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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 18:47

cul de sac« Nick, journaliste américain désabusé (peu de talent, pas assez d’ambition et aucune illusion), décide un jour de tout plaquer pour traverser l’Australie à bord d’un vieux combi VW des années 70. Le grand frisson. Mais l’aventure va vite tourner court. Son moteur en rade, il se retrouve dans une station- service au milieu du bush et, coincé là, fait la plus grosse connerie de sa vie : il couche avec Angie. Le reste n’est que cauchemar. Jamais, avant de lire Cul-de-sac, je n’avais eu peur – physiquement peur, j’entends -  de tourner une page. Vous verrez, c’est une course-poursuite dans le désert et je vous en promets de la sueur et des palpitations. Oh, oui, je vous en promets… »

Anna Gavalda

 

Avec une quatrième de couverture pareille, comment voulez-vous résister ? J’ai donc dévoré ce roman en tremblant car comme le promet Anna Gavalda, on a bien peur tout au long de cette lecture.

Le narrateur, à la première personne du singulier, Nick, est un homme dans toute sa splendeur (désolée messieurs mais il faut bien avouer que beaucoup d’entre vous se reconnaîtrons) toujours prêt à batifoler sous un jupon (même si ledit jupon n’est pas si affriolant que ça) et ce malgré un sixième sens qui lui hurle de se sauver en courant. Mais les hormones étant encore les plus fortes, Nick commet l’irréparable : coucher une dernière fois avec Angie avant de la planter au bord de la route.

On se dira donc, en tant que fille qui ont croisé moult beaux Nick dans leur vie (et se sont donc fait niquer – désolée, c’était juste pour le jeu de mot, je ne le ferai plus, promis), on se dira donc, que quelque part, c’est bien fait pour lui et que cela lui fera une bonne leçon.

Oui, mais, se serait sans compter le talent de Douglas Kennedy qui nous fait aimer ce personnage et nous fait souffrir, trembler, se révolter avec lui grâce à une focalisation interne parfaitement maîtrisée.

L’histoire est bien ficelée, parfaitement crédible et au-delà du thriller montre aussi ce qu’est devenue une jolie utopie : Wollanup aurait pu être un havre de paix, mais il n’y aurait pas eu d’histoire. C’eût été dommage.

Evidemment, l’office du tourisme Australien ne l’a sûrement guère apprécié. Les habitants y sont peu accueillants, voire hostiles, les paysages ne sont guère engageants… bref on se demande bien ce qui a pu passer par la tête de ce pauvre Nick de venir se perdre dans le bush (en plus avec un nom pareil, il aurait dû se douter que ça allait finir en jus de boudin… bon d’accord le roman date de 1994, mais il y avait déjà eu le père, non ?)

J’avais apprécié (sans plus) Une relation dangereuse, le premier livre de Douglas Kennedy que j’ai lu. Eh bien, j’aurais mieux fait de commencer par celui-ci, qui en plus, est le premier roman de l'auteur !

En tout cas, je vais certainement poursuivre mes lectures en compagnie de cet auteur !

Merci à Douglas Kennedy qui a eu la gentillesse de me dédicacer son livre au dernier salon du livre de Paris en mars 2012. 

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