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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 21:15

un miracle d'équilibreQuatrième de couverture :

Loin des clichés, Lucia Etxebarria livre, à travers cette longue lettre d'une jeune mère à sa fille, une réflexion jubilatoire sur la féminité actuelle. Tour à tour drôle, piquante et poétique, elle lui parle des désirs multiples et parfois contraires qui tiraillent le cœur de la femme moderne : être indépendante, attirante, active, aimante exemplaire, l'une après l'autre ou toutes à la fois. Elle lui parle aussi de ses doutes l'écrivain, de l'inspiration capricieuse et de la cavalcade impatiente des idées et des mots. Ce roman bourré d'humour et d'émotion a reçu le prestigieux prix Planeta, équivalent espagnol du prix Goncourt.

 

Sophie m’a prêté ce livre cet été en m’en disant le plus grand bien. La couverture ne m’attirait pas, mais je sais qu’il ne faut pas se fier aux emballages, ce ne sont pas les plus alléchants qui ont un contenu des plus digestes, je suis donc passée au-delà de mes préventions pour me plonger avec délice dans les affres de la maternité.

Comme l’indique la quatrième de couverture, la narratrice, Eva, jeune maman de la petite Amanda, décide d’écrire à sa fille une lettre (ou plutôt un journal, vu la longueur – prés de 400 pages en format de poche) où elle tente d’expliquer son histoire. Dit comme ça, cela peut paraître un tantinet rébarbatif, or ce n’est absolument pas le cas, même si, au départ, il m’a fallu un petit temps d’adaptation (notamment pour comprendre les références hispaniques auxquelles l’auteur fait allusion : qui connait les Los Secretos ?). Mais très rapidement, je suis tombée sous le charme de l’écriture fluide de Lucia Etxebarria  et l’histoire mouvementée d’Eva.

Si le personnage prend la plume sous le fallacieux prétexte d’expliquer qui elle est à sa fille, on comprend assez vite, qu’elle en profite aussi pour faire le bilan. Par des flash-back fréquents, on passe de la réalité (la mère et ses questionnements sur la maternité ou posant un regard sans complaisance sur la littérature ad-hoc) au passé (la jeune femme tourmentée, sous la coupe d’hommes autoritaires, réduite presque à l’état d’objet et qui noie son angoisse dans l’alcool). Progressivement, on voit évoluer la personnalité d’Eva.

Le récit est découpé en trois parties inégales, chacune introduite par une définition d’un mot qui donne le ton de la partie concernée : « Ocytocine » introduit « l’effet Bambi » où Eva décrit ses début dans la maternité (ses doutes, ses joies, ses hormones qui font le yoyo), « Pancréatite » marque le début de la seconde partie « cette vallée de larmes » la plus volumineuse qui alterne des passages actuels et ses retours sur son passé, enfin « Famille » pour « les seules familles heureuses » clôt le roman. Ces trois parties pourraient représenter les trois âges de la vie : enfance, adolescence et adulte.

C’est un roman bouleversant sur la naissance, la difficulté à grandir, sur la maternité et ses ambigüités, sur la fratrie…mais aussi sur la mort et sur la haine.

Merci Sophie de me l’avoir fait découvrir. Le seul problème, c’est que maintenant je vais devoir te le rendre… ou en racheter un ! 

 

Et pour celles et ceux qui voudraient entendre Los Secretos, c'est ici !

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 19:33

mauvaise graine« Un coq qui fait la grasse matinée, des poules plus fainéantes encore, plus une sécheresse qui dure, un dessin animé raté, il n’en faut pas plus à Hyppolite Fergon pour entrer dans une colère mémorable et salvatrice.

C’est le début d’une ascension fulgurante pour ce petit fermier, tôt habitué à travailler dur et à vivre chichement, loin de la ville, des hommes et du monde moderne.

Il pense bio, cultive bio, élève bio et ça rapporte !

Mais l’argent et la réussite suffisent-ils au bonheur des gens simples ?

D’un ton volontairement drôle, au travers de dialogues farcis de jeux de mots, de scènes cocasses et de situations plus burlesques que fâcheuses, Béatrice Deparpe nous conte la vie fabuleuse d’un couple d’agriculteurs confronté à la réussite et aux tentations qu’elle amène.

C’est frais, original et distrayant. »

 

Voici un petit livre qui se lit tout seul, ou presque. Bourré de touches humoristiques, avec des personnages d’une naïveté déconcertante, l’histoire est bien menée.

Sur un fond léger s’apparentant plus à la fable (d'où son classement dans "roman philosophiue") qu’au roman proprement dit, les aventures des Fergon abordent, outre les difficultés du quotidien du monde agricole, assujetti aux vicissitudes des aléas climatiques, le très actuel mode de consommation : le bio. Mais, dans le raisonnement d’Hyppolite Fergon, il n’y pas de place pour les considérations écologiques, seul l’aspect lucratif l’intéresse. C’est bien avec son bon sens paysan qu’il fait fortune, et, il est fort à parier que si Monsanto et consorts était venu lui proposer des engrais gratuits pour augmenter ses rendements, il n’aurait certainement pas hésité…

C’est peut être aussi pour cela que j’ai apprécié la lecture de ce récit : ici, pas de morale culpabilisante (même si le « méchant » de l’histoire est un vilain pollueur qui met en péril la production Fergon), pas de « c’est bien pour la planète ». J’avoue que cela fait un peu de bien dans notre monde de plus en plus manichéen à ce sujet.

 

La fin est un peu abrupte à mon goût, mais peut-être m’étais-je tant attachée à Marie-Marguerite, Hyppolite et Marcellin que j’ai eu du mal à les quitter et à les laisser vivre leurs nouvelles vies…

 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 14:01

le palais de minuit« Calcutta, 1916. Dès leur naissance, les jumeaux Ben et Sheere sont séparés par un terrible drame. Sheere est confiée à sa grand-mère tandis que Benn est lis à l’abri dans un orphelinat. Il s’y fait six fidèles amis, avec lesquels il fonde la Chowdar Society. Cette fraternité secrète se retrouve dans les ruines de l’étrange Palais de Minuit. Le jour de leurs seize ans, Sheere et Ben sont réunis. Une ombre maléfique se déchaîne alors. Quelle est cette force qui s’attaque aux jumeaux ? Quel secret cache cette haine féroce ? C’est au cœur de l’ancienne gare de Calcutta que les membres de la Chowdar Societé doivent découvrir la vérité. Dans ce lieu maudit, ravagé le jour même de son inauguration par un incendie qui a fait plus de cent morts, Ben et Sheere vont affronter les vérités de leur passé. »

Après lecture de ce roman de Carlos Ruiz Zafon, j’avoue être assez dubitative. J’avais tant savouré l’ombre du vent, comme des millions d’autres lecteurs, que ce palais indien m’a paru bien fade.

Evidemment, le registre n’est pas le même. La cible non plus puisque l’auteur lui-même dit, dans une note en début de son roman : « j’ai tenté d’écrire le genre de roman que j’aurais aimé lire quand j’étais adolescent » même s’il ajoute aussitôt « mais qui continueraient encore de m’intéresser à l’âge de vingt-trois, quarante ou même quatre-vingt-trois ans ». Là, c’est plutôt raté, du moins pour moi. Où j’ai mal vieilli (si, c’est possible) ou j’ai trop lu du Setphen King pour être encore impressionnée.

L’histoire est racontée par un des membres de la Chowdar Societé, des années après les faits, et dont on apprend l’identité seulement à la fin (histoire sans doute de ménager un certain suspens). Comme l’indique la quatrième de couverture, nous sommes à Calcutta, contrée lointaine et méconnue, où l’imaginaire occidental peut encore s’épanouir et produire des merveilles. Ici, le centre de l’action se situe dans une gare ravagée par un incendie, décor fantomatique propice aux histoires terrifiantes de démons et de revenants. Mais, pas crédible pour un sou.  L’auteur essaye bien d’expliquer une architecture complexe en utilisant les facultés d’analyse de l’un des protagonistes, mais sans aller au bout de son raisonnement.

Même le postulat de base est bancal : le personnage maléfique qui attend seize ans au lieu de passer à l’action tout de suite alors qu’il possède des pouvoirs surnaturels… bref, c’est un peu tiré par les cheveux.

Peut-être parce qu’il avait conscience de ses lacunes, Carlos Ruiz Zafon rappelle également que Le Palais de Minuit est son second roman et qu’il est également le second tome d’une trilogie. Personnellement, je ne pense pas lire ni le premier, ni le troisième de la série.

Néanmoins, je continuerai à suivre cet auteur. Ne me reste à souhaiter que la suite de L’ombre du vent soit à la hauteur de mes espérances…

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 23:01

complètement cramé!Voici le second roman que je lis de Gilles Legardinier. La couverture très fraîche, comme le précédent, attire irrésistiblement l’œil, surtout pour une adepte des chats comme moi. Déjà la couverture de son roman précédent, Demain j’arrête !, présentait un chat coiffé d’un bonnet péruvien du plus bel effet.

Evidemment, je ne me suis pas arrêtée à la couverture et j’ai donc fait la connaissance d’un britannique bigrement sympathique (si, il y en a, j’en connais !).

Andrew Blake, veuf et d’un âge déjà avancé, décide de changer de vie et abandonne son entreprise aux mains de sa secrétaire pour aller se faire embaucher comme majordome dans un manoir français plutôt en mauvais état. Il y fait la connaissance d’une série de personnages truculents et attendrissants qui lui redonnent goût à une vie qui manquait sérieusement de sel.

Se mêlant de ce qui ne le regarde pas, ayant des difficultés à tenir sa place dans une société codifiée, et légèrement dingue sur les bords (d’où le titre) Andrew se fait aimer par son entourage et devient rapidement indispensable à tout ce petit monde.

