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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 23:05

10 petits démons chinoisDix petits démons chinois, les nouvelles enquêtes du juge Ti, Eric Lenormand, éditions Points, policier, 257 pages, 7 euros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon la tradition chinoise, tous les mois d’août, les âmes qui n’ont pas trouvé le repos dans l’Au-Delà reviennent sur terre. Et c’est l’enfer qui s’abat cet été-là sur la ville administrée par le juge Ti. Deux jeunes gens sont retrouvés morts alors qu’ils étaient tendrement enlacés, une effigie de démon posée à côté d’eux : le premier crime d’une série… diabolique.

Pour commencer cette nouvelle année, voici un polar historique, pour changer.

Ce roman m’a été chaudement recommandé à un de nos derniers clubs de lecture par Corinne-du-musée (Coco si tu me lis…). Comme je n’ai rien contre les polars chinois historiques, je me suis laissée tenter.

Tout commence par la visite d’un personnage très haut placé dans la hiérarchie de cette Chine féodale : son illustrissime Ni Houan-tché, gouverneur de son état et représentant du Fils du Ciel (comprenez l’Empereur). D’emblée, le vocabulaire, les descriptions nous emportent vers les lointaines provinces du nord-est de l’empire Tang (rien à voir avec le breuvage douteux à base de poudre chimique vaguement à l’orange des années 70’). C’est un vrai dépaysement. Je me suis tout suite coulée dans l’ambiance feutrée du palais du juge… pas pour longtemps car rapidement les morts suspectes s’accumulent. Bientôt ce seront 10 énigmes que le juge Ti aura à résoudre sous l’œil goguenard de son supérieur au comportement relativement peu respectable. L’auteur raille, non sans humour, ces gouverneurs féodaux qui ont une approche toute personnelle des coutumes ancestrales : entre superstition et appât du gain.

Finalement, ce sont 10 enquêtes qui se recoupent. Si certaines sont facilement dénouables (je pense notamment à celle des deux amoureux) d’autres au contraire m’ont laissé plus perplexes.

Pour la petite histoire, il faut savoir que Frédéric Lenormand a repris le personnage du juge Ti (homme d’Etat de la dynastie T’ang qui débrouilla plusieurs affaires criminelles en son temps et dont les aventures policières furent narrées par Robert H. Van Gulik au siècle dernier- le XX pas le XIX ) et franchement, il eût été dommage que cela n’en soit pas ainsi…

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur le juge Ti, vous pouvez visiter le site http://www.judge-dee.com/

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 20:56

le labirynthe de darwinLe labyrinthe de Darwin, Thierry Dufrenne, éditions Ex-Aequo, 2013, 97pages, 10 euros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


« … Sommes-nous supérieur à vous ? Nous ne comprenons pas vos sciences. Le sang des autres est notre richesse. Nous en distillons la quintessence, extirpons les souvenirs et les apprentissages. Puissants de ces expériences capturés, nous sommes enivrés de centaines de vies. Et dans ce jeu qui nous oppose, nous devinons le prochain coup… »

Qui était Auguste Maillard ? Cet homme étrange avait quatre-vingt-dix-sept ans alors qu’il en paraissait trente. Et pourquoi a-t-il mordu sa victime à la gorge juste avant de mourir mystérieusement ?

Jeannette aimait Auguste et se retrouve interrogée dans le bureau du capitaine Limousin.

De la jeunesse d’un enfant de Semier aux plateaux de Lozère en passant par Tchernobyl, elle se souvient d’un passé qui n’est pas le sien, d’une lutte ancestrale qui finira devant sa porte, avec le sang comme seul témoin.

 

Ici Thierry Dufrenne, l’auteur de 7 morts sans ordonnance, traite d’un thème on ne peut plus populaire depuis quelques années avec le succès de Twilight. Mais attention, ici il n’est pas question de vampirisme à la Meyer (même s’il y est aussi question d’une rencontre entre un homme et une femme). Ici, le fantastique devient de la science-fiction. Une explication rationnelle étaye les dires du personnage principal. Evidemment, on sait bien que ce n’est pas vrai, mais je me plais à imaginer que cela pourrait, pourquoi pas, l’être…

 

Bien que l’histoire se poursuive sur un tome à venir, l’histoire d’Auguste Maillard est close. S’il n’y avait l’épilogue pour amorcer l’intrigue du roman suivant, on pourrait refermer ce livre en toute quiétude. Oui, mais voilà, les dernières lignes génèrent un suspens que seul le prochain roman de Thierry Dufrenne pourra lever. Alors vite, vite, la suite !

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 16:28

soudain tout changeEt soudain tout change, Gilles Legardinier, éditions Fleuve noir, 19,50€, 375 pages

 

 

 

 

 

 

 


Pour sa dernière année de lycée, Camille a enfin la chance d’avoir ses meilleurs amis dans sa classe. Avec sa complice de toujours, Léa, avec Axel, Léo, Marie et leur joyeuse bande, la jeune fille découvre ce qui fait la vie.

A quelques mois du bac, tous se demandent encore quel chemin ils vont prendre. Ils ignorent qu’avant l’été, le destin va leur faire vivre plus que dans toute une vie… Du meilleur au pire, avec l’énergie délirante et l’intensité de leur âge, entre espoirs démesurés, convictions et doutes, ils vont expérimenter, partager et se battre. Il faut souvent traverser le pire pour vivre le meilleur…

 

C’est le cinquième roman que je lis de Gilles Legardinier, et toujours avec le même plaisir. Après avoir exploré l’âme d’une jeune célibataire amoureuse de son voisin (Demain, j’arrête) et celle d’un homme d’âge mûr qui décide de changer de vie (Complétement cramé !), l’auteur se tente dans l’ado (on remarquera, au passage, que le chat de la couverture, véritable patte de l’auteur, si je puis dire, est ici un chaton qui a un rôle non négligeable dans l’histoire, mais je n’en dirai pas plus…) Changement de style, donc...

Ici, la narratrice est une jeune fille de terminale. On la voit vivre au jour le jour, au milieu de sa bande, en compagnie de son amie, Léa. Elles sont toutes deux amoureuses du même garçon, mais se sont jurées de ne rien faire qui risquerai de détruire leur amitié. Bon, on se dit, il y en a bien une qui va casser le pacte et ce sera le drame… Je ne vous dirai rien, mais sachez que l’intrigue n’est pas forcément où on la croit et que les apparences peuvent être trompeuses. Ce roman est bien plus profond que ce court résumé pourrait le laisser croire. Il aborde avec subtilité les affres de l’adolescence : la peur de perde ceux qu’on aime, celle de grandir, celle de mourir… On passe presqu’une année scolaire avec cette joyeuse bande. Le fil conducteur est la relation entre Léa et Camille mais c’est une succession d’anecdotes qui organise le récit. Anecdotes croustillantes, amusantes, tendres, tristes, cruelles… comme la vie que mord Camille à pleines dents.

Petit aparté : que celui ou celle qui a mon exemplaire de Complétement Cramé me le rende illico, sinon… ben, sinon rien vu que je ne sais plus à qui je l’ai prêté…

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 16:38

l heritage de tata lucieL’héritage de tata Lucie, Philippe Saimbert, Editions Piment, 319 pages

Tata Lucie est une emmerdeuse. De son vivant ce n’était pas une sainte mais, une fois morte, elle se surpasse pour pourrir la vie de sa famille. Le testament est clair : pour toucher l’héritage, ses neveux doivent se lancer dans une chasse au trésor rocambolesque, les pieds dans la boue. Bienvenue à la campagne !

Au cœur du Béarn, ils sont entraînés dans une aventure qu’ils ne risquent pas d’oublier…  Mais que ne ferait-on pas pour toucher le pactole ?

 

 

Après lecture de ce roman, il faut bien se rendre à l’évidence tata Lucie était bel et bien une enquiquineuse... aux yeux de ses héritiers qui, soit dit en passant, l’ont bien mérité ! La vengeance est un plat qui se mange froid, d’autant plus quand elle est posthume.

Le narrateur est un enfant, ce qui permet à l’auteur d’user de situation comique. Sa candeur enfantine jeta un voile d’humour sur les comportements douteux des adultes.

C’est truculent, parfois cynique, mais jamais ennuyeux.

Le récit est fait au passé. L’enfant devenu adulte se rappelle avec nostalgie d’un merveilleux été de vacances totalement imprévu (au départ la famille devait se retrouver à Biarritz), ce qui s’oppose à la gravité de la situation (c’est quand même la mort de la fameuse tante qui a décidé de la destination finale de leurs vacances estivales).

