura-t-elle apaiser son ego maladif ? A quel prix pourra-t-elle lui redonner envie ?  

J’ai été sollicitée par les agents littérairespour recevoir, lire et commenter ce livre. Ayant bénéficié de leur intermédiaire pour mon propre livre (Le mouroir aux alouettes), j’ai répondu évidemment favorablement à leur demande. D’autant plus favorablement que le thème m’intéressait : étant dans la quarantaine comme le personnage principal je pensais trouver des problématiques similaires aux miennes, même si la comparaison s’arrête là… L’annonce d’un psychiatre et d’une femme exceptionnelle à ses côtés me paraissait également alléchante.

Le roman commence par une longue description psychologique du personnage Grégoire. Celui-ci roule sur l’autoroute en direction de Paris pour un rendez-vous professionnel. Pris dans les embouteillages, cet arrêt sur image, permet de faire connaissance avec lui, cerner le personnage.

Dès le second chapitre, le personnage du psychiatre est annoncé (mais on ne le verra pas tout de suite, il faudra même attendre longtemps… pour finalement être déçu par la rencontre, mais j’anticipe, chutttt), et celui de « la femme exceptionnelle » est introduit (si j’ose dire).

L’histoire est celle d’un musicien sur le déclin, avec quelques clichés du milieu artistique (alcool, drogue et sexe forcément), qui fait une rencontre avec une femme très belle (évidemment, elle aurait été hideuse que c’eût été plus difficile) qui porte un parfum envoutant. Evidemment cette femme ne répond pas à ses avances. Il rencontre donc sa sœur avec laquelle il conclut (mais il ne sait pas que c’est sa sœur), il parcourt le monde (enfin pas le tiers monde, seulement le grand monde) croise la route de Georges Mickael (si-si il chante encore, bon pas en ce moment car il est en convalescence… mais bientôt)… bref, une vie trépidante.

J’ai été déçue par le personnage du psychiatre. On nous parle de lui comme d’un fou (dans le second chapitre) mais il n’apparait qu’à la fin du roman, et encore, presque sous forme anecdotique (je n’ai d’ailleurs pas encore vraiment compris ce que venait faire là cet épisode à Tanger). De même, il y a, à plusieurs reprises, des incohérences, ainsi Grégoire est présenté à un moment comme souffrant de phobie en avion, et à son voyage suivant, il n’en est plus fait mention, il semble même être indifférent au vol. Cela provient peut-être de plusieurs ellipses, un peu comme s’il manquait une partie du texte, ce qui ne facilitent pas la compréhension du récit.

Dernière petite remarque : il reste quelques coquilles, peu nombreuses, mais il est très agaçant de voir des accents circonflexes sur « notre » quand il s’agit d’un adjectif possessif. Mais bon, question ortograf je ferais peut-être mieux de ne pas trop la ramener, si vous me passer l’expression.

C’est dommage…

Il y a de bonnes idées (la réminiscence liée au parfum d’Amandine) mais il manque de la profondeur. On a l’impression d’effleurer seulement les choses…

Pourtant, aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai accroché à cette histoire et j’ai vraiment eu envie d’aller jusqu’au bout. Je me suis attachée à ce personnage tourmenté (même si dans ma représentation, il appartenait plus à la classe d’âge des quinquas qu’aux quadras, cela est peut-être dû à la couverture où on voit un homme d’un certain âge, serait-ce l’auteur ?), plein de contradictions, mauvais père et mauvais compagnon, sur lequel décidément on ne peut pas compter…

Et Lucien alors ? Il faudra aller à la dernière page pour savoir qui est Lucien.

 

 

 

 

Repost 0
Published by vhs
commenter cet article
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 21:43

J’ai reçu ce livre au SWAP de Noël de la médiathèque de Signy. Je connaissais évidemment Katarina Mazetti pour son livre le mec de la tombe d’à côté (dans ma PAL depuis… je ne sais même plus quand). J’ai donc appris qu’elle écrivait aussi pour la jeunesse.

Tatiana a eu la délicatesse de m’offrir le second tome de la trilogie. Pourquoi la délicatesse ? Parce qu’elle sait que je n’aurai pas apprécié le premier opus (la meilleure amie de l’héroïne, Pia, se suicidant).

Même si le fantôme de Pia apparaît çà et là, la tonalité de l’histoire est plutôt légère. Linnea est une adolescente flanquée d’un adorable petit frère Knotte, d’un beau-père artiste et d’une mère qui fait ce qu’elle peut. Pour pallier à la disparition de son alter ego Pia, elle s’entoure de deux copines : Madde et Malin. La première est éclipsée avant la fin du livre, égocentrée et parfaitement imbuvable, l’autre, excentrique (elle s’essaye à la magie et vit au milieu d’un univers régit par des forces occultes) prend petit à petit la place de la disparue, sans la faire oublier pour autant.

L’écriture est à l’image de l’héroïne : directe, sans fioriture, avec un niveau de vocabulaire marquant la maturité de la jeune fille. Les phrases sont courtes, incisives, au service de la narration.

Linnea est une jeune fille qui se retrouve très régulièrement dans la mouise. Bien sûr, ce n’est jamais entièrement de sa faute. Et c’est souvent en partant d’une bonne intention qu’elle se met dans des situations des plus périlleuses.

C’est un récit pétillant, comme la jeunesse, une récréation qui fait du bien.

Merci Tatiana !

 

881227021 MML4ème de couverture :

 

Linnea, dix-sept ans, ne s’est pas remise du décès brutal de Pia, sa meilleure amie. En cette nouvelle rentré, flanquée de deux copines plus paumées qu’elle, elle interroge les adultes sur le sens de l’existence et cache sa détresse sous une cruauté moqueuse. Quand sa grand-mère chérie lui offre une belle somme d’argent, elle envoie tout promener et part en voyage. C’est le moment pour elle de tomber amoureuse, de faire des choix inconsidérés, de prendre des risques, de perdre son innocence… bref, de vivre sa vie.

Après Entre Dieu et moi, c’est fini, Linnea a grandi mais n’en est que plus déboussolée par le monde adulte. Son désarroi mâtiné de culot offre des pages aussi tendres qu’hilarantes, un cocktail que Katarina Mazetti maîtrise à merveille et que l’on retrouvera en collection Babel dans le troisième volume consacré à son héroïne encore adolescente, mais plus pour longtemps : La fin n’est que le début.