Ne cherchez pas d’enquête ou de crime, bien qu’habitués au policier, l’auteur signe ici un roman résolument humoristique (ah le charme de l’humour anglais, Andrew n’en manque pas) plein de fraîcheur (je me répète mais avant souvenez-vous je parlais de la couverture) 

Ne cherchez pas d’enquête ou de crime, bien qu’habitués au policier, l’auteur signe ici un roman résolument humoristique (ah le charme de l’humour anglais, Andrew n’en manque pas) plein de fraîcheur (je me répète mais avant souvenez-vous je parlais de la couverture) 

C’est un roman agréable, avec plein de bons sentiments et qui se termine évidemment par un happy end. Bref, un roman que je recommande à tous ceux et celles qui n’ont pas ou plus envie de sombrer dans les affres du crime, des méandres psychologiques de personnages torturés ou dans les turpitudes des tueurs en série… Un livre à offrir à Noël, par exemple.

 

Quatrième de couverture : Arrivé à un âge où presque tous ceux qu’il aimait sont loin ou disparus, Andrew Blake n’a même plus le cœur à orchestrer ses blagues légendaires avec son vieux complice Richard. Sur un coup de tête, il décide de quitter la direction de sa petite entreprise anglaise pour se faire engager comme majordome en France, pays où il avait rencontré sa femme. Là-bas, personne ne sait qui il est vraiment, et cela lui va très bien.

Mais en débarquant au domaine de Beauvillier, rien ne se passe comme prévu… Entre Nathalie, sa patronne veuve aux étranges emplois du temps ; Odile, la cuisinière et son caractère aussi explosif que ses petits secrets ; Manon, jeune femme de ménage perdue ; Philippe, le régisseur bien frappé qui vit au fond du parc, et même l’impressionnant Méphisto, Andrew ne va plus avoir le choix. Lui qui croyait sa vie derrière lui va être obligé de tout recommencer…

 

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 19:42

thérapie en sourdineVoilà, c’est fait. J’ai lu mon premier livre en version Ebook.

Et ?

Bof, bof…. Non, en fait je n’aime pas du tout. Impossible de picorer dans l’histoire, en tournant une page ou deux, revenir en arrière (oui, je sais, j’ai une curieuse façon de lire, mais j’aborde très rarement une histoire de façon linéaire, j’aime les aller-retour dans la narration).Du coup alors que j’aurai dû dévorer ce roman j’ai été ralentie au point presque de m’arrêter en cours de route. Et franchement c’eût été dommage.

Laissons de côté le contenant pour s’intéresser au contenu. C’est quand même le principal.

J’avais découvert les personnages principaux de ce roman dans L’affaire Cirrus, second opus de la débutante mais prometteuse série de Jean-François Thiery (quand je vous le dis que je suis un peu désordonnée côté lecture). C’est donc avec plaisir que j’ai suivi l’enquête du commissaire Wolf.

Pas de problème de chronologie, les histoires sont totalement indépendantes.

L’histoire est bien construite avec des personnages travaillés dans un milieu qui n’est pas évident à aborder sans tomber dans le pathos : les violences conjugales. Ici, l’auteur aborde le sujet simplement en faisant pénétrer le lecteur au cœur des protagonistes. Leurs pensées les plus profondes sont révélées, l’auteur créant ainsi un minimum d’empathie même pour la brute la plus épaisse.

On pourrait reprocher peut être une intrigue relativement facile à découvrir (c’est vrai qu’on se doute de la modalité utilisée pour modifier les comportements des victimes) mais on est emporté par la narration jusqu’au bout (et je peux vous assurer que pour moi, lire sur le fnacbook relève de l’exploit !).

J’avais pensé que l’affaire Cirrus pourrait faire un épisode de série télévisée, je pense aussi que thérapie en sourdine pourrait en être le pilote.

Y aurait-il un producteur dans la salle ? 

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 12:45

crépusculeAu cœur d’un New York insomniaque, un roman éblouissant sur l’art, le désir, le couple, la mort. Le grand retour de Michael Cunningham pour une œuvre d’une douloureuse beauté.

Peter et Rebecca Harris ou le couple new-yorkais par excellence : lui est galeriste, elle est éditrice, ils ont la quarantaine fringante, un superbe loft à Soho, une fille en route pour l’université, des amis brillants. En un mot, la quintessence de la réussite et du bonheur.

Jusqu’à l’arrivée de Mizzy, le frère de Rebecca, jeune beauté androgyne de vingt-trois ans au charme ambigu.

Fasciné, envieux de la liberté de Mizzy, troublé par ce prince gracieux et décadent qui lui rappelle tant son défunt frère, Peter va tout remettre en question, ses artistes, sa carrière, son mariage, le monde qu’il avait mis tant de soin à se construire…

 

J’ai reçu Crépuscule dans le panier garni de la Médiathèque Yves Coppens en début d’année (pour info, le concours est reconduit cette année).

J’avais lu, il y a de cela quelques années, Les Heures (Prix Pulitzer 1998) du même auteur. J’avais beaucoup apprécié ce roman malgré sa complexité. Même si je n’ai pas retrouvé ici la richesse de l’intrigue, j’ai pu y retrouver la rigueur littéraire de l’auteur.

Comme la quatrième de couverture l’indique, l’histoire se passe à New York, dans le milieu de l’art. Un couple sur le déclin, tombé dans la routine aussi bien professionnelle que personnelle, se trouve ébranlé par deux événements : le cancer d’une de leur amie et l’arrivée du petit frère de madame.

La mort et la vie en somme. La fin et le début des espérances de Peter qui à l’heure du bilan de la quarantaine hésite sur le chemin à suivre quitte à détruire tout ce qui a été sa vie.

J’ai apprécié l’écriture très fluide où le personnage de Peter intervient directement dans la narration (la première personne du singulier fait alors irruption dans le récit) laissant ses commentaires sur les évènements sous forme de pensées qui contredisent son discours. L’auteur a ainsi bien traduit la complexité du personnage qui ancré dans une réalité bien monotone, se cherche une destinée, fantasme un avenir certes incertain mais tellement plus excitant.

Le titre « Crépuscule » ainsi que la photographie de la couverture sont particulièrement bien choisis et donne un bon aperçu de la tonalité du récit. Même qi l’histoire ne raconte pas la fin d’une vie, nous sommes bien sur la description de la fin d’un cycle. Nul doute que la vie de Peter et Rebecca ne sera plus jamais tout à fait la même.

Malgré la lenteur du récit, je suis allée au bout de ma lecture, non sans pester contre l’ennui que je ressentais. Et maintenant, avec le recul de quelques jours, je dois avouer que, finalement, j’ai passé un bon moment.

Comme quoi, il parfois nécessaire de s’obliger un peu quoiqu’on en dise !

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 20:22

Dans la collection « les petites expériences de psycho », je voudrais « quand vos gestes parlent pour vous » de Sébastien Bohler…

quand vos gestes parlent pour vousExtrait de la quatrième de couverture : « Les découvertes les plus surprenantes de la psychologie, en 100 comptes rendus d’expériences, pour décrypter les messages que les autres vous envoient dans leur langage… non verbal ! »

Oh, mais que voilà donc un sujet intéressant ! Voyons vite de quoi il en retourne !

L’ouvrage commence par un rappel des cinq grandes dimensions de la personnalité (extraversion, agréabilité, caractère consciencieux, stabilité émotionnelle et ouverture aux expériences) et se poursuit par un avant-propos, bien à propos, qui rappelle que l’objet de ces expériences est bien de formuler des hypothèses qui seront affirmées ou infirmées par une approche personnelle du sujet et non de recette magique pour connaître son semblable.

Ben zut alors !

Non, mais il y a des indices qui peuvent nous permettre de ne pas nous commettre avec n’importe qui…

Ouf !

Effectivement, l’auteur décline en 81 questions, 81 hypothèses regroupées autour de thèmes comme le visage, les mimiques, la voix et le regard… soient des caractéristiques observables chez le commun des mortels. A chaque question correspond une réponse documentée sous forme d’une fiche, toujours présentée de la même façon : une mise en situation qui resitue la problématique de l’hypothèse énoncée, un encadré sur fond bleu présentant la ou les expériences qui permettent de confirmer ou non l’hypothèse émise, suivi d’une brève explication et d’une conclusion qui répond à la question de départ.

C’est simple, efficace. Mais.

Parce qu’il y a un « mais ».

Si, pour un lecteur averti, qui aura lu l’avant-propos, et donc saura prendre du recul face à ces conclusions parfois péremptoires (comment ? les gens agressifs ont un petit index ?), ce livre peut permettre d’avoir un autre éclairage, j’ai un peu peur que certains le prenant pour argent comptant plaquent sans discernement un jugement sur autrui qui pourrait être ô combien erroné (ouf, mon index est plus grand que mon annulaire !) et ce malgré les rappels réguliers de prudence face à ces résultats.

A ne pas mettre entre toutes les mains, donc…

 

Ce livre a été lu dans le cadre de masse critique Babelio, merci à eux de me l’avoir fait découvrir.

Et pour en savoir plus sur la collection « les petites expériences de psycho », c’est chez Dunod.

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 21:29

le descendant africain d'Arthur rimbaudLa quatrième de couverture :

Racho est un homme originaire de Dirédoua près de Harar en Ethiopie. Sa trisaïeule, femme Amharras d’une certaine élégance, vécut une brève et discrète idylle avec Rimbaud pendant le deuxième séjour de ce dernier à Harar. Suite à la famine due à la guerre et aux problèmes de sécheresse sévissant en Ethiopie, la famille de Racho s’exila dans le Golfe de Guinée. Comme Rimbaud, Racho fait état d’une veine artistique féconde.

Il st sculpteur et offre une nouvelle vie aux bibelots et colifichets qu’il ramasse au Port autonome de Cototrou. Mais son art ne répondant à aucune règle académique, Racho a du mal à se faire accepter par ses pairs et à vivre de son art.

Il va ainsi décider de tout laisser tomber et d’aller mener sa vie sur le continent de son illustre ancêtre dans l’espoir d’y recevoir, du fait de sa filiation, un abord digne de celui réservé aux princes. Pour ce faire, il embarque sur un navire marchand dissimulé dans un container. Débarqué au Havre, il n’a qu’une idée en tête : visiter la tombe de son ancêtre et traverser le Rhin pour élire domicile en Rhénanie.