Le dénouement est à l’aune de l’histoire : tragicomique. Car derrière la comédie de mœurs se devine aussi le drame de la solitude, de l’appât du gain et finalement le triste reflet de notre société centrée sur elle-même.

Merci à Anne-Marie de m’avoir fait découvrir ce roman frais et grave à la fois. 

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 22:47

citroen-par-ceux-qui-l-ont-fait.jpgCitroën par ceux qui l’ont fait

Un siècle de travail et de lutte.

220 pages

Editions de l'atelier

28€

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Type A, B2, Rosalie, Traction, 2CV, DS, Ami 6, Dyane, Picasso, AX, BX, CX, C3, DS4… Les voitures  Citroën sont dans les mémoires et dans le présent d’un siècle d’automobile. LA vitrine est belle, les modèles sont rutilants, on célèbre le génial inventeur, mais qui se souvient des millions de femmes et d’hommes qui ont fait la marque aux chevrons ? De celles et ceux de la chaine, de leur souci du travail bien fait, de leurs combats pour des salaires décents, pour la dignité et la liberté ? Qui se souvient de la fraternité scandée en français, espagnol, arabe et en d’autres langues encore ? Des horaires de nuit, des tracts distribués au petit matin, de la peur au ventre devant les intimidations des nervis, de Pierre Maître assassiné à Reims ? De ceux du quai de Javel, de Grenelle, de Levallois, de Nanterre, de Clichy, d’Asnières-Gennevilliers, de Saint-Denis-Aubervilliers, de Reims, de Panhard ? Qui sait qu’Henri-Rol Tanguy et Missak Manouchian ont travaillé chez Citroën ? Qui connaît vraiment le travail de celles et ceux d’Aulnay, de Rennes de Saint-Ouen, de Caen, de Charleville-Mézières, de Vélizy et du siège de l’entreprise ?

Plusieurs dizaines de salariés, actifs et retraité, ont entrepris de révéler cette mémoire enfouie et souvent bafouée. Ils racontent dans cet ouvrage un siècle de travail, de passions pour le métier, de répressions féroces et toujours plus élaborées, de solidarité tenaces et de fiertés reconquises.

En réunissant des documents et photographies rares, des témoignages de vie et de luttes, ce livre met en lumière ce qui a produit le fabuleux objet de liberté qu’est l’automobile : la passion de l’innovation, l’effort humain, la bataille toujours recommencée pour le révéler et le faire reconnaître.

 

 

Voici un livre qui m’intéressait à plusieurs titres. Ardennaise, je ne pouvais pas passer à côté : les usines PSA de Villers-Semeuse restent encore aujourd’hui un des plus gros employeurs privé du département et certains de mes amis y travaillent.

En ouvrant ce livre richement illustré, j’ai découvert toute l’histoire du groupe Citroën depuis sa naissance dans les cendres de Mors jusqu’à maintenant. Une histoire du siècle. Une histoire ouvrière.

Mais, heureusement que mes connaissances historiques m’ont permis de remettre dans leur contexte les évènements décrits car le point de vue est assez partial. En effet, c’est une publication du syndicat CGT et du coup tout est vu par le prisme syndical. Il n’y a pas ou très peu de mise en perspective historique ou politique, ce qui est dommage car cela pourrait expliquer bien des choses (mais, peut être aussi minimiser le rôle du syndicat dans certains cas)

L’iconographie de source privée permet de voir la condition ouvrière sous un angle moins médiatique. De même, les nombreux témoignages qui émaillent le texte donnent un aspect réaliste au livre, le rendent plus humain.

L’ensemble est assez réussi.

C’est un beau livre qu’on peut offrir à Noël (éviter quand même son patron, mais aurait-on l’idée de faire un cadeau à son boss ?)

Et si vous voulez plus d'informations : http://www.citroenparceuxquilontfait.com/

  

 

Je remercie masse_critique.jpg et les Editions de l’Atelier. 

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 21:51

en attendant l'année dernière

 

 

 

En attendant l’année dernière,

Philip K. Dick,

livre de poche,

340 pages.

 

 

 

 

 

 

 

 

J’aime plutôt bien K. Dick d’habitude, mais là… Que dire ? Je suis allée jusqu’au bout du roman espérant avoir des réponses aux questions soulevées dans la quatrième de couverture, mais c’était oublier que c’était un K Dick.

L’écriture a vieillie. On retrouve dans l’univers de 2055 les clichés sur le futur des années 60. Un monde futuriste vintage avec des « robotaxis », des stations spatiales sur Mars où on a reproduit l’habitat terrestre des années 1935…

Pourtant la première phrase pouvait faire illusion : « De l’édifice familier en forme d’aptéryx… » Aptéryx ! Voilà un joli mot, exotique, plein de promesse… Et puis, je me lance dans le récit, je l’oublie. Et heureusement, car si j’avais été tout de suite cherché dans le dictionnaire, j’y aurais appris que l’aptéryx est un volatile australien plus communément appelé Kiwi (oui, le même que sur les boites de cirage). Et là, franchement, ça casse le mythe.

Je passerai sur les incohérences de l’histoire. Ainsi rien n’explique, ou alors je l’ai zappé (ce qui est possible, vu que ce livre m’est quand même tombé plusieurs fois des mains) comment Gino Molinari garde sa mémoire intacte alors qu’il est remplacé régulièrement par ses doubles temporels.

Dernière chose, le résumé de la quatrième est beaucoup trop détaillé et gâche les maigres surprises du roman.

Bref, une lecture que je ne conseille vraiment qu’aux inconditionnels du genre.

Dommage…

 

 

Quatrième de couverture : 2055. Le secrétaire des Nations Unies, Gino Molinari, est le dictateur du monde. Hyper-empathique, il épouse les maladies de ses proches et en meurt parfois. On le remplace alors par un simulacre importé d’un univers parallèle où Gino Molinari a été battu aux élections… Car la Terre de 2055 doit poursuivre l’effort de guerre. Elle n’a pas d’autre alternative, depuis qu’elle a choisi de s’allier aux redoutables et machiavéliques Lilistariens dans le conflit qui les opposent aux insectes Reegs.

 

… Et Eric Sweetscent, réquisitionné pour le service personnel du dictateur, sous l’emprise du J-J 180, une drogue introduite sur Terre par les Reegs, ou les Lilistariens, commence à osciller dans le temps, perdu dans le passé ou bien projeté dans les futurs méconnaissables, trafiqués, transformés par lui-même, devenu un vivant pivot de l’univers et de l’histoire…

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 18:24

nous étions les hommesNous étions les hommes, Gilles Legardinier, Editions Fleuve noir, 429 pages, 18,90€

 

 

 

 

 


En ce moment même, un fléau détruit l’humanité. Vous le connaissez déjà…

Dans le plus grand hôpital d’Edimbourg, le docteur Scott Kinross travaille sur la maladie d’Alzheimer. Avec une jeune généticienne, Jenni Cooper, il a découvert l’une des clefs de ce mal qui progresse de plus en plus vite, frappant des sujets toujours plus nombreux, toujours plus jeunes. Leurs conclusions sont aussi perturbantes qu’effrayantes : si ce fléau l’emporte, tout ce qui fait de nous des êtres humains disparaîtra.

C’est le début d’une guerre silencieuse dont Kinross et Cooper ne sont pas les seuls à entrevoir les enjeux. Partout sur la Terre, face au plus grand danger que notre espèce ait connu, face à ceux qui veulent contrôler le monde et les vies, l’ultime course contre la montre a commencé….

 

Connu pour ses romans Complétement Cramé et Demain J’arrête, on oublie que Gilles Legardinier a commencé en écrivant des polars. Au dernier salon du livre, j’ai eu la chance de le rencontrer et donc de découvrir ce roman classé dans la catégorie « Thriller ».

Entre la plaine de Sibérie, les iles écossaises et le grand nord canadien, on voyage beaucoup dans cette histoire. Passant du décor d’un hôpital d’Edimbourg aux riches demeures des grands de ce monde, il y a franchement de quoi être dépaysé. Rien ne fait « toc » et pourtant l’exercice était risqué. L’auteur nous balade d’univers en univers du plus rustique au summum du Hi-Tech (il faut bien avouer qu’il y a là quelques inventions qui feraient fureur) distillant avec talent l’angoissante course contre la montre de nos deux médecins. L’intrigue est haletante, des personnages attachants qu’on aimerait les retrouver dans d’autres aventures.

