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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 23:08

C’était Roméo et Juliette et  patatras : c’est Peines d’amours perdues…

Plaquée par l’homme de sa vie, Rosa est prête à tout pour le récupérer. Au point de croire aux boniments du magicien Propero, spécialiste ès voyages dans le temps et retour en affection… Mal lui en prend car, sitôt ensorcelée, la jeune femme reprend conscience dans la peau de… William Shakespeare.

Si la vie et l’amour ont un sens, la colocation cérébrale avec le grand Will risque de faire sauter quelques certitudes…sors de ce corps william!

 

Décidément David Safier est un auteur estival pour moi. Il y a un an, j’avais apprécié Jésus m’aime et en ce mois d’août je réitère avec un plaisir grandissant.

Toujours aussi décalé, toujours aussi drôle, une vraie bouffée fraîche en cet été un peu morne.

Mais au-delà d’une simple comédie, David Safier aborde une des questions essentielles de l’être humain : l’amour, le trouver, le garder.

Rosa pour qui la route était toute tracée avec le beau Jan et ce malgré des différences notables entre eux (il est beau, elle est quelconque, il est un dentiste très en vue, elle est institutrice par défaut, il est issu d’une des meilleures familles de Düsseldorf, elle, c’est limite famille « groseille ») trompe bêtement son promis avec un collègue qu’elle n’aime pas et sans même savoir vraiment pourquoi.

Le recours à un mage-hypnotiseur pour retrouver son amour perdu, va conduire notre héroïne dans une aventure cocasse, dangereuse mais si enrichissante. Elle va y trouver la réponse à son manque de réussite en amour à travers une aventure extraordinaire dans le temps et l’espace : la jeune allemande des années 2000 se voit transmutée dans le corps de William Shakespeare au seizième siècle à Londres.

Mais attention, ce n’est pas ici que vous pourrez approfondir vos connaissances sur le grand William Shakespeare, car dès la première page, l’auteur prévient qu’il n’y a aucun fondement historique au récit (on s’en douterait).

L’écriture est agréable et le mélange des deux points de vues est étonnante : William et Rosa partagent la même tête et peuvent discuter, sauf que si l’un peut entendre les pensées de l’autre, la réciproque n’est pas vraie, et l’autre doit formuler à haute voix ses réponses, au risque de passer pour un fou au temps de Shakespeare ! Et évidemment pour rehausser les effets de comédie, celui qui a la maitrise du corps est forcément celui qui est l’intrus (Rosa est dans Shakespeare au XVIéme et inversement au XXIéme).

Les personnages des deux périodes se croisent sans cesse, chacun ayant son double dans l’autre temporalité. Ainsi, Jan est également le comte Essex, le précieux Holgi se retrouve sous les traits du fidèle Kempe, et la rivale Olivia devient la comtesse Marie.

Malgré la complexité apparente du récit : deux temporalités, deux monde, des personnages double eux aussi… l’histoire se lit très facilement, même quand on est très fatigué et même s’il n’y a pas de vraiment de surprise dans ce roman, on passe un bon moment.

Evidemment le message délivré par ce récit initiatique (Rosa va trouver après une prise de conscience et donc l’acquisition d’une maturité, LA réponse à ses échecs amoureux) est certes un peu facile mais finalement si réaliste. Et puis, un peu de bon sentiment ne fait pas de mal en ces beaux jours, non ?

 

 

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Published by vhs - dans humour
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