Repost 0
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 19:20

Masse Critique du site Babélio avait proposé en novembre des livres jeunesses. Parmi les livres offerts à la « critique » des blogueurs, les éditions A PROPOS proposaient différents titres de leur collection d’art. Je connaissais déjà un peu Gauguin (en Polynésie) et Monet (et Londres) mais j’avoue, à ma courte honte, que le nom de Bonnard fût-il peintre de l’intime ne me disait rien du tout (désolée de décevoir les amateurs d’art).

Ayant postulé sur les trois titres possibles, j’ai reçu Bonnard peintre de l’intime.

Finalement c’est une très bonne chose puisque ce choix m’a fait découvrir un artiste atypique.

Artiste né en 1867, à Fontenay-aux-Roses, membre fondateur du groupe des nabis… je vous laisse le soin de découvrir l’œuvre et la vie de Pierre Bonnard dans ce petit livre (63 pages) bien illustré et documenté.

L‘intérêt que j’ai éprouvé à lecture de ce livre, outre celui que j’ai pu porter à cet artiste, réside dans la structure même de l’ouvrage.

Découpé en cinq parties, présentant les différentes étapes de l’œuvre de Bonnard, chacune d’entre elle commence par une citation qui donne la tonalité du thème abordé, mais également, sur la même double page, un tableau chronologique de la période concernée mettant en parallèle la vie personnelle, les évènements culturels, politiques, économiques et sociaux. Chaque partie a un code couleur qui est repris en bas de page, ainsi le lecteur peut se référer rapidement au sommaire et ainsi se resituer dans l’œuvre de l’artiste. Cette couleur est également utilisée en fond de paragraphe pour les parties « à propos » qui apportent des précisions sur le contexte de création (ainsi ceux de la première partie porte sur la revue blanche et la belle époque). Certaines peintures sont plus détaillées et font l’objet d’une double page « arrêt sur image ». Pour une novice en la matière comme moi, je dois dire que cela m’a permis de m’attacher à cet artiste plus rapidement en comprenant ses toiles grâce à un éclairage d’expert.

Le texte est bien écrit et facilement accessible (rappelons que ce livre était présenté dans une opération pour la jeunesse). Les illustrations sont présentes à chaque page et sont pertinentes face au texte (ce n’est pas toujours le cas dans les livres illustrés). Enfin les quatre dernières pages intitulées« approfondir » donnent des pistes pour celui ou celle qui voudrait aller plus loin (notamment sur ses dessins qui ne sont pas abordés ici, c’est un ouvrage sur le peintre). Enfin, on referme le livre sur une bibliographie et un carnet d’adresse où on peut admirer les peintures de ce Nabi de l’intime.

Je remercie Babélio et les éditions A PROPOS pour m’avoir fait découvrir cette collection que je vais m’empresser d’enrichir avec les autres titres.

 

Bonnard peintre de l'intimeLa quatrième de couverture :

Rien ne prédestinait Pierre Bonnard à la peinture. Pourtant, dès ses premières œuvres, il est l’un des piliers du mouvement nabi, participant intensément au « bouillonnement » des arts dans les années 1890. Et, en cinquante ans de carrière, il va mettre en place un langage pictural audacieux, recréant sur la toile un monde unique  Incandescent.

Pierre Bonnard, peintre de l’intime retrace la vie et l’œuvre de l’artiste, si intimement liées, et invite à découvrir ses dons exceptionnels de coloriste à travers ses paysages d’étés aveuglants, ses salles de bains au miroir, ses nus baignant sans l’eau bleutée… Des moments de bonheur simple, de purs instants de grâce.

Repost 0
Published by vhs - dans biographie
commenter cet article
14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 19:34

la délicatesseDe la délicatesse, il y en a dans ce roman, depuis la première à la dernière page.

C’est une histoire toute en douceur, et ce malgré la tragédie qui frappe rapidement l’un des personnages.

 

L’écriture y est toute légère.

 

La particularité est d’ancrer dans le réel par des digressions, comme des parenthèses, cette histoire vaporeuse. Ce sont des précisions qui peuvent paraitre absurdes, comme, par exemple, le paragraphe 12 donnant la distance entre Paris et Moscou, mais cela permet de faire une respiration entre deux scènes.

 

Et des respirations, il en faut, car le thème n'est pas des plus gais. En effet, c’est l’histoire d’une reconstruction après un deuil.  Pourtant, ici, point de pathos larmoyant. Les choses sont dites simplement, sans lourdeur pathétique.

Le récit est articulé en 3 parties. La première, l’exposition, raconte la rencontre puis l’installation dans une vie tranquille et sans heurts de François et Nathalie, jusqu’au drame. La seconde monter la façon dont Nathalie survit à ce deuil, son travail, la vie qui se poursuit, sans elle. Enfin, la dernière partie retrace la façon dont Nathalie renaît à la vie.



C’est un très joli livre. Un film en a été fait. Je ne sais pas si j’irai le voir car la délicatesse de la plume de Foenkinos me semble difficile à retranscrire en image.

Voici la bande annonce :

 

 

La quatrième de couverture:

 

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent al fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…

_ Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie.

Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité. »

 

Merci à Sophie qui m’a fait découvrir cette belle histoire.

.

 

Repost 0
Published by vhs
commenter cet article
7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 20:24

C’est en passant dans une allée un peu à l’écart des grands axes, au dernier salon du livre parisien, que j’ai été interpellée par la joyeuse équipe des éditions la Madolière. Je me suis rapidement retrouvé avec ce livre entre les mains, dédicacé par l’auteur, sans en avoir lu le résumé, ni même avoir la moindre idée de ce qu’il racontait. C’est ce qui s’appelle « acheter chat en poche ».

Etant dans une série plutôt polar en ce moment, j’ai donc ouvert (enfin pourra dire son auteur) ce sombre Azur.

J’avoue avoir un peu eu de mal au départ à entrer dans l’histoire, malgré une narration à la première personne. Après réflexion, je pense que la mise en page du texte ne doit pas y être étrangère, en effet les marges sont très réduites avec une pagination en milieu de page sur le côté. Peu habituée à ce format, il m’a fallu un petit temps d’adaptation (pour le prochain, ce devrait aller mieux), je sais que cela peut paraitre futile mais pour moi le confort de lecture participe aussi à l’intérêt que je vais porter à une histoire, peut-être parce que je ne lis qu’allongée.

Le roman commence par un paragraphe d’introduction le présentant comme un « journal personnel en parallèle d’une enquête » mais qui sous-entend également une dose de fantastique (il y est fait allusion à un pacte avec le Diable). S’en suit un chapitre que l’on pourrait qualifier d’exposition, d’une vingtaine de pages.