La problématique des brevets et des relations entre quelques personnes de pouvoir sont au centre de l’histoire qui dépasse largement le simple cadre du thriller. Après la lecture de l’essai d’Axel de Tarlé, ce roman prend une autre ampleur. Et si nous étions effectivement aux mains de quelques richissimes hommes d’affaires qui par cupidité ou jeu dirigeraient le monde ? Foutaise ? Peut-être, ou pas…

 

 

Pour info, demain sort Et soudain tout change le dernier né de Gilles Legardinier, encore un bon moment de lecture en perspective !

Ps : Christophe, je passerai chercher mon exemplaire demain...

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 17:47

les fantsatiques livres volants-copie-1Les fantastiques livres volants de Morris Lessmore, William Joyce, Album,  Bayard Jeunesse, 2012.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Voilà une œuvre que j’ai découvert au Cabaret Vert sous  le chapiteau aux images sous forme de film (voir ci-dessous).

Un petit bijou ! Les dessins sont très beaux et l’histoire poétique.

« Morris Lessmore aimait les mots », ainsi commence cet album.  Au fil des dessins, l’auteur nous livre la place qu’occupent les livres et la lecture dans la vie. Il rappelle qu’elle embellit notre vie (c’est bien souvent un moyen d’évasion plus facile d’accès que les Bahamas), qu’elle est source de partage (à minima entre le lecteur et l’auteur) et qu’un livre n’est rien s’il n’est pas lu… A ce propos, j’ai eu une petite déception en découvrant la version album. Ce moment émouvant du film, où Morris répare un vieux livre  perd  de son sens quand les images se retrouvent fixées sur du papier glacé. Mais cela est peut-être aussi dû à l’antériorité du court-métrage sur l’album qui, pour une fois n’est pas coutume, est meilleure que la version papier. Ceci dit, le livre est un bon complément pour comprendre ou faire comprendre aux plus jeunes certaines allusions qui pourraient paraître quelque peu absconses (joli mot, n’est-ce pas ?).  

 


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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 22:39

la crise est finie

 

 

 

 

 

La crise est finie, Axel de Tarlé, Cherche midi éditeur,

13,50 euros

148 pages

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Le titre de cet essai est volontairement provocateur : en effet, en 2013, la France risque la récession et devrait atteindre les 11% de chômage, selon l’OFCE.

Néanmoins, le diagnostic de la crise est maintenant bien établi. Et, comme on dit en mathématiques, un problème bien posé est à moitié résolu. Nos usines ferment. Nous ne sommes plus compétitifs. Jusqu’à présent, nous avons pu maintenir notre niveau de vie par l’endettement. Mais c’est fini. Nous sommes au bout du système. Il nous faut changer de logiciel. Tout le monde en convient.

Alors, quel monde pour demain ? Quels modes de travail ? Quelles nouvelles industries ? Et… quelle sera la place de l’Etat ? A nous d’imaginer le monde de 2020.

 

J’accompagnais une amie au stand Cherche Midi (salon du livre de Paris 2013) quand ma route à croisée celle d’Axel de Tarlé. Il dressa devant moi son livre, avec un air enjoué. Je connaissais de nom (forcément, Europe1, le zoom éco, 7h10) mais le visage m’était alors inconnu. Sympathique, avenant, compatissant (quand je l’ai informé de mon métier)… il ne m’en fallait pas plus pour me laisser tenter. Et pourtant, les essais, surtout économiques, ne sont vraiment pas ma tasse de thé !

J’ai donc attendu quelques mois pour me plonger dans ce monde pas franchement romanesque. Mais à force d’entendre le bel Axel me parler chaque matin, j’ai fini par craquer et ouvrir, enfin, « La crise est finie »

Alors, me demanderez-vous ? Les introductions où je raconte ma vie, ça va bien. Allons au cœur du sujet !

OK.

Cet essai est exactement à l’image de la chronique quotidienne de l’auteur : simple, facile d’accès et pédagogique. Le vocabulaire n’est pas celui qu’on s’attend à lire dans un essai économique (comme le titre de la première patrie : le déconomètre à plein tube) mais au moins le sens général est bien plus explicite. Comme tout devient limpide !

Construit en deux parties : les causes et les remèdes. Bon évidemment, ne cherchez pas de solution miracle. Ce n’est pas l’objet. Le but est bien d’expliquer le pourquoi du comment. Et, pour comprendre notre monde, il faut évidemment commencer par le début : les années 90, quand tout allait encore bien. Bon, moi, je suis de la génération post trente glorieuses alors, me dire qu’en 90’ tout allait bien dans le meilleur des mondes… sauf que la démonstration se tient et que je commence à me demander si ce n’était pas finalement une période faste ? Mais alors qu’est ce qui n’a pas tourné rond ?

 

Alors, maintenant j’ai bien compris que la crise était finie, mais j’aurais aimé qu’elle change un peu notre monde, et ça… il faudra peut-être attendre la prochaine crise.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 22:09

pierre celtiqueLa pierre celtique, Jean-François Maillet, Collection Detectivarium, Edition du bout de la rue, 116 pages.

 

Quatrième de couverture : Le vélorail est une ingénieuse machine à pédales installée sur l’ancienne voie ferrée. L’ennui, c’est quand les voyageurs disparaissent !

Deux familles en cinq jours, c’est beaucoup…

Etienne, l’instituteur du village appelle son vieux copain Guillaume à la rescousse.

Sean l’Irlandais, amateur passionné de mégalithes, étudie la mystérieuse pierre celtique. Cacherait-elle un trésor ?

Guillaume et Mikajoh pourront-ils retrouver les disparus et démêler légendes et réalité ?

 

Roman jeunesse

J’ai rencontré l’auteur, Jean-François Maillet à Mai des livres (Scrupt - 51). Il m’a exposé le concept de la collection « Dedectivarium », et son roman La pierre celtique m’a paru intéressant pour ma fille deuxième du nom. Bien m’en a pris, Ema a adoré. Si bien que je n’ai plus qu’à investir dans les autres opus (flûte, il y en a quand même une vingtaine et une liste de futurs à paraître). Mauvais plan.

Curieuse de connaître les raisons de l’engouement de « fille numéro deux » pour cet ouvrage, je lui ai emprunté subrepticement. Et j’ai compris.

 

L’histoire, simple en apparence, tient en haleine jusqu’au bout. Les personnages ont de la profondeur et l’intrigue est bien ficelée. La présence de l’ange Mikajoh et ses pouvoirs magiques permettent des rebondissements salvateurs. La narration est à la première personne du singulier ce qui facilite l’implication du jeune lecteur (je ne parlais pas pour moi, quoique). Ce même jeune adepte des romans à suspens saura aussi trouver matière à enrichir sa culture celtique. Pour ma part cela m’a donné envie de faire un petit tour en vélo rail. Il faudra juste que je trouve quelques bonnes âmes qui voudront bien pédaler…ça tente quelqu’un ?

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 23:05

kafka sur le rivageKafka sur le rivage, Haruki Murakami, 10/18,  638 pages.

 

Quatrième de couverture : Un adolescent, Kafka Tamura, quitte la maison familiale de Tokyo pour échapper à une malédiction œdipienne proféré par son père. De l’autre côté de l’archipel, Nakata, un vieil homme amnésique, décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s’entremêlent pour devenir le miroir l’une de l’autre, tandis que, sur leur chemin, la réalité bruisse d’un murmure envoûtant.

 

Cela fait plusieurs mois, que dis-je, années, que Corinne me vante les mérites littéraires d’Haruki Murakami. En désespoir de cause elle a même fini par m’offrir Kafka sur le rivage, m’assurant que c’était le meilleur Murakami. Après quelques temps d’hésitation (c’est un pavé quand même), j’ai glissé Kafka dans ma valise avant de prendre la route des vacances. Parce qu’il vaut quand même mieux avoir l’esprit reposé pour aborder Murakami.

