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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 19:18

lydia millet

« Trois semaines avant Hiroshima. Les Etats-Unis testent à Los Alamos, Nouveau-Mexique, la tristement célèbre bombe atomique. Lors de la déflagration, Oppenheimer, Szilard et Fermi trois des pères fondateurs du projet, sont mystérieusement « télé-transporté » en 2006, à Santa Fe. Recueillis pas Ann, une bibliothécaire, ils y découvrent l’horreur de leur création et, pris d’un éclair de conscience, entament une croisade pacifiste entre l’Amérique et le Japon. Le but final : désarmer l’ensemble du globe. Sophistiqué et réjouissant, un savant mélange de faits historiques, d’évocations scientifiques et de vertiges existentiels, portés par une plume aussi alerte que DeLillo ou Twain. »

 

 

 

 

 

Entre la couverture, particulièrement réussie, et le résumé de la quatrième ô combien alléchante, j’ai été tentée par ce partenariat BoB. Eh bien, j’aurai dû m’abstenir. Voilà ce que c’est de se laisser prendre par les mirages de l’image. J’aurai dû me douter : ces champignons multicolores, si appétissants, furent décevant : fades tout au plus légèrement hallucinogènes… et encore !

Ne voulant pas réitérer l’échec de « il est parmi nous », je me suis forcée à lire les 150 premières pages (pas de chance, le pavé en avait 600). L’histoire a un peu de mal à démarrer (c’est le moins qu’on puisse dire). Dés le début, pourtant, des indices auraient dû me mettre en éveil : les courts paragraphes pseudo philosophiques où le personnage (Ann ou son mari, ou un des savants, en fait peu importe) se fait des apartés existentiels. J’avoue avoir zappé des phrases entières, du type : en parlant de l’agencement d’un jardin « des champs clos juxtaposés, des formes qui s’imbriquaient, ces choses alliaient la finitude déchirante et l’infinitude triomphante. »… ça me laisse sans voix.

Bref, passé la première partie qui pourrait s’apparenter à la mise en place, les personnages s’étant rencontrés, on a droit à une seconde partie où, là, par contre, on se retrouve accroché par on ne sait quel miracle, à l’histoire.

Un frémissement dans l’intrigue, on change de lieu, partant en voyage sur les traces de la « bombe ». Direction le désert du Nouveau-Mexique puis le Japon. Cela devient intéressant. Une intrigue se noue : ils se sentent suivi, épié…

Et puis… et puis…. Ben, pas grand-chose.

Bien sûr il y a de l’action : une croisade à travers les Etats-Unis pour la paix, la récupération par les religieux, l’opposition de l’administration Bush (ça se passe en 2004) devenue le grand méchant de l’histoire (qui l’eût crû ?)…

Je suis allée jusqu’au bout. Sans trop de mal finalement. Mais je me demande encore où voulait en venir l’auteur. Si son but était de nous persuader que l’administration américaine avait développé d’une manière irresponsable son arsenal nucléaire et qu’il était grand temps de désarmer tout ça, pas la peine de nous pondre 600 pages là-dessus, cela fait un sacré bout de temps que nous en sommes convaincus.

Bref, un roman qui se voudrait dénonciateur du complexe militaro industriel américain (glissant quelques chiffres sur l’arsenal nucléaire américain et sa progression sur les 50 dernières années) mais qui ne fait que reprendre des données connues de tous (enfin ceux qui s’y intéresse du moins). Et je ne vous parle même pas de la fin qui n’a strictement aucun intérêt, même pas symbolique malgré l’intention évidente de l’auteur.

En résumé, pas grand-chose à se mettre sous la dent et une déception de plus pour moi. A oublier très vite.

 

Je remercie néanmoins BoB et les éditions 10/18.

Sans rancune, j’espère…

 

Mais pour avoir un autre avis visitez donc Sylvain qui a su percevoir la symbolique de ce roman (moi toujours pas)

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