J’avoue n’être entrée dans l’histoire qu’à partir du troisième chapitre, quand le capitaine rencontre la riche et énigmatique héritière russe. J’ai lu le reste d’une traite.

L’écriture est agréable, avec un style proche de l’oralité. Par contre je n’ai pas trouvé de trace de journal tel qu’annoncé dans l’introduction. Pas d’avantage celle d’un diable, et rien qui ne rendît ce roman fantastique (au sens littéraire du mot). Le personnage de Saint-Ange peut éventuellement poser question.

La fin laisse entrevoir une suite, car des questions restent en suspend (de suspendre, je précise) et notamment l’identité du meurtrier de madame Vingt-Trois…

Mais l’histoire, me demanderez-vous avec raison ?

Il s’agit d’une enquête commanditée par un juge qui rassemble autour de lui des membres éminents de plusieurs services de sécurité : DST, service des stups du SRPJ ou de la brigade financière. L’action se passe dans les Alpes Maritimes, autour de Nice (que l’auteur égratigne au passage), il est question d’une secte où les membres renouent avec leurs vies antérieures dans une chambre des métempsychoses…

Le décor est planté, les personnages prêts à entrer en scène, vous n’avez donc plus qu’à vous installer confortablement dans votre fauteuil préféré et vous laisser couler dans l’univers psychédélique de Marc-Aurèle Guerrier (c’est le nom de l’auteur… no comment)

 

sombre azur 4ème de couverture :

Qui se cache derrière le masque de chat porté par le gourou d’une secte très puissante qui sème des cadavres dans son sillage ? Quels sont les liens véritables qui existent entre cette secte et le chef d’un gang mafieux russe local, Alexander Ashkénazi ? Pourquoi le Juge Panafieu fait-il appel à des intervenants extérieurs aux Alpes-maritimes, tel que le lieutenant Vanharé, des Stups de Lyon ? Quel est el rôle de l’étrange commandant Saint-Ange, des RG de Nice, dont le comportement et la nature sont ambigus à souhait ? C’est à ces questions que devra répondre Stanislas Vingt-Trois, de la Brigade Financière de Paris, afin d’élucider un mystère macabre qui pour lui transcende toutes les investigations de ce bas monde : l’assassinat de son épouse bien-aimée.

Pour connaitre cette vérité, Stanislas devra intégrer la secte, multiplier les alliances, sauver des vies et des âmes. Aidé dans l’ombre par son ex-collègue et ami de toujours, l’inénarrable Tartuffe.

Le capitaine Vingt-Trois est un radical. Du moins, l’est-il devenu au cours de sa carrière. Mais toute personne, aussi douée soit-elle, a ses limites. Le flic, dans cette affaire où les forces qui s’affronte sont des plus malfaisantes, a-t-il atteint les siennes ?

Repost 0
25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:53

anna gavalda echappée belle

 

Quatrième de couverture :

Garance, Simon, Lola et Vincent sont frères et sœurs unis par les souvenirs et par le cœur. Ils se retrouvent tous les quatre à l’occasion d’un mariage qui s’annonce particulièrement ennuyeux. Sur un coup de tête, ils décident de s’éclipser et de prendre le chemin des écoliers pour quelques heures. Le temps de voler de rares instants de bonheur à la vie….

Un livre drôle et pudique, au style léger, direct, d’une séduisante simplicité.

 

C’est Sylvie qui m’a prêtée ce livre. J’ai, comme beaucoup, quelque part dans ma PAL, le fameux Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, mais je n’ai pas encore l’occasion, l’envie, le courage (peut-être) de l’ouvrir. Il reste là, à portée de main, à attendre, patiemment, que son heure sonne. J’avais un peu honte de ne pas encore avoir fait connaissance avec cet auteur dont on me dit depuis si longtemps le plus grand bien. Mais, je dois l’avouer : j’avais peur d’être déçue. Fidèle à la parole de Sacha Guitry (le meilleur moment dans l’amour est quand on monte l’escalier), je préférais donc retarder ce moment de lecture… Le retarder tant que je prenais le risque de ne jamais rencontrer Anna Gavalda.

C’eût été dommage.

Ce petit récit n’a pourtant rien de particulier. Pas d’intrigue haletante, pas de suspense insoutenable… mais un ton, des portraits, une tranche de vie.

L’humour est présent dès les premières pages. Il s’estompe progressivement pour faire place à une certaine gravité qui sied particulièrement au texte. La narratrice, Garance, entre dans la voiture de son frère, Simon, venu la chercher en compagnie de sa charmante épouse afin d’aller assister au mariage d’une vague parenté. S’en suit un échange acide entre les deux femmes. Le ton est donné.

Le point de vue est celui de Garance, le récit à la première personne du singulier (décidément j’adore ça) ce qui confère à l’histoire une tournure particulière. En effet, ce mariage n’est qu’un prétexte pour que la fratrie se retrouve et passe un dernier jour ensemble, comme lorsqu’ils étaient enfant.  

Prétexte et symbole à la fois : celui du passage de l’enfance-adolescence à l’âge adulte, de l’insouciance à l’engagement. Garance est encore célibataire, vivant comme une étudiante, passant des soirées à boire ou à jouer au poker... et qui sent malgré elle venir le temps des responsabilités.

Un petit roman, presqu’une nouvelle (à peine 120 pages) riche en émotion, vecteur d’une prise de conscience : celui du temps qui passe, irrémédiablement, changeant en souvenirs nos instants les plus précieux.

Bon, si je comprends bien, je n’ai plus qu’à replacer le premier succès d’Anna Gavalda sur le dessus de ma PAL… et si j’étais déçue ?

 

Repost 0
22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 20:47

Ce livre m’avait été conseillé par mon ami Christophe le libraire. Suivant, au grand regret de mon conseiller bancaire, trop souvent les avis d’autrui en matière littéraire, et voulant soutenir le petit commerce, je me suis donc empressée d’investir dans cet ouvrage. Evidemment, en rentrant chez moi, je l’ai déposé sur ma PAL (pile de livre à lire) et l’ai oublié de long mois. Heureusement, ma main s’est hasardée récemment sur mon étagère et je l’y ai retrouvé. Je dis heureusement car j’ai passé un réel moment de plaisir en compagnie de Didier, privé de son état. L’action se passe dans le vignoble champenois. Une jeune fille, sœur d’un ami du narrateur, a disparu. La famille charge Didier Rouque, de Rouque investigations, de retrouver la demoiselle. Notre héros arrive donc à Bar-sur-Aube par le train du matin. Il se fait engager par le maire pour le temps des vendanges afin de s’assurer une couverture et de pouvoir enquêter en toute discrétion. Malheureusement pour lui, le meurtre de Gérard Merle, employé modèle du vignoble Verriez. C’est un bon policier bien sympathique. Ecrit à la première personne, ce que je préfère, l’histoire nous plonge dans le monde viticole. Ce n’est pourtant pas un univers que j’apprécie forcément beaucoup (niveau lecture s’entend) pourtant, ici ce fût avec un réel plaisir que je retrouvais chaque soir les vignerons de la maison Verriez. Bien écrit, avec une enquête qui met en œuvre divers protagonistes, des personnages attachants, je remercie Christophe de m’avoir fait découvrir cet auteur. J’ai lu sur le site de Dominique Edler que d’autres aventures du privé Rouque allaient suivre, ne reste plus qu’à attendre leur sortie !