Comment résumer ce roman… ? Pas facile…

L’histoire commence par la présentation d’un garçon nommé Corbeau, personnage imaginaire, double du jeune Kafka, qui l’accompagne dans ses pérégrinations. Par ce chapitre, le seul qui ait un titre, l’auteur nous donne sa règle du jeu (comme le changement de typographie pour les prises de parole directes du garçon nommé Corbeau). La narration à la première personne du singulier laisse à penser que le personnage central sera ce jeune Kafka (d’autant que le titre donne un sacré indice, encore que les choses ne sont pas aussi simples qu’elle y paraissent !).
Chapitre 3, qui porte le numéro 2, changement de décor : un rapport classé top secret du MIS. Le mystère s’épaissit…

L’alternance des chapitres consacrés à la fuite de Kafka et des rapports du MIS sur une affaire de malaise collectif de 1946 se poursuit jusqu’au chapitre 6 où Nakata fait son apparition. La narration passe à la troisième personne du singulier, plus distanciée. Le personnage de Nakata est un symbole, celui qui transmet, ouvre les portes…

Et c’est là toute la subtilité de l’écriture de Murakami : l’usage des symboles et des métaphores pour faire passer le message. L’auteur se joue de son lecteur en incluant, par exemple, dans le récit des éléments surréalistes et les justifiant uniquement par leur utilité dans le récit (comme page 390), ajoutant une dose d’humour au fantastique.

 

Par contre, côté message, tout n’est pas très clair. Si l’aspect initiatique parait évident, d’autres questions restent sans réponse (quid de cet autre monde, apparemment vide, dont l’entrée est gardée par une pierre symbolique ? La mère et la sœur de Kafka sont-elles seulement des fantasmes ?) C’est un peu le reproche que je ferai à ce roman, de ne pas donner toutes les clefs, mais apparemment c’est aussi ça la marque de Murakami…Dommage, car du coup je reste sur ma faim.

 

Merci quand même à Corinne d’avoir insisté, car malgré tout j’ai passé un bon moment dans le lointain Japon mais rendu si accessible grâce au talent de l’auteur.

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 23:36

replay432 pages, édition Le Seuil, 1988

Quatrième de couverture : A 43 ans, Jeff Winston meurt subitement s’une crise cardiaque, laissant derrière lui une vie médiocre et un mariage à la dérive. Quelle n’est pas sa stupeur lorsqu’il se réveille… dans sa chambre d’étudiant, âgé de 18 ans. Dans le passé, sa vie recommence comme avant. Sauf qu’il a gardé le souvenir de sa précédente existence…

Qui n’a jamais rêvé de pouvoir revivre son passé fort de son expérience d’aujourd’hui ?

 

Voilà un sujet pour le moins difficile à traiter, souvent abordé, rarement réussi.

Mais oui, que ferait-on à la place de Jeff ? Lui, décide de changer sa vie. Il a la chance de se souvenir des principaux résultats sportifs de sa jeunesse, en quelques paris il amasse une fortune qui lui permet de changer effectivement sa vie. Personnellement je serais bien en peine de faire la même chose, ou il me faudrait attendre 1998 pour que je puisse parier sur la victoire française à la coupe du monde de foot… c’était bien en 98 ? Bref, peu de chance que je puisse m’enrichir, même en recommençant ma vie.

Evidemment aussi, dans cette nouvelle vie, il va tenter de changer le monde en sauvant de la mort JFK. Sauf que… Bref, il se construit une nouvelle vie avec femme et enfant, jusqu’à 43 ans, où de nouveau il meurt et se réveille à 18 ans et quelques mois… Un nouveau cycle recommence avec de nouveaux choix dans un monde prévisible, sans plus aucune surprise… jusqu’au jour où il rencontre Paméla, une autre « replay ».

Le lecteur explore au fur et à mesure de ces « replay » les différentes possibilités qui s’offrent à Jeff, chaque expérience étant plus courte que la précédente. L’histoire d’amour entre Jeff et Paméla constitue un fil rouge, chaque retrouvaille étant plus compliquée que la précédente à cause du décalage qui les éloigne inexorablement. Comme la vie.

Et au dernier « replay » qu’adviendra-t-il de notre héro ?

L’exercice est plutôt réussi car une fois ouvert, il est impossible de reposer ce roman avant la fin, même si celle-ci peut, finalement,  d’un certain point de vue, décevoir (tout ça pour ça, pourrait-on se dire).

 

Dernier point, il est assez troublant de savoir que l’auteur, Ken Grimwood, est lui-même mort relativement jeune (56 ou 59 ans selon les sources). Mais peut-être est-il dans une autre dimension, dans un autre « replay »…

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 23:12

Runes4ème de couverture : Un tueur en série sévit à Dublin. Les victimes semblent être choisies au hasard mais toutes ont un point commun, elles habitent au bord de la Liffey, le fleuve qui traverse la capitale irlandaise. Simple hasard ou coïncidence ? Pas sûr, d’autant que sur chaque lieu du crime un petit galet comportant une étrange inscription est retrouvé. Deirdre Mc Neill, jeune ethnologue spécialiste des rites anciens et civilisations oubliées, explique aux enquêteurs qu’il s’agit d’une rune, lettre de l’alphabet qu’utilisaient les Vikings voilà plis de mille ans quand ils venaient notamment ravager et piller les côtes irlandaises. Les soupçons de la Gardà dublinoise se portent rapidement sur Erik, un professeur norvégien.

Aidée par un jeune journaliste, Deirdre tente d’innocenter son collègue. Sa quête de vérité l’entrainera  des ruelles sombres jusqu’aux eaux noires et troubles du port de Dublin. Une plongée dans les bas-fonds de l’âme, mais également aux sources de l’histoire de la ville, marquée par l’héritage viking.

 

 

Voici le second roman que je lis de cet auteur et pour l’instant je dois bien dire que je ne suis pas déçue. Bien au contraire c’est avec un enthousiasme grandissant que j’ai parcouru les 320 pages de ce polar irlandais. A priori on retrouve un personnage déjà apparu dans un précédent ouvrage Ogham (que je n’ai pas - encore - lu), la jeune et jolie Deirdre Mc Neill. On apprend au passage qu’elle se remet d’une rupture ce qui, habituellement, laisse à penser qu’il y aura une romance en arrière-plan de l’histoire. Evidemment me direz-vous. Et bien que nenni ! Peut-être, à la fin, l’ombre d’un rapprochement… mais à ma grande satisfaction, l’auteur a su ne pas tomber dans le cliché de l’héroïne qui tombe amoureuse en cours de route.

Je n’approfondirai pas sur l’histoire en elle-même (palpitante) car je ne voudrais pas risquer de dévoiler des indices qui défloreraient l’intrigue. J’ai particulièrement apprécié la façon dont l’auteur perd le lecteur tout en lui livrant les indices qui le mèneront à l’assassin tout à la fin. Les personnages sont intéressants et attachants.  On est loin de la caricature. Les personnalités sont plurielles, mais je n’en dirai pas plus…

C’est un récit bien documenté où j’ai beaucoup appris et qui me donne envie d’approfondir mes pauvres connaissances dans le domaine des peuples du nord.

Bref, un bon polar qui se lit d’une traite.

 

Et c’est avec regret que j’ai rendu l’exemplaire à ma cousine qui me l’avait gentiment prêté, j’en profite pour la remercier de m’avoir fait découvrir cet auteur que je ne vais pas manquer de suivre.

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 21:03

saint tin est al lotus bleueQuatrième de couverture :

Lorsque Saint-Tin et le capitaine Aiglefin voient débarquer le jeune chinois Singhe Song, ils n’imaginent pas encore qu’un incroyable voyage en Chine les attend… Ils n’imaginent pas non plus qu’en partant sur les traces des agents Ying et Yang, ils vont devoir démanteler un mystérieux trafic et retrouver une étrange Lotus bleue… Voyage, corruption, politique, exotisme et du gag, encore du gag…

 

J’avais déjà lu avec plaisir C’est pas sorcier Harry et rencontré au salon du livre en 2012 son auteur, Gordon Zola.

En s’attaquant au célèbre blondinet d’Hergé, Gordon Zola, qui n’en est pas à son premier fait d’arme (n’a-t-il pas déjà osé, le bougre, nous servir une version éthylique du non moins célèbre « j’accuse » ?), prenait quand même un sacré risque. Mais, c’est sans compter le talent de l’auteur qui manie le calembour en virtuose. Enchainant les jeux de mots et les situations aussi cocasses qu’invraisemblables, le reporter Saint-Tin, son ami Lou, le perroquet, et le capitaine Aiglefin nous entrainent en Chine dans une mystérieuse aventure pendant que le professeur Margarine essaye de trouver un antidote au poison padjodjoh, le terrible poison-qui-rend-bête… Le décor est planté.

Evidemment les tintinophiles puristes seront peut-être choqués par une telle effronterie mais j’ai trouvé cette lecture très rafraichissante. Bon, en même temps, désolée, mais personnellement, je ne suis pas super fan de Tintin (ni des BD en général d’ailleurs). Mais le pastiche du Lotus bleu fait mouche et donne envie de relire la BD rien que pour comparer les histoires.

