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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 14:01

le palais de minuit« Calcutta, 1916. Dès leur naissance, les jumeaux Ben et Sheere sont séparés par un terrible drame. Sheere est confiée à sa grand-mère tandis que Benn est lis à l’abri dans un orphelinat. Il s’y fait six fidèles amis, avec lesquels il fonde la Chowdar Society. Cette fraternité secrète se retrouve dans les ruines de l’étrange Palais de Minuit. Le jour de leurs seize ans, Sheere et Ben sont réunis. Une ombre maléfique se déchaîne alors. Quelle est cette force qui s’attaque aux jumeaux ? Quel secret cache cette haine féroce ? C’est au cœur de l’ancienne gare de Calcutta que les membres de la Chowdar Societé doivent découvrir la vérité. Dans ce lieu maudit, ravagé le jour même de son inauguration par un incendie qui a fait plus de cent morts, Ben et Sheere vont affronter les vérités de leur passé. »

Après lecture de ce roman de Carlos Ruiz Zafon, j’avoue être assez dubitative. J’avais tant savouré l’ombre du vent, comme des millions d’autres lecteurs, que ce palais indien m’a paru bien fade.

Evidemment, le registre n’est pas le même. La cible non plus puisque l’auteur lui-même dit, dans une note en début de son roman : « j’ai tenté d’écrire le genre de roman que j’aurais aimé lire quand j’étais adolescent » même s’il ajoute aussitôt « mais qui continueraient encore de m’intéresser à l’âge de vingt-trois, quarante ou même quatre-vingt-trois ans ». Là, c’est plutôt raté, du moins pour moi. Où j’ai mal vieilli (si, c’est possible) ou j’ai trop lu du Setphen King pour être encore impressionnée.

L’histoire est racontée par un des membres de la Chowdar Societé, des années après les faits, et dont on apprend l’identité seulement à la fin (histoire sans doute de ménager un certain suspens). Comme l’indique la quatrième de couverture, nous sommes à Calcutta, contrée lointaine et méconnue, où l’imaginaire occidental peut encore s’épanouir et produire des merveilles. Ici, le centre de l’action se situe dans une gare ravagée par un incendie, décor fantomatique propice aux histoires terrifiantes de démons et de revenants. Mais, pas crédible pour un sou.  L’auteur essaye bien d’expliquer une architecture complexe en utilisant les facultés d’analyse de l’un des protagonistes, mais sans aller au bout de son raisonnement.

Même le postulat de base est bancal : le personnage maléfique qui attend seize ans au lieu de passer à l’action tout de suite alors qu’il possède des pouvoirs surnaturels… bref, c’est un peu tiré par les cheveux.

Peut-être parce qu’il avait conscience de ses lacunes, Carlos Ruiz Zafon rappelle également que Le Palais de Minuit est son second roman et qu’il est également le second tome d’une trilogie. Personnellement, je ne pense pas lire ni le premier, ni le troisième de la série.

Néanmoins, je continuerai à suivre cet auteur. Ne me reste à souhaiter que la suite de L’ombre du vent soit à la hauteur de mes espérances…

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