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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 13:58

trois grands fauvesTrois grands fauves, Hugo Boris, Edt Belfond, 199 pages, 18 euros,

 

 

 

 

 

Le portrait de trois prédateurs : Danton, Hugo et Churchill. Trois héros qui ont en commun d’avoir été confronté très tôt à la mort, d’avoir survécu et d’y avoir puisé une force dévorante. Trois survivants qui ont opposé leur monstruosité à la faucheuse.

Trois grands fauves, ou comment défier la mort en trois leçons.

Trois portraits fragmentés et subjectifs, raccourcis saisissants d’une vérité qui échappe aux historiens. Une filiation imaginaire se tisse entre les personnages, dessinant une figure nouvelle. Qu’est-ce qu’un grand homme. Où est son exception ?

 

 

J’ai eu l’occasion de rencontrer Hugo Boris à son passage à Rethel à l’automne. Il participait au festival littéraire « de l’écrit à l’écran », manifestation organisée par Interbibly. J’avais entendu parler de son roman à la radio et le sujet de son intervention, l’adaptation cinématographique d’œuvres romanesque, m’intéressait. Sa présentation fut en tout point conforme à mes attentes, claire, concise, argumentée et non dénuée d’humour.

Bref, le garçon est brillant et charmant, ce qui ne gâche rien. Son écriture lui ressemble.

Les trois grands fauves présente trois biographies de trois personnages politiques unis par une résistance presque extraordinaire à la mort, physique mais aussi psychique puisque leurs destins émaillés de drames ne parvient pas à les mettre à terre. Danton, Hugo et Churchill. Trois personnalités différentes qui ont regardé très tôt la mort en face, l’ont affrontée, et même vaincue plusieurs fois. Trois prédateurs mais aussi trois hommes avec leurs faiblesses, leurs erreurs et leurs grandeurs.

On accompagne avec émotion Danton dans son dernier périple, sur la charrette des condamnés, vers l’échafaud, qui, jusqu’au dernier moment, veut croire en sa bonne étoile et à un retournement de situation… en vain

On accompagne le désespoir de Hugo après la mort prématurée de sa fille chérie et ses efforts irrationnels pour la retrouver au-delà de la réalité, phagocytant son fils au profit de cet amour exclusif oubliant les autres… jusqu’à la rédemption tardive.

On vit les déceptions du petit Winston relégué, oublié, dans son pensionnat, cherchant de légitimes affections parentales, ses échecs, son alcoolisme… et une dernière ovation, au crépuscule de sa vie, dans un restaurant de Monte Carlo.

Trois fauves politiques, trois féroces défenseurs de leur conviction, acceptant la mort ou l’exil plutôt que de plier.

Hugo Boris a su faire revivre à travers ses pages l’essence même de ces personnages historique. Il leur a rendu une âme que l’Histoire leur avait spoliée. Au travers de son texte, il a su tisser des liens entre ces trois grands désespérés si profondément humains.

Merci de nous rappeler que la grandeur est fragile, et que tous les héros ont des pieds d’argile. 

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