Bref, un roman qui ne se prend pas au sérieux. Et c’est tant mieux.

Et si vous voulez découvrir la collection (il y en a quand même 23) des aventures de Saint-Tin et son ami Lou, ou les autres romans comiques de Zola, visitez donc le site du Léopard Démasqué !

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 19:35

testamentum-la-prophetie-de-jeanne-d-arcQuatrième de couverture :

1430 : Jeanne d’Arc passe ses derniers jours de liberté à Crépy-en-Valois. Sentant sa fin arriver, elle confie à Guyenne, son plus fidèle héraut, le soin de rédiger ses dernières volontés prophétiques.

2012 : la découverte accidentelle de ce testament déclenche la colère des gardiens du Temple, exacerbe les passions et met la capitale de l’archerie à feu et à sang.

Dans ce roman, outre les dernières volontés d’une Jeanne d’Arc tragique, nous découvrons les basses œuvres d’une société secrète prête à tout, même au meurtre, pour préserver le secret de la sainte Pucelle.

 

Testamentum est le quatrième livre d’Andras Fenris (voir index des auteurs). L’action se situe essentiellement à Crépy en Valois, commune bien connue de l’auteur. On plonge dans l’histoire de cette ville (dont le nom est trop encore souvent associé au terrible drame de Beaune en 1982) en compagnie de Jeanne d’Arc mais surtout de son héraut et compagnon d’armes, Guyenne. L’histoire tient en quelques lignes : un homme s’introduit de façon illicite dans la cave d’un musée et y découvre un parchemin moyenâgeux. Du déjà vu me direz-vous… Peut-être, mais moi qui ne suis pas adepte des romans historiques, je trouve que ça tient la route.

J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver Franck, personnage principal d’Urban Massai. C’est qu’il a fait du chemin depuis son HLM le petit Franck ! Devenu grand reporter de télévision, c’est en rentrant d’un dramatique reportage en Afghanistan qu’il se trouve plongé dans les méandres d’une intrigue où l’histoire se mêle à la légende. Une mystérieuse secte est prête à tout, et surtout au pire, pour garder intact le secret de Jeanne. Aidé par un jeune informaticien, Franck déjoue les plans destructeurs ô combien ingénieux (franchement je ne savais pas qu’on pouvait faire ça avec un ordinateur, maintenant je vais me méfier…)

Les parties historiques sont bien documentées et la mise en relation avec la période moderne ne choque pas. La juxtaposition permet de passer facilement d’une époque à l’autre.

 

On découvre aussi la richesse patrimoniale de Crépy (son château, son musée…) à travers l’enquête de Franck. Et en ces temps de vacances, pourquoi pas une région à visiter ?

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 19:29

mari-et-femme-regis-sa-moreira-de-regis-de-sa-moreira-97822.gifQuatrième de couverture :

La première chose qui étonne lorsque tu ouvres les yeux c'est le plafond de votre chambre.

Ça fait des mois que tu dors dans le salon.

Tu ne comprends pas.

 

Tu tournes la tête sur le côté, ta femme n'est pas dans le lit.

Mais ses longs cheveux blonds s'étalent sous ta joue.

Tu ne comprends pas du tout.

 

Tu montes une main pour te gratter la barbe.

Ta barbe a disparu.

Tu ne respires plus.

 

Tu descends ta main sous le drap.

Tu cherches quelque chose entre tes jambes.

Tu ne trouves rien.

Tu te redresses d'un coup.

Tu te tournes vers l'armoire à glace.

Tu cries.

Ta femme crie à ta place.

 

Ce petit livre m'a été recommandé par Aymeric Laloux, auteur haut-marnais que j'ai rencontré à Scrupt. L'histoire tient en quelques mots : un matin Monsieur se retrouve dans la peau de Madame et inversement le lendemain de leur décision de divorcer. Évidemment, ça ne va pas être simple...

Ecrit à la seconde personne du singulier (comme Nicole de Buron), Régis de Sa Moreira maîtrise parfaitement cet exercice difficile  et j’admire son habileté à jongler avec les pronoms personnels.

Son écriture sert la narration. Il utilise des phrases courtes avec des retours à la ligne fréquent. Cela peut être assez troublant au début mais cette syntaxe sied bien à l’état d’esprit du personnage qui se retrouve dans une situation ô combien déstabilisante et chaotique.

Au-delà de la cocasserie des scènes, c’est une véritable réflexion sur la difficulté de percevoir ce qu’est l’autre, ce qu’il vit, ce qu’il est. Ici, c’est Monsieur qui endosse la peau de Madame, et qui se réveille avec ses vieux réflexes masculins, devant s’adapter en 175 pages à la vie de sa femme, avec ses avantages et ses inconvénients.   

Ce roman s’adresse aussi bien aux femmes (la réaction de Monsieur aux toilettes est particulièrement croustillante)  qu’aux hommes (c’est très instructif aussi).

 

Bref, une comédie décalée à mettre vraiment entre toutes les mains !

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 19:47

la premiere chose qu'on regardeQuatrième de couverture :

Le 15 septembre 2010,   Arthur Dreyfuss, vêtu de son caleçon fétiche, regarde un épisode des Soprano quand on frappe à sa porte. Il ouvre.

Scarlett Johansson.

Il a vingt ans, il est garagiste. Elle a vingt-six ans, et quelque chose de cassé.

 

J’ai entendu pas mal de critiques de la part d’éminents critiques littéraires sur ce dernier né de Grégoire Delacourt. Leur avis m’avait laissé un instant dubitative et, je dois dire, que les premières pages ne m’ont pas rassurées.

J’ai eu un peu de mal avec la première partie du roman, marquée par des apartés artificiels. Serait-ce une déformation professionnelle de l’auteur qui aurait voulu glisser des insertions publicitaires ? La récurrence de ses digressions qui n’apporte rien d’autre qu’une déconcentration au lecteur fatigué par une dure journée de labeur et qui allongé, à demi endormi déjà, peine à tourner une à une les pages du dernier roman de l’écrivain de la famille, luttant avec désespoir contre un sommeil envahissant et implacable, et qui sait qu’il devra abandonner, en pleine action peut-être, ses amis d’un roman pour sombrer pendant un trop court moment - car la nuit n’est-elle pas toujours trop courte? - dans un monde onirique peuplé, selon son envie, de monstres ou d’adorables créatures… Bref, la digression agace. Heureusement, elles disparaissent dans la seconde partie du roman. Ouf, bon débarras.

Ceci dit, d’un autre côté, l’impression de légèreté primesautière induite par ces parenthèses disparait aussi pour laisser place à une écriture plus grave qui annonce le drame.

Evidemment, l’histoire d’une star du cinéma qui débarque en pleine nuit dans un trou perdu où végète un jeune garagiste très beau et célibataire, est assez improbable. Mais, après tout, pas beaucoup plus que de gagner le gros lot au loto (ah, oui, c’est vrai, ça c’était dans La liste de mes envies).

Comme dans son précédent ouvrage, Grégoire Delacourt commence par un évènement extraordinaire, a priori positif, qui vient bouleverser la vie de son personnage. Mais les bienfaits de ce bouleversement sont de courtes durées… La réalité revient rapidement fermer la parenthèse enchantée de nos deux tourtereaux.

C’est un livre plus profond que les premiers chapitres ne le laissent paraitre. Ceux qui se sont contentés de lire le début, la fin et la 99ème page auront beaucoup perdu. Ce roman d’amour traite des apparences, mais aussi de l’identité, de la solitude, des héritages…  Et, pour ceux qui ont aimé la liste de mes envies, ils retrouveront une certaine continuité dans le traitement de ces thèmes.

 

 

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 20:40

le plus petit baiser"Un inventeur dépressif rencontre une fille qui disparait quand on l’embrasse. Alors qu’ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d’un coup.  Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l’inventeur se lance alors à la recherche de celle qui « fait pousser des roses dans le trous d’obus qui lui sert de cœur ». Ces deux grands brûlés de l’amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ?

Le plus petit baiser jamais recensé est un vrai faux polar romantique. Suite métaphorique de la mécanique du cœur, ce roman teinté de mélancolie regorge de gourmandises explosives. Comme si Amélie Poulain dansait le rock’n’roll et croisait le Petit Prince avec un verre de whisky."