 

privé en champagneQuatrième de couverture :

Gare de Bar-sur-Aube : deux minutes d’arrêt. Lorsqu’une jeune fille disparaît, un privé apparaît… Son enquête va le mener jusqu’à un village champenois au moment des vendanges. Il va vite s’apercevoir que cette disparition s’avère plus complexe qu’elle n’y paraît. Il faut dire que l’hectare de vigne en Champagne peut couter très cher et même être mortel.

Repost 0
13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 16:09

Voici l’autobiographie d’Alison Arngrim, alias Nellie Oleson. Non que je sois nostalgique de cette série qui a certes gardé son charme désuet, mais disons que la personnalité de cette actrice m’intéressait. Je me suis demandé de nombreuse fois comment on pouvait sortir d’un personnage aussi charismatique après plusieurs années de tournage.

Dès que je l’ai vu sur le présentoir, j’ai donc investi (profitons en tant que la TVA est à 5.5 !) sans même lire la quatrième !

Le ton est léger, l’écriture proche de l’oralité avec quelque fois des apartés ou des digressions. On a plus l’impression d’écouter un documentaire que de lire un livre. Evidemment, les amateurs de littérature n’y trouveront pas leur compte, mais ce n’est pas non plus le but de ce récit.

Il y a beaucoup de références aux séries ou talk show des années soixante-dix aux Etats-Unis. Le traducteur essaye de les expliquer mais étant piètrement cultivée en la matière, je dois avouer que cela m’a pas été d’un grand secours. Mais cela n’a pas beaucoup d’importance.

Evidemment, on apprend pas mal de chose sur les dessous des tournages, et sur la vie de ces enfants d’Hollywood : leurs conditions de travail bien loin des clichés qui sont habituellement véhiculés, leur entourage personnel et professionnel peu reluisant, les relations qu’ils entretiennent entre eux et enfin leur devenir, l’après succès.

J’ai passé un bon moment en compagnie d’Alison, j’ai eu plaisir à la retrouver, comme une vieille copine.

Un livre sans prétention, qui se lit comme un épisode de La Petite Maison…

 

nelly olsonLa quatrième de couverture :

 

Pendant 7 ans, Alison Arngrim a joué une môme méchante, intrigant, égoïste, menteuse et manipulatrice dans une des séries de télévision les plus aimées au monde. Alors que des millions de téléspectateurs de la Petite Maison dans la prairie détestaient Nellie Oleson et ses pitreries diaboliques, Alison en vint à aimer son personnage- l a liberté et l’assurance que Nellie lui inspirait. Dans La Petite Garce dans la prairie, Alison Arngrim raconte son enfance à Hollywood avec ses parents excentriques (Thor Arngrim, manager d’artistes comme Liberace, dont l’appétit pour la publicité était insatiable, et la légendaire actrice à voix Norma MacMillan, qui jouait aussi bien Gumby que Casper le gentil fantôme) et évoque des moments inoubliables et truculents dans les coulisses de La Petite Maison. Alison raconte tout cela avec un esprit mordant, mais elle aborde aussi avec courage les défis qu’elle dut affronter : ses batailles pour survivre à une histoire traumatique d’abus sexuel, pour vaincre sa dépression et sa timidité paralysante et pour faire face au secret que son père lui cacha pendant vingt ans. Elle partage également avec nous la terrible douleur de la perte de son mari de télévision et meilleur ami, Steeve Tracy, emporté par le SIDA. Cet événement lui inspira une seconde carrière dans l’activisme social et politique. Nellie Oleson lui aura appris l’audace, l’intrépidité et la détermination, elle sera éternellement reconnaissante à la plus grande petite garce dans la prairie de lui avoir montré le chemin.

Repost 0
Published by vhs - dans biographie
commenter cet article
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 23:31

C’est Hélène qui m’a prêté ce livre car j’avais apprécié le premier ouvrage de ces deux auteurs, La promesse de l’ange qui se passait au Mont-Saint-Michel.

Ici l’action se déroule à Vézelay principalement, mais aussi à Pompéi et à Rome dans les premiers temps de la chrétienté, comme le précise la quatrième de couverture :

 

la parole perdueLa basilique de Vézelay : une des plus anciennes églises dédiées à Marie-Madeleine, la pécheresse des Evangiles. Dans ce haut lieu de la chrétienté, Johanna, archéologue médiéviste, tente d’établir la vérité sur les origines controversées du culte de la sainte.

Mais la sérénité de la jeune femme est rapidement troublée par une série de meurtres sur le chantier d’un de ses collègues à Pompéi et l’étrange maladie de sa petite fille, qui semble inexplicablement liée à ces crimes. Prête à tout pour la sauver, Johanna se lance alors dans une enquête périlleuse, dont la clé pourrait bien être l’un des plus grands secrets de l’humanité : la mystérieuse phrase tracée par Jésus sur le sable aux pieds de la femme adultère, la seule qu’il ait jamais écrite.

Dans la lignée de leur précédent succès, la promesse de l’ange, Violette Cabesos et Frédéric Lenoir nous entraînent sans un formidable thriller historique et métaphysique, éblouissant d’érudition, un jeu de piste archéologique où le s premiers temps de la chrétienté, Moyen-âge et temps présents se retrouvent confrontés à l’énigme de la parole divine.

 

On retrouve donc ici le personnage principal, Johanna, qui avait été laissée pour morte à la fin du livre précédent. On y apprend qu’elle a eu une petite fille et qu’elle continue à exercer son métier d’archéologue. Pour ceux qui n’auraient pas lu La promesse de l’ange, il sera parfois frustrant de ne pas savoir ce qui lui était arrivé car très peu de choses sont finalement dévoilées sur son passé même si certains personnages ressurgissent inopinément…

J’ai eu du mal à me mettre dans cette histoire, sauf la partie concernant Livia, dans la Rome antique qui m’a passionnée, malgré une écriture un tantinet agaçante, pour moi.

