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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 22:00

200056-0 

Voici un livre d’Exbrayat que je n’avais pas encore lu. Et pourtant j’en ai lu beaucoup. Maintenant un peu oublié, plusieurs de ses livres ne se trouvent plus que d’occasion, Exbrayat a enchanté ma jeune vie d’adulte.

Sans conteste, sa vision de la Grande Guerre à travers Jules Matra m’a laissé une marque indélébile. Mais là n’est pas mon propos du jour.

Sur ce livre, éditions Rombaldi (c’était une prime La redoute  de 1968, déjà), point de quatrième de couverture. Vous vous contenterez du premier paragraphe :

 

« Au début, ils n’y prêtèrent pas particulièrement attention. Il ressemblait à tous ces  vagabonds riches de leur cheval et de leurs seules armes que l’on voyait parfois et que le shérif Ed Olinda se hâtait de faire déguerpir. On n’aimait guère les étrangers à Beechupland et le shérif n’entendait pas que qui que ce fût se permît de troubler la quiétude de ce village l’ayant choisi pour chef. »

 

Le décor est planté : nous sommes 1859, au Kansas. Beechupland est une ville nouvelle, dont le fondateur n’est d’autre que le shérif Ed Olinda. Homme à poigne dont la survit de sa ville est la chose la plus importante à ses yeux, plus importante que son propre fils, le voyou Ed.

Il faut prés de la moitié du livre pour installer l’intrigue. Le meurtre n’ayant lieu qu’à la page 112 (sur les 236 que comptent le livre).

Lentement, l’angoisse est distillée. Dés le départ on sait qu’il y aura un meurtre (forcément, c’est un policier, quand même), page à page, on voit le danger se dessiner, les assassins s’approcher de leur victime, les témoins se mettre en place.

Puis, après le forfait accompli, comment s’installe encore le doute sur l’identité véritable du meurtrier. Comme je lis les dernières pages des romans (oui, je sais ce n’est pas bien, mais chacun ses manies), je n’ignorais pas les noms de ceux qui disparaissent au cours du récit, mais encore fallait-il deviner comment et par qui ils seraient tués. Et là, j’avoue, la plupart de mes hypothèses se sont avérées fausses… pour mon plus grand plaisir.

Mais loin d’être anxiogènes, les romans d’Exbrayat sont de véritables récréations. Son thème favori, l’amour, est encore ici bien présent. Les sentiments humains sont décrits avec justesse, même si parfois, ils me semblent un peu étonnants.

Bref, je ne vous étonnerai pas en disant que j’ai dévoré cette histoire, bien ficelée avec des personnages aux caractères fouillés, ambiguës parfois, mais toujours attachant.

 

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