J’avais beaucoup aimé la mécanique du cœur, l’écriture poétique et surréaliste de Mathias Malzieu m’avait alors séduite.  Mais j’avoue être beaucoup plus dubitative face à ce plus petit baiser jamais recensé… Si on retrouve bien la patte de l’auteur dans le style toujours aussi imagé et poétique (son vocabulaire ne peut laisser de marbre), l’histoire m’a semblée manquer de profondeur. Dépouillée de ses aspects surréalistes (une fille invisible, des arbres à harmonicas ou à barrettes…), le récit manque à mon goût de singularité (cela reste un roman d’amour très classique : un homme, une femme, le retour de l’ex, le point de rupture,  et l’épilogue logique) et de rigueur. Ainsi, quelques passages me laissent perplexes, comme page 107, l’allusion à la paternité de Gaspard Neige. Alors bien sûr, vous me direz dans ce type de roman, ô combien éloigné de nos habitudes littéraires, rien d’étonnant. Certes, mais j’aurais aimé retrouver la fraicheur de la mécanique du cœur … Mais pour cela aurait-il peut être fallu que l’auteur soit dans le même état d’esprit ?

Ceci dit, c’est un roman qui se lit facilement (pour ceux que les néologismes imagés ne rebutent pas, évidemment) et rapidement (à peine plus de 150 pages). Petit plus, il y a un carnet (non détachable) sur papier glacé et en couleur, s’il vous plait, cadeau de notre inventeur à sa belle qui reprend ses billets doux déposés dans les endroits les plus improbables (pour des billets doux s’entend). 

Et si vous voulez retrouver le taeser du roman, c'est sur le site de l'éditeur !

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 20:33

Quatrième de couverture :« Rien ne devait troubler son long sommeil de vingt siècles…carnyx

Le Carnyx de Tintignac est la pièce maitresse de ce trésor arraché au granite limousin. . A la veille de sa présentation au public, le mythique instrument gaulois disparait des vitrines lourdement gardées du musée de Tulle. Quelques heures auparavant, le corps de Daniel Moreau est retrouvé dans la campagne berrichonne, à quelques encablures du site d’Argentomagus. L’ami du conservateur a été froidement exécuté d’une balle dans la tête. Quel lien entre ces évènements distants d’une centaine de kilomètres ? Quelle est la signification de cette formule retrouvée dans les archives de Daniel Moreau, « CV Teodeleno » ?

C’est un vaste puzzle que vont être confrontés, de part et d’autre, Fabrice Montignac, journaliste au quotidien local de Tulle et la lieutenante Albane Sénon qui commande la gendarmerie d’Argenton-Sur-Creuse. Cette traque va les mener sur la piste d’un incroyable secret, préservé à travers les siècles ! »

 

Ce livre m’a été prêté en février par ma cousine corrézienne (je te le rends en août, promis). J’ai mis un peu de temps avant de me plonger dedans, mais, dès les premières pages je ne l’ai plus lâché.

J’ai retrouvé ici, un roman policier tel que je les aime avec une intrigue bien ficelée.

L’action se passe entre Tulle et son musée (que j'irais bien visiter), Argenton-Sur-Creuse (commune de l’Indre comme chacun sait), sa gendarmerie et aussi son site archéologique. L’auteur tisse son histoire autour d’un carnyx volé, s’en suit une enquête à deux voix (Fabrice Montignac, journaliste à la Montagne de son état, et la jolie lieutenante Albane Senon) dans la campagne limousine.

Le roman débute par une immersion dans la Gaule de -50 av JC avant de faire un bond de près de 2000 ans. Inscrire une intrigue policière dans un contexte historique n’est pas chose facile, mais on sent l’auteur bien documenté. L’écriture est facile, moderne et agréable à lire. Les rebondissements ne manquent pas. Haletant jusqu’aux dernières pages, ce roman laisse une porte ouverte sur bien des supputations qui trouveront peut-être leurs dénouements dans… 2000 ans ?

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 22:40

Commentdevenir un Dieu vivantVoilà une de mes acquisitions du dernier salon du livre. J’attendais pour une dédicace de Bordage au stand du Diable Vauvert, quand j’avisai, sur la table d’à côté un jeune homme seul et désœuvré. Comme l’attente se poursuivait, nous avons engagé la conversation et en moins de cinq minutes je me retrouvai avec cette « comédie apocalyptique » comme me le précisa son sympathique auteur, entre les mains. Bien que la couverture ne me parut pas des plus engageantes, je me laissai néanmoins tenter par l’argumentaire de l’auteur.  J’avoue ne pas avoir été déçue.

Comédie ? Certes oui, car ici, rien de sérieux, du moins en apparence car au détour de situations cocasses, le narrateur (oui, c’est encore un roman écrit à la première personne) nous entraine dans les méandres de réflexions aussi tortueuses que profondes. Au-delà d’une simple histoire abracadabrante, c’est bien une analyse de nos mœurs dont il s’agit. Ainsi, l’air de rien, l’auteur rappelle l’étymologie du mot apocalypse, faisant référence d’une façon assez implicite au coté phallocratique de nos sociétés (d’ailleurs n’a-t-il pas fallu que les ligues féministe américaines s’en mêlent pour que les météorologues nomment leurs ouragans de noms masculins ?). Et tout est à l’avenant.

C’est un livre où l’histoire romanesque n’est que prétexte à nous emmener dans sur une voie philosophique, sans que nous nous en doutions. Elle nous oblige à réfléchir mais sans violence, au contraire, par touches…

Quelques mots sur l’histoire ? J’en serais bien incapable, cela fait plusieurs semaines que j’ai fini de la lire et il ne m’en reste pas grand-chose, juste une impression de grand n’importe quoi (c’est une comédie, quand même !), mais cela n’a finalement pas d’importance, l’intérêt est ailleurs.

Voilà, en tout cas, un livre dont je ne regrette pas l’achat !

 

Quatrième de couverture :

« La fin du monde, je ne suis ni pour, ni contre. Je ne m’en réjouis pas, bien sûr. Je ne la déplore pas non plus, ça ne sert à rien. L’époque est vécue comme apocalyptique, donc elle l’est. Voilà comment je voyais les choses à ce moment-là. En tout cas, il ne me venait pas à l’idée de pouvoir sauver l’humanité, ou alors seulement quand j’étais vraiment ivre. »

Ce roman est une comédie apocalyptique. Il raconte l’histoire de William Andy, loser ordinaire devenu prophète médiatique en proposant de solutions pour aborder la fin du monde sans se faire mal. Parviendra-t-il à contenir la catastrophe globale avec un show télé ? 

Et pour en savoir plus, visitez donc le site du Diable Vauvert !

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 22:31

230320132253Un salon du livre à Paris, ça se prépare ! La veille, je mets dans mon caddie les livres que je compte bien faire dédicacer, ma liste d’auteurs (avec les horaires et les numéros de stands) et évidemment, des madeleines faites maison…

Départ à 8h30 exactement. La voiture est au complet : mes filles, ma copine Sophie, les caddies remplis de bouquins et les deux boîtes de madeleines !!!

Après 2 heures de trajet sans encombre, nous avons quitté le périphérique encore fluide pour nous engouffrer dans les allées du parc des expos de la porte de Versailles. C’est d’ailleurs dès ce moment qu’on reconnait les habitués : pas une hésitation pour trouver l’entrée du parking R !

Descente des trois étages en ascenseur, petit couloir avec tapis rouge, barrière et agent de sécurité… et en avant !!!

 


230320132254Un premier arrêt auprès du très sympathique Daniel Picouly cerné de journalistes et de caméras. Une petite discussion sur les héritages et une madeleine plus tard, je me dirige avec Sophie vers les éditions Cherche Midi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes filles en profitent pour faire le tour des stands jeunesses (Antoon Krings, Marie Despleschin, Jean-Claude Mourlevat… bref, le gratin de chez Gallimard Jeunesse)

230320132267 

Là, on voit tout de suite que certains sont plus occupés que d’autres…

 

Sophie voulant rencontrer Francis Huster (le plus drôle ?),

230320132257

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

230320132255je me suis arrêtée devant le très sympathique Axel de Tarlé qui esseulé a réussi à me vendre La crise est finie (il est très persuasif…). Un vrai optimiste avec qui j’ai parlé boulot un samedi ! Heureusement il y avait quelques madeleines pour se remonter le moral et ce n’est pas le Cherche Midi qui me contredira (je leur ai même laissé la recette !)