Cueilli par les policiers allemands, il se fera renvoyer en France où, pour se prémunir d’une situation clandestine, il sera obligé de déposer une demande d’asile politique perdant définitivement la maîtrise de son destin.

 

Etant Ardennaise, j’étais fortement intéressée par le thème de ce roman. Comment ! Arthur Rimbaud aurait une descendance ? Même toute romanesque, cette descendance devait être quelque chose !

Effectivement.

Le récit s’articule autour d’une pièce de théâtre. Le narrateur est spectateur d’un spectacle qui met en scène sa vie. Enfin, c’est ainsi que le décor est posé pendant les premières pages. On imagine donc que ce narrateur n’est pas n’importe qui puisqu’un auteur s’est penché sur sa modeste personne pour raconter en une espèce d’allégorie (comment qualifier autrement cette pièce ?) son périple.

Ce spectateur commente ce qu’il voit et entrecoupe les scènes de sa propre vision de l’histoire sous forme de flash-back.

Les parties théâtrales relèvent plus de l’absurde voir du surréalisme (d’où la comparaison avec une allégorie). En effet les personnages s’appellent : l’immigré, le suicidaire, le clochard… chacun représentant un aspect de la vie du narrateur. J’avoue avoir été séduite par le procédé.

Mais je l’ai été moins par le style d’écriture.

Quelques passages à structure poétiques ponctuent ce récit riche en mots où l’étendue du vocabulaire de l’auteur est remarquable. Ce qui colle bien au personnage-narrateur descendant du poète Rimbaud. Mais les phrases sont longues, si longues parfois que je m’y suis perdue.

Au-delà de l’histoire du voyage sur les terres de son illustre ancêtre, ce récit traite de la difficulté qu’éprouve Racho à son arrivée en France : l’hébergement précaire, la solitude, l’isolement, la pauvreté. On peut être étonné des choix du personnage (dépenser dans la prostitution l’argent de l’aide sociale au lieu de quoi vivre) mais ses sentiments permettent de comprendre son cheminement (la solitude ne peut-elle pas être aussi fatale que la faim ?) même si on peut avoir quelques doutes sur leurs finalités (son comportement face à Rahel et son fils, par exemple).

Une question reste néanmoins en suspens : on ignore la trajectoire qui a permis à Racho d’être le support d’une pièce de théâtre (on sait seulement qu’il vit à Aurillac). C’est dommage, car du coup on reste sur sa faim.

Ce livre a été lu dans le cadre d’un partenariat avec les agents littéraires, merci à eux de me l’avoir fait découvrir.

 

 Info de dernière minute :

L’auteur sera présent le 29 novembre 2012

à la librairie Rimbaud

à Charleville-Mézières en soirée,

n’hésitez pas à venir le découvrir !

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 18:47

cul de sac« Nick, journaliste américain désabusé (peu de talent, pas assez d’ambition et aucune illusion), décide un jour de tout plaquer pour traverser l’Australie à bord d’un vieux combi VW des années 70. Le grand frisson. Mais l’aventure va vite tourner court. Son moteur en rade, il se retrouve dans une station- service au milieu du bush et, coincé là, fait la plus grosse connerie de sa vie : il couche avec Angie. Le reste n’est que cauchemar. Jamais, avant de lire Cul-de-sac, je n’avais eu peur – physiquement peur, j’entends -  de tourner une page. Vous verrez, c’est une course-poursuite dans le désert et je vous en promets de la sueur et des palpitations. Oh, oui, je vous en promets… »

Anna Gavalda

 

Avec une quatrième de couverture pareille, comment voulez-vous résister ? J’ai donc dévoré ce roman en tremblant car comme le promet Anna Gavalda, on a bien peur tout au long de cette lecture.

Le narrateur, à la première personne du singulier, Nick, est un homme dans toute sa splendeur (désolée messieurs mais il faut bien avouer que beaucoup d’entre vous se reconnaîtrons) toujours prêt à batifoler sous un jupon (même si ledit jupon n’est pas si affriolant que ça) et ce malgré un sixième sens qui lui hurle de se sauver en courant. Mais les hormones étant encore les plus fortes, Nick commet l’irréparable : coucher une dernière fois avec Angie avant de la planter au bord de la route.

On se dira donc, en tant que fille qui ont croisé moult beaux Nick dans leur vie (et se sont donc fait niquer – désolée, c’était juste pour le jeu de mot, je ne le ferai plus, promis), on se dira donc, que quelque part, c’est bien fait pour lui et que cela lui fera une bonne leçon.

Oui, mais, se serait sans compter le talent de Douglas Kennedy qui nous fait aimer ce personnage et nous fait souffrir, trembler, se révolter avec lui grâce à une focalisation interne parfaitement maîtrisée.

L’histoire est bien ficelée, parfaitement crédible et au-delà du thriller montre aussi ce qu’est devenue une jolie utopie : Wollanup aurait pu être un havre de paix, mais il n’y aurait pas eu d’histoire. C’eût été dommage.

Evidemment, l’office du tourisme Australien ne l’a sûrement guère apprécié. Les habitants y sont peu accueillants, voire hostiles, les paysages ne sont guère engageants… bref on se demande bien ce qui a pu passer par la tête de ce pauvre Nick de venir se perdre dans le bush (en plus avec un nom pareil, il aurait dû se douter que ça allait finir en jus de boudin… bon d’accord le roman date de 1994, mais il y avait déjà eu le père, non ?)

J’avais apprécié (sans plus) Une relation dangereuse, le premier livre de Douglas Kennedy que j’ai lu. Eh bien, j’aurais mieux fait de commencer par celui-ci, qui en plus, est le premier roman de l'auteur !

En tout cas, je vais certainement poursuivre mes lectures en compagnie de cet auteur !

Merci à Douglas Kennedy qui a eu la gentillesse de me dédicacer son livre au dernier salon du livre de Paris en mars 2012. 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 15:07

l'affaire cirrusQuatrième de couverture :

« La canicule est écrasante.

Elle éprouve les nerfs. Elle échauffe les esprits.

Au cœur de cette ambiance survoltée, un tueur s’illustre dans une vague de crimes aux mises en scènes bien étranges…

La première victime est Adam Cirrus, un pervers notoire, sinistre profiteur des failles du système pénal.

L’inquiétude gagne les acteurs du la justice, et nul n’est épargné.

L’orage gronde au loin. La foudre tombe déjà, et elle va encore s’abattre !

Le commissaire Wolf a le sentiment que le pire est à venir, et son équipe a peu de temps pour trouver des réponses. Seront-elles synonymes d’apaisement ? »

 

Pas mince affaire que cette affaire là !

Voici un roman policier court (129 pages) mais dense. Organisé en trois parties qui marquent la progression narrative, le récit fait alterner les différents points de vue des personnages. L’auteur nous fait même partager dans les pensées du tueur (les passages sont identifiés par des caractères en italique).

Je n’ai eu aucune difficulté pour entrer dans l’histoire, même si le premier chapitre est en italique. On est tout de suite dans l’ambiance. Aucune longueur, pas de passage sans intérêt qui n’apporte rien à l’histoire, ici c’est simple et sans bavure.

Comme l’indique la quatrième de couverture, un tueur est série sévit sur la ville. Très vite, une affaire vieille de deux ans où une jeune femme avait trouvé la mort, se retrouve au centre de l’enquête. L’équipe du commissaire Wolf est sur le coup, mais aura-t-elle le temps de mener à bien sa mission avant que le procureur ne les dessaisis de l’enquête faute de résultats. Tout ça sur fond de canicule et de visite présidentielle, de quoi rendre la situation explosive…

Quelques zones d’ombres restent néanmoins en suspens : pourquoi Fleur de Lotus est-elle partie ? Comment va évoluer la relation entre Wolf et Camilla, ou entre Felber et Mortis ?

Et pourquoi ne pas faire de Wolf et son équipe des personnages récurrents, en étoffant à chaque opus les personnages…un peu comme Fred Vargas et son célèbre Adamsberg (Dans les bois éternels pour n’en citer qu’un )?

En tout cas je souhaite à cet auteur la même carrière et ainsi je pourrai savourer de prochaines retrouvailles avec Wolf et ses comparses. Le début d’une grande aventure ?

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 22:31

demain j'arrête!« Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu’elle n’a pourtant jamais vu – obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier…

Mais tout cela n’est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu’elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu’à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèlent tellement : pour qui avons-nous fait le truc le plus idiot de notre vie ? »

Voilà un livre de fille écrit par un garçon. Certes, il y a déjà les Musso, Levy et consorts, mais Gilles Legardinier est un tantinet différent. Il utilise (comme David Safier – Jésus m’aime ; Sors de ce corps William !) une narration à la première personne pour un personnage féminin dans un récit ancré dans le réel (voilà en quoi ce livre est finalement très féminin, ici point de débordement surnaturel comme ses collègues suscités).

Le récit est plein d’humour et je me suis très facilement identifiée à Julie. Le personnage est attachant et la voir se démener pour percer les secrets de son voisin (comment voir son visage ? puis comment lier connaissance ? pourquoi court-il avec un sac à dos ?...) avec plus ou moins de succès est un réel bonheur. Julie sait prendre des risques (changer de boulot, faire un footing sans entrainement…).

 

Evidemment, il ‘y a pas grand suspens dans la relation qu’elle va nouer avec le beau Ric. Mais des péripéties bien amenées et un secret bien caché qui tiennent en haleine jusqu’à la fin, font de cette lecture une occupation bien agréable qu’il est difficile d'arrêter!

Tant qu’à la couverture qui peut paraître énigmatique de premier abord, et bien la clef est dans le roman. Sachez seulement qu’il y est question souvent de chat et de bonnet péruvien… mais chut, je ne vous ai rien dit.