Le récit est certes très documenté, mais l’étalage des connaissances m’a lassé et j’avoue avoir sauté quelques passages. Je déteste quand on nomme des objets, par exemple, par leur nom latin puis qu’on s’étende sur leur définition. De plus ces mots sont en italique, juste au cas, certainement, où on pourrait les confondre avec du français actuel, cela ne fait que rallonger la narration de façon artificielle.

Cette histoire m’a néanmoins suffisamment captivée pour que j’aille jusqu’au bout, mais moins que La promesse de l’ange… Dommage.

Repost 0
5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 15:13

La rentrée littéraire a été encore une fois particulièrement prolixe, qu'il est donc difficile de faire son choix parmi plus de 650 livres proposés ! Heureusement, sur un étal, le dernier Yasmina Khadra m'attendait. Ayant rencontré l'auteur au salon du livre de Paris en mars, j'avais envie de poursuivre l'exploration de son univers. La couverture et le titre me paraissaient énigmatiques. La quatrième de couverture acheva de me convaincre :

 

equation africaineA la suite d'un terrible drame familial, et afin de surmonter son chagrin, le docteur Kurt Krausmann accepte d'accompagner un ami aux Comores. Leur voilier est attaqué par des pirates au large des côtes somaliennes, et le voyage « thérapeutique » du médecin se transforme en cauchemar. Pris en otage, battu, humilié, Kurt va découvrir une Afrique de violence et de misère insoutenable où « les dieux n'ont plus de peau aux doigts à force de s'en laver les mains ». Avec son ami Hans et un compagnon d'infortune français, Kurt trouvera-t-il la force de surmonter cette épreuve ?

En nous offrant ce voyage saisissant de réalisme qui nous transporte, de la Somalie au Soudan, dans une Afrique orientale tour à tour sauvage, irrationnelle, sage, fière, digne et infiniment courageuse, Yasmina Khadra confirme une fois encore son immense talent de narrateur. Construit et mené de main de maître, ce roman décrit la lente et irréversible transformation d'un Européen, dont les yeux vont peu à peu, s'ouvrir à la réalité d'un monde jusqu'alors inconnu de lui. Un hymne à la grandeur d'un continent livré aux prédateurs et aux tyrans génocidaires.

 

J'avais déjà pu apprécier les qualités littéraires de l'auteur dans L'olympe des infortunes, je n'ai pas été surprise. Des phrases superbes émaillent ce récit difficile. L'auteur emploie parfois des termes peu usités dans la langue française, comme l'adjectif « immarcescible » désignant quelques chose qui ne peut être flétri... joli mot, non ? D'autres passages décrivent avec poésie une Afrique sauvage et violente. Cette juxtaposition participe à l'effet de choc culturel qu'on peut ressentir en lisant ce livre. Ce médecin qui vit dans une opulence occidentale se retrouve dans une situation de dénuement total, devant survivre dans la plus grande indigence au milieu d'êtres qui n'ont plus que l'apparence humaine. Et pourtant...

Un récit écrit sous une forme de témoignage, le narrateur n'étant autre que Kurt lui même, est d'une efficacité redoutable. Les sentiments et leur évolution au cours de la détention du personnages sont partagés par le lecteur. On se laisse emporter par cette aventure, on vit l'enfermement, la faim, les espoirs et désespoirs des prisonniers jusqu'au jour...

Un roman bouleversant, à la fois philosophique et initiatique, qui présente un monde aux multiples facettes, où tout est possible, du meilleur comme du pire... (vous avouerez que je ménage bien le suspense, non?)

Si je n'ai lu qu'un seul roman de cette rentrée littéraire d'automne, je suis heureuse d'avoir choisi celui-ci, et je ne saurais trop vous motiver à faire la même chose.

Repost 0
27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 22:57

51H4z39T49L SL500 AA300

 

Quatrième de couverture :

 

8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l’Ecole des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ?

Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d’artiste ?

Cette minute-là aurait changé le cours d’une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde… 

 

 

 

 

 

 

J’avais depuis longtemps envie de lire ce livre, le premier dont j’ai entendu parler de cet auteur. Curieusement, alors qu’il était dans ma bibliothèque, je tardais à le prendre. Repoussant, peut-être, le plaisir de le découvrir. Il faut dire que je m’en étais fait une idée particulièrement alléchante : une pure « anticipation » où l’imaginaire débridé de l’auteur pourrait se révéler dans toute sa splendeur. Pourtant, je l’ai laissé, là, pendant des mois à prendre la poussière.

Enfin, je me suis lancée.

Et surprise !

Le premier chapitre est consacré à l’échec d’Adolf Hitler à l’Ecole des beaux-arts de Vienne. Rien d’imaginaire, que du réel, bien concret, bien historique… Heureusement deux pages plus loin, la scène est rejouée, avec cette fois un Adolf H admis.

Les personnages sont en places. Ils seront deux : l’un historique, l’autre imaginaire. L’un sera Hitler, sans prénom, l’autre sera Adolf H.

L’auteur, outre la réussite au concours d’entrée à l’académie viennoise des Beaux-Arts, fait se rencontrer Adolf et Freud. C’est osé mais efficace.

Très documenté, EES brosse, ici,  un portrait du dictateur, sans tenter d’expliquer sa psychologie, en énonçant les faits, rappelant aussi qu’il était un homme… dépourvu d’humanité.

De page en page, on parcourt ainsi prés d’un demi-siècle. Les deux personnages traversent ainsi la première guerre mondiale, l’un vivant ses atrocités, y compris dans sa chair, l’autre la sublimant, faisant d’elle son but. Deux « Adolf Hitler » faits d’un même substrat qui prennent des chemins radicalement opposés. Deux récits où l’Histoire prend un autre sens selon les choix de l’un ou de l’autre.

Il est à noter que cet ouvrage a reçu l’approbation d’historiens avant sa sortie.

 

Je ne dirai pas grand-chose de plus car ce serait beaucoup trop long si je voulais vraiment exprimer l’ensemble des sentiments que j’ai pu ressentir à la lecture de ce roman de grande qualité. En fait, il nécessiterait certainement plusieurs pages de commentaires dont je vais vous (et me) faire grâce.

Quand un livre est aussi réussi, les blablas sont inutiles, mais sa lecture est incontournable.

 

Repost 0
19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 18:53

la vie que je choisisEt si on vous donnait la possibilité de revenir dans votre passé ? De voir les erreurs que vous avez commises. Samuel Chavignet se réveille dans la chambre d’une maison médicalisée, seul, la mémoire vide, victime d’une maladie neuro-végétative.

