Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 12:56

!BmQD4(!CGk~$(KGrHqEH-EUEtp+cHe)BBLfBlE42,g~~ 35

 

Ne voulant plus perdre mon temps pendant les 40 minutes quotidiennes de mon trajet, j’ai emprunté à la médiathèque un « audio livre » qui devait me permettre de « rentabiliser » ce temps perdu en transport.

Fort de mon emprunt, je commençai donc l’écoute du roman de Nicole de Buron Mon coeur, tu penses à quoi ? à rien.... J’avais choisi cet auteur, pour ce premier essai, parce que je ne pensais pas avoir de mauvaise surprise, naïvement. Le titre ne me disais rien (petite parenthèse : les titres de Nicole de Buron sont toujours curieux et je dois dire que si je n’avais connu l’auteur, il y aurait eu peu de chance pour que je me tourne vers lui).

Bref, au volant de mon Zafira, je partais gaiement chaque matin vers mon dur labeur (ne riez pas les collègues, j’étais sur Givet à ce moment là), me régalant des déboires domestiques de la narratrice.

Petit point sur la narration justement : l’auteur utilise la seconde personne du pluriel pour raconter ses histoires : « Vous descendez les escaliers », « Votre Homme »… surnomme les membres de sa famille « Petite Chérie », « Fille Aînée »… seul le chat puis le chien ont droit à des noms, respectivement, Melchior et César. Cela peut être déstabilisant, mais finalement on s’y fait très bien.

Pas de surprise donc avec ce roman, car la machine de Buron est bien huilée. Avec un humour qui fait mouche, elle décrit les petites tracasseries du quotidien d’une femme d’aujourd’hui.

Bémol, la femme en question habite le 16éme, est mariée à un PDG (en retraite) et a un niveau de vie suffisant pour changer d’appartement, le rénover de fond en comble, s’offrir une voiture neuve, un chien énorme… tout ça sans l’ombre d’une difficulté financière ! Ben oui, en même temps, c’est un roman, non ? Il faut bien rêver. Et faire rêver la ménagère de moins… heu… la ménagère de cinquante ans (âge de la narratrice, pas du mien, évidemment).

Et puis, Nicole de Buron c’est une aventure qui a commencée dans les années 60. Les plus anciens se souviendront des « Saintes Chéries », et oui, c’est elle ! Alors évidement, elle écrit avec son temps, on vieillit avec elle, et sa vie suit le cours de la notre.

Quelque fois, elle la catapulte…

En écoutant le dernier CD du coffret qui en compte 6, je me suis retrouvé dans une situation de grande solitude.

Souvenez-vous, la semaine dernière, la température avait commencée à monter sensiblement. En sortant de mon travail, je monte toujours dans mon Zafira (je ne change pas de voiture comme ça, moi), ouvrent les vitres en grand pour évacuer le trop plein de chaleur, mets la clim à fond (oui, je sais ce n’est pas bon pour la planète…) et insère le sixième disque dans le lecteur.

Pour rendre le texte plus vivant, c’est une comédienne qui lit. Certains passages sont chuchotés, sur le ton de la confidence, d’autres tonitrués. Dans un environnement calme, ça va, mais dans un habitacle de voiture, clim à fond, vitre ouverte, dans la circulation urbaine à 17 heures…

Voulant ne pas perdre une miette des dernières scènes, j’augmentai progressivement le son : la narratrice vient de découvrir un billet doux dans la poche de la veste tweed de son cher mari. Tout ouïe, j’étais arrêtée au premier feu rouge (tout ouïe mais prudente !).

Hélas, la narratrice, désespérée par une telle trahison, commence à hurler « LA SALPOPE ! » et autres termes choisis que je me refuse à répéter ici.

Mains sur mon volant, je me rends compte, un peu tardivement, que les piétons se sont arrêtés et me regardent avec commisération. Oups… Je me suis ratatinée sur mon siège en baissant le son et priant que le feu repasse rapidement au vert. Merci Saint-Christophe !

Un grand moment !

Pour autant, je pense que je vais poursuivre l’expérience, vitres fermées cette fois !

 

Petit bémol bis, sur la forme cette fois, propre à l’audio livre : il y a des espèces d’intermèdes musicaux qui coupent l’action. C’est parfois un peu gênant. Cela donne l’impression que la lectrice a eue besoin d’une pause à ce moment là, alors qu’on sait bien que c’est un enregistrement monté. Dommage, mais peut-être est ce uniquement sur ce roman…

 

La quatrième de couv’ (oui, je rappelle quand même qu’au départ, cet audio livre est un bouquin, disponible aussi sous forme papier) :

 

Tout va bien dans votre petite famille. Jusqu’au jour où rentrant gaiement chez vous, vous trouvez l’Homme effondré sur le canapé… Il vient d’être poliment viré de son très important poste de PDG au profit d’un crétin de quarante ans et quelque. Il est au bord du suicide.

Pourtant le pire est peut être pour vous. Un homme qui n’a pas préparé sa deuxième vie est un véritable calvaire. Egaré, il traînasse sans les couloirs comme un môme qui s’embête. Vous dérange toutes les cinq minutes. Oublie son portable dans le frigo…

Vos lui suggérez plein d’activités… Rien ne lui plaît. Si le golf… Si vous aviez su… !

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

A découvrir !

Visitez le site www.virginielauby.com

Cliquez sur les images pour en découvrir les premières pages... 

hantise

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


1ere-couverture-Nannig-copie-1.jpg

Réédité chez Chloé des Lys

Recherche