Et pour en savoir plus sur l’auteur n’hésitez pas à découvrir son site

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 15:52

Quatrième de couverture :

femme de dictateurElles s’appellent Inessa, Clara, Nadia, Magda, Felismina, Jiang Qing, Elena, Catherine… Ils s’appellent Lénine, Mussolini, Staline, Hitler, Salazar, Mao, Ceausescu, Bokassa. Qu’elles soient filles de noces ou grandes bourgeoises intellectuelles, simple passade ou amour passionné, ils les violentent et les adulent, mais se tournent invariablement vers elles. Epouses, compagnes, égéries, admiratrices, elles ont en commun d’être à la fois triomphantes, trompées et sacrifiées. A leurs hommes cruels, violents et tyranniques, elles font croire qu’ils sont beaux, charmeurs, tout-puissants. Car la sexualité est l’un des ressorts du pouvoir absolu, et les dictateurs ont besoin d’enrôler les femmes dans leur entreprise de domination. Elles dirigent parfois dans l’ombre, sous l’égide de leur Pygmalion qu’elles accompagnent jusque dans la mort.

Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l’intervention de la politique et les destinées diverses, souvent tragiques, des femmes qui ont croisé le chemin et passé par le lit des dictateurs.

 

Je lis rarement autre chose que des romans. D’une part parce que pour moi la lecture est un moment privilégié de délassement, prélude à l’endormissement et qu’un effort intellectuel (minimum dans la lecture d’un essai) pourrait venir perturber un sommeil qui parfois déjà peut être long à venir. Et d’autre part parce que je m’ennuie souvent face à des propos rébarbatifs qui me rappellent trop les bancs de l’école. C’est ainsi que j’ai abandonné un pan entier de la littérature qui aurait certainement pu contribuer à l’amélioration de ma culture générale mais m’aurait aussi peut être fait tomber dans la neurasthénie, avouez que c’eut été dommage.

Pourtant, quand j’ai entendu parler de ce livre, j’ai eu envie de le lire. Et j’ai bien fait parce que voilà un livre qui se lit bien comme un roman. Les trajectoires de vie de ces femmes, qui par amour ont fait le choix du pire, sont abordées de façon convaincante, faisant d’elles des personnages romanesques.

Dans ce premier tome, les dictateurs abordés sont dans l’ordre d’apparition : Mussolini, Lénine, Staline, Salazar, Bokassa, Mao, Ceausescu et enfin Hitler. Huit hommes qui ont fait, ou plutôt défait le Monde. Et à leur côté, pour une nuit ou une vie des femmes (innombrables pour Bokassa) dont certaines ont pu à un moment se croire l’égale du maître (Elena Ceausescu, Jiang Quig). Quelles ont été leurs stratégies pour en arriver là ? Ou pour survivre tout simplement (Catherine Bokassa) ? Comment vit-on quand on doit rester dans l’ombre pour ne pas déplaire (Eva Braun) ?

Un livre très intéressant qui donne un autre éclairage à l’Histoire. Mais, attention, le contexte historique n’est qu’effleuré, car c’est bien de l’histoire personnelle de ces couples dont s’agit, inutile donc de rechercher ici à refaire sa culture historique déficiente. Si on y rappelle (ou apprend pour les moins versés en la matière) que Staline était un des caïds du Caucase dans sa jeunesse, on ne parle pas de Yalta ni du déroulement de la guerre en Europe. Et ce n’est pas grave en soi car la narration permet de lire ce livre comme un roman.   

D’ailleurs cela m’a donné l’envie d’aller fureter un peu du côté du Portugal, pays ô combien méconnu de votre modeste serviteur. Allez, hop direction le Sud !

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 16:58

pancol 1 crocoQuatrième de couverture :

Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être.

Ce roman est l’histoire d’un mensonge. Mais aussi une histoire d’amours, d’amitié, de trahisons, d’argent, de rêves. Ce roman est plein des rires et de larmes.

Ce roman, c’est la vie.

 

J’aime laisser quelques jours entre le moment où je termine ma lecture et celui ou je rédige mes billets. J’aime garder en moi l’histoire, voir comment ma mémoire va la garder ou pas, quels seront les passages qui m’auront marqués,  les personnages qui m’auront émus… bref qu’en reste-t-il après ?

Certains livres que j’ai lu, il y a des années, m’ont laissé des souvenirs impérissables (Jules Matrat de Charles Exbrayat par exemple, ne le cherchez pas je n’ai pas fait de billet dessus), d’autres considérés comme des chefs d’œuvres, avis que j’avais pu partager sur le moment ne m’ont laissés que quelques traces (tel est le cas de L’ombre du vent de Carl Luis

Zafon – ne cherchez pas non plus, il n’y est pas - qui sur le coup m’avait paru si merveilleux et qui maintenant me parait si loin que je ne m’en souviens presque plus) et d’autre, enfin, dont la lecture ne m’avait pas transporté sur les voies de l’extase livresque, me sifflent, aujourd’hui, des airs de reviens-y (les derniers jours de Paris de Nicolas d’Estienne d’Orves notamment, mais peut-être, aussi,  parce que c’est un des rares livres que j’ai donné en me disant que je ne le relirais pas… fini, je les garde tous maintenant !).

Pourquoi ce préambule ? Et bien, parce que je serais bien en peine de vous dire dans quelle catégorie finiront ces crocodiles. Après avoir tourné la dernière page, je me suis dit : vite le second tome. Et puis, le soir même j’avais entamé un autre livre totalement différent. Et plus le temps passe, moins j’ai envie de me plonger dans la suite. Bizarre.

Il faut dire qu’au début j’avais eu du mal à entrer dans l’histoire. Le style d’écriture était très différents des derniers livres que j’avais pu lire, plus littéraire sans doute, et cela m’a demandé un petit temps d’adaptation. Mais finalement je m’y suis très rapidement faite. Le roman s’articule autour de cinq parties. Le personnage central, Joséphine, est entourée d’une ribambelle de personnages secondaires : ses deux filles, son mari (rapidement ex-mari), la maîtresse de son mari, sa sœur (détestable), son beau-frère, sa mère (épouvantable) et son beau-père, sa meilleure amie et son fils, sa voisine rmiste… chacun avec sa vie, son intimité. Une véritable galerie de portraits ! Et pourtant je ne me suis attachée vraiment à aucun. Entre ceux qui sont d’une lâcheté évidente (les maris en général) et ceux qui sont d’une méchanceté à la limite de la déviance (la mère, la sœur, voire la fille aînée), pas un seul ne semble équilibré. J’ai n’ai pu m’identifier à aucun. Joséphine m’a agacée, sa mère sa sœur et sa fille m’ont énervée, pas un seul personnage n’est vraiment positif. Par contre pléthore de caricatures négatives : le mari looser qui part avec la coiffeuse (ben voyons) en Afrique faire fortune, la mère qui ne voit que par sa fille aînée, très jolie, et qui plume son pigeon de mari (qui soit dit en passant la trompe avec sa secrétaire - à peine cliché, ça), la frangine copie de sa mère, égocentrée qui ne pense qu’à la gloire… il pourrait y avoir la meilleure amie, si ce n’est qu’on apprend en cours de route qu’elle fraye avec la Cour d’Angleterre (vachement crédible).

Et pourtant, ça se lit bien. Franchement. J’ai tourné les pages avec impatience, même si beaucoup de scènes étaient prévisibles (le coup du bouquin, on le voyait venir de loin). La quatrième de couverture reflète bien le contenu. Effectivement, tous ces aspects sont abordés. Il y a de la profondeur… mais tant de clichés, stéréotypes. C’est sans surprise.

Ce qui m’a un peu énervé aussi, c’est qu’on commence par un couple de classe moyenne et que très vite on s’aperçoit que ce n’est qu’un leurre, tous sont bourrés de fric. La seule qui soit vraiment sans argent est la voisine Rmiste, plaquée par son mari, un môme sur les bras, et, évidemment d’un sans gêne et d’une fainéantise sans égal, son fils est d’ailleurs à moitié voyou (ben tiens, le cliché du cas social).

Je me rends compte en écrivant ce billet que j’ai beaucoup de reproches à faire à ce roman, et j’en viens à me demander si je l’ai vraiment aimé. Pourtant il me semblait que oui… comme quoi, il faut toujours se laisser un peu de temps.

Je vais donc laisser de côté Joséphine et sa famille pour le moment. On verra bien ce qu’il en restera dans… 10 ou 15 ans.

 

NB: je l'ai classé dans "roman initiatique" car il y a une évolution remarquable de Joséphine dans ce récit (ouf, voilà un commentaire qui n'est pas négatif)

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 23:08

C’était Roméo et Juliette et  patatras : c’est Peines d’amours perdues…

Plaquée par l’homme de sa vie, Rosa est prête à tout pour le récupérer. Au point de croire aux boniments du magicien Propero, spécialiste ès voyages dans le temps et retour en affection… Mal lui en prend car, sitôt ensorcelée, la jeune femme reprend conscience dans la peau de… William Shakespeare.

Si la vie et l’amour ont un sens, la colocation cérébrale avec le grand Will risque de faire sauter quelques certitudes…sors de ce corps william!

 

Décidément David Safier est un auteur estival pour moi. Il y a un an, j’avais apprécié Jésus m’aime et en ce mois d’août je réitère avec un plaisir grandissant.

Toujours aussi décalé, toujours aussi drôle, une vraie bouffée fraîche en cet été un peu morne.

Mais au-delà d’une simple comédie, David Safier aborde une des questions essentielles de l’être humain : l’amour, le trouver, le garder.

Rosa pour qui la route était toute tracée avec le beau Jan et ce malgré des différences notables entre eux (il est beau, elle est quelconque, il est un dentiste très en vue, elle est institutrice par défaut, il est issu d’une des meilleures familles de Düsseldorf, elle, c’est limite famille « groseille ») trompe bêtement son promis avec un collègue qu’elle n’aime pas et sans même savoir vraiment pourquoi.

Le recours à un mage-hypnotiseur pour retrouver son amour perdu, va conduire notre héroïne dans une aventure cocasse, dangereuse mais si enrichissante. Elle va y trouver la réponse à son manque de réussite en amour à travers une aventure extraordinaire dans le temps et l’espace : la jeune allemande des années 2000 se voit transmutée dans le corps de William Shakespeare au seizième siècle à Londres.

Mais attention, ce n’est pas ici que vous pourrez approfondir vos connaissances sur le grand William Shakespeare, car dès la première page, l’auteur prévient qu’il n’y a aucun fondement historique au récit (on s’en douterait).

