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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 22:46

Quatrième de couverture :   lucien

« L’amour a un prix, celui de la fatigue. C’était il y a quinze ans, c’était vite passé. Aujourd’hui il vivait dans une banlieue chic, dans un Ouest Parisien peuplé d’incontournables, de dentistes friqués et d’avocats de stars, un paradis surfait pour bourgeois conformistes, un havre d’apparat pour nouveaux enrichis, et naviguait, perdu, entre deux tentations : l’envie d’être célèbre, le besoin d’être vrai. »

Grégoire Sauvagnac a bientôt 40 ans. Il est compositeur de musique de pub et vit avec sa fille en banlieue parisienne.

La crise économique a tronqué les budgets, sa carrière musicale est en phase finale, son moral est en berne et sa vie compliquée. Un psychiatre improbable va l’aider à survivre. Une femme exceptionnelle va croiser son chemin, dont le parfum subtil sera son obsession. Saura-t-elle apaiser son ego maladif ? A quel prix pourra-t-elle lui redonner envie ?  

J’ai été sollicitée par les agents littérairespour recevoir, lire et commenter ce livre. Ayant bénéficié de leur intermédiaire pour mon propre livre (Le mouroir aux alouettes), j’ai répondu évidemment favorablement à leur demande. D’autant plus favorablement que le thème m’intéressait : étant dans la quarantaine comme le personnage principal je pensais trouver des problématiques similaires aux miennes, même si la comparaison s’arrête là… L’annonce d’un psychiatre et d’une femme exceptionnelle à ses côtés me paraissait également alléchante.

Le roman commence par une longue description psychologique du personnage Grégoire. Celui-ci roule sur l’autoroute en direction de Paris pour un rendez-vous professionnel. Pris dans les embouteillages, cet arrêt sur image, permet de faire connaissance avec lui, cerner le personnage.

Dès le second chapitre, le personnage du psychiatre est annoncé (mais on ne le verra pas tout de suite, il faudra même attendre longtemps… pour finalement être déçu par la rencontre, mais j’anticipe, chutttt), et celui de « la femme exceptionnelle » est introduit (si j’ose dire).

L’histoire est celle d’un musicien sur le déclin, avec quelques clichés du milieu artistique (alcool, drogue et sexe forcément), qui fait une rencontre avec une femme très belle (évidemment, elle aurait été hideuse que c’eût été plus difficile) qui porte un parfum envoutant. Evidemment cette femme ne répond pas à ses avances. Il rencontre donc sa sœur avec laquelle il conclut (mais il ne sait pas que c’est sa sœur), il parcourt le monde (enfin pas le tiers monde, seulement le grand monde) croise la route de Georges Mickael (si-si il chante encore, bon pas en ce moment car il est en convalescence… mais bientôt)… bref, une vie trépidante.

J’ai été déçue par le personnage du psychiatre. On nous parle de lui comme d’un fou (dans le second chapitre) mais il n’apparait qu’à la fin du roman, et encore, presque sous forme anecdotique (je n’ai d’ailleurs pas encore vraiment compris ce que venait faire là cet épisode à Tanger). De même, il y a, à plusieurs reprises, des incohérences, ainsi Grégoire est présenté à un moment comme souffrant de phobie en avion, et à son voyage suivant, il n’en est plus fait mention, il semble même être indifférent au vol. Cela provient peut-être de plusieurs ellipses, un peu comme s’il manquait une partie du texte, ce qui ne facilitent pas la compréhension du récit.

Dernière petite remarque : il reste quelques coquilles, peu nombreuses, mais il est très agaçant de voir des accents circonflexes sur « notre » quand il s’agit d’un adjectif possessif. Mais bon, question ortograf je ferais peut-être mieux de ne pas trop la ramener, si vous me passer l’expression.

C’est dommage…

Il y a de bonnes idées (la réminiscence liée au parfum d’Amandine) mais il manque de la profondeur. On a l’impression d’effleurer seulement les choses…

Pourtant, aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai accroché à cette histoire et j’ai vraiment eu envie d’aller jusqu’au bout. Je me suis attachée à ce personnage tourmenté (même si dans ma représentation, il appartenait plus à la classe d’âge des quinquas qu’aux quadras, cela est peut-être dû à la couverture où on voit un homme d’un certain âge, serait-ce l’auteur ?), plein de contradictions, mauvais père et mauvais compagnon, sur lequel décidément on ne peut pas compter…

Et Lucien alors ? Il faudra aller à la dernière page pour savoir qui est Lucien.

 

 

 

 

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