 

 

230320132263Après avoir jeté un coup d’œil sur ma progéniture qui patiente dans une file, je pars rejoindre mon camarade de chez Ex-Aequo Patrice Wooley en dédicace pour son livre La dame des brumes paru chez Imperiali Tartaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

testamentum-la-prophetie-de-jeanne-d-arcPuis pause déjeuner !!! Nous retrouvons Andras Fenris (je ne le présente plus : l’auteur d’Urban Massaï, Le chevalier du troisième sous-sol et Place défaite) qui vient dédicacer son dernier livre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre temps notre groupe s’est agrandi de Cécile, Guillaume et Florence, si bien que nous sommes 9 à converser, assis en rond, sur le tapis rouge, en mordant dans un sandwich. Nous nous séparons vers 13 heures 30. J’ai confié à Cécile deux exemplaires de Marc Levy, le mien et celui de la médiathèque. Un grand merci à elle qui a fait plus de deux heures de queue !

 

 


230320132268J’abandonne Sophie et Agathe dans la file d’attente pour Gilles Lagardinier pour partir vers le stand du Diable VauvertLà, Bordage parlant avec de gentes dames, je prends mon mal en patience en papotant avec son voisin. Résultat : un livre en plus pas prévu sur ma liste, mais une sympathique rencontre avec Julien Blanc-Gras (j’ai d’ailleurs commencé son roman apocalyptique délirant-dixit l’auteur himself). Petite signature de Bordage puis retour vers le stand Fleuve Noir.

 

 

 

 

230320132269Les filles n’ont pas beaucoup avancé et je comprends vite pourquoi : Gilles Legardinier est un auteur particulièrement proche de ses lecteurs (plutôt lectrices en l’occurrence) et il n’hésite pas à sortir de derrière sa table pour se prêter au jeu des photos !

 

 

 

 

Mais l’heure tourne et il est temps de passer à la suite de ma liste d’auteurs à voir : Douglas Kennedy, Carlos Ruiz Zafon, Jean Teulé… Trop de monde, je renonce. Philippe Delerme, idem.

 


230320132271Plutôt que de perdre du temps, je préfère attendre tranquillement au stand XO l’arrivée du jeune et talentueux auteur de dieu est un pote à moi, j'ai nommé, mesdames et messieurs : Cyril Massarotto

Et comme c’est l’heure du goûter, mes madeleines sont les bienvenues, je lui en laisse quelques-unes ce que ne manque pas de remarquer Florence qui passe dans le coin une demi-heure plus tard : « Oh, j’ai vu tes madeleines sur la table de Cyril Massarotto !».

 

 

 

 

 


L’après-midi s’avance, les jambes commencent à fatiguer.

Je pars de mon côté avec Agathe retrouver les éditions Plon où un attroupement de journalistes m’indique que François Bayrou est bien là. Tant mieux, c’est lui que je voulais voir (on est modem ou on ne l’est pas…). Je prends ma place dans la file qui n’arrête pas de bouger. Je réponds à quelques questions d’une journaliste de France Inter (pensez-vous que François Bayrou écrive lui-même ses livres ? Que pensez-vous de ses qualités littéraires ? Êtes-vous là pour l’homme politique ou l’écrivain ?... De vraies questions de fond…). Je manque de perdre ma place, remonte la file à contre-courant, cadette et caddie derrière moi, fait signer mon exemplaire et m’extrait de la gangue humaine. Ouf!

On passe dans une allée moins fréquentée. J’appelle Sophie pour que nous nous retrouvions, l’heure du départ approchant. Répondeur. Je m’arrête pour lui laisser un message inaudible devant un petit éditeur. Derrière la table, Philippe Vandel. 

 

230320132272

J’avais entendu parler de son livre sur les pourquoi chez Ruquier, aussi lui demande-je s’il avait trouvé pourquoi un bailleur en faisait bailler d’autre. Il n’a toujours pas la réponse. Il croit bon de me préciser que son livre est destiné à un public jeune et qu’il n’y a aucune réponse à connotation… salace.

Mais pourquoi me dit-il ça ? (ce n’est que bien plus tard, sur la route du retour, que je me souviens qu’il présentait le journal du hard sur Canal Plus)

Mon aînée me textote. Elle est devant Philippe Delerme. J’arrive !

Et c’est là que je vis un grand moment de solitude… Pas moyen de retrouver mon livre :mon Envol s’est envolé !

Je sors en vrac, sous les yeux médusés de Philippe Delerme, le contenu de mon caddie. Une trentaine de bouquins et mes boîtes de madeleines (l’une est vide). Impossible de mettre la main sur la nouvelle éditée par le Rocher ! Ayant une petite idée du ridicule de la situation, je ne m’entête pas et me rabats sur Ecrire est une enfance.

Enfin, quand je dis que je ne m’entête pas…

Ayant retrouvé ma tribu dans un coin tranquille, je pars à la recherche de ce fichu bouquin.

Cinquante pages, format A5, ça ne disparait pas comme ça !

Méthodique, je vide intégralement mon caddie, j’en profite pour trier au passage les prospectus qui s’y étaient glissés par inadvertance. Rien…

Finalement, je retrouve l’Envol, planqué entre les pages du Marc Levy que Cécile vient de me rendre. Je pousse un cri de triomphe qui en fait sursauter plus d’un, et refile vers Philippe Delerme (la suite dans un prochain billet où vous découvrirez pourquoi cette dédicace me tenait tant à cœur…)

18H30 : Il est l’heure de se repartir. Une petite hésitation devant la borne de paiement du parking (25 euros la journée, pfff quand même…Merci Sophie !), puis retour sur le périph’, une heure pour rallier l’A4, normal. Les dernières madeleines expirent sous les quenottes des filles…

 

22h30 : Retour maison, dodo…

 

A l’année prochaine !

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 14:43

l'espoir cette tragédieExtrait de la quatrième de couverture :

Calme et sérénité, c’est tout ce que Solomon Kugel espérait trouver en s’installant avec le mère, épouse et enfant sans cette vieille bâtisse perdue en pleine campagne.

Raté ! Car allez trouver la paix quand votre femme vous accable de reproches, que votre mère vous bassine avec la Shoah qu’elle-même n’a pas vécue, et qu’un pyromane sévit dans la région.

Mais ce qui pourrait bien achever de vous rendre fou, ce sont ces bruits incessants au grenier. Alors, n’écoutant que votre courage, vous vous décidez à monter et vous découvrez là une bien étrange créature.

Une très vieille femme très en colère, une icône que le monde entier pensait morte depuis longtemps. Une héroïne de l’Histoire bien décidée à rétablir sa vérité…

 

Ce livre a été lu dans le cadre de l’opération Masse critique - Babelio  que je remercie ainsi que les éditions Belfond.

Etant un tantinet en retard pour rendre ma chronique, je ne prends, exceptionnellement, pas le temps de laisser reposer ma lecture (je ne l’ai finie que ce matin) pour n’en garder que la quintessence des impressions que celle-ci aurait pu me laisser.

Voici un roman que j’attendais depuis plusieurs semaines, aussi quand j’ai vu qu’il était proposé dans masse critique de janvier, j’ai aussitôt sauté sur l’occasion. Je me délectais déjà au souvenir de la lamentation du prépuce que j’avais adoré. Malheureusement, entre temps, Mamie est partie, et pour moi c’est une tragédie sans espoir…

Néanmoins, malgré le contexte difficile dans lequel j’ai poursuivi ma lecture, ce livre m’a plu. Evidemment, je n’en ai pas retiré le plaisir que j’y escomptais, les similitudes avec ma propre réalité étaient trop importantes…

Sur la quatrième de couverture, il est noté : « Encore plus iconoclaste, provocateur et hilarant, le grand retour de Chalom Auslander. Entre Woody Allen, Philip Roth et Franz Kafka, un régal de drôlerie et de profondeur sur la légitimité de l’art après l’Holocauste, le devoir de mémoire et les ravages causés dans le monde par l’espoir, cette tragédie. » Iconoclaste, sans contestation possible, par le postulat que cette femme ait survécu à l’Holocauste ; provocateur, également, car qui oserait ainsi mettre en scène la Shoah (le personnage de mère particulièrement) ; mais hilarant… franchement… mais bon peut être n’étais-je pas dans l’état d’esprit adéquat…

Vu d’un certain angle, le personnage de mère (c’est ainsi que l’appelle le narrateur) est cocasse : cette femme, née après la guerre, est persuadée d’avoir vécu dans les camps de concentrations, elle voit son oncle ou sa grand-mère, dans un abat-jour en cuir, frémit à l’idée qu’on puisse venir la chercher pour l’interner, sans bien savoir qui est ce « on », ne semble pas étonnée de voir pousser dans son jardin stérile des tomates sans pieds ou des barquettes de bœuf… Cette femme atteinte de sénilité (l’auteur parle à un moment de dégénérescence neurologique) est soutenue dans son délire par son fils, Solomon, qui pose lui-même lesdits légumes dans le jardin. Le lecteur nage souvent un plein délire, mais pour moi, c’est un délire pathétique où la mort rôde en permanence.