L’écriture est agréable et le mélange des deux points de vues est étonnante : William et Rosa partagent la même tête et peuvent discuter, sauf que si l’un peut entendre les pensées de l’autre, la réciproque n’est pas vraie, et l’autre doit formuler à haute voix ses réponses, au risque de passer pour un fou au temps de Shakespeare ! Et évidemment pour rehausser les effets de comédie, celui qui a la maitrise du corps est forcément celui qui est l’intrus (Rosa est dans Shakespeare au XVIéme et inversement au XXIéme).

Les personnages des deux périodes se croisent sans cesse, chacun ayant son double dans l’autre temporalité. Ainsi, Jan est également le comte Essex, le précieux Holgi se retrouve sous les traits du fidèle Kempe, et la rivale Olivia devient la comtesse Marie.

Malgré la complexité apparente du récit : deux temporalités, deux monde, des personnages double eux aussi… l’histoire se lit très facilement, même quand on est très fatigué et même s’il n’y a pas de vraiment de surprise dans ce roman, on passe un bon moment.

Evidemment le message délivré par ce récit initiatique (Rosa va trouver après une prise de conscience et donc l’acquisition d’une maturité, LA réponse à ses échecs amoureux) est certes un peu facile mais finalement si réaliste. Et puis, un peu de bon sentiment ne fait pas de mal en ces beaux jours, non ?

 

 

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 19:53

adieu à toledeIl fait bon vivre à Recas, petit village d’Espagne écrasé de soleil. Les volets s’ouvrent avec la fraîcheur de la nuit… Les hommes se retrouvent au café, après les pénibles travaux des champs, et regardent les jolies filles passer…

Antonia se l’est juré : elle épousera José, le plus bel homme de la province de Tolède ! Et ce n’est pas cette pimbêche de Marie-Luz qui va l’en empêcher ! Après tout, elle est une Maura, on ne peut rien lui refuser…

José ne l’a pas refusée, la tendre Antonia. Mais après dix ans d’un bonheur sans faille, la guerre civile éclate. L’Espagne est coupée en deux. Républicains et franquistes ne se font pas de cadeaux. Les amis d’hier sont devenus les ennemis d’aujourd’hui… à Recas comme ailleurs. José se bat pour la République.

Antonia se réfugie à Madrid puis à Barcelone.

Ces deux êtres dévorés par la passion, emportés par l’Histoire, résisteront-ils à la tourmente ?

 

J’avais depuis très longtemps ce livre dans ma PAL. Je connais l’auteur comme beaucoup à travers ses émissions de télé ou de radio. Je m’attendais donc à un certain style plutôt relevé, une histoire plutôt légère et ce malgré la quatrième de couverture qui de ce côté ne conduit pas le lecteur sur de fausse pistes, bref quelque chose qui soit dans la lignée de la représentation que je me faisais Christine Bravo.

Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux apparences…

J’ai trouvé ici, un roman profond. Une ode à ceux qui, chassés par la guerre civile à laquelle pourtant ils ont participés activement, ne peuvent penser à leur pays sans nostalgie ni regret. J’ai trouvé aussi une romancière talentueuse qui utilise des procédés littéraires intéressants (comme lorsqu’elle utilise une pirouette en faisant intervenir le récit d’un personnage pour se sortir de l’enchainement des batailles de l’Ebre, qui résume par : « Il y en a eu cinquante des batailles de l’Ebre ! [… ]il se passait toujours la même chose… comme en France en 14-18… il n’y avait que le climat qui changeait ») avec une mise en abîme de sa propre histoire (ce roman est librement inspiré de la vie de ses grands-parents) puisque la narratrice, romancière écrit la biographie de ses grands-parents et à travers elle l’histoire de la guerre civile d’Espagne ou comment l’Histoire n’est que le fruit de nos petites histoires. C’est le récit d’un basculement qui est ici rapporté car la vie des réfugiés en France après leur passage de la frontière n’est pas mentionnée.

Les personnages sont nombreux et on les suit sur plusieurs années, depuis l’époque sereine de leurs rencontres, de leurs amours, jusqu’au chaos et aux déchirements de leurs destins. Chacun est attachant et bien malin qui pourra dire qui sont les bons qui sont les méchants. Il voit comment les amis d’hier deviennent des ennemis pour une cause, comment leurs points de vue se modifient au fil des évènements. Seul le personnage de la Grand-Mère Antonia ne varie pas : son unique préoccupation est depuis le départ de séduire puis de garder le beau José et ce malgré leur différences sociales. Elle traversera le siècle avec cette seule obsession et, à l’automne de sa vie, elle reste aussi jalouse qu’au premier jour de leur rencontre, redoutant toujours sa rivale Maria-Luz. J’avoue que je n’ai pas trouvé le personnage d’Antonia des plus sympathiques et qu’il m’a énervé souvent (je me demande d’ailleurs quelle est sa part de réalité, l’auteur y règle-t-il un compte avec sa propre famille ou est-ce de la pure fiction ?).

Je ne connais que très mal cette période de l’histoire espagnole (bon d’accord, l’Histoire de l’Espagne dans son ensemble) mais ce roman m’a donné envie de m’y intéresser de plus près. Voilà qui me promet encore de longues heures de lectures !

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 17:34

trés chère sadieLara, vingt-sept ans, est dans une mauvaise passe : son fiancé est parti tomber amoureux d’une autre, son associée fait la fête sur une plage à Bali pendant que leur business de recrutement frôle dangereusement la faillite, et la voilà forcée d’assister à la crémation d’une très vieille grand-tante qu’elle a dû voir cinq fois tout au plus.

Heureusement, Lara n’est pas seule. Car voici que surgit Sadie : une fille épatante, tout droit sortie des années vingt, fan de charleston et de soirée cocktail, de belles toilettes et de beaux garçons ; une vraie diablesse qui a aussi le chic pour apparaitre aux moments les plus inopportuns et qui cultive une curieuse obsession pour un mystérieux collier.

Au contact de cette nouvelle amie, Lara va comprendre qu’ajouter un peu de vintage, un brin de fantaisie et une touche de magie peut résoudre bien des soucis.

Mais qui est vraiment cette très  chère Sadie ?

 

Je ne gâcherai pas la surprise du lecteur en répondant dès maintenant à cette dernière question, la réponse étant à la page 37. Evidemment, Sadie n’est autre que la grand-tante décédée, d’où la magie, les situations rocambolesques, etc…

Bref.

C’est Sophie (coucou Sophie) qui m’a offert ce livre l’été dernier (comme vous l’avez compris j’ai donc à peu près une année de livres dans ma PAL) car elle savait que j’aimais beaucoup cet auteur (la série des accros du shopping, mais aussi sous le nom de Madeleine Wickham : Un week end entre amis et Drôle de mariage).

Comme toujours avec Sophie Kinsella, l’humour est à l’honneur. L’irruption d’un fantôme dans sa vie ne va pas sans catastrophe en tous genres. Mais quand le fantôme en question est en plus une jeune fille fantasque et inconséquente, il faut s’attendre au pire.

J’ai vraiment apprécié cette histoire qui nous perd entre les intrigues amoureuses (Lara récemment plaquée ne vit que pour retrouver son amour perdu et prouver au monde entier et surtout à ses proches qu’elle avait raison, mais ça c’est compter sans le grain de sel de Sadie qui veut vivre à travers cette petite-nièce un peu idiote, une dernière aventure amoureuse, et, elle, est vraiment prête à tout), professionnelles (avoir plaqué son boulot pour partir dans l’aventure de la création d’entreprise avec sa meilleure amie - mais l’est-elle vraiment- qui part en vacances et oublie de revenir, laissant Lara seule aux commandes d’un métier qu’elle maitrise finalement assez mal, mais heureusement Sadie s’en mèle), familiales (comment exister quand on a un oncle qui a mondialement réussi ses affaires, qui est richissime et qui refuse tout aide à sa nièce surtout quand elle lui parle d’un certain collier) et enfin policière (une enquête minutieuse menée par Lara et Sadie pour retrouver le collier de cette dernière va entrainer nos héroïnes dans une sordide histoire d’art et de gros sous). Vous l’aurez compris ici ont été mélangés subtilement tous les ingrédients pour faire de ce roman une comédie farfelue mais si rafraîchissante. Un vrai bouquin d’été ! 

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 19:26

Voici une des dernières parutions des éditions Ex-aequo à ne pas rater. J’ai rencontré son très sympathique auteur à la librairie de Mohon où il dédicaçait justement son ouvrage. J’ai tourné la première page sans a priori.

7 morts sans ordonanceDe l’histoire je ne connaissais pas grand-chose, tout au plus l’extrait qui orne la quatrième de couverture :

« L’énorme électro-aimant développait cent mille fois le champ magnétique terrestre et une force phénoménale collait les quatre paires de menottes en acier à la paroi de plastique. Suspendu à l’avant de la machine, un mètre au-dessus du sol, le fer lui entaillait la peau des chevilles et ses pieds commençaient à bleuir par manque de circulation sanguine. Il avait attrapé les chaînes des menottes emprisonnant ses mains et tirait dessus de toutes ses forces, mais malgré sa forte musculature, il ne parvenait à soulager ses jambes endolories que quelques instants. Il ne connaissait pas bien la technologie des appareils d’IRM. Son métier d’infirmier anesthésiste ne nécessitait pas ce savoir. Cependant, il s’était aperçu, en accompagnant les malades dont il s’occupait, que le personnel de ce secteur prenait garde à la force magnétique colossale se dégageant de l’énorme aimant de trois mètres de diamètre percé d’un tunnel de soixante centimètres où il aidait souvent à installer le patient pour son examen. Il aurait dû s’en souvenir plus tôt et se méfier. Désormais il était trop tard ! La traction qu’il exerçait de tout son poids sur les chaînes ne suffisait pas à les faire glisser de quelques centimètres. La force physique étant une cause perdue, il se résigna à implorer… »

Je savais donc que l‘action se situait dans un hôpital et que la fin promettait un rebondissement (ça je le savais de ma rencontre avec Thierry Dufrenne). Fidèle à mes mauvaises habitudes, j’ai donc lu les dernières pages, ce qui ne m’a pas davantage éclairé. Ouf ! Voilà qui est plutôt bon signe pour un polar.

