Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 12:45

crépusculeAu cœur d’un New York insomniaque, un roman éblouissant sur l’art, le désir, le couple, la mort. Le grand retour de Michael Cunningham pour une œuvre d’une douloureuse beauté.

Peter et Rebecca Harris ou le couple new-yorkais par excellence : lui est galeriste, elle est éditrice, ils ont la quarantaine fringante, un superbe loft à Soho, une fille en route pour l’université, des amis brillants. En un mot, la quintessence de la réussite et du bonheur.

Jusqu’à l’arrivée de Mizzy, le frère de Rebecca, jeune beauté androgyne de vingt-trois ans au charme ambigu.

Fasciné, envieux de la liberté de Mizzy, troublé par ce prince gracieux et décadent qui lui rappelle tant son défunt frère, Peter va tout remettre en question, ses artistes, sa carrière, son mariage, le monde qu’il avait mis tant de soin à se construire…

 

J’ai reçu Crépuscule dans le panier garni de la Médiathèque Yves Coppens en début d’année (pour info, le concours est reconduit cette année).

J’avais lu, il y a de cela quelques années, Les Heures (Prix Pulitzer 1998) du même auteur. J’avais beaucoup apprécié ce roman malgré sa complexité. Même si je n’ai pas retrouvé ici la richesse de l’intrigue, j’ai pu y retrouver la rigueur littéraire de l’auteur.

Comme la quatrième de couverture l’indique, l’histoire se passe à New York, dans le milieu de l’art. Un couple sur le déclin, tombé dans la routine aussi bien professionnelle que personnelle, se trouve ébranlé par deux événements : le cancer d’une de leur amie et l’arrivée du petit frère de madame.

La mort et la vie en somme. La fin et le début des espérances de Peter qui à l’heure du bilan de la quarantaine hésite sur le chemin à suivre quitte à détruire tout ce qui a été sa vie.

J’ai apprécié l’écriture très fluide où le personnage de Peter intervient directement dans la narration (la première personne du singulier fait alors irruption dans le récit) laissant ses commentaires sur les évènements sous forme de pensées qui contredisent son discours. L’auteur a ainsi bien traduit la complexité du personnage qui ancré dans une réalité bien monotone, se cherche une destinée, fantasme un avenir certes incertain mais tellement plus excitant.

Le titre « Crépuscule » ainsi que la photographie de la couverture sont particulièrement bien choisis et donne un bon aperçu de la tonalité du récit. Même qi l’histoire ne raconte pas la fin d’une vie, nous sommes bien sur la description de la fin d’un cycle. Nul doute que la vie de Peter et Rebecca ne sera plus jamais tout à fait la même.

Malgré la lenteur du récit, je suis allée au bout de ma lecture, non sans pester contre l’ennui que je ressentais. Et maintenant, avec le recul de quelques jours, je dois avouer que, finalement, j’ai passé un bon moment.

Comme quoi, il parfois nécessaire de s’obliger un peu quoiqu’on en dise !

Partager cet article

Repost 0
Published by vhs
commenter cet article

commentaires

A découvrir !

Visitez le site www.virginielauby.com

Cliquez sur les images pour en découvrir les premières pages... 

hantise

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


1ere-couverture-Nannig-copie-1.jpg

Réédité chez Chloé des Lys

Recherche