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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 16:58

pancol 1 crocoQuatrième de couverture :

Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être.

Ce roman est l’histoire d’un mensonge. Mais aussi une histoire d’amours, d’amitié, de trahisons, d’argent, de rêves. Ce roman est plein des rires et de larmes.

Ce roman, c’est la vie.

 

J’aime laisser quelques jours entre le moment où je termine ma lecture et celui ou je rédige mes billets. J’aime garder en moi l’histoire, voir comment ma mémoire va la garder ou pas, quels seront les passages qui m’auront marqués,  les personnages qui m’auront émus… bref qu’en reste-t-il après ?

Certains livres que j’ai lu, il y a des années, m’ont laissé des souvenirs impérissables (Jules Matrat de Charles Exbrayat par exemple, ne le cherchez pas je n’ai pas fait de billet dessus), d’autres considérés comme des chefs d’œuvres, avis que j’avais pu partager sur le moment ne m’ont laissés que quelques traces (tel est le cas de L’ombre du vent de Carl Luis

Zafon – ne cherchez pas non plus, il n’y est pas - qui sur le coup m’avait paru si merveilleux et qui maintenant me parait si loin que je ne m’en souviens presque plus) et d’autre, enfin, dont la lecture ne m’avait pas transporté sur les voies de l’extase livresque, me sifflent, aujourd’hui, des airs de reviens-y (les derniers jours de Paris de Nicolas d’Estienne d’Orves notamment, mais peut-être, aussi,  parce que c’est un des rares livres que j’ai donné en me disant que je ne le relirais pas… fini, je les garde tous maintenant !).

Pourquoi ce préambule ? Et bien, parce que je serais bien en peine de vous dire dans quelle catégorie finiront ces crocodiles. Après avoir tourné la dernière page, je me suis dit : vite le second tome. Et puis, le soir même j’avais entamé un autre livre totalement différent. Et plus le temps passe, moins j’ai envie de me plonger dans la suite. Bizarre.

Il faut dire qu’au début j’avais eu du mal à entrer dans l’histoire. Le style d’écriture était très différents des derniers livres que j’avais pu lire, plus littéraire sans doute, et cela m’a demandé un petit temps d’adaptation. Mais finalement je m’y suis très rapidement faite. Le roman s’articule autour de cinq parties. Le personnage central, Joséphine, est entourée d’une ribambelle de personnages secondaires : ses deux filles, son mari (rapidement ex-mari), la maîtresse de son mari, sa sœur (détestable), son beau-frère, sa mère (épouvantable) et son beau-père, sa meilleure amie et son fils, sa voisine rmiste… chacun avec sa vie, son intimité. Une véritable galerie de portraits ! Et pourtant je ne me suis attachée vraiment à aucun. Entre ceux qui sont d’une lâcheté évidente (les maris en général) et ceux qui sont d’une méchanceté à la limite de la déviance (la mère, la sœur, voire la fille aînée), pas un seul ne semble équilibré. J’ai n’ai pu m’identifier à aucun. Joséphine m’a agacée, sa mère sa sœur et sa fille m’ont énervée, pas un seul personnage n’est vraiment positif. Par contre pléthore de caricatures négatives : le mari looser qui part avec la coiffeuse (ben voyons) en Afrique faire fortune, la mère qui ne voit que par sa fille aînée, très jolie, et qui plume son pigeon de mari (qui soit dit en passant la trompe avec sa secrétaire - à peine cliché, ça), la frangine copie de sa mère, égocentrée qui ne pense qu’à la gloire… il pourrait y avoir la meilleure amie, si ce n’est qu’on apprend en cours de route qu’elle fraye avec la Cour d’Angleterre (vachement crédible).

Et pourtant, ça se lit bien. Franchement. J’ai tourné les pages avec impatience, même si beaucoup de scènes étaient prévisibles (le coup du bouquin, on le voyait venir de loin). La quatrième de couverture reflète bien le contenu. Effectivement, tous ces aspects sont abordés. Il y a de la profondeur… mais tant de clichés, stéréotypes. C’est sans surprise.

Ce qui m’a un peu énervé aussi, c’est qu’on commence par un couple de classe moyenne et que très vite on s’aperçoit que ce n’est qu’un leurre, tous sont bourrés de fric. La seule qui soit vraiment sans argent est la voisine Rmiste, plaquée par son mari, un môme sur les bras, et, évidemment d’un sans gêne et d’une fainéantise sans égal, son fils est d’ailleurs à moitié voyou (ben tiens, le cliché du cas social).

Je me rends compte en écrivant ce billet que j’ai beaucoup de reproches à faire à ce roman, et j’en viens à me demander si je l’ai vraiment aimé. Pourtant il me semblait que oui… comme quoi, il faut toujours se laisser un peu de temps.

Je vais donc laisser de côté Joséphine et sa famille pour le moment. On verra bien ce qu’il en restera dans… 10 ou 15 ans.

 

NB: je l'ai classé dans "roman initiatique" car il y a une évolution remarquable de Joséphine dans ce récit (ouf, voilà un commentaire qui n'est pas négatif)

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commentaires

Hendiadyn 23/09/2012 15:17


Les Pancol ne m'ont jamais attirés ... mais en suivant les sages conseils de cet article, je vais m'abstenir !


A très bientôt :)

vhs 23/09/2012 15:43



Pourtant que de protestations j'ai pu avoir sur facebook aprés publication de cet article! Mais bon, je reste quand même sur mes positions, et il y a tant d'autres livres à lire...


A bientôt :)



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