Je suis entrée dans l’histoire très rapidement. Le personnage principal, Luc Fraxin, abandonné par la femme qui aime, se trouve au centre d’une série de meurtre dont le mode d’exécution est particulièrement raffiné et toujours en rapport avec la radiologie.

On apprend beaucoup de chose dans ce roman à propos des instruments médicaux utilisés dans certains services. Evidemment, le tueur s’en sert de façons inattendues mais diablement efficaces ! Pour autant les termes médicaux utilisés ne sont pas rébarbatifs. On est loin d’un roman où l’auteur se gargarise d’un vocabulaire abscons, juste histoire d’en mettre plein les yeux de ses lecteurs. Non, bien au contraire, ici, la terminologie utilisée colle parfaitement à la narration, faisant encore plus ressentir l’atmosphère particulière du milieu hospitalier (assez inhospitalier celui-là) et donnant un réalisme naturel à ce roman. Je rappellerais que l’auteur est manipulateur en radiologie dans un CHU et qu’il maîtrise parfaitement ce vocable. Ceci explique sans doute cela (avec aussi un bonne dose de talent littéraire, il va sans dire)

Les personnages secondaires sont aussi intéressants, même si un tantinet caricaturaux, comme celui du policier Borlin alcoolique, et évidemment rarement en pleine possession de ses moyens, ou celui du médecin légiste, Frosen, attentif et intelligent qui fait avancer l’enquête à grand pas. Faut-il y voir les propres représentations de l’auteur ?

En tout cas, voici un bon polar qui tient en haleine du début à la fin, voir même au-delà… Pourquoi au-delà ? Et bien, ça c’est ce qui explique que les dernières pages ne m’aient pas renseignée sur l’issue de cette histoire.

Vous n’y comprenez rien ?

C’est normal il faut lire tout depuis le début.


Mardi 5 janvier 1988

04 :07

Le téléphone piaillait comme un oiseau de mauvais augure…

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 20:10

Quatrième de couverture : coeurs brisés

Abandonnée par son fiancé, Rob pour la troisième fois à la veille de leur mariage, Vivienne Summers, une londonienne d’une trentaine d’années, imagine alors un site internet, cœurs-brisés. com, où tous les cœurs en perdition pourraient trouver refuge. Ses déboires l’amènent à abuser un peu trop du Chardonnay, ce qui déclenche toute une série de situations cocasses et embarrassantes. Notamment lorsqu’elle se réveille auprès de son meilleur ami, Max, un peintre qu’elle a connu à la Fac et qui l’aime en secret depuis toutes ces années. Ensemble, ils vont passer quelques journées merveilleuses, et Vivienne se sent enfin capable d’oublier Rob. Mais ce dernier réapparait et lui avoue qu’il ne peut vivre sans elle. La vie de rêve qu’elle s’était imaginée avec lui redevient tout à coup possible…

J’ai été sollicité par les agents-littéraires pour chroniquer un livre parmi 14 proposés. Seul le titre suivi d’un court résumé me permettait de faire mon choix. Pour amorcer l’été, j’ai jeté mon dévolu sur un livre léger. Et je ne me suis pas trompée. Voici typiquement le livre de fille pour l’été sur la plage, à l’ombre d’un parasol. Je me suis régalée avec l’aventure sentimentale de Viv qui se débat entre l’amour de sa vie et l’ami de toujours. Une comédie romantique par excellence dans la lignée des classiques anglais (Journal de Bridget Jones ou un jour). Bien sûr il n’y a pas vraiment de surprise, la fin est tout à fait conforme à ce que l’on imaginait pratiquement dès le début (surtout si on a lu la quatrième de couverture). Mais qu’importe puisque c’est exactement ce qu’on demande à ce genre de livre : un temps d’évasion où tous les soucis de l’héroïne disparaissent avec les dernières pages du récit. Un monde merveilleux où tout fini bien…

Les personnages sont bien un tantinet caricaturaux : le prince charmant, riche, beau… le meilleur ami peintre bohème, et particulièrement compréhensif… la jeune héroïne, anglaise, légèrement portée sur la boisson (serais-ce une caractéristique de la gent féminine d’outre-manche ?) relativement inconséquente et naïve (croire qu’une robe de luxe peut lui faire revenir son fiancé est quand même très naïf, comme si un homme s’intéressait à la mode… Ah bon il y en a ?)

L’histoire bien qu’assez prévisible se tient bien et reste originale malgré un registre mainte fois utilisé. Par exemple, l’idée de faire un blog pour retrouver l’amour de sa vie ne manque pas de sel. C’est un livre qui s’inscrit bien dans notre temps et qui souligne la manière que nous avons aujourd’hui de communiquer, de faire étalage de notre petite vie à tous les coins de rue du village planétaire qu’est le net (on retrouve également l’idée d’un blog salvateur dans le dernier livre de Grégoire Delacourt, mais la comparaison s’arrête là).

A ce propos, l’exhibitionnisme dont nous (les blogueurs, chroniqueurs et autres « eurs ») faisons preuve en publiant sur facebook, tweeter… et consorts, est-il vraiment assumé ? Avons-nous vrai-ment conscience de l’étendue de notre pouvoir ? Celui-ci est-il exagéré ? Serait-on passé du passif spectateur devant son écran de télé, à l'acteur participant activement à une communauté certes virtuelle mais non pas moins effective ? A chaque blogueur sa réponse personnalisée.

Fermez la parenthèse.

Bref un roman qui ne paye pas de mine, agréable à lire. Juste un regret : la couverture. Je la trouve vraiment très moche et franchement je n’aurai même jamais jeté un œil sur la quatrième de couv’ si j’avais découvert ce livre dans une librairie ! Je remercie les agents-littéraires pour m’avoir fait passer ce bon moment.

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 15:14

deforgesQuatrième de couverture :

« Marie est jeune, belle et veuve. Elle aime plus que tout son fils handicapé mental, Emmanuel, qui ne peut littéralement pas se détacher de cette mère tant aimée.

A l’adolescence, le trop-plein d’amour d’Emmanuel transforme radicalement la relation entre la mère et le fils. Radicalement et dangereusement, selon la morale établie.

Avec ce court roman, Régine Deforges signe une œuvre littéraire puissante, dans la veine de Pour l’amour de Marie Salat ou L’Orage. Un texte entêtant qui pose la question dérangeante mais nécessaire de la sexualité des handicapés : comment appréhende-t-on les besoins physiques et affectifs des personnes dont la différence ne permet que rarement une sexualité dite « normale » ?

Toutes les femmes s’appellent Marie est un roman d’engagement, dans la lignée des combats que Régine Deforges  mène pour le droit des femmes et la liberté d’expression. »

 

J’avais entendu Régine Deforges parler à la radio de son dernier roman, Toutes les femmes s’appellent Marie. J’avais aussitôt eu envie de le lire. Pourtant, jusqu’ici aucun livre de cette auteure ne m’avait tenté, pas même la fameuse Bicyclette bleue !

Je l’ai demandé à ma médiathèque préférée et enfin il y a quelques jours j’ai pu feuilleter les premières pages de ce court roman. Je l’avais pris au travail, espérant, sans grande conviction, avoir quelques instants pour le commencer. Mais finalement, je l’ai lu d’une traite, sans presque m’arrêter. Je l’ai dit, c’est un roman très court, ou plutôt une nouvelle à laquelle auraient été adjoints les points de vue des autres protagonistes de l’histoire : le médecin et ami de la famille, la note du capitaine de gendarmerie, le carnet de Marie-Louise la bonne à tout faire…

L’incipit commence par une série de question portant sur la nature même du récit : journal, mémoires, récit ou confession ? Cela donne la tonalité de l’histoire. Marie raconte au fil des pages sa vie, seule, avec son fils handicapé, ses difficultés face au désert affectif qui l’oppresse et la seule issue qu’elle a pu trouver pour surmonter son veuvage dans un contexte historique finalement propice à l’isolement. Marie devient veuve après le retour de la première guerre mondiale de son mari amoindri par les gazages (ce qui expliquerait la déficience mentale de son fils), elle décide de s’isoler dans une maison de la côte avec son fils, Emmanuel, et une bonne qui vient chaque jour. C’est dans cette maison du bout de monde que ce fils grandit dans une relation fusionnelle et exclusive avec sa mère, refusant même d’autre nourriture que le sein maternelle jusqu’à plus de 15 ans. Mais l’enfant devient lentement adulte et commence à avoir des envies sexuelles, ce qui pose des problèmes. Marie avec l’aide de son ami médecin, emmène Emmanuel à la maison close de la ville voisine (c’était un temps où cette institution existait encore) pour éviter un drame après qu’il a essayé de violer une jeune fille sur la plage.

Voilà qui pose la véritable intention de l’auteur : faire naître un débat sur l’assistance sexuelle des personnes handicapées ou âgées (qu’il ne faudrait pas oublier non plus). Dans l’épilogue, Régine Déforges se justifie de son choix de par son propre vécu dans sa famille. L’épilogue est suivi par quelques pages traitant du sexe et du handicap en France faisant un état des lieux de ce qui existe ou plutôt n’existe pas chez nous, mais aussi les réticences des politiques qui pensent si bien mieux que nous…

Merci à Régine Déforges pour ce texte dense qui ne laisse pas indifférent, j’aimerai qu’il puisse faire naître une véritable réflexion sur ce sujet, malheureusement ce livre, sorti au printemps ne parait pas avoir le retentissement médiatique qu’il devrait avoir, à mon sens… mais il est vrai que les médias savent eux aussi tellement mieux ce qui est bon pour nous…

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 18:36

    99 francsQuatrième de couverture : En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d'autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne. La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame. L'œil humain n'avait jamais été autant sollicité de toute son histoire : on avait calculé qu'entre la naissance et l'âge de 18 ans, toute personne était exposée en moyenne à 350000 publicités. Même à l'orée des forêts, au bout des petits villages, en bas des vallées isolées et au sommet des montagnes blanches, sur les cabines de téléphériques, on devait affronter des logos "Castorama", "Bricodécor", "Champion Midas" et "la Halle aux Vêtements". Il avait fallu deux mille ans pour en arriver là.