Dès le début du roman, le personnage principal est à la recherche de la phrase parfaite pour le moment où il prononcera ses derniers mots. Cette question revient plusieurs fois dans le récit, comme un leitmotiv. De même se pose la question récurrente de l’espoir et de l’optimisme dans notre monde bien malade, par l’intermédiaire du personnage du Professeur Jovia (et pourquoi pas « jovial » ?) thérapeute de son état. Question qui reste en suspend, forcément…

C’est un roman à l’humour grinçant où l’auteur joue avec le lecteur, mêlant les passages narratifs  (en passant, on rencontre des personnalités telles qu’Alan Dershowitz très connues aux Etats-Unis, un peu moins ici…) aux divagations intérieures de Solomon (la liste des choses à ne pas oublier de prendre si ça recommençait… quoi « ça » ? Et bien « ça » voyons !).

Un roman réussi mais à ne pas mettre entre toutes les mains…

 

Merci à Babelio et Belfond

 masse critiquelogo belfond

 

 

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 19:40

les yeux plus grands que le ventreDans le Rio de Janeiro de l’immédiat avant-guerre sévit un tueur en série ayant une particularité : il ne s’attaque qu’aux femmes très grosses. Ainsi disparaissent une prostituée polonaise, une religieuse incapable de résister à la gourmandise, l’attachée de l’ambassade d’Allemagne et plusieurs femmes de la bonne société carioca. Le commissaire Noronha est chargé de l’enquête. Esteves, un ex-policier portugais reconverti dans la pâtisserie, lui prête main-forte. Au fil de leurs investigations, ils se rendent dans les quartiers chauds de la ville, au superbe Opéra de style Art nouveau un soir de première, assistent à une course automobile. Noronha et Esteves doivent rassurer les femmes de Rio, qui estiment toutes qu’elles ont les yeux plus grands que le ventre.

 

Voici un livre dont j’ai entendu parler à l’émission « la grande librairie » de France 5. L’auteur, Jo Soares, m’avait paru sympathique et quelque fois, il ne m’en faut pas plus pour lire un bouquin.

J’ai été un peu déroutée au début par cette intrigue assez simpliste : un croque-mort psychopathe, frustré par une mère obèse, qui assassine des femmes de corpulence au-dessus (bien au-dessus) de la moyenne et théâtralise les corps en mets portugais, laissant la police locale bien dubitative. L’arrivée d’un ex-collègue portugais reconverti dans la boulangerie, permet à l’inspecteur Mello Noronha de débuter son enquête…

C’est loufoque, bien écrit, sans prétention et dépaysant.

Loufoque dans l’intrigue même, mais aussi dans les personnages et leurs histoires (page 144, la rencontre entre Charon et le gourou bolivien est un passage particulièrement truculent !). Bien écrit avec l’utilisation de différentes formes de narration que ce soit sous la forme très administrative d’une transcription d’une communication téléphonique (au chapitre 4) ou en alternant des passages relatant le match du Brésil contre l’Italie du 16 juin 1938 avec la traque de Charon dans les rues de la ville déserte (chapitre 17) où pour ajouter une touche de fantaisie, des petits dessins de ballon rond marquent la transition entre les paragraphes (il y a d’ailleurs .pleins de dessins qui agrémentent le texte). Dépaysant aussi parce que sous le soleil brésilien, on découvre une période historique méconnue dans ce pays si loin du notre et… des petits plats portugais bien alléchants, mais sans l’accompagnement de leurs grosses dépouilles, s’il vous plait, je suis au régime !

Je dédie cette chronique à Mamie qui nous a quittés le 4 mars, elle avait découvert et apprécié Jo Soares récemment à travers Meurtres à l’académie. Grande lectrice, elle s’est éteinte avant d’avoir fini Un miracle en équilibre

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 15:59

harry quebertQuatrième de couverture :

A New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à sn éditeur d’ici quelques mois.

Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Québert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

En novembre, alors que la saison des prix littéraires vient de débuter, Emilie nous propose de choisir quatre romans primés pour une lecture commune. Parmi les heureux (ou malheureux) élus, La vérité sur Harry Québert de Joël Dicker , Goncourt des Lycéens et grand prix de l’Académie Française - excusez du peu.

Je m’attendais, naïvement sans doute, à quelque chose d’extraordinaire, tel qu’on me l’avait promis sur la quatrième de couverture : une écriture riche, une véritable réflexion sur la société avec une étude approfondie des rapports entre les êtres humains, avec une approche différente de la littérature… Bref, je m’attendais à un chef d’œuvre.

Bon, vous l’avez deviné, j’ai été assez déçue.

La mise en abîme nombriliste de l’écrivain qui écrit son roman sur un autre écrivain qui a soi-disant écrit le livre du siècle m’a prodigieusement lassée, et ce, très vite. Les extraits insérés du fameux livre de Québert, Les origines du mal, sont d’une médiocrité, dégoulinant de « chéri », « amour » et autres niaiseries que ne renieraient pas le plus mauvais des Harlequins. Je précise, le plus mauvais, car, quoi que fortement décriés, certains sont plutôt pas mal, bien écrit et assez intéressant…évidemment ça reste du roman d’amour mais au moins, il n’y a pas tromperie sur la marchandise.

De même, je n’ai pas compris la pertinence des extraits de conversations entre Harry et Marcus qui marquent certains débuts de chapitres. Il n’y a pas toujours de cohérence avec ce qui suit. Finalement, on apprend à la fin qu’il s’agit de maximes enseignées par Québert au jeune Marcus… si le procédé peut être intéressant, encore une fois, il ne me parait pas assez exploité. L’idée d’une numérotation anti-chronologique également…

Et c’est franchement dommage car l’intrigue policière est plutôt réussie. L’auteur, le vrai, égare le lecteur en multipliant les points de vue sur l’affaire. Malheureusement, l’enrobage « littéraire » est de trop. Ça gâche tout. Un peu comme un délicieux dessert qui aurait été recouvert par des tonnes de crème écœurante…

Désolée… Mais retrouvez d'autres avis plus positifs chez Nathalia, Val... et les autres.

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 16:36

mon chein stupidVoici un livre qui m’a été offert par Christophe-mon-libraire. En me le tendant, il m’a dit « c’est mon livre préféré ». Le titre et la couverture, avec ce chien casqué et « binoclé » étaient prometteurs.

Une courte biographie de John Fante, en début de livre, éclaire sur le personnage principal, Henry J. Molise, qui peut être considéré comme un double de l’auteur.

Ecrit dans le milieu des années quatre-vingt, l’histoire de cette famille, au bord de l’explosion, dans une Amérique individualiste, évoque avec le départ des enfants, les uns après les autres, les illusions perdues à l’heure du bilan d’une vie finalement pas si bien réussie que ça.

Tout commence avec l’arrivée d’un chien complètement idiot, d’où son nom Stupide, qui déteste les femelles mais a la propension à essayer de se reproduire avec tous les mâles, chien ou humain, qu’il croise (avec toutefois une petite préférence pour monsieur gendre).

C’est décalé, caustique, voir cynique (c’est bien le mot) mais aussi édifiant.

L’écriture est incisive, les personnages ne sont pas sympathiques et on est assez loin des bons sentiments. Pourtant, peut-être parce que le narrateur parle à la première personne, une certaine empathie s’impose avec Henry, malgré tous ses défauts. Car il faut bien l’avouer, Henry est à ranger dans la catégorie (excusez-moi pour ce vocable des plus osés, mais je ne trouve pas d’autres termes plus approprié) « gros con».

Cela fait maintenant plusieurs jours que j’ai terminé la lecture de ce livre très masculin et j’en garde un bon souvenir malgré sa violence. Merci à Christophe de me l’avoir fait découvrir !

 

Quatrième de couverture :

Un énorme chien à tête d’ours, obsédé et très mal élevé, débarque un soir dans la famille en crise d’Henry J. Molise, auteur quinquagénaire raté et désabusé. Dans leur coquette banlieue californienne de Point Dume, ce monstre attachant s’apprête à semer un innommable chaos. Un joyau d’humour loufoque et de provocation ravageuse. 

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hantise

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


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Réédité chez Chloé des Lys

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