Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 23:05

kafka sur le rivageKafka sur le rivage, Haruki Murakami, 10/18,  638 pages.

 

Quatrième de couverture : Un adolescent, Kafka Tamura, quitte la maison familiale de Tokyo pour échapper à une malédiction œdipienne proféré par son père. De l’autre côté de l’archipel, Nakata, un vieil homme amnésique, décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s’entremêlent pour devenir le miroir l’une de l’autre, tandis que, sur leur chemin, la réalité bruisse d’un murmure envoûtant.

 

Cela fait plusieurs mois, que dis-je, années, que Corinne me vante les mérites littéraires d’Haruki Murakami. En désespoir de cause elle a même fini par m’offrir Kafka sur le rivage, m’assurant que c’était le meilleur Murakami. Après quelques temps d’hésitation (c’est un pavé quand même), j’ai glissé Kafka dans ma valise avant de prendre la route des vacances. Parce qu’il vaut quand même mieux avoir l’esprit reposé pour aborder Murakami.

Comment résumer ce roman… ? Pas facile…

L’histoire commence par la présentation d’un garçon nommé Corbeau, personnage imaginaire, double du jeune Kafka, qui l’accompagne dans ses pérégrinations. Par ce chapitre, le seul qui ait un titre, l’auteur nous donne sa règle du jeu (comme le changement de typographie pour les prises de parole directes du garçon nommé Corbeau). La narration à la première personne du singulier laisse à penser que le personnage central sera ce jeune Kafka (d’autant que le titre donne un sacré indice, encore que les choses ne sont pas aussi simples qu’elle y paraissent !).
Chapitre 3, qui porte le numéro 2, changement de décor : un rapport classé top secret du MIS. Le mystère s’épaissit…

L’alternance des chapitres consacrés à la fuite de Kafka et des rapports du MIS sur une affaire de malaise collectif de 1946 se poursuit jusqu’au chapitre 6 où Nakata fait son apparition. La narration passe à la troisième personne du singulier, plus distanciée. Le personnage de Nakata est un symbole, celui qui transmet, ouvre les portes…

Et c’est là toute la subtilité de l’écriture de Murakami : l’usage des symboles et des métaphores pour faire passer le message. L’auteur se joue de son lecteur en incluant, par exemple, dans le récit des éléments surréalistes et les justifiant uniquement par leur utilité dans le récit (comme page 390), ajoutant une dose d’humour au fantastique.

 

Par contre, côté message, tout n’est pas très clair. Si l’aspect initiatique parait évident, d’autres questions restent sans réponse (quid de cet autre monde, apparemment vide, dont l’entrée est gardée par une pierre symbolique ? La mère et la sœur de Kafka sont-elles seulement des fantasmes ?) C’est un peu le reproche que je ferai à ce roman, de ne pas donner toutes les clefs, mais apparemment c’est aussi ça la marque de Murakami…Dommage, car du coup je reste sur ma faim.

 

Merci quand même à Corinne d’avoir insisté, car malgré tout j’ai passé un bon moment dans le lointain Japon mais rendu si accessible grâce au talent de l’auteur.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

A découvrir !

Visitez le site www.virginielauby.com

Cliquez sur les images pour en découvrir les premières pages... 

hantise

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


1ere-couverture-Nannig-copie-1.jpg

Réédité chez Chloé des Lys

Recherche