C’est Andras Fenris qui m’a prêté ce livre de Beigbéder en février. Je voulais découvrir l’univers de cet auteur si controversé, mais je ne m’étais pas encore résolue à investir.

Je m’attendais peu ou prou au début du roman : une écriture incisive décrivant l’univers de la publicité et à travers lui, le monde dans lequel nous vivons avec un rare cynisme. Le personnage principal (l’auteur lui-même ?) est créatif dans une agence de pub renommée. Il a un comparse aussi déjanté que lui, une femme qui vient de le quitter, un boss qui se tape sa femme, une régulière prostituée de son état mais néanmoins pourvue d’un grand avenir et un regard sans aucune compassion pour ses collègues.

C’est grinçant, choquant, mais surtout dérangeant. C’est avec nos petites manies de consommateurs lambda, si prévisibles, si manipulés, au fond, que Beigbéder tisse son roman. Il y dénonce notre société de consommation, mais aussi ce milieu très bling-bling (même si ce mot n’a été à la mode que plusieurs années plus tard) où l’argent coule à flot et où les réalités du quotidien sont pour ainsi dire absentes. Une histoire sur laquelle on s’arrête pour réfléchir quelques instants en se disant « mais c’est vrai ce qu’il raconte là ! » sans pour autant réussir quitter le jeu, se remettre en question sans pour autant changer…

Malheureusement, le livre ne tient pas la longueur. Les deux trois derniers chapitres sont de trop. L’histoire aurait pu avoir une valeur symbolique, mais cette fin sans saveur, qui n’apporte rien, qui aurait pu se vouloir poétique mais qui finalement tombe à plat gâche un peu ce roman pourtant bien épicé. Je ne peux m’empêcher de me demander si se sabordage n’était pas voulu ? Une fin décevante pour une œuvre flamboyante comme pour notre société finalement à bout de course elle aussi ?

Dommage.

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 14:42
Quatrième de couverture : Landover est un authentique royaume magique, livré au complet avec créatures féériques et sorcellerie incluse, exactement comme la publicité l’avait promis. Alors Ben Holiday l’a acheté… un million de dollars. Ce n’est qu’après qu’il a découvert que la pub avait soigneusement négligé de mentionner certains détails…royaume magique à vendreComme le fait que le royaume tombe en ruine, par exemple. Faute d’un roi pour unir les barons, les  impôts ne sont plus collectés. Un dragon de très mauvaise humeur ravage la campagne tandis qu’une sorcière maléfique fomente la destruction de… tout. Et comme si ça ne suffisait pas, le seigneur des démons provoque tous les prétendants au trône de Landover en un duel à mort que nul mortel ne peut espérer gagner.
Sauf que Ben a un truc typiquement humain dont aucune magie ne peut venir à bout : il est têtu comme une mule…
 
Comme le personnage central de ce récit, c’est le titre de ce livre de Terry Brooks m’a attiré. Quoi de plus intrigant que cette annonce ? Royaume magique à vendre !
 « Le royaume magique de Landover » est le premier tome d’une série de six romans fantastiques de Terry Brooks. Le nom du royaume, qu’on pourrait traduire de façon très libre par « terre au-delà » (j’ai prévenu, très libre, la traduction) et le nom du personnage principal, Ben « Vacances » (déjà plus facile, la traduction) sont des exemples de l’humour qu’on peut retrouver tout le long du récit.
Ben veuf, avocat reconnu, riche, et particulièrement désespéré, veut par l’achat de ce royaume magique, sortir de sa morosité, se changer les idées… Même s’il croit au début vivre un canular il doit se rendre rapidement à l’évidence, il est entré de plain-pied dans une autre vie. Ainsi raconté, on pourrait penser au roman de John CONNOLLY, Le livre des choses perdues. La comparaison s’arrête là. Ici, seule la fuite du personnage principal vers un monde magique est le point commun.
C’est plutôt un roman jeunesse, facile à lire et assez divertissant. Mais, cela s’arrête là. Inutile d’en attendre un message caché, une thèse à défendre, une pensée sous-jacente. Peut-être en cherchant bien, on pourrait éventuellement se raccrocher à l’idée que quand on veut vraiment quelque chose, on finit par y arriver… mais c’est à peu près tout.
Bref, rien de révolutionnaire dans ce royaume là, mais un joli conte de fée avec tous ses ingrédients magiques. Un livre à emporter dans ses bagages pour les vacances (il existe en livre de poche) histoire de se divertir sans peine.
Je n’irai pas jusqu’à lire le second tome dont les critiques trouvées sur internet ne sont pas fameuses. 
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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 23:13

Quatrième de couverture :

La vie de Raoul Tubiana c’est l’essor de la chirurgie de la main, à laquelle il a tant contribué. Les désordres du siècle ont transformé une profession en destin, pour le petit garçon né dans les senteurs de la terre algérienne, tôt frappé par la disparition d’un frère et d’une mère, qui le rendront encore plus apte à comprendre la douleur physique et morale d’autrui.

9782704811144A l’école des grands patrons, se joignit celle de la guerre, où Raoul Tubiana rencontra deux fois le général de Gaulle, en Algérie et en Corse. Quinze ans, nuit et jour, il fut au service des grands brûlés.

A Paris, comme à travers le monde, où consultations et conférences le conduisirent en Amérique et au Mexique notamment, peu sont en mesure de se rappeler qu’au sortir d’une salle d’opération, ce médecin féru d’art et de littérature, avait rendez-vous avec des créateurs tels qu’Audiberti, René Char, Alberto et Diego Giacometti, Zao Wou-ki, ou Tamayo. De singulier patients…

Peu furent aussi étroitement liés que lui à Marie Bonaparte, à Coco chanel, à Dina Vierny, à Louise de Vilmorin et à l’éblouissante découverte de Saint-Ttropez…

Ce célèbre chirurgien a quitté ses gants pour se consacrer aux mains des musiciens. N’est-ce pas à ces derniers qu’il emprunte le phrasé de ses souvenirs ? Souvenirs qui sont autant de variations sur le siècle.

 

Cette autobiographie se lit comme on écoute un vieux parent qui se raconte. Ce n’est pas désagréable, cela a la saveur d’une légère nostalgie, ce peut paraître quelque fois un peu décousu… bref on n’est pas dans du romanesque.

Les chapitres sont relativement courts et traitent d'une thématique propre. Ainsi, « Mon Saint-Tropez » raconte la découverte de cette ville par l'auteur quand il avait 18 ans et sa rencontre avec Colette. Il n'y a pas forcément de liens entre les chapitres, je n'ai pas trouvé non plus de réelle progression dans le récit, à part chronologique, et encore pas toujours. Du coup, c'est quelque fois difficile de s'y retrouver.

C'est un récit à la fois intime et distant. Distant, car il n'y a pratiquement pas d'anecdote sur des personnages familiaux (femme ou enfant) on sait que l'auteur a divorcé et qu'il s'est remarié, mais c'est à peu près tout. Sa seconde femme est plus présente, mais on ne sait pas grand chose d'elle finalement. De même, j'ai été déçue par le peu d'information sur sa progression professionnelle. Une fois ou deux, il utilise des termes médicaux abscons, peut être pour faire plus réaliste ?

Au fil des pages, on découvre un médecin bien plus épris des arts et des lettres que des sciences, alors qu'il nous affirme avoir passé des années à travailler à l’hôpital comme un fou (raison de son divorce?)

J'aurai aimé en savoir plus sur ses sentiments alors qu'il décrit comme une banalité, seulement à coup d'anecdotes, ses rencontres extraordinaires (les frères Giacometti, Coco Chanel...)

Il me semble que ce livre survole son auteur, je suis restée un peu sur ma faim. C'est dommage car j'espérais en savoir plus sur cet homme peu connu et pourtant tellement important pour la chirurgie des mains.

Mais, soyons indulgent, né le 20 août 1915, l'auteur a aujourd'hui presque 97 ans !

Bravo quand même Monsieur Tubiana !

 

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 23:39

      alice au pays des trop vieilles« Dépassé 40 ans, il y a des régions où il ne faut plus s'aventurer... sous peine de payer le prix fort ! »

Alice a un mari, deux enfants, un chat, un job et tout va bien. Jusqu'au jour où son patron décide de la remplacer : « trop vieille. » « TROP VIEILLE ? » A 41 ans ? Enfin non 46, mais ça personne ne le sait... Alice appelle ses copines à la rescousse, entame un régime, songe parfois au Botox et à la chirurgie plastique... Mais non, la dictature de la jeunesse ne la mettra pas à terre !

Drôle et insolent, un livre jubilatoire pour toutes celles qui ne sont pas si Vieilles et ne voient pas pourquoi elles le deviendraient.

 

 

 

Je vous avais prévenu : je suspends les polars sanglants pour le moment. J'ai eu ma dose. Je me suis donc changé les idées avec ce petit bouquin dont la quatrième de couverture m'assurait un bon moment de détente, loin des affres du quotidien. Ben quoi ? Non, je ne suis absolument pas concernée par la quarantaine... pas tant qu'une seule personne me donnera encore la petite trentaine.

Bref, me sentant très éloignée du sujet, je me suis plongée avec délice dans ce monde inconnu de celles qui ne veulent pas vieillir.

Pour la petite histoire, je l'avais prêté à une copine qui m'avait simplement dit en me le rendant : « Bof, c'est l'histoire d'une nana qui n'a aucun autre problème que de s'occuper de sa petite personne ».

Je dois dire, qu'elle n'a pas tort, même si je ne résumerais pas de façon aussi sommaire ce bijou du boboïsme parisien.

