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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 12:57

06h4106h41, Jean-Philippe Blondel, Pocket, 158 pages

 

Le train de 06h41, départ Troyes, arrivée Paris. Bondé, comme chaque lundi. Cécile, quarante-sept ans, rentre d’un weekend épuisant chez ses parents. Elle a hâte de retrouver son mari, sa fille, son quotidien. La place à côté d’elle est libre. Philippe s’y assied, après une légère hésitation. Cécile et lui ont été amants vingt-sept ans auparavant, pendant quelques mois. Cela s’est mal terminé. A leur insu, cette histoire a profondément modifié leurs chemins respectifs. Tandis que le train roule vers Paris et que le silence s’installe, les souvenirs remontent. ? Ils ont une heure et demie pour décider de la suite….

 

Il y aurait beaucoup à dire sur ce roman.

On pourrait souligner que la structure narrative (alternance entre les pensées de cette femme et de cet homme) donne un rythme au récit qui rappelle le bruit des roues du train sur les rails.

On pourrait noter aussi la rapidité du texte qui rappelle le temps du voyage (moins de deux heures).

On pourrait aussi remarquer que la destination du couple va à l’encontre de leurs pensées : emportés vers Paris et leur avenir, ils quittent leur ville natale dans une vaine tentative de tourner la page sur un passé douloureux, où leur rencontre fortuite les replonge inexorablement.

On pourrait ajouter que ce court roman est à l’image de leur histoire, de la distance qui les sépare de leurs destinations mais aussi de la fausse proximité de leurs corps. Une espèce d’huis-clos, un épaule-à-épaule à défaut de tête-à-tête, qui dans le silence assourdissant de leurs regrets et remords, devient au fur et à mesure pesant, jusqu’à l’éclatement de cette bulle fragile de l’indifférence feinte.

On pourrait aussi se dire que c’est une histoire bien banale que ces deux anciens amants qui se sont séparés au crépuscule de leur adolescence et se retrouvent des années après. Que c’est quelque chose que nous avons déjà vécu, ou aimerions vivre : avoir l’occasion, rien qu’une fois, de régler un vieux compte laissé en suspens. Et nous, qu’aurions nous fait ?

 

Oui, il y aurait beaucoup à dire sur ce roman court et dense.

Mais je préfère vous laisser le découvrir et le savourer.

 

Et dites-moi aussi ce que vous en pensez… 

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