Que ressentons nous lorsque nous nous retrouvons sans aucun souvenir ?

Sa maladie va lui offrir la compagnie d’une amie imaginaire qui saura lui apporter une réponse à toutes ses questions en abordant la vie sous un autre angle…

Imaginez que l’on vous donne l’opportunité de changer votre destin et de trouver peut-être le bonheur !

 

Flânant sur FaceBook, je suis tombée sur Céline Thibaut, auteur. Ce n’est pas la première fois que je fais ainsi mon marché sur ce réseau social, mais c’est une démarche originale qui nous a réuni : auteures toute deux d’un roman dont le thème est proche, nous nous sommes procurées mutuellement nos livres afin de les chroniquer.

Ce fût une jolie surprise car je n’avais aucune idée de l’endroit où je posais mes yeux, n’ayant pas lu le résumé avant.

C’est un court récit, un peu moins d’une centaine de pages, écrit à la première personne du singulier. Le narrateur est un vieil homme proche de la mort. Il sait être atteint d’une maladie neuro-dégénérative aussi quand apparaît une jeune fille en noir dans sa vie sans espoir, il la prend pour une simple hallucination. Décidé à ne pas lutter, il se laisse emporter par cette apparition dans le pays de ses regrets.

L’écriture est simple, concise, efficace. Les paragraphes sont courts, les chapitres aussi. Le rythme est soutenu, paradoxe dans cet univers d’attente. Bien que pratiquement impotent, le narrateur est pris dans un tourbillon de sensations, il vit ses derniers jours à cent à l’heure grâce à Bonnie, son « hallucination ».

L’histoire est originale et sa chute inattendue. Loin des pathos habituels, cette aventure fantastique est plutôt optimiste, reste dans l’idée que rien n’est écrit, et qu’il n’est jamais trop tard. Bref, un livre qui met de bonne humeur.   

Seul bémol, ce premier tirage est encore émaillé de quelques coquilles (comme souvent, j’en sais aussi quelque chose…), qui seront évidemment éliminées dés la prochaine impression.

 

Merci à Céline Thibaut pour cet échange et au plaisir d’autres découvertes !

Repost 0
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 22:18

Voici un livre dont la couverture m’a fait de l’œil alors que je visitais tranquillement la galerie virtuelle du site de la Fnac. J’ai cliqué, lu le résumé :

 

devine qui vient mourir ce soirSommes-nous tous des voyeurs ? Prenez dix candidats prêts à tout pour devenir riches et célèbres, enfermez-les dans une maison surchauffée pendant neuf semaines sous l’œil de trente caméras, vous obtenez Résidence surveillée, la dernière création sulfureuse de Voyeur Prod.

Si, au vingt-septième jour de l’émission, vous y ajoutez un meurtre en direct et un coupable non identifié, vous explosez l’Audimat, assurez la fortune de la productrice, et infligez au très british commissaire Coleridge la pire enquête de sa carrière : il lui faudra toute sa patience de vieux limier pour trouver le coupable parmi cette bande d’abrutis bien moins innocents qu’il n’y paraît. Une comédie décapante doublée d’un suspense palpitant.

 

et mis dans le panier. Deux jours après (oui, c’est rapide) je recevais mon exemplaire de « Devine qui vient mourir ce soir ? » écrit par Ben Elton.

 

Je l’ai dévoré en quelques jours (oui, je sais je suis un peu en retard sur mes articles, seulement un mois et demi…)

Le décor est planté dés le début : au cours d’une émission de téléréalité (genre loft) un assassinat a été commis, et ce devant une multitude de caméras. Or impossible de savoir qui est l’auteur de ce meurtre !

Quel suspens ! Surtout qu’on ne connait l’identité de la victime qu’à la 250ème page ! Bon d’accord, on s’en doute un peu quelques pages avant, mais avouez que c’est un tour de force de parler d’un meurtre pendant tout ce temps sans jamais nommer la victime ni le lieu du crime, ni les circonstances !

L’auteur a usé ici d’un procédé assez répandu : le flash back. L’équipe de l’inspecteur-chef Coleridge passe en revue les unes après les autres les heures de rush de l’émission, après la fameuse 27ème journée de tournage, commentant les images et émettant des hypothèses sur la victime et son assassin. Intercalant les scènes vécues par les candidats à la notoriété et celles de visionnage par l’équipe d’enquêteur, l’auteur accroche son lecteur qui ne peut que le suivre dans ce thriller rondement mené, et ce jusqu’à la dernière page et son joli clin d’œil au dernier paragraphe.

Mais au-delà du simple roman policier, Ben Elton fait ici une critique acerbe de la téléréalité et de ses déviances possibles. Les motivations des différents protagonistes sont parfaitement explicitées et logiques. La construction même du récit concoure à cette remise en question. Le roman est découpé en trois parties inégales.

La première s’appelle « sélection ». Elle narre les 26 premières journées ainsi que le début de l’enquête (depuis le 29ème jour 9h15 au 35ème jour 20h), le meurtre n’a pas encore été commis et on ignore toujours qui est la victime. La seconde partie, fort judicieusement, se nomme « élimination » et relate en moins d’une centaine de pages le meurtre et les hypothèses des enquêteurs. La dernière partie « un seul vainqueur » voit l’aboutissement de l’enquête et la fin du jeu au 63ème jour.

 

Ce livre a été écrit en 2001, l’année du loft français… je me demande si Steevy serait entré dans un tel programme, s’il avait eu lu ce roman, à l’époque…

 

Et pour ceux que l’histoire de la téléréalité intéresse, suivez le guide, c’est très instructif !

Repost 0
17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 19:00

David Safier est allemand. Maman m’avait laissée, en héritage, sur sa table de nuit, un de ses livres, « Maudit Karma » (pas encore lu). Aussi quand au club de lecture, on présenta ce livre, j’avais déjà un a priori positif.

La quatrième de couverture a fini de me décider :

 

 

513bE9hx04L SL500 AA300Grand, chevelu, une barbe soigneusement taillée et des cheveux très doux : quand Marie croise Joshua, elle est irrésistiblement attirée par ce charpentier au look de Bee Gees. Mais elle devra attendre pour rencontrer ses éventuels beaux-parents : il dit être Jésus. Est-ce pour cela qu’il veut chanter des psaumes à une soirée karaoké ? Qu’il tend l’autre joue quand l’ex de Marie en vient aux mains ? Qu’il propose de rompre le pain – une pizza en l’occurrence- avec le premier SDF venu ? Pas de doute, s’il est vraiment Celui qu’il prétend être, Joshua a un profond retard à rattraper après plus de 2000 ans d’absence…

 

 

 

 

 

Cela promettait un récit assez décalé et effectivement ça l’est.

Marie, jeune fille totalement insignifiante, en est l’héroïne. Elle a une sœur, Kata, dessinatrice de BD dans un journal et qui a une tumeur au cerveau. Un père qui décide de se remarier avec une jeune biélorusse, Svetlana. Une mère, psychanalyste épanouie, qui vit pleinement sa vie de femme.

Ajoutez un prêtre, Gabriel, ancien archange qui a préféré devenir un mortel pour vivre avec la femme dont il est tombé amoureux mais qui a préféré en épouser un autre. L’ami amoureux et malheureux, Michi. Un charpentier, Joshua, qui n’est autre que Jésus venu sur Terre pour préparer le jugement dernier et Satan qui a pris les traits de Georges Clooney.  

Avouez que la distribution est déjà assez surprenante.

La narration est à la première personne la majeure partie du roman, mais des passages courts, en italique, s’intercalent entre certains chapitres. Le narrateur y est alors un des autres personnages sus cités. Evidemment le niveau de langage n’est pas le même selon les narrateurs, Marie utilisant volontiers un vocabulaire populaire, voir argotique. Il faut dire que le personnage de Marie est loin de la petite fille modèle (même si elle n’est pas non plus une dévergondée). C’est une jeune fille très contemporaine et dont le comportement surprend forcément notre Jésus ressuscité de 2000 ans d’âge !

C’est avec plaisir que je l’ai suivie dans ses pérégrinations pour séduire notre Messie, et éventuellement sauver le monde de l’Apocalypse… au moins temporairement.

Voici donc encore un roman pas du tout sérieux que je vous recommande pour entamer cette rentrée tout en humour.

Repost 0
Published by vhs - dans humour
commenter cet article
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 20:13

9782843375316Quatrième de couverture:

À la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu’elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l’entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l’histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes.
Katharina Hagena nous livre ici un grand roman sur le thème du souvenir et de l’oubli.

 

C'est Aileean qui me  l'avait prêté, malheureusement je n'ai pas pu poursuivre au-delà de la vingtième page. Pour le peu que j'en ai lu, c'est très bien écrit, mais le thème du deuil est beaucoup trop présent pour moi... Je préfère vous laisser découvrir ce qu'en a pensé Aileean ici.

Repost 0
Published by vhs
commenter cet article
7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 11:44

 

Je remercie Corinne de m’avoir fait découvrir cet auteur, Gordon Zola dont le pseudonyme (ne me dites pas que c’est son vrai nom, je ne vous croirais pas) est déjà un indice sur son univers. Autant le dire tout de suite ce n’est pas un livre qui fait sérieux pourtant il y a un vraie intrigue que l’on suit tout le long de l’histoire avec un dénouement assez original.

Le récit est ponctué de calembours et jeux de mots, tel qu’en atteste la quatrième de couverture :c'est pas sorcier harry

Les sorciers en ont assez ! Assez qu’on ne les prenne plus au sérieux ! Le succès insensé et planétaire du Petit-sorcier-dont-on-ne-dit-pas-le-nom a fait de la sorcellerie aujourd’hui un simple jeu d’enfant ! Cela ne peut plus durer : sorcier, mages et magiciennes ont décidé de se réunir, d’agir et de frapper un grand coup pour affermir leur pouvoir occulte. Ils vont commencer par voler le septième et dernier manuscrit de l’auteur britannique JFK Bowling et plonger le monde des « Poildus » dans la terreur et le chaos.

Des services secrets anglais à la mafia en passant par les milices de fans, le monde en émoi se coalise pour retrouver le livre. La France ne peut alors faire moins que de mettre sur les rangs son plus digne représentant, un commissaire Guillaume Suitaume, pourfendeur de malotrus et de nuisibles…

 

Tout est du même acabit. C’est plaisant, mais j’ai fini par me lasser de cet humour omniprésent. Trop de jeux de mots qui ont ralenti ma lecture certains ne sont compréhensible que s’ils sont lus phonétiquement, comme Habib Lioteck que j’ai dû relire à voix haute plusieurs fois ( et pas la peine de ricaner, on vous y verrait aussi…)

L’incursion régulière, sous forme de commentaires ou d’aparté, de l’auteur qui ne cesse de rappeler que nous sommes dans un récit totalement imaginé (qui l’eût crû ?) permet de se revenir dans un monde réel, comme prendre une bouffée d’oxygène quand on est en apnée sous l’eau. Même si quelque fois, ces incursions sont aussi farfelues.

Mais ne croyez pas que ce soit un livre facile et plat. Les références auxquelles l’auteur fait mention ne sont pas toutes contemporaines. Il faut aussi avoir une bonne dose de culture générale pour comprendre toutes les allusions qu’il fait (je ne suis pas sûre d’avoir toutes les clefs, et certaines m’ont laissées dubitatives). Si l’identification de Sean Connery est assez aisée sous le masque de Coch Honnery, il n’en est pas de même avec Mossé de la Vérole (mais peut être qu’il n’y a rien à comprendre…).

L’auteur rappelle aussi des histoires bibliques (le jugement de Salomon) ou mythologiques (le Minautore) mais prend quelques libertés dans son récit (tiens j’ignorais que Bethsabée était né Mutcho ;), je vous avais prévenu il faut un minimum de culture pour relever les jeux de mots sans tomber dans leurs pièges).

Une dose de culture, une histoire policière dans un chaudron de dérision et vous obtenez la recette d’un moment de détente qui se mérite.

 

 

Repost 0
Published by vhs - dans humour
commenter cet article
22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 18:06

 l'été où je t'ai retrouvé

« Belly ne chasse plus ses tristesses. Elle les laisse venir. Après tout, elle ne passera pas l’été dans la maison de la plage. Susannah n’est plus là, Conrad ne donne aucune nouvelle. Un soir, Jeremiah prévient Belly que Conrad a disparu. Le cœur de la jeune fille se remet à battre à toute allure. Elle monte dans sa voiture et ensemble, sans un mot, ils roulent vers le même but. Retrouver Conrad. Retrouver la maison de la plage, le seul endroit où il a pu se réfugier. »

 

 

Comme j’avais lu et apprécié la première partie du livre de Jenny Han, j’avais demandé à Emilie de me mettre la suite de côté dés son achat.

D’après la quatrième de couverture, je m’attendais à une espèce de « road movie ». J’ai été déçue.

On y retrouve bien les mêmes protagonistes : Belly, Conrad, Jérémiah, Steven, Taylor… tous sont là sauf Susannah la mère du ténébreux Conrad et du joyeux Jérémiah. Elle est morte des suites de son cancer (elle était déjà malade dans la première partie) laissant la place à un autre personnage : son mari M. Fisher.

Je n’ai pas beaucoup aimé cette suite. L’atmosphère est assez sombre : la mort de Susannah est omniprésente. Ayant perdu Maman l’année dernière, j’ai eu l’impression de revivre ce deuil. Est-ce la raison pour laquelle je n’ai pas accroché ? Je ne le pense pas. Le personnage de Belly ne m’a pas touché comme dans le premier tome. La jeune fille fait fausse route en permanence, manque sérieusement de perspicacité et a un comportement un peu trop timoré (mais il ne faut pas oublier que c’est écrit par une américaine). L’incursion dans les pensées de Jérémiah n’ont fait que renforcer ce sentiment.

Bref, pour moi à oublier rapidement… et sans enchaînement sur le 3ème tome (oui, il parait qu’il y en a un troisième…)

 

Mais tous les blogueurs (heureusement) ne sont pas de mon avis, comme : Les carnets de Lael, la mordue des livres mais aussi Ma bibliothèque virtuelle

Repost 0
17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 21:50

meto le monde 

Après avoir lu le tome 2 de cette trilogie, ne me restait plus qu’à terminer par celui-ci et valider ou pas mon hypothèse. La quatrième de couverture ne me donnait guère d’indication :

« De retour à la Maison, Méto est séparé de ses proches et désigné aux yeux de tous comme une « traitre ». Mais les César le conduisent bientôt dans une partie de la grande demeure tenue secrète et réservée aux membres du groupe E, une élite chargée d’effectuer des missions sur le continent… »

 

Je m’attendais à un univers toujours sombre, et finalement, l’atmosphère est moins lourde que dans les deux premiers tomes. La thématique de l’enfermement reste présente ainsi que celui de la manipulation, mais le décor est plus varié, et pour cause, puisqu’il passe son temps entre l’île et le continent et le manipulateur change de camp.

Autre évolution, les lieux sont ouverts : la mer que Méto traverse à plusieurs reprises, la découverte du continent, des rues, des jardins… autant d’espaces sans barrière qui s’opposent au monde carcéral des tomes précédents.

On sent qu’on arrive au bout, on sort du tunnel. Et avec nous, Méto qui va enfin découvrir ses origines et le monde dans lequel il vit. Là, j’avoue que ce fût une surprise. Yves Grevet a décidément beaucoup d’imagination. Impossible de vous donner des détails car ce serait déflorer l’intrigue.

Par contre je ne prends pas de risque à réaffirmer mon hypothèse concernant le parcours initiatique. Ce troisième tome, Le Monde, est bien l’âge adulte avec la découverte des émois amoureux (et pas seulement le frémissement dû à un parfum), mais surtout avec la prise de responsabilités par Méto. Il devient leader, instigateur, il s’assume et prend en charge un groupe, une famille (épilogue).

Je persiste donc dans ma lecture à double niveau : un roman jeunesse d’aventure, et un niveau plus psychologique montrant les différentes étapes du développement, enfance, adolescence, adulte... A quand l’âge mûr ? 

En tout cas, ne boudez pas cette trilogie qui mérite bien les 8 prix littéraires qu’elle a reçus. Petite mise en garde : bien que ce soit un livre pour la jeunesse, je pense qu’il faut déjà une certaine maturité pour aborder cette histoire, surtout le premier tome, en effet le milieu violent qui y est décrit peut heurter les plus jeunes, à éviter avant le collège. Cet avis n’engage que moi évidemment…

 

Repost 0
15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 22:30

vive la familleJ'ai trouvé ce livre sur la table de nuit de Maman après son décès. J'ai mis plus d'un an à l'ouvrir. Au delà des circonstances de sa découverte, le titre m'attirait, irrésistiblement, comme un message laissé…

La quatrième de couverture m’a encouragé :

«  1953. Dans la sympathique station balnéaire de Stepmouth en Angleterre, Rachel, jolie ado de seize ans, tombe amoureuse du sulfureux Tony, contre l’avis de Bill Vale, son frère. Détestant le jeune homme, Bill désapprouve cette liaison et renie sa sœur…

Cinquante ans plus tard, Laurie Vale, la fille de Bill, reçoit un drôle de coup de fil. d’une certaine Rachel ! Une tante tombée du ciel, dont elle ignorait l’existence et qui l’invite à venir la rencontrer. Direction Majorque, son soleil, ses palmiers, ses plages de sables fin et ses coups de théâtre à la chaine. Au programme ? Redécouverte d’un passé soigneusement enfoui et chassés-croisés sentimentaux, le temps d’un regroupement familial non autorisé… »

En parlant de couverture… je dois franchement avouer que je n’aurais jamais investi dans ce roman sans ce contexte particulier. Il est même fort à parier que je ne l’aurais pas emprunté à Maman car la photo très kitch des deux personnages féminins dos à dos, téléphone en main et sourire éclatant sur fond framboise écrasée m’aurait plutôt repoussé. Le titre ne m’aurait pas plus attiré, « We are family » de la version originale étant devenu ce « Vive la famille ! » ironique.

Et c’eût été dommage.

L’écriture est à deux mains : les auteurs, mariés à la ville, Josie Lloyd et Emlyn Rees, ont bâti leur roman sur deux temporalités. Une histoire raconte la rencontre entre Rachel et Tony en 1953, avec en toile de fond l’histoire de leur propre famille, le poids de celle-ci sur leur vie ; et une autre qui se passe aujourd’hui, avec comme protagonistes les descendants de ces personnages.

Les deux histoires se mêlent et se recoupent pour amener le lecteur dans les tréfonds des secrets de famille.

C’est un livre qui se lit facilement. Il n’y a pas de rebondissements extraordinaires et l’intrigue assez simple est facile à percer. Pourtant, je ne me suis pas ennuyée une minute en compagnie de la famille Vale-Glover. Même si l’issue de l’histoire est très prévisible, l’alternance entre passé et présent rend le récit intéressant.

J’ai passé un bon moment de lecture… et pour la petite histoire, pas de révélation d’outre-tombe pour moi, ouf !

.

Repost 0
Published by vhs
commenter cet article

A découvrir !

Visitez le site www.virginielauby.com

Cliquez sur les images pour en découvrir les premières pages... 

hantise

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


1ere-couverture-Nannig-copie-1.jpg

Réédité chez Chloé des Lys

Recherche