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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 18:04

la vie révée de rachel waringLa vie rêvée de Rachel Waring, Stephen Benatar, Le Tripode, paru le 28/08/2014

 

Quatrième de couverture :

Rachel Waring est folle de joie. De manière inattendue, une grand-tante lui a légué un petit hôtel particulier à Bristol. Sans plus réfléchir, elle décide de laisser derrière elle son ancienne vie. C’en est fini du travail d’employée de bureau, de sa pauvre garde-robe de sa colocataire qui fume comme un pompier et jure comme un charretier. Elle ca mener une vie entièrement consacrée aux plaisirs, à la beauté, l’art et l’amour. Une fois installée dans ses nouveaux quartiers, Rachel se paie les services d’un jardinier, se met à l’écriture, et impressionne ou déconcerte tout le monde par son optimisme. Mais alors que le temps s’écoule au rythme de vieilles chansons qu’elle fredonne à longueur de journée et des amours qu’elle s’invente, son entourage commence à s’interroger sur sa santé mentale.

 

Avis de la page 100 :

 

Une longue introduction nous décortique la folie de Rachel Waring, ce qui est un peu dommage. Rachel est certes fantasque, originale, naïve aussi surement (du moins le regard qu'elle pose sur le monde) malgré ses 50 ans passés, mais pour le moment elle ne m'a pas paru si folle que ça (enfin à la page 99, on sent qu'il y a comme un problème quand même). Ecrit à la première personne, l'identification avec Rachel est rapide (c'est peut-être la raison pour laquelle je ne la trouve pas folle...) et le personnage est vraiment sympathique, voir attendrissant.

Juste un bémol pour moi : les notes bas-de-page que je n'apprécie pas car elles coupent la lecture pour finalement ne pas apporter de grande explication supplémentaire... En tout cas je suis impatiente de suivre les aventures de Rachel !

 

Chronique :

Après une longue introduction de John Carey qui explique en détail le roman (ce qui est à mon sens superflu), l’histoire débute avec la mort de la tante de Rachel Waring. Cette disparition va permettre à Rachel de prendre un nouveau départ. Elle plaque tout et s’installe dans la maison de sa tante. Mais progressivement, la raison de Rachel semble vaciller, comme celle de sa tante des années auparavant. Est-ce que Rachel devient folle, ou est-elle possédée par cette maison et son défunt habitant ?

Le roman écrit à la première personne du singulier oblige le lecteur à s’identifier à Rachel. Avec elle, on bascule doucement dans un monde équivoque. Rachel vit-elle vraiment ces situations ou hallucine-t-elle ? Qu’est-ce qui est réel, qu’est-ce qui est fantasmé ? Le lecteur finit lui-même par s’y perdre, pour son plus grand plaisir.

Si on essaye de prendre du recul et d’analyser la situation de Rachel Waring, il faut se rendre à l’évidence : la carence affective dont elle souffre, l’indigence de ses relations sociales quand elle est à Londres (pas d’ami, seulement une colocataire) sont propices au développement de névroses. Cette absence d’amour s’accentue au fur et à mesure du récit jusqu’à devenir une telle souffrance que Rachel n’a d’autre choix que de la nier. Elle devient alors un objet d’amour, un être focalisant toutes les attentions et l’admiration. Est-ce folie ? Ou une forme de désespoir ? En tout cas, Rachel parvient à son but : le lecteur ne peut qu’aimer un tel personnage si profondément humain.

Petite critique, la seule, il faut bien avouer, et qui, en plus, ne fait pas totalement partie du roman : j’ai été gênée, surtout au début, par les notes bas-de-pages qui n’apportent rien de réellement intéressant au récit. Trop ou pas assez détaillées, elles ne font que ralentir la lecture. Heureusement rien n’oblige à les lire et on s’en passe très bien.

Note : 17/20

Pour aller plus loin…

 

 

 

Retrouvez les autres chroniques sur lecteur.com

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