Alice est certes largement quadra, a un mari, des enfants et un job, mais elle exerce surtout dans le milieu du journalisme de mode. Rappelons ici que l'auteur n'est autre que Cristina Alonzo, créatrice de Elle à Paris (merci l'éditeur qui indique cette info cruciale, s'il en est, en quatrième de couv'). Milieu où l'apparence est vitale. Elle a des bonnes copines, façon Sex and the City, auxquelles elle raconte ses petits malheurs. Le mari est particulièrement compréhensif, la laissant exprimer son mauvais caractère sans broncher. Et je ne parle pas des enfants...

Bref, des personnages un tantinet caricaturaux.

L'histoire se déroule sur quelques mois pendant lesquels Alice est placardisée au profit d'une jeune à qui ont confie son poste. Ne le supportant pas, ce qui est normal, elle déclenche une maladie assez rare : vertiges paroxystiques, et se retrouve donc en arrêt maladie. C'est l'occasion pour elle de faire le point. Jusque là, ça va. Dans la vraie vie, Alice aurait mis des mois à s'en sortir et encore, vraisemblablement, elle aurait fini par pointer chez Popol. Évidemment ici, dans le merveilleux monde du roman, tout est bien qui fini bien... Hélas !

Oui, hélas, car l'histoire d'Alice, on n'y croit pas du tout. Je ne me suis pas retrouvée dans le personnage, pas plus que dans la situation. Il faut dire, que dans mon job, le physique importe bien peu, et l'âge encore bien moins...

Voilà pour le fond.

Du côté de la forme...

Les chapitres sont courts et sont tous structurés de la même façon : un titre en majuscule en dessous duquel, en gras, un court résumé daté. Puis une liste des choses à faire en trois à quatre points qui doivent être là pour, je suppose, créer un suspens et inciter le lecteur à poursuivre. Enfin, la narration commence. L'auteur a une tendance à utiliser des verbes conjugués sans sujet dans ses phrases. C'est assez horripilant, je trouve. Du coup le style devient télégraphique à certains moments. Les fins de chapitre se terminent par un « Récapitulons » donneur de leçon où l'auteur vous prodigue ses conseils que son personnage lui-même ne suit pas.

Bref, je reste assez mitigée après la lecture de ce livre. Même si, sur le moment, cela n'a pas été désagréable, il en ressort que je n'ai gardé de souvenirs que les choses qui m'ont agacées... ce qui n'est pas, il faut bien le dire, pas très bon signe.

Je me demande bien pourquoi je l'ai acheté... Peut-être le titre ? Où alors l'envie de voir ce que la quarantaine est censée créer comme angoisse chez celles qui la traverse ? Je ne sais pas. Ce qui me rassure, finalement, c'est de ne pas m'être sentie concernée par cette histoire.

Je me demande souvent ce qui fait courir les gens après l'apparence de jeunesse ? La peur de la mort ? Sans doute... Dans ce cas, la course est perdue d'avance, inutile de se fatiguer !

Et quand on lit, après quoi court-on ?

 

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 19:56

Paris, été 2008. Une patrouille de police découvre un cadavre mutilé dans un immeuble désaffecté du XVIII éme arrondissement. La Capitaine Liener et sa Brigade des Affaires Étranges prennent un charge l'investigation et mènent une enquête aux frontières occultes et criminelles. Un ennemi puissant, invisible, presque intouchable, manœuvre dans l'obscurité et les secrets. Les talents guerriers, scientifiques et mystiques des trois lieutenants de la Brigade suffiront-ils à résoudre tous les mystères, à vaincre tous les périls ? A moins que les démons de Liam Liener ne les précipitent dans une ombre plus grande encore. Dans un combat acharné, nul n'en sort indemne.résurrection

Sur la couverture, très sombre, en dessous du titre, en lettre blanche, le mot « Thriller » prévient le lecteur. Et, effectivement, il n'y a pas d'erreur sur la marchandise. Tous les ingrédients y sont : sexe, violence et suspense.

Le récit est découpé en cinq parties inégales : Prélude, premier mouvement, deuxième mouvement, épilogue un et épilogue deux, illustrées par plusieurs images ce qui est très agréable.

Comme l'indique la quatrième de couverture, l'histoire nous plonge dans une enquête étrange. Une brigade spéciale, moquée par les autres services « sérieux » de la police, a été mise sur pied. A sa tête le torturé Liam Liener dont les problèmes sexuels l'entraînent dans le gouffre. Il a sous ses ordres un couple des plus curieux (Claire qui ne dit pas un mot de trop, et le colosse russe Kyrill) et Désiré le spécialiste des religions. Ces quatre personnages improbables sont confrontés à l’Église catholique ou une de ses branches sectaires. Ils mèneront une enquête pleine d’embûches et de coups bas.

Dans la lignée du succès de Da Vinci Code, plusieurs ouvrages sur la thématique de « L’Église nous cache un secret » sont apparus sur les étals. Ici, les choses sont différentes. L'incursion du fantastique et de l'église Vaudou dans le récit nous éloigne de Dan Brown. On ne sait d'ailleurs pas avec certitude si les protagonistes sont réellement aux ordres du Vatican.

J'ai eu un peu de mal avec certaines scènes mais qui sont opportunes pour la suite du récit, alors... Dans l'ensemble j'ai apprécié cette lecture. Mais, je crois que je vais un peu lâcher le thriller pour le moment... histoire de trouver un peu de tendresse dans ce monde de brute.

Dernière petite question à l'auteur : Kyrill/Cyrille, un hasard ?

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 21:23

    la liste de mes enviesQuatrième de couverture : Les femmes pressentent toujours ces choses- là. Lorsque Jocelyne Guerbette, mercière à Arras, découvre qu’elle peut désormais s’offrir ce qu’elle veut, elle se pose la question : n’y-a-t-il pas beaucoup plus à perdre ?

 

Qui n'a pas eu l'idée de lister les choses qu'il ferait si la bonne fortune décidait un jour de frapper à sa porte et de lui offrir sur un plateau la somme fabuleuse de plusieurs dizaines de millions d'euros ? J'avoue, ça fait partie des petits trucs qui me permettent de poursuivre son chemin, se lever le matin pour aller au boulot rêvant secrètement que ce soit le dernier jour, passer la cinquième en pensant que j’ai entre les mains le dernier modèle de monospace (désolée, mais chacun ses rêves). Eh bien, c’est exactement ce qui arrive à la mercière Jocelyne. Ecrit à la première personne du singulier, la vie de Jocelyne est bien morne : un mari à la limite du rustre, des enfants qui ont quittés le nid pour vivre leur vie, un père atteint d’Alzheimer, le deuil d’un enfant à naître qui fracture le couple et elle qui pleure en lisant Belle du Seigneur… heureusement dans cette VDM, il y a aussi les copines jumelles un peu barges, la mercerie qui bon-en-mal-en la distraie de son quotidien, et son blog et ses lectrices grâce auxquelles Jo existe. J’ai lu ce livre en deux soirées. J’avais évidemment vu beaucoup de commentaires élogieux sur ce petit bouquin. Certaines lectrices se reconnaissent dans le personnage de Jo… Ce qui me laisse songeuse et me pose question.

 

Attention minute de réflexion (ceux qui ne voudraient pas lire mes divagations passent directement au paragraphe suivant, merci)

La lecture est un refuge, nul ne peut le nier, lire un roman fait rêver. Bon nombre de romans à succès (Dieu que cette locution est désuète, mais j’assume) suivent un schéma narratif stéréotypé : en général une histoire d’amour, un homme/une femme que tout sépare (humain-vampire pour le pire des cas, mais souvent on se contentera soit d’un niveau social différent - roman Harlequin type - soit d’un vague remake de Roméo et Juliette avec des familles qui se détestent) à cela ajouter une intrigue policière (meurtre, vol), un voyage dépaysant (exotique de préférence, sachant que pour la française moyenne – désolée mais ce sont souvent les filles qui lisent ce genre de littérature – les Etats-Unis sont particulièrement appréciés, allez savoir pourquoi…) et enfin, saupoudrer le tout d’une dose d’aventure. Et hop ! Oui, bon, en théorie ça marche, mais en pratique si l’auteur n’a pas un minimum de style, le repas risque de devenir rapidement indigeste. Bref, j’en viens donc à me poser la question fatale : a-t-on une vie si merdique qu’il nous faille aller chercher dans des romans de quoi nous échapper et d’accepter de poursuivre la route vaille-que-vaille ? Serait-ce la même chose qui nous anime quand on va valider la grille de loto de la super cagnotte ? Le même désespoir ? Pas réjouissant, n’est-ce pas ? Pour mon cas, mes motivations pour la lecture sont plutôt à mettre du côté de la curiosité et du plaisir des rencontres (avec les personnages, mais aussi de plus en plus avec les auteurs qui les ont fait naître), du reste, je ne me borne pas aux romans, je dévore aussi les essais, les livres d’histoire, de philosophie, psychologie… Ouf, je ne suis pas si désespérée !!!

Désolée de cet aparté, loin de mes habituels billets, mais c’est exactement la réflexion que j’ai eu après avoir tourné la dernière page de La liste de mes envies et lu quelques messages adressés à l’auteur sur facebook…

Parce que si je ne me suis, Dieu merci, pas reconnue dans la vie de Jo, j’ai vraiment apprécié de la rencontrer. Même si elle m’a fait un peu l’effet de Scarlet O’Hara : elle passe systématiquement à côté de tout ce qui pourrait être positif. Elle pourrait quitter son rustaud de mari, elle ne le fait pas, quitter sa vie médiocre, enfin être heureuse… mais, non. Je me suis révoltée, comme devant Autant en emporte le Vent, face à cette attitude de looseuse (il fallait bien un mot moderne), en vain. Le choix de Jo face à sa vie est celui de l’auteur (ben, oui, faudrait quand même pas oublier que c’est un roman) et j’aimerais bien en discuter un de ces quatre avec lui…

Bref, je vous épargne le blabla habituel que vous pouvez lire à peu près partout, sur la qualité de l’écriture, la simplicité des mots pour rendre attachant ce personnage, au fond, si commun… vous aurez compris que ce roman est vraiment spécial et qu’au-delà d’une simple intrigue romanesque, c’est un appel à la réflexion sur sa propre vision de la vie. Je ne sais pas si c’était l’intention de l’auteur, mais en tout cas, c’est réussi !

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