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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 21:29

le descendant africain d'Arthur rimbaudLa quatrième de couverture :

Racho est un homme originaire de Dirédoua près de Harar en Ethiopie. Sa trisaïeule, femme Amharras d’une certaine élégance, vécut une brève et discrète idylle avec Rimbaud pendant le deuxième séjour de ce dernier à Harar. Suite à la famine due à la guerre et aux problèmes de sécheresse sévissant en Ethiopie, la famille de Racho s’exila dans le Golfe de Guinée. Comme Rimbaud, Racho fait état d’une veine artistique féconde.

Il st sculpteur et offre une nouvelle vie aux bibelots et colifichets qu’il ramasse au Port autonome de Cototrou. Mais son art ne répondant à aucune règle académique, Racho a du mal à se faire accepter par ses pairs et à vivre de son art.

Il va ainsi décider de tout laisser tomber et d’aller mener sa vie sur le continent de son illustre ancêtre dans l’espoir d’y recevoir, du fait de sa filiation, un abord digne de celui réservé aux princes. Pour ce faire, il embarque sur un navire marchand dissimulé dans un container. Débarqué au Havre, il n’a qu’une idée en tête : visiter la tombe de son ancêtre et traverser le Rhin pour élire domicile en Rhénanie.

Cueilli par les policiers allemands, il se fera renvoyer en France où, pour se prémunir d’une situation clandestine, il sera obligé de déposer une demande d’asile politique perdant définitivement la maîtrise de son destin.

 

Etant Ardennaise, j’étais fortement intéressée par le thème de ce roman. Comment ! Arthur Rimbaud aurait une descendance ? Même toute romanesque, cette descendance devait être quelque chose !

Effectivement.

Le récit s’articule autour d’une pièce de théâtre. Le narrateur est spectateur d’un spectacle qui met en scène sa vie. Enfin, c’est ainsi que le décor est posé pendant les premières pages. On imagine donc que ce narrateur n’est pas n’importe qui puisqu’un auteur s’est penché sur sa modeste personne pour raconter en une espèce d’allégorie (comment qualifier autrement cette pièce ?) son périple.

Ce spectateur commente ce qu’il voit et entrecoupe les scènes de sa propre vision de l’histoire sous forme de flash-back.

Les parties théâtrales relèvent plus de l’absurde voir du surréalisme (d’où la comparaison avec une allégorie). En effet les personnages s’appellent : l’immigré, le suicidaire, le clochard… chacun représentant un aspect de la vie du narrateur. J’avoue avoir été séduite par le procédé.

Mais je l’ai été moins par le style d’écriture.

Quelques passages à structure poétiques ponctuent ce récit riche en mots où l’étendue du vocabulaire de l’auteur est remarquable. Ce qui colle bien au personnage-narrateur descendant du poète Rimbaud. Mais les phrases sont longues, si longues parfois que je m’y suis perdue.

Au-delà de l’histoire du voyage sur les terres de son illustre ancêtre, ce récit traite de la difficulté qu’éprouve Racho à son arrivée en France : l’hébergement précaire, la solitude, l’isolement, la pauvreté. On peut être étonné des choix du personnage (dépenser dans la prostitution l’argent de l’aide sociale au lieu de quoi vivre) mais ses sentiments permettent de comprendre son cheminement (la solitude ne peut-elle pas être aussi fatale que la faim ?) même si on peut avoir quelques doutes sur leurs finalités (son comportement face à Rahel et son fils, par exemple).

Une question reste néanmoins en suspens : on ignore la trajectoire qui a permis à Racho d’être le support d’une pièce de théâtre (on sait seulement qu’il vit à Aurillac). C’est dommage, car du coup on reste sur sa faim.

Ce livre a été lu dans le cadre d’un partenariat avec les agents littéraires, merci à eux de me l’avoir fait découvrir.

 

 Info de dernière minute :

L’auteur sera présent le 29 novembre 2012

à la librairie Rimbaud

à Charleville-Mézières en soirée,

n’hésitez pas à venir le découvrir !

 

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A découvrir !

Visitez le site www.virginielauby.com

Cliquez sur les images pour en découvrir les premières pages... 

hantise

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


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Réédité chez